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dans l'eau , il y a oxydation cl dcgafremont «J'IiydrogOne ; ce qui promo que le prétendu sons-oxyde est un mélange de sodium et de protoxydc.

■ I.e protoxydc de sodium se combine seul avec les acides pour former des sels. I.e scsquioxyde , mis eu contact avec un acide , dégage un 12 éq. d'o\>génc, pour passer à l'état de protoxyde , qui se combine ensuite avec l'acide employé. le plus intéressant de ces oxydes est le protoxyde de sodium ou soude.

SOLAMXE. Matière purvérulentc, blanche, nacrée, découverte, en isïi, par >1. Uesfosses dans diverses espèces de Solaniim ( S. niijrum, S. iuberosvm , S. diitcaiiiara ). l'eu soluble dans l'eau , elle se dissout très-bien dans l'alcool bouillant , où elle cristallise , par refroidissement , sous forme de petits prismes quadrangulaircs et aplatis. Pour l'obtenir, M. Otto prescrit de traiter par l'acétate de plomb le digestum aqueux acidulé des germes de pommes de terre , de filtrer le mélange ; d'ajouter a la liqueur un excès de chaux , de laver le précipité et de l'épuiser par l'alcool, qui se charge de solanine.

I.a solanine ne forme pas de sels bien crislallisables. C'est un poison narcotique trèscncrgique. i-'ormulc : ^=4 II'»'' JSO-^ ^ lilanchet ).

soLAiviQUE ( Acide ). Cet acide existe, suivant Peschier, dans toutes les espèces de Solanum. Il exige de nouvelles rcclierches.

SOLEIL. Astre lumineux par lui-même, et faisant sentir son influence sur les planètes oui décrivent autour de lui des ellipses dont Il occupe un des foyers. Depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, les opinions les plus diverses ont été émises par les philosophes et les physiciens sur la nature du soleil. Le noyau du soleil est-il opaque ? ou est-ce une niasse en incandescence? L'opinion aujourd'hui la plus accréditée est que le noyau du soleil est opaque , et que l'éclat lumineux qu'il projette csi du à l'atmosphère embrasée qui l'rtivironne. Les taches qu'on découvre dans le soleil paraissent être des ruptures momentanées de cette atmosphère embrasée. Quoi qu'il en soit, le soleil, ou l'impulsion qu'il imprime à l'éther et qui constitue la lumière et la chaleur, est la cause la plus immédiate de la nature et des cliangements qu'éprouvent les êtres animés peu- Itlant notre globe. C'est sous l'influence de la iiimière du soleil que les plantes respirent , et qu'elles fournissent aux animaux l'oxygène in. dispen.sablc à l'entretien de la vie; c'est le soleil qui fournit la chaleur bienfaisante sans laquelle le monde animé s'éteindrait. ( f'oijez Lumière, Calorique. ) L'observation des taches du soleil a conduit à la découverte que le soleil, que, dans le système de Ptolémée, on croyait immobile au centre de l'univers, tourne sur sou axe. et que cette révolution s'achève dans l'espace de 't.; jours ii heures 8 minutes. On a , de plus , découNcrt que l'équateur du soleil est incline à l'éclipliqucdc 7° 50'. L'équa-

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teur solaire est incliné à l'équateur terresîn; de 27° 10', et il le coupe à io° 2t>' du point é(iuinoxial. Le soleil parait tourner d'orient en occident. Le mouvement journalier n'est pas réel : l'apparence est causée par la rotation de la terre sur son axe d'occident en orient. Ce moavemcnt journalier est considéré comme réel dans te système de Ptolémée et de Tyclio-Brahé. L'apogée du .soleil esta 8° m' environ du Cancer, point du ciel où l'astre se trouve vers la fin de juin ; le lieu de son périgée est au point opposé vers la lin de décembre. Le soleil est donc plus près de la terre en hiver qu'en été. Le froid de l'hiver tient à l'obliquité des rayons plutôt qu'à la distance du soleil. I.a grandeur du soleil comparée à celle de la terre est comme mwooo à i. Sa densité est k celle de lu terre comme i : 4.

