‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 261 sur 322 · STR · texte numérisé non relu

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aiguilles prismatiques trcs-allongces , tandis que le chlorure de baryum cristallise en lames minces rhoiiiboîdales. l.e elilorure de strontiane se dissout, à IJ°, dans une fois et demie son puids d'eau. Il se dissout dans I9 parties d'alcool bouillaut. Il communique à la flamme do l'alcool une belle couleur pourpre. Le chlorure de stronliane ne possède point les propriétés vénéneuses du chlorure de baryum.

l'orniule:Sr,CI. Le chlorure de strontiane se compose, en centièmes, de SJ,53 de strontiane. 44,«i de chlore.

Ou l'obtient directement en décomposant le carbonate de strontiane par l'acide chlorhydrii|ue,

siiivcHMXE. Alcaloïde découvert en isis par l'elletier et Cavcntou. Il existe dans plusieurs espèces de Mrychnos ( S. mix voiiiica, .^. iijnatia, S. colitbrina ). 11 s'y trouve combiné avec Valide, iyiisiirique. La strychnine cristallise en octaèdres ou en prismes blancs , solubles dans l'alcool aqueux, et insolubles dans l'ether et l'alcool absolu. Elle ne se dissout que dans 7000 parties d'eau froide cl dans 2000 par lies d'eau bouillante, lille est Irès-vénéneuse ; rcmpoisonneiucnt est caractérisé par des mouvements convulsifs , dans lesquels la colonne vertébrale est bi usquement recourbée en avant ou en arrière ( cwprostotonns et o/iiftotonns). Sa solution est Citrèmement amére, même étant très-élendue ; les sels d'aigeut la colorent , sous l'inlluence de la lumière , en rouge brunâtre ; le purchlorure d'or la colore en bleu clair, le caméléon violet lui communique une teinte verte, et l'infusion de noix de galle la précipite en blanc ( Duflos ). La strychnine est inaltérable à l'air, inodore , non fusible , non volatile, et facilement décomposable par Li chaleur. Klle se dissout dans l'acide nitrique ,i\ec un résidu jaune vcrdAtre ; la coloration est rouge lorsqu'il y a de la brucine. Elle est colorée par l'acide sulfurique concentré , d'abord en rouge brun , puis en violet. Formule : t;44 1123 s^O>^.

Procédé de préparation de M. Merck. On fait bouillir la noix vomique, pour la ramollir, dans une chaudière fermée, pendant 24 ou 30 heures, avec de l'eau aiguisée d'acide sulfurique. .^près avoir réduit la masse en une bouillie, on l'ixpriiiic, et ou y ajoute mi excès de chaux c.'uisti |ue : on décante le liquide, on y ajoute <le l'alcool , on sépare le précipité qui se forme; enfin on fait bouillir le liquide avec du cïiafbon animal délayé dans l'alcool. La liqueur filtrée bouillante laisse, par le refroidissemenl, déposer de la strychnine pure.

Les princip:iux sels de stryeluiine sont le chtnrliydrate, le sulfate et le nitrate. Us sont neutres , cristallisables, très-amers , et extrénieuu'ut vénéneux.

A l'aide d'un moyen d'oxydation , M. Rousseau : Jimniitl de chimie médicale, année inu I a converti la strychnine en un produit ( l'irîilistriiilmiqvr \ qui parait avoir les propriétés d'un acide. Si l'on mêle à 3 parties de

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strychnine une partie de chlorate de potasse réduit en poudre , et qu'on fasse une bouillie du tout en y ajoutant un peu d'eau , on peut faire tomber sur la masse quelques gouttes d'acide sulfurique concentré, sans qu'il se manifeste une réaction énergique. .Mais , en chauffant, ce mélange réagit vivement ; on l'clend alors de huit à dix fois son poids d'eau , et l'cui maintient rébuUition pendant quelques minutes , puis on laisse refroidir, si la réaction n'a pas été complète , il cristallise du sulfate de strychnine , ou bien il se dépose de la strychnine , selon la quantité d'acide sulfurique ajoutée. On sépare les cristaux par liltration ; la liqueur filtrée qui se trouve fortement colorée en rouge, est évaporée jusqu'àformation de pellicule. Le refroidissement donne alors des cristaux d'un acide nouveau , acide stnjchniqne , qu'on lave très-bien avec l'alcool , pour le débarrasser de la matière colorante.

L'acide de .M. Rousseau est blanc, cristallisable en prismes aiguillés très-ûrLs. Il est soluble dans l'eau , peu solublc dans l'alcool : il rougit le tournesol et décompose à froid les carbonates alcalins. Sa saveur est acide sans amertume. Il dissout les oxydes de cuixre , de zinc , de fer et de mercure , et forme des sels le plus souvent cristallisables. I.a chaleur le décompose sans le volatiliser, et donne un re- .sidu de charbon. L'hydrate de bioxyde de cuivre se dissout dans l'acide stryehniquc, et donne un sel \ crt sous forme de prismes rliomboîdaux. Le peroxyde de fer donne un sel déliquescent. Le strychnate de potasse, insoluble dans l'alcool, cristallise dans l'eau sous forme de prismes quadrilatères; sa saveur est fraîche et légèrement piquante.

STxnxciXE. Matière blanche , cristalline, insoluble dans l'eau ; elle se dissout dans 3 partics d'alcool bouillant , dans 22 parties d'alcool froid et dans 3 parties d'éther. Elle fond à so°. Ulstillée avec de l'acide nitrique, elle se décompose coinmc l'acide cinnamique, donne del'hvdriue de benzoïle , de l'acide prussique, et un résidu compo.sé d'acide benzoïque, d'acide nitropicrique, et une matière résineuse. Uistilleo a\ec une lessive de potasse concentrée , elle produit une huile pesante, bouillant à «ïo», soluble dans so parties d'eau bouillante ; M .Simon lui a donné le nom de sttjracone Distillée avec la chaux , la styracine produit un corps isomère avec le ben;fole et le cinna mène de MM. Gerhardt et Cahours. Suivant M. Simon, on obtient la styracine en distillant le baume de styrax avec une solution de carbonate de sonde; il passe une huile essentielle : le styrni , et la styracine reste dans la cornue ; on la purifie par l'alcool bouillant. Formule : C-4 H" 0^

STYRACOXE. P'OyeZ STYRACrNE.

STYRAX ( Baume de |i Résine molle, visqueuse, rougcâtrc, aromatique, découlant du J.iqiiidamhar styraci/ltia. On y trouve la styracine , une huile essonticlle ( styrol ), do l'acide cinnaïuique et de l'acide benzoïque.

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STYROi.. I.lquiile inrolorc . tn-î-mnbilc, vn, iHlil . ne se solidifiant pasà — 20°, d'une odcKlr a;oiiiali!|iie rappelant la lien/inc et la naptitaline. On l'obtient en distillant le styras liquide avec de l'eau contenant du carbonate de soude pour retenir l'acide cinnainique. I.e stvrol a pour formule : C'' H^. Il bout à IW; sa dcn- Hité est : o,y2i;son coeffici'.-nt de réfraction, f,o52, U brûle avec une (l:iuiiiie brillante et fuligineuse ; rother et l'alcool absolu le dissolvent en toute proportion ; il est presque insoluble dans l'eau. Il possède toutes les propriétés d'une huile essentielle. ICn le rectifiant par Il ilistillalion, 11 fournit déjà d'abondantes vapeurs a 100-120°; à US", la majeure partie distille sans altération; mais à une certaine époque le point d'ébiiilition s'élève tout d"un coup très-rapideuient . le liquide s'épaissit , et Be prend par le refroidissement en une masse solide, transparente et vitreuse : c'est le mctastyrol , corps isomère avec le slyrol.

I.e inétastyrol est incolore , et possède le même pouvoir réfringent que le stvrol; il n'a plus ni odeur ni saveur. .\ la température ordinaire, il se laisse couper au couteau; cliauffé , il se ramollit et .se lais.sc étirer en fils très-déliés. U est insoluble dans l'eau et l'alcool; l'éther en di.ssout une petite quanlité, ce qui permet de le débarrasser du stvrol qu'il pourrait encore contenir. U se gonfle beaucoup clans l'éther, et devient gélatineux.

lin renfermant du stvrol dans un tube fermé, qu'on expose pendant une demi-hearc à 200°, Use convertit entièrement en métasiyrol. l)"un autre coté, le métastyrol , chauffé fortement (luiis une cornue , se liquéfie , et il distille un li (uide incolore qui est du .stvrol régénéré avec toutes ses propriétés , et qui , ù 2C0° , repasse à l'état de métasiyrol.

Traité par l'acide nitriiiue, par le brônie et le chlore, le .styrol donne naissance à une série de composés ( nitrastyrol , chlorure de styrol. broimtre de sfyrol ) qui ont été l"oljjc-t de recherches récentes de la part de M. Ilofmann. ( Jtvuilen der Chrmie , année isis),

SLHGRi\E. Partie conslitutive du liégc ( écorce du (jitcrcns suber ). i;lle est d'un t'ris rougeàtre, et conserve la texture du liège. On l'obtient en faisant bouillir le liège brut dans l'eau et l'alcool ( Chcvreul ). Traitée par l'acide nitrique, la subérine donne une matière blanche insoluble dans l'eau et l'alcool , un oorps résinoïde, de l'acide subéiique, de l'aride osalique , de l'auimoniaquc, et une substance jaune, ainère.

SI BÉRiOLE( .\cide). Produit cristallin, obtenu pour la première fois par Brugnalelli au moyen du liège et de l'acide nitrique M. I.aulenl l'a découvert dans les produits de réaction de l'acide nitrique sur l'acide oléique. Si l'on fjiit régir les portions accessives d'acide nitrique jusqu'à ce que l'acide oléique n'en soit plus sensiblement altéré, le mélange se prend, pu bout de 12 heures, et à la température de 0% en une masse cristalline , qui se compose

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presque exclusivement d'acide subérique el I d'une huile soluble darrs l'alcool, ainsi que d'une faible quantité d'acide pimélique.

Pour en retirer l'acide subérique à l'état de pureté, on verse le tout sur un grand entonnoir, dont on bouche légèrement l'ouverture à l'aide d'une baguette de verre. L'eau mère s'écoule ainsi promptement , et peut être entièrement enlevée par des lavages à l'eau froide. Après l'avoir fait cristalliser quatre ou cin.[ fois dans un peu d'eau bouillante , après l'avoir exprimé et séché , on obtient l'acide subériijue à l'état de parfaite blancheur. Daas la première et dans la seconde cristallisation , il se sépare encore une petite quantité d'huile gr.is.se soluble dans l'aoide nitrique, insoluble dans l'eau, et plus pesante que celle-ci. Cette matière se prend à 50" en une masse jaunâtre , onctueuse , et donne facilement , avec la potasse, un savon rouge, absolument comme le fait l'acide oléique altéré par l'acide nitrique. I\eciistallisée dans l'alcool, elle donne un acide gras , blanc , d'un point de fusion plus élevé.

L'acide subériciuc , ainsi purifié , fond exactement à 120°, et se prend, par le refroidissement, en une masse composée d'a-guilles tre.sfines et effilées. Chauffé dans un petit ballon, il produit des vapeurs qui affectent vivement les organes respiratoires , et se condensent en gouttelettes qui deiiennent cristallines par le refroidi,ssei!ient ; en mémo temps il laisse un résidu charbonneux.

L'acide libre ne précipite que Taeétafe de plomb neutre ; le précipité est entièrement insoluble dans l'eau et l'alcool , à chaud et à froid. Le subérate d'ammoniaque ne précipite les solutions de chlorure de baryum, de chlorure de calcium , de chlorure de strontium, que par l'addition d'alcool ; il occasionne imniédiatemcnt des précipités blancs dans les solulious des sels neutres d'argent, de mercure, de zinc et d'étain. Le précipité produit dans le sel d'étain est très-soluble dans l'alcool. Le subérate d'ammoniaque précipite également en vert bleuâtre le sulfate de cuivre , et en rouge brun le sulfate de perovyde de fer. Formule de l'acide cristallisé : C» 11* O-* -1- 110. ( neviie scicntiflriiie , snnx »8i0. ) siBi.iM.VTii)\. Action que la chaleur produit sur des corps solides secs. Les principes qui se volalilisent pendant celie opération s'appellent prodiii's de sublbntilion.

sDiii.niÉ conaosiF. /'oyez Mercure, ])erililoriire.

SI BSTWCE. On donne ce nom à tout objet accessible à nos investigations, lin chimie cl en pliysique, le mot substance est synonyme de ciiips. On di\i.se les substances en inorgnniqiiex ou (Diorrianlques et en oroaniqiie.i. Les premièns appartiennent exclusivement au règne minéral; les dernières .sont empruntées ;i la matière des êtres vivants, végétaux et animaux. Depuis queli|ucs années, on consacre des travaux nombreux à l'étude

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des siiUstances organiques sur la constitution desquelles nous allons communiquer les idées les plus récentes.

Les matières organiques se composent . en eénéral, de carbone, d'hydrogène, d'oxygène, éléments auxquels il faut parfois joindre lazote , le soufre et le phosphore. Le carbone lie manque dans aucun corps de nature organique ; il en forme en quelque sorte la base; Aussi .M. Gerhard a-t-il proposé d'appeler la chimie organique la chimie du carbone. Lorsqu'on examine le carbone et ses combinaisons, on découvre sans peine qu'elles sont affectées d'un caractère particulier, à la faveur duquel cet élément reçoit une puissance immense pour l'accoioplissement des fonctions qui lui .sont dévolues. Ce caractère du carbone se manifeste dans presque toutes les combinaisons qu'il forme; il est inscrit sur les produits organiques les plus simples, et se retrouve encore dans les produits les plus complexes.

On peut lormuler ce caractère en disant que le carbone s'uuit intiuieiuent aux autres éléments organiques, et même au plus grand nombre des éléments inorganiques. Le rapprochement des combinaisons organiques et minérales fait comprendre bien vite ce que signille cette in'imité de l'union du earboue.

Chaque métalloïde, chaque métal se trouve, en chimie minérale, marqué par quel(|ucs traits qui reparai.ssent partout où se lixent le mêlai et le métalloïde. C'est ainsi que partout où se combine le cidorc, on le déplace .s;ins peine sous forme d'acide chlorhydriquc, ou bien on le précipite par le nitrate d'argent ii l'état do chlorure insoluble , ou bien encore un le met en liberté par l'action combinée d'un peroxyde et d'un acide. On peut en dire autant du soufre , de l'iode. Les acides minéraux se relrouvent facilement au .sein des dissolvants, quels que soient les liens dans lesquels jbi se trouvent engagés. Les bases aussi conservent, en présence des acides, des reactions invariables.