SOLiDi!. Lpithète appliquée :1 l'un des états sous lesquels les corps se présentent à l'observation.

soLiiniLiTÉ. C'est la propriété qu'a un corps de se dissoudre dans l'eau ou dans tout autre II juide. | f^oyrz Dissoi.uTiOJi ). I-a solubilité est aussi variable (|ue la fusibilité. Il n'y a pas deux corps qui soient solubles exactement dans les mêmes proportions. Entre le maximum et le minimum de solubilité, il y a une inlinité de degrés intermédiaires. C'est ce qui permet de séparer dans un mélange plusieurs corps les uns des autres ; et l'analyse en a fait son profit. Il y a a ce sujet une loi fondamentale dont voici l'énoncé : Lorsqu'on met deux ou plu.sieurs corps dans l'eau , tous ceux qui pourront se combiner se combinerotit ; les composes les plus solubles se dissoud>iint dans l'eau, et les ynnins solubles se precipiteronten entraînant une certaine quantité des composes solubles. Cette loi est bien plus générale et plus conforme à l'expérience que celle de Berthollet , que voici : « Lorsqu'on met ensemble deux sels dissous, et susceptibles de duuncr naissance à un sel soluble "et à un .sel insoluble , ou bien à deux .sels insolubles, leur décomposition a nécessairement lieu , à moinâ qu'il ne pnis.se .se former un sel soluble.

.sonjTiOi\. l'oyez Dissolution.

.soM. Le son est la sen.sation q.ie le inonvcincnt ondulatoire de l'air, le choc d'un corps élastique, ou toute autre can.se, produisent sur le nerf auditif. Toute production de sou su|)pose un milieu ga/.cux flans lequel le sou su propage. Une sonnette qu'on agite sous uiio cloche dans laquelle ou a f.iit le vide, ne fuit entendre aucun bruit. Les ondulations sonores peuvent être comparées aux mouvcuicnts des tiges de blé dans un vaste champ. Quelque irrcgulicr queparaisseau simple a.spect le mouvement de ces tiges, on trouve néanmoins que, l'intensité du vent demeurant constante , Us ondes sont toutes semblables, et qu'elles sont séparées par des intervalles égaux dans des tem|is égaux. L'impulsion donnée à une molécule d'air se propage suece.>isi\euie!il -ians toutes les directious ; les oadcs semblent se

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propager circulairciiicnt , avec une intensité décroissante à peu près comme celle que produit une pierre lancée au milieu d'une nappe d'eau tranquille.

L'intensité du son dépend de la violence et de l'étendue des vibrations initiales de l'air. (Chaque ondulation une fois formée est transmise directement, et ne revient sur elle-même qu'autant qu'elle a été réfléchie par un obstacle qu'elle a rencontré dans sa route. Les vibrations et les molécules aériennes sont toujours extréuieuient petites, tandis que les ondes sonores varient depuis quelques pouces jusqu'à plusieurs pieds de longueur. Les différentes espèces d'instruments de musique, la voix de l'homme, celle des animaux, le chant des oiseaux , le bruit d'une cataracte, le grondement du tonnerre, le sifdementdu vent, etc., montrent la variété infinie des vibrations aériennes, et la délicates,se prodigieuse de l'oreille, capable d'apprécier les moindres différences dans les lois de l'oscillation moléculaire. Tous les bruits sont occasronnés par des impulsions irrégulicrescommuniquéesà l'oreille: si ces impulsions sont courtes, subites, et répétées avec une certaine vitesse, l'oreille ne saisit plus les intervalles de silence, et le son semble continu. L'oreille est ici comparable à l'œil, qui ne distingue pas les intervalles des disques colorés, lorsque oeux-ci sont rapidement tournés autour de leur axe. (yoiiez Lumière). Pour qu'un simple bruit devienne un son musical, il faut que les impulsions, et conseqiicmment les ondulations rie l'air, soient exactement similaires en durée et en intensité , et qu'elles reviennent après des intervalles de temps égaux. Les sons graves sont produits pardes vibrations très-lentes, qui deviennent de plus en plus rapides â mesure que le son s'élève ou devient aigu. Des sons trèsgraves ne sont pas également entendus par tout le monde. Ainsi, Wollaston a observé que quelques personnes, bien qu'elles ne soient pas sourdes, .sont tout à fait insensibles au cri du cri(|uet, tandis que chez d'autres ce même cri produit une sensation désagréable. Wollaston conclut de ses expériences que l'ouïe de l'homme est limitée à environ neuf ocîa'es, depuis le son le plus grave de nos instruments jusqu'au son le plus aigu de nos insectes. Comme rien ne s'oppose à ce que le nombre des vibrations soit aussi nombreux que possible , il peut y avoir des animaux dont l'ouïe commence là où la nôtre finit.