(Mais que l'on clicrche à faire rapplication de règles analogues au carbone, elles se trouvent [iresquetoutesen défaut. C'est ainsi qu'on tourmente vainement le chlorure de carbone par les réactifs ordinaires, pour y reconnaître le i-hlore. Le sulfure de caibone est inutilement inélé aux .solutions les plus propres à y déceler l'hydiogéne sulfuré. Les carbures dliy- [Irogènc peuvent se dissoudre dans les solulions métalliques , sans que l'hydrogène , uni lu carbone, sollicite l'oxygène de la base, landi-s que le carbone se porterait sur le métal. Tous les carbures métalliiiues connus juslu'ici sont pourtant insolubles; et, quelle que iuit la combinaison de l'hydrogène, elle obéit 1 celle règle de double échange. Le chlore . 'iode , le soufre , le sélénium , le phosphore , .'arsenic , l'antimoine, suivent cette règle uniorme dans leur union avec l'hydrogène ; le :arbone seul lait une exception.

l'uur rcpiésentcr, autant au'on peut le

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faire par des mots, cette spécialité du carbone, on peut dire que dans les combinaisons minérales les éléments suât, juxtaposes , tandis qu'ils se rapprochent plus intimement dans les combinaisons organi(iues. H seudilo que le mode naturel des êtres qui conduit a distinguer raccrois.sement extérieur des minéraux et l'intu.ssusceplion des animaux et des plantes, se trouve en corrélation avec le niudc chimique des principes qui servent à construire les uns et les astres.

Voici maintenant les conséquences de la pénétration du caibone : Cet élément, associé aux autres éléments, (orme avec eux un composé qui n'agit plus par les différentes pièces qui le constituent , mais par leur ensemble ; c'est comme un corps nouveau qui offre ses rcs- •sources a la production des êtres organiques. On comprend que, par un abus de cette disposilion, quelques chimistes aient été porté.s à construire une mullitudc de corps hypothé-tiques, formés par l'union du carbone avec l'a/ote , l'hydrogène et l'oxygène ; on a donné à ces élres, iuiaginaires pour la plupart, le nom de radicaux, e\.oi\ leur a fait ainsi jouit, presque toujours en dépit des rê;iclions . un rùle fort étrange ; tandis qu'il eut sufli , dans ces différents cas, de signaler l'union parfaite de plusieurs éléments organiques, et d'indiquer, au gré des phénomènes, leurs tendances générales de combinaison ou de décomposition. .Si le carbone a la puissance d'encliaiucr un certain nombre de rauléCules, de former ix\ ce elles un groupement d'une stabilité particulière, on comprend sans peine que ce groupement résiste à une modilicatiou qui détruirait tout autre arrangement chimique, appartenant, par exemple, aux combinai.sons minérales. Ici, la molécule orgi-vjiiquc .s'ouvre à la substitution , mais la permanence se retrouve dans le nombre. L'isomorpliisme de l'hydrogène et du chlore montre jusqii'oii peut aller la permanence de certaines propriétés du groupement organique. Oa sait que ces deus éléments silisfont , dans plusicur.<> cas, aux règles de l'isoniorphisine. Faudrait-il en conclure que le chlore et l'hydrogène possèdent des analogies trè.s-étendues :■ Certainement non; ils .sont isomorphes, à la coi>dillon de se trouver enpié.sence du carbone. Le carbone, ce témoin nécessaire aux relations isomorpliiques du chlore et de l'hydrogène, imprime un caractère si puissant au groupement au |uel il préside, que lo remplacement d'un corps tel que l'hydrogène par un autre de nature très-o|iposéc , tel que le ciilore , ne change jias une des conditions c.s.senticlles de la combinaison , celle qui se traduit par la forme.

Ainsi, pour résumer ces premiers points de riiisloire du caibone , cet élément offre un mode de combinaison qui lui appartivnt en propre ; il fait en quelque sorte pa.sser à l'état latent les éléments auxquels il s'a.ssocie , et les groupe dans im certain ordre , où il les re-

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fient par sa pri'spnec ; le groupement est si tort , tant que le carbune le duiuine , que les olcinents de la nature la plus contraire se placent l'un à côté de l'autre , se substituent, et semblent établis dans l'alliance la plus naturelle, lorsqu'ils sont peut-être cncliainés par un lien violent. Il serait superflu d'insister sur l'azote, et de montrer qu'il se rapproche du carbone , qu'il se place a\ec lui sur cette ligne d'affinité organique, oii les éléments s'unissent, s'effacent, et se prép::rcnt a satisfaire, par un ensemble parfait, aux besoins de l'organisation végétale et animale. Mais si l'on s'élève à des composés ori;aniques plus complexes , le même caractère de combinaison inlime se reproduit et prend une extension considérable ; ici le fait est palpable , et , pour plusieurs cas particuliers, il se trouve dt-jà trés-clairemcnt délini. Ainsi, la combinaison des acides minéraux et de 1 acide sulfuriqiie en particulier, avec l'alcool, la naphtaline, le sucre l'acide acétique, la glycérine, les corps pras, l'indigo, l'albumine, la protéine, démontrent que certaines substances minérales, en sunissant aux substances organiques, perdent la.propriété de se désoler par les réactifs ordinaires. Les acides copules ont conduit à une délinition précise, mais très restreinte , du principe que développe M. .Millou; et, bien avant les acides copules, les acides conjugues avaient présenté une vue délicate du même principe et une application Irés-liardie. Kn admettant ( i:e qui est incontestable) que les acides sulfurique, nitrique et phospliorique .s'unissent aux principes organiques et s'absiirbent daiis une combinaison intime ; en admettant que des acides organiques suivent le même principe que les acides oxalique et acétique , jusqu'où ce principe de combinaison s"étendra-t-ir? Faut-il .s'arrêter aux cas déjà bien nombreux qui viennent d'être signalés? ce serait renoncer à mille rapprochements curieux que ce principe provoque. C'est bien certainement ici qu'il faut placer les combinaisons si variées du cyanogène et des cyanures entre eux; le rarbone et l'a/ote.ces deux cléments organiques par excellence, unis l'un à l'autre, luetlent en pleine évidence le principe de combinaison intime. Sa puissance .s'y développe, pour ainsi dire, sans limites. Tous les éléments, métaux et métalloïdes, viennent s'absorber dans les groupements cyanures, et y perdre, en queli;ue sorte, leur caractère individuel. Tout a côté du cyanogène se place l'ammoniaque ; c'est presque la même puissance de combinaison intime, la même fécondité dans les productions organiques et minérales qui en dérivent. I/union de l'ammoniaque à leau , aux oxydes métalliques, aux acides minéraux et organiques, montre avec quelle facilité elle s'as.socie pour /(irmer des gi-oupements nouveaux, dont les éléments, rapprochés par le lien le plus inlime, s'engagent simultanément dans les réactions ultérieures.

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II serait inutile de poui'suivre plus loin \e% rapports des substances minérales et des substances organiques. I.e mode d'union du carbone au chlore , au soufre , à l'hydrogène , se rep.-oduit dans la combinaison du cyanogène et de l'ammoniaque avec les substances minérales, et le mêuie principe se continue, sang interruption, dans la combinaison de toutes, les substances organiques ; elles tendent toutes, dans leurs rapports avec les produits d'origine minérale , à l'union intime des éléments.

Slais un fait si général se bornera-t-il aux relations des éléments et des principes organiques avec les éléments et les principes minéraux ? Les substances organiques perdrontelles , les unes à l'égard des autres, la faculté de se combiner intimement, et de former, par l'union de groupements simples, des groupements complexes , où tontes les pièces de l'assemblage concourent à une même réaction? 11 répugne de croire qu'il en soit ain.si. Douées d'une faculté de combinaison qui leur appartient en propre, les substances organiques l'exercent nécessairement entre elles.

11 existe une catégorie de corps sur la constitution desquels on a, jusqu'ici, hésité à se prononcer ; ces corps sont désignes sous le nom de bcnzone, acétone, etc. : ils renferment tous de l'ovygêne dans leur composition, et se forment dans la distillation des sels orgmiques â base alcalme ou terreuse. Si l'on observe les circonstances de leur production , on reconnaît qu'elles sont très-voisines de la formation d'un carbure d'hydrogène qui déri^e de ces mêmes sels, lintre le carbure d'hydrogène et le produit oxyi'é, il n'existe aucune relation apparente au premier atiord.

La formule de la bcn/.ine, V.'- H'', s'éloigne manifestement de la formule de la bcnzone, C'3 H5 O ; il en est de même du gaz des marai.s, C^ IH, rapproché de l'acétone, C^ H' O.

Mais si l'en se représente la benzone comme un produit résultant de l'union ilc l'acide carbonique et de la benzine, aiec éliminatinn d'eau , on trouvera que ces produits sont dans un rapport très-simple.

C'ï H<>+ CO' = C'' IP O + 110. Benzine. lîenzonr.

La ben/.one dérive par conséquent de la benzine et de l'acide carbonique, absolument comme la sulfobenzide et la nitrobenzide dérivent du même carbure d'hydrogène et des acides nitrique et sulfurique.

C ^ H6 -I- S03 = C- -' 115 S03 -f HO. Benzine. Sulfobenzide.

C'ï \\<' + n OJ HO = C '- II'' N 04 -f- 2 HO. Benzine. IVitrobenzide.

Maintenant on peut continuer le même ordre d'i lées pour les produits qui résultent de la distillation des benzoates. Que l'on admette un instant que la benzine et la benzone peuvent se combiner entre elles, avec élimination d'eau, et l'on arrivera à l'équation suivante : r.'= 11"+ (.■3 l|5 0 = c-i 11.0 + HO. beiuiiie. Ij'.nzone. ^aplltaline.

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Ainsi la benzine et la bcn/.nnc , qui s'iinlr.'iicnt en perdant i équivalent d'eau, donneraient un carbure il'hvJroiféue, dans lequel le rapport des cléments sciait semblable a celui qui s'obsene dans la napbtaline. Si Ton se rappelle que la naphtaline se produit en même temps que la benzine et la ben/one , et qu'elle donne naissance à des produits identiques avec ceuï qui dérivent de la benàne , on comprendra quels rapprochements inattendus peut faire naître l'application du principe de combinaison intime.

Quelle simplicité n'inlroduirait-on pas dans l'histoire des carbures d'hydrogène, en montrant qu'ils se rattachent à trois ou quatre groupements primitifs, moililiés suivant des régies simples, et associés entre eux ;' Quant à l'acétone , elle se rattache au gaz des marais par une interprétation semblable :

Ci H* -f- CO- = (J^ IM O + 110.

tjaz des marais. .\cétone.

Que le gaz des marais et l'acétone aboutissent l'un et l'autre , dans des conditions analogues, à produire du chloroforme , cela s'expliifue sans peine par l'équation qui précède.

1^ liqueur fuuiante île C idet , le p.otoxyde de cacodyle, parait dériver, en vertu du même principe , de l'acide arsenieux. et du gaz des marais.

C4 l|6 -f- As 03 = CA II» As O -I- 2 HO. Gaz des niar. Ac. arsenieux. l'rot. de cacodyle.

Il serait tout simple , d'après une telle origine, que les composés du cacodyle pussent retourner, après ([u 'biues luétamorplioses , à la série du méthylène.

Kn inJiquant ici tous les rapprochements organiques auxquels on peut arriver p.ir une élimination simultanée d'eau et d'acide carbonique, la discussion serait interminable. Cependant, comment résister a croire, en présence de certaines réactions caractéristiques et permanentes de plusieurs séries de produits pyiogénés, des acides méconi |ue et gallique (lar exemple, et de leurs dérivés; comment résister à croire qu'il existe, en deliors de l'eau et de l'acide carbonique éliminés, un groupement stable qui persiste dans son arrangement comme dans la tendance de ses aflinites ? Certainement de pareilles relations ne peuvent être admises qu'autant que les différents produits y trouvent un lien naturel qui rapproche les parties essentielles de leur histoire. Ufautquele mode de production et de décomposition , que la constitutijn et les réactions , que les grandes circonstances chimiques, en un mot, trouvent , grâce au principe de combinaison intime, un heureux enchaînement : c'est à cette condition seulement que ce principe recevra quelque valeur par une application persévérante et réservée. (M. Millon, Comptes rendus des séances de l'Jvuiléinie des sciences, année I84i.)

suitSTiTliTioKS. (Théorie des). La théorie des siihstitiitions est sanctionnée parl'expéiience, el un |i.iil lu ri'gardir cojinu' u\i c:ispait;ciilier

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de la lnidesé(|uivaleuts. Pour nous fairt mieux comprendre, nous allons imniéJiatiMiut citer des cas de ce gi'ure. I.e 'hlore remplace l'hydrogène ; un volume de chlore se substitue au même volume d'hydrogène , sans changer le type du composé. Si le composé est acide , il restera acide, même après (jiic le chlore aura remplacé son équivalent d'hydrogène. I.e vinaigre pnr{acide acétique ) se compose de C* 11^ U3, plus un équivalent d'eau ; or, en mettant cet acide accti(|ue en contact avec du chlore sec à la lumière directe, on trouve qu'au bout de quelques heures le chlore a pris la place de l'iiydrugène = C^ Cl^ (.3, plus un équivalent d'eau; et ce même composé est également acide (acide ehloro-acétique ) ; il forme avec l'oxyde d'argent du chloroacétate d'argent , analogue à l'acétate.

Quand on fait passer un courant de chlore dans de l'alcool absolu, on obtient un compof-c indifférent comme l'alcool, et qu'on appelle chloral. Dans ce composé, trois équivalents d'hydrogène ont été remplacés par trois éi|uivalents de chlore. | C4 11^ -|- llO = (aldéhyde), C4 CPO + 110 = chloral '. l.a liqueur des Hollandais, C4 Ui Cl, n'est autre chose que du gaz oléliant ( C^ 114 ), dans lequel un équivalent d'hydrogène a été remplacé par un équivalent de chlore. l.a théorie des substitutions est applicable à une foule d'autres faits qu'il serait trop long d'énumérer ici. C'est M. Dumas qui est l'auteur de la théorie des substitutions, théorie qui a beaucoup d'analogie avec la loi des équivalents. Cette théorie ne semble guère s'accorder avec la théorie électro-chimique de M. Berzelius. lin effet, quand on voit le chlore , corps électronégatil, .se substituer à l'hydrogène, cijrps èUctro-positif , on est porté à ne tenir aucun compte d': la tliéorie électro-chimique.

suc. Produit liquide retiré des parties vertes des végétaux et d'autres matières organiques, par la voie mécanique de la pression. Les sucs ont une composition très-complexe , et renferment la plupart des corps dont s'occupe la chimie organique.