M. .Savart , auquel l'acoustique doit tant de progrès, a démontré que l'oreille perçoit des sons dont le nombre de vibrations excède 55,000 par seconde. Onze et même cinq pas.sages d'une barre dans un fente ménagée entre deux planches c'est-à-dire onze et même cinq vibrations suffisent pour donner un son continu. Le choc de deux dents sur une carte suffit pour déterminer un son perceptible. La susceptibilité de l'organe de l'ouïe est donc admirable : de "■,000 vibrations il résulte pour lui une sensation qu'il distingue facilement de

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toutes les autres. 11 perçoit des sons qui iic durent pas j^'— de seconde.

La vitesse du son est uniforme, et indépendante de la nature , de l'étendue et de l'intensité de l'impulsion première. Mais la vitesse avec laquelle le son est transrais dépend de l'élasticité du miUeu qu'il traverse, Kn conséquence, elle est plus grande en été qu'en hiver , la pression étant supposée constante. Dans un air sec, à la température de la glace fondante, le son se propage en raison de 1039 pieds par seconde. Connue tous les phénomènes de propagation du son sont de simples conséquences despropriétés physiques de l'air, ils ont été rigoureusement calculés. Cependant, l'expérience a démontré que la vitesse réelle du son excède d'environ un .sixième la vitesse théoriquement calculée. Laplace soupçonna qiTe cette différence pourrait tenir d'une augmentation de l'électricité de l'air, par suitedu développement de calorique latent pendant les ondulations du son; c'est ce que confirme le résultat du calcul. Les molécules de l'air subitement comprimées laissent échapper leur calorique latent; et, comme l'air est un trèsmauvais conducteur, le calorique s'accumule, produit une élévation de température momentanée, et accélère la propagation du son.

L'eau conduit le son beaucoup plus rapidement que l'air : le son parcourt d:ms l'eau 1708 pieds par seconde. Un homme plongé dans l'eau entend plus faiblement les sons produits dans l'air que ceux produits sous l'eau. M. CoUadon a pu communiquer le son produit par une cloclic du poids de e.> kilogrammes , sous les eaux du lac de Genève, à une distance de is.ijoo mètres. Lorsqu'on écoute de près un coup frappé par un marteau sur un corps en partie plongé dans l'eau , en se servant d'un appareil hydro-acoustique, on entend distinctement deux bruits : le premier, conduit par l'eau est plus bref et parait moins Intense que le dernier, transmis par l'air. Mais à mesure que l'on s'éloigne le rapport des deux intensités varie , et , à une distance suffisante, le premier perçu dans l'eau est beaucoup plus intense que le second perçu dans l'air. Kn augmentant encore la distance, on continue d'entendre distincteuient le bruit dans l'eau, lors même qu'il est impossible d'entendre aucun son transmis dans l'air par un temps parfaitement calme, et pendant le silence de la nuit. Dans l'air, il est difficile d'augmenter beaucoup l'intensité des sons perçus ; pour les sons tran.smis dans l'eau , M. CoUailon^a imaginé des instruments dont le pouvoir grossissant peut être augmenté jusqu'à une limite qui n'est pas connue. Le bruit d'une chaîne agitée sous l'eau se distingue si bien , qu'on .s'aperçoit , à une distance de 4 ou .sooo mètres, qu'un bâtiment jette l'ancre. Suivant M. CoUadon , on pourrait, dans des circonstances favorables, avec des moyens énergiques et bien eoi;ihinés, commuuiiiuer sous la mer, a des distances de quelques 100,000 mè-

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