SIC GASTRIQUE. Liquide acide, incolore ou légèrement jannAtre, contenu dans l'estomac des mammifères, où il joue un grand rùle dans la digestion des aliments. Il détermine la formation d'une bouillie blanche, acide, connue sous le nom de c/iyme. Proust et L. (Jnielin y ont trouvé de l'acide clilorhydriqiie libie, ou combiné avec la potasse ou la soude v ( chlorure de potassium ou sodium ). L'action du suc gastrique sur les aliments a été comparée a celle de la diastase sur l'amidon. Le suc pancréatique, sécrété par le pancréas, glande située derrière l'estomac, est analogue à la salive, dont il partage à peu prés la composition.

SucciN. Synonymes : Ambre jaune ; Élec-

tniin ; K'irubé. ^latière iuMpide , inodore,

jaunâtre, ayant l'aspect d'une résine eoncen-

tire. in.illér-Mc a l'air, et s'electrisanl rési-

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ncuscment par le fiotteiiiont. De temps immoiiiorial , on pèche le siiccin sur les liords de la mer Baltique. i;n autuiiine, les tcmpclcs le rejettent sur le rivage , où il se trouve au milieu «les fucus qui garnissent les dunes sal)lnnneuse9 des cotes, ll.se rencontre surtout dans d -shancs «le l)ois fossile, recouverts d'un terrain ariiileuîs. (Vcst ce qui a fait conjecturer avec beaucoup (le probaljilité que le succin est une résine fossile appartenant à des végétaux antédiluviens. Cette résine fossile porte quelquefois les empreintes de plusieurs espèces d'araignées ( Archœa parudoxa ) , qui paraissent éteintes.

I,e succin est insoluble dans l'eau , et fond entre 280° et 290° , en s'altérant. L'alcool en extrait une ré.sine jaunâtre et un peu d'acide suceinique. I.'aciJe clilorhydriquc cvtrait du succin de l'acide suceinique, et un autre acide rcsseiidilant à l'acide mellilique. .Soumis à la distillation sèche, le succin donne d'abord de l'acide suceinique, puis une builj volatile brune, d'iuie odeur pénétrante, qui entre dans la composition de !'«(« ilv Lnce,cl qui, traitée par l'acide nitrique concentré , donne Ju musc artificiel.

IM. IXtpping vient d'obtenir du camphi-e arliliciel en distillant un mélange de succin tt d'acide nitrique. L'opération marche trè.s-régiilièrement , si l'on a suin d'employer le succin en morceaux de la grosseur d'un pois. I.e succin se transforme peu à peu en une matière jaime , tenace , fragile , tiès-fnsiblc , qui recouvre la surface de l'acide nilriqne, et qui disparait ensuite par ï'action prolongée de cet acide. La liqueur , évaporée jus(iu'à consistance sirupeuse, est de nouveau chauffée avec l'acide nitrique. Cette opération doit l'-trc répétée plusieurs fois en employant en dernier lieu de l'acide nitrique tres-concentré, afin d'acidifier complètement toute la matière résineuse. La liqueur ainsi obtenue est évaporée à une température mo;léréc jusqu'à consistance sirupcu.se, jinis abandonnée au repos. Au bout de quelques semaines , ou 'y voit une grande quantité de petits cristaux que l'on sépare par le filtre. Le liquide filtré est de nouveau traité par l'acide nitrique, puis évaporé. On obtient ainsi une nouvelle quantité de petits cristaux. Knfin ces cristaux .sont eux-mêmes chauffés avec leqr volume d'acide nitrique concentré ; après le refroidissement , delà liqueur on obtient des cristaux piismatiques parfaitement blancs. Ces cristaux ont la. saveur de l'acide suceinique; chauffés sur une lame de platine, Us fondent et se volatilisent complètement , en répandant des vapeurs irritantes : ils sont solubles dans leau et dans l'alcool ; ixcutraliscs par l'ammoniaque , ils ne produisent aucun trouble dans une solutian de sulfate de chaux , et se comportent en général comme l'acide suceinique pur.

Le liquide qui, pendant la distillation , a passé dans le récipient, est d'un vert bleu, sein-

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blable à l'acide nitrique mélangé d'une certaine quantité d'eau. Apres lavoir nculralisé par la potasse, on reman|ue une forte odeur de caui|)hre ; lorsqu'on traite ensuite le liquide refroidi par l'éllier. et qu'on agite le mélange, ou obtient une couche d'une solution étiierée, qui , par révaporation spontanée, donne un résidu cristallin ayant toutes les prO|iriétés du camphre extrait du Luiirus caiiip/iora. Il importe de ne pas employer une trop grande quantité d'éther, car une partie du caiiiphre se perd par l'évaporation spontanée de ce dissolvant ( ^Innalcs de chimie, année ibh ).

si;cci.\ A M I DE. I .^Synonyme : Jmide de l'acide suceinique. ) Vioihnt blanc, cristallin, presque insoluble dans l'eau froide , plus soluble dans l'eau bouillante. Traité par les alcalis causlir|ucs , il dégage de l'ammoniaque; chauflé seul , il se décompose en ammoniaque et en un résidu charbonneux. La suceina' Diidc a pour formule : C4 11= O' -|- NH^ =:

1 équivalent de succinatc d'ammoniaque, moins

2 équiv. d'eau.

On l'obtient en mélangeant l'élher suceinique dans un vas^ fermant ljcrinétic|uenicnt, avec deux fois son volume d'une solution aquciKse d'ammoniaque concentrée, et en abandonnant le mélange quelque temps à luimè.ne.

MCCiMQL'E ( Acide \ Produit cristalli.se en tablett s ou en prismes rectangulaires incoliires, inoiloies, d'une saM'iir un peu Acre, et d'une ilensité i.'M, Sub'iiné à une douce chaleur, il ciisUiIhse en ;;igiiilles d'un blanc de m ige, contenant séqiiiialents d'acide anhydre pour I èqui\ aient d'eau. On l'obtient anhydre par des distillations répétées. L'acide suceinique hydraté est soluble dans deux parties d'eau bouillante et dans a parties d'eau froide ; il est également soluble dans l'alcool et l'éther. L'aciJc sublimé fond à ico° et bout à 2'i2°, tandis que l'acide anhydre fond à i-ia" et bout à 230° ( F. d'Arcet ).

L'acide suceinique existe naturellement dans le suctin, dont on le relire par la distillation sèche. D'après Unverdorbcn, Lecaniit et.Serbat, il se trouve également dans la résine de quelques conifères.

I/aeide suceinique présente une particularité qui rend difficile et incertaine l'étude des srfccinatcs. Il résulte en effet des recherches de M. Fehling ( Jnnalcn dcr Clieiiiie, année I8H ) que cet acide peut donner naissance avec une mémo base à des combinaisons qni diffèrent entre elles non-seulem(;nt par la quantité d'eau qu'elles renferment, m.iis encore par la température à laquelle cette eaii est éliminée. Knfin , il a été impossible de produire à volonté un sel contenant une «tuantilii d'eau déterminée , en employant soit l'acide cristallisé , soit l'acide anhydre.

L'acide suceinique dont M. Feliling s'est servi dans ses expériences avait été purifié en le dissolvant dans l'acide nitrique conceulré.

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et en le faisant cristalliser clans l'alcool, afin de lui enlever son Oileiir de nuise.

Succiiiatcs (le putcissc. — Snrcinate nriitrc dépotasse := 2 ( C4 11-» ()' KO ) + :i(i. Kii saturant une solution d'acl le sucilnlque avec du carbonate de potasse pur, et en évaporant la liqueur neutre , on obtient des cristaux lamellaires , rlioniboidaux ,seinl)lables a ceux du chlorate de potasse. Ce succinate est soluble dans l'eau et dans l'alcool coiicontré. 11 est inaltérable;! l'air, l-es eaux tiières contiennent un autre sel qui cristallise moins bien , et (|ui attire l'Iiuniidité de l'air, sans être cependant délii|nescent.

Succinate acide de potasse = 2 (C4 IP 0^) KO + HO.

Te sel ne perd pas d'eau à + 100 degrés.

Kn dissolvant le succinate neutre dans une quantité d'acide égale à celle contenue dans le «■1 neutre , on obtient des cristaux d'un autre sel. qui se rcpréseuti' par 4 I C* W- O' ) KO + 8 110 + 5 nq. Pour être analogue aux sels acides ordinaires , ce succinate , dcssécliO à -f- 100 dejirés, devrait avoir pour formule ■) ( ('.4 II' O^ I KO + 3 110. On puiurait croire que , par la dessiccation à -|- 100 degrés, il s'est échappé avec l'eau de cristallisation un éipiixalent d'eau de combinaison; mais l'auteur a directement obtenu par la (rislaUisalion un si-i qui , desséché à l'air, a\ait la même composition que celui desséché à 100 degrés = 4 ( (.4 1|2 O^ I KO + 2 HO. Ce sel ne perdait plus d'eau à + 100 degrés.

Succinate neutre de sonde = Ci 11= 0^ ^"a O H 6 éq.

Ce .sel crisfalliso aisément sous forme de prismes rhomboïdaux. Il s'effleurit lentement, car dans l'espace de vingt-quatre heures à 4- 16°, il ne perd pas sensiblement de son poids.

Le .sel desséché à 4- 100 degrés : C4 11= O^ y.a O, ne change pas de poids à 1200 degrés.

Succinate acide de soude = 2 ( C4 11^ O^ ) Na O + 110 + G éq.

Ce sel , préparé en traitant le succinate neutre par un excès dacide, se présente .sous forme de cristaux lamellaires à base rhomboidale. Il est efllorcscent , et perd au contact de l'air 4,;; pour 100 d'eau de crlstalli.sation.

I.C sel desséché = 2 ( C4 11= 03 KaO ) + 110 ne perd pas d eau à -j- 200 degrés.

Succinate d'ammoniaque = C4 IP 0^ + N IP HO.

Les succinatcs neutres de potas.se et de soude s'obtiennent aisément en tr.iitant lescarbo-.iales de ces bases par une proportion conveua- Med'.aciilesuccini(pio. Il n'en est pas de niéiiie pour le succinate d'ammoniaque. H est assez difficile d'obtenir ce sel parfaitement neutre. Par l'évaporation d'une .solution neutre de succinate d'ammonia'iiu", il se produit, connue on sait, un sel acide ou un mélange de sel neutre et de sel acide, surtout si l'on emploie l'ammoniaque en excès, on n'obtient pas non plus tin sei neutre en concentrant la solution sous uae cloche dont l'atinosphcre est ammoniacale.

SUC 375

Pour obtenir ce sel parfaitement neutre, M. tihling précipite l'acétate ba^:que de plomb pjr du succinate d'ammouia(|ue en e.xcés. Les premières eaux mères sont évaporées dans le vide sur l'acide sulfiuàque ; les cristaux, lavés avecUn peu d'eau pour enlever les traces de plomb , sont séelus â 10 ou oO degrés. Ce sel ne perd pas d'ammoniaq'ue , sa solution offre ime réaction neutre.

L'auteur n'a point réussi à préparer un succinate double de potasse et de soude , ni un succinate double de sonde et d'ammoniaque. On n'obtient que des mélanges, mais point de combinaisons à proportions stables.

Succinate de baryte, = C4 IP O^ lîa 0.

L'nc .solution aqueuse de clilorurc de baryum n'est précipitée par le succinate de soude qu'au bout de quelque temps. Le précipité qui se forme est granuleux, cristallin , et augmente par l'évaporation de la liqueur. Le siiccinale de barvte est un peu sjluble dans l'eau.

11 ne perd pas d'eau à + 2J0 degrés.

Succinate de chaux. Ln mêlant ensemble des solutions conccntréts de succinate de soude et de chlorure de calcium , on obtient un précipité qui cristallise en aiguilles ; ces cristaux augmentent de volume en proportion du temps pendant lequel ils restent dans la liqueur. A -f- 100 degrés ils perdent environ 22 pour ioo d'eau , et à 200 degrés encore 4 pour 100, ce qui donne, pour le sel cris1alli.se, la formule C4 11= O^, TaO -f 3 aq.

Si Ion fait bouillir une solution de succi-nale de .soude avec une solution de chlorure do calcium , il se produit instantanément un précipité cri.stallin sous fjrmc d'aiguilles trè.slines. Ce sel, desséché enli'c des doubles de papier, a pour formule C4 11= ()>, Ca o -f aq.

11 perd a + 100 degrés à peine 1/;; d'équivalent d'eau. (.0 n'est qu'à 200 degrés que la perte tot.-ile .s'effectue.

J.a formule du succinate neutre (!e chaux desséché à -f. 2oo degrés est donc : C4 H= Qj, Ca O,

Le .sel C4 11= O-i, Ca O + aq. se tran.sfnrmo rapidement dans l'antre sel , qui contient 3 équivalents d'eau , leijucl ne retient à 100 degrés quHin 1/2 é-iuivalcnt d'eau , tandis que le premier en retient un équivalent à la mêiiic ti mpéiature,

Le succinate acidede c/iauxzz^i ( ÇA 11= O^ ) Ca O -|- 110 + 2 aq. .se produit avec une composition constante , lor.siiu'uii traite une solution d acide siiccini'pie par du carbonate do chaux pulvérisé. La température ne doit pas dépasser 'M à co degrés. Le sel se dépose par le refroidissement, sous foruie de crisiaux trê.shmgs. Il .se forme toujours en même temps on peu de succinate neufre de chaux , bien qu'il y ait eu assez, d'acide pour convertir toute la chaux en succinate aride. Plus la température est élevée, plus la production du sel neutre est considérable. Ces deux sels peuvent être séparés iiiécaniqiicmcnt.

Succinate de mayncsic. Lu neulialisaut

le carbonate de magnésie par une solution d'acide succinique , on obtient , par Tévaporaîion et le icfruiJissemcnt , un sel cristallisé solublc dans l'eau. Ce sel, qui est le succiiiale de niai;nésic , varie considérablement sous le rapport des proportions d'eau qu'il peut renlernier. Il y a au moins trois sels différcnls :

I,e sel = a 11^ 0-1 MijO + liO + 'i aq cristallise en croûtes Iranspaientes et fragiles, après qucUpics jours de repos , dans une solution assez concentrée de suecinate de nia;.;nésie. le sel , desséclié à loo degrés , perd encore <lc l'eau à îoo degrés.

Le succinale = 2 ( r.4 11^ 0^ JîgO ) + 11 aq. s'est formé au bout de quelques jours dans une solution très-concentrée de suecinate do magnésie. 11 devient anliydrc à -f 100 degrés.

Kniin le sel = 2 ( C4 II- O^ MgO ) -f- HO -f il aq. s'est séparé d'une solution assez, concentrée de suecinate de magnésie , sous forme de cri.staux à bases rliombofdaics. Ces cristaux, très-compactes, perdent leiu- transparence à l'air, .sans cependant changer sensiblement de poids. A 100 degrés , ce sel .se représente par la foruuilc 2 ( Ci 11^ 0^ MgO ) -f- IIO, après avoir perdu 11 é(|uivalcnts d'eau. A + 200 degrés . il devient anhydre C4 11- U3 MgO.

/icide sw cinique et oxyde de c/irùme. .Selon M. Berlin, il se forme un suecinate d'oxyde de ehrûiuc lorsqu'on précipite le i)erchloriue bleu de chrome par le suecinate de .soude. Mais M. Kelding n'a réussi par aucune méthode à obtenir un pareil .sel. La modllication de l'oxyde de chrôuic contenu dans le perchlorure vert ne parait pas pouvoir se combiner avec l'acide succinique.

Svccinatc ncutî'e de plomb. — L'oxyde de plomb peut se combiner en différentes proportions avec l'acide succinique. Cet acide précipite l'acétate de plomb à froid, mais il ne précipite pas le nitrate. Les suecinatcs neutres alcalins précipitent les sels de plomb immédiatement à froid ; mais à cliaud, ils ne les précipitent qu'au bout de (pielquc temps. I)ans le dernier cas, le précipité a le plus souvent une apparence cristalline.

Le succinale neutre de plomb C4 11= O-* PbO ne perd pas d'eau même a 21:0 dcgiés.

Succinale de ploiiih basique. L'oxyde de plomb a une grande tendance à former avec i'.icide succinique des .sels basi(|urs, dont la plupart ont une composition constante. Ce|iendant il y en a aussi dans lesquels les jiroporlions d'eau .sont très-variables.

Lorsqu'on verse , goutte à goutte , une solution bouillante d'acétate de plomb basique dans une solution également bouillante de suecinate d'ammoniaque parfaiteiuent neutre, on remarque (|uà chaque goutte qui tombe il se manifeste un trouble qui disparait presque aussitôt ;cn continuant ainsi , il arrive un moment ou le préeipilé reste stable et ne disparait plus. Or, si l'on a soin de .s'arrêter au moment nii le pri'eipili' stahlc se forme, on iibticnt une liqueur qui donne , par le repos et a

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l'abri du contact de l'air, des crist.au.t d'un suecinate de plomb qu on peut reproduire à volonté. Si l'on agile la liqueur, soit à froid , soit à chaud, le précipité cristallin se forme instantanément.

M. lehling donne l'analyse de trois suecinatcs de plomb différents, mais qu'il n'a pas pu tous reproduire à volonté.

Kn traitant imc solution de suecinate d'ammoniaque par l'acétate de plomb , et en même temps par un peu d'aunuoniaquc , on obtient im .sel blanc in.soluble dans l'eau, qui, des.séclic à 200 degrés, a présenté la formule : C" 11* 0',u PbO.

Succinale d'argent, = C4 H= 0^ AgO. Le nitrate d'argent est précipité par les suecinatcs alcalins neutres , aussi bien que par l'acide succinique libre. 11 se produit un sel blanc qui, des.séché à la température or<linaire , ne péril pas d'eau à 200 degrés , mais il change de couleur.

siJCCixo\E. Liqidde bniniltre qu'on obtient en soumettant à la distillation .sèche le suecinate de chaux. M. F. d'Arcet la trouvé composé de

00,11 carbone o,a3 hydrogène co,os oxygène.

sir,cio.\. Action de sucer, c'est-à-dire, d'attirer im fluide au moyen du vide. L'introduction de l'air dans les poumons, pendant la respiration , est un véritable acte de succion. Les ventouses agissent par voie de succion. L'action de boire et la déglutition sont en grande partie un effet de la succion.

SI ccis ri.ni;\i;. Produit de la distiUalion sèclrc du suecm. 11 a la même composition que l'i Irialini; , cl offre la même propriété de produire a\ec l'acide sulfuriqiu: une combinaison bleue. Il a été découvert par l'elletier et W aller.

SI CRE. Le sucre était connu des anciens, mais il n'était employé qu'en médecine. Pline, Dioscoridc et Calien en parlent. Au moyen âge, l'usage du sucre parait avou- été plus répandu; car on connaissait déjà le moyen de le ralliner. Voici comment s'exprime a ce sujet un auteur du quatorzième siècle ,lîarlholomée l'Anglais : <i Le sucre est en latin appelé suctira, et est fait de roseaux qui croissent en viviers qui sont prés du Ml ; et le sue de ces roseaux est doux comme miel, et on fait le sucre par le cuire au feu; car on pile ces roseaux, puis les met-on en la cliaudiérc sur un feu qui n'est pas fort, où il devient dessus comme éeimie. et puis le meilleur et le plus épais s'en va au fond; et ce qui est \il et plein d'écume demeure par-dessus, et n'est pas si doux comme l'autre , et ne croque point entre les dents quand on le uiàehe , mais .se fond tout en eau. On met le bon sucre, en bons vaisseaux ronds, sécher au soleil, et la s'endurcit et devient blanc ; et l'aulrc demeure jaune. »

lai I7i:! , un nMelire cliiudste de Berlin, Marggralf, décou\rit le sucre dans la belteraïe

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et dans les racines d'autres planics. ("oiiinie cette découverte a fait une résolution dans l'industrie , nous allons laisser Marggraff la raconter Uii-ni6nie :

« Les plantes, dit-il , que j'ai soumises à un examen chimique pour tirer le sucre de leurs racines, et dans les(|uellesj'en ai trouvé effectivement de véritable, ne sont point des productions étrangères; ce sont des plantes qui naissent dans nos contrées aussi l)ien que dans d'autres en assez, grande quantité, des plantes communes qui viennent même dans un terroir médiocre, et qui n'ont pas besoin d'une forte et grande culture. Telles sont la bette blanche ou poirée, le cliervis ( Sisariim Dodonœ; Diwciis carntta ), et la bette rouge. Les racines de ces trois plantes m'ont fourni jusqu'à présent nn sucre très-copieux et très-puf. Les premières marques caractéristiques qui indiquent la présence (hi sucre renfermé dans les racines de ces plantes , sont que ces racines, étant coupées en morceaux et desséchées, ont nonseulement un goût fort doux, mais encore qu'elles montrent pour l'ordinaire , surtout an tnicroxcope, des particules Idanclies et cristallines ^ qui tiennent delà forme du sucre, n

1 Comme le sucre, continue Marggraff , se dissout même dans de l'esprit-de-vin l chaud ), j'ai jugé que ce dissolvant pourrait peut-être servir à séparer le sucre des matières étrangères ; mais , pour m'assurer auparavant combien de sucre pouvait être dissous par l'esprlt-devin le plus rcctilié . j'ai mis dans un verre deux draelMucs du sucre le plus blanc et le plus fin, bien pilé, que j'ai nièlé avec quatre onces d'esprit-de-vin le plus rectifié ; j'ai soumis le tout à une forte digestion continuée jusqu'à l'ébullition , après quoi le sucre .s'est trouvé entièrement dis.sous. Tandis que cette solution était encore chaude, je l'ai filtrée et mise clans lin verre bien fermé avec un hoiiclion de liège. où l'ayant gardée environ huit jours, j'ai v ii le sucre se déposer sous forme de très-beaux cristaux. Mais il faut bien rcm:;r(|uer que la réu.ssitedc l'opération demande (ju'on emploie lesprlt-de-viu le plus exactement reetilié , et que le verre aussi bien que le sucre soient très-secs; sans ces précautions, la cristallisation .se fait difficilement,

o Cela étant fait , j'ai pris des racines de bette blanche coupées en tranches, et les ai lait dessécher, mais avec précaution, afin qu'<'lles ne prissent point une o.leur empvreumatique. Je les ai ensuite réduites en une poudre gro.ssière; j'ai pris huit onces de cette poudre desséchée, et les ai mises dans un verre qu'on pouvait boucher ; j'y ai versé seize onces d'esprit-de-vin le plus rectifié, et qui allumait lu poudre à eanon. J'ai soumis le tout à la di- {lestion au feu, poussé ju.squ';i rébullition de l'esprit-de-vin, en remuant de temps en temps la po;idre qui se ramassait au fond. Aussitôt que l'fspi il-de-vin a conunencé à bouillir, j'ai r.tuè le vcne du feu , et j'ai \cr:.é piom;>le-

ment tout le mélange dans un p/'tit sac de toile, d'où j'ai fortement exprimé le liquiile qui y était contenu ; j'ai filtré la liqueur exprimée encore chaude, j'ai versé le li(|uide flitié dans un verre à fond plat , ferme avec un bouchon de liège , et l'ai gardé dans un endroit tempéré. D'abord l'esprit-de-vin y est devenu trouble, et au bout de quelques semaines il s'est formé un produit cristallin ayant tous les caractères du sucre, médiocrement pur et composé de cristaux compactes. J'ai dissous de nouveau ces cristaux dans de l'esprit-de-vin, et on les obtient ainsi plus purs. » ( lloEFEa. Histoire de la Chimie, tome I , pag. 't\6. )

(Jn distingue trois espèces principales de sucre : 1° le sticre de canne ou sucre cristallisable, 2° le sucre de fruit ( de raisin , de fécule, de diabète ) , 3° le sucre de lait. Les sucres ont pour caractère général de fermenter sous l'innuenee de l'eau , du ferment et d'une température de ia° à 2.;°, en donnant n.iissanee à de l'alcool et à de l'acide caiboniquc qui se dégage. La glycérine ou principe doux des huiles a la saveur du sucre , mais elle n'est pas susceptible de fermenter.

Le sucre de canne existe tout formé dans un grand nombre de tiges de graminées ( Zea mais, r^rundo sacchari/era, t-\c. ), dans la racine de la betterave, dans le suc d'érable, dans les châtaignes, les glands , les melons, les courges, etc. Quant a la betterave , le sucre ne se trouve accumulé que dans les parties qui sont soustraites à l'infiuence de la lumière : là où la racine est exposée à la lumière, elle verdit , et contient bien plus de matières salines que de sucre. Tout le sucre disparait à mesure que la plante produit des fleurs et des graines.

Le sucre de canne , de betterave , d'érable , etc., possède seul la propriété de bien cristalli.ser. Les cristaux qu'il forme sont des prismes à <|uatre pans, terminés par un sommet dièdre. Il est très-soluble dans l'eau et insoluble dans r.ilcool |)ur ; il se dissout en trè.s-pctite quantilé dans l'alcool bouillant; il se di.ssont assei bien dans l'alcool faible. Cristallisé dans um; solution a(|ueuse concentrée, il constitue le sucre candi | contenant environ lo pour cent d'eau ). A l'époque où le sucre de betterave fut introduit dans le commerce et commença à faire une redoutable coucurrcnce au suere des colonies , on soutenait iiue le premier était de nature différente, et n'avait pas Us qualités du sucre de canne. Cette opinion fut longtemps colportée dans le public par des marchand.? intéressés, jus<|u'à ce que la chimie en démontra la nullité. La seule dilïèrencc qui existe peut-être entre le sucre de betterave et le sucre des colonies, c'est que le premier donne des cristaux de candi minces et alongés, tandis que ceux du dernier sont plus gros et plus ramassés; mais leur forme eristalline est absolument la même. Pai l'addition d'un peu d'alun, on obtient des cristaux en trémies.

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I,c sucre cristallisO est phospliorcscont sons le choc du niarle.ui , dans l'obscuriti'; il offre l<'-s plicuomèncs flierino-éli"Ctrii|ues de la tourmaline et de la topa/.e. Cliaufféà nio^.il fond en lin liquide tout à fait transparent; versé dans l'eau froide , le sucre fondu se fi{:e instantanément, et constitue alors ce qu'on appelle improprement le svcre d'orye ou de pomme. La matière colorante jaune tient au sucre impur ( cassonade , renfermant de la mélasse ) employé pour la préparation du sucre d'orge. Avec du sucre blanc, on obtient le sucre de pomme. Le sucre d'orge ou de pomme est donc du sucre de canne dont la cristallisation a été interrompue par un refroidissement trop brusque de la température. Exposé à l'air, il perd satraasparence, et tend â cristalliser. Il faut y ajouter un peu de vinaigre pour le conserver transparent. A 220", il est carbonisé , perd son eau, qu'il ne reprend plus, et forme le caramel , (lui n'est plus susceptible de fermentation.

Cne solution de suci'e bouilli avec de la baryte donne, par le refroidissement, un composé cristallin de saccharate :

= Sa-H|^t,«o^t. + "0)|(Soubeiran).

La chaux se combine facilement avec le sucre. lA cassonade contient quelquefois jusqu'à 23 pour 100 de saccharate de chaux. La dissolution aqueuse de saccharate de chaux , limpide â la température ordinaire, se trouble à chaud, et se prend en masse comme de l'empois. Cette liqueur redevient liquide et limpide par le refroidissement. .Abandonnée à l'air, la solution aqueuse de saccharafe de chaux se trouble, parce que l'acide carbonique de "air déplace le sucre , qui joue le rôle d'un acide faible , et se combine avec la chaux pour former un carbonate insoluble. C'est pourquoi l'eau sucrée devient laiteuse par son exposition à l'air. M. Soubeiran a analysé deux saccharates de chaux , auxquels il a donné les formules :

) « ( CaO+llO ) / ^, >-„ a. 2 1 CaOJ-HO ) ^"-^ I2li0 setSu+ 2H0.

Avec le plomb, le sucre fournit un composé := Su 4 4 PbO. Avec le sel marin , il forme un composé bien cristallisahle :

KaCl

= Su +

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