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(:i^ ;itmosplicTi(Hic. (À-la rcsiilto <lc l'îiclinn iiKMiH'do rjcidcsiilfiireux siii l'iuiJe niliif|iic ; I lus t.iril , quand le ga/. siilfmiii\ agit siii- le lii|iii(!o ^Cl■t ou jaune qni'iésulte de celle preniiére phase , les vapcui's rouges disparaissent en grande partie ; le proiluit qui se /orme alors est nu bioxyde d'a/.ulc rnt-éreincnt pur, absorbable , sans aucun résidu , par les sels de prolo\.vde de fer.
M. Péligot sVst encore assuré que l'acide ni- Iriquo, nième Irés-étcndu d'eau, transforme l'acide sulfureux en acide suliurique. si l'on a soin d'élever la température de «o à 80 degrés. Des expériences qui précédent, on est conduit à admettre que l'acide sulfuri(|ne qui se produit sons rinfliicnce d'un excès de ga/. sulfureux, doit élrc enliércuient exempt d'acide nitrique. Cette considération est trés-importanlc pour la pratique; car on sait que l'aeide sulfuriqne du commerce se trouve quelquefois souillé dune proportion plus ou moins grande de produits nitreux, dont la présence est nuisible pour certaines opérations.
A l'occasion du mémoire de .M. l'éligot (.sur 1.1 théorie de la f ibrittilion de l'acide sulfuliquel, M. liaudriniont ( 'oniptcs rcmliis dis srancta île l' JcnJeinie des sciences, année I8S1 1 rappelle qu'il a établi :
1° Que la formation de l'acide nitrique doit précéder toujours celle de l'acide sulfurîque; 2° Que si l'on fait pas.ser un courant de gaz sulfureux dans de l'acide nitrique dilué, ou dans de l'eau oii l'on a ajouté de l'acide liyponitrique.ce qui est délinitivement la même chose , il ne se dégage que du bioxyde d'azote tjc.s-pur.
M. Baudrimont n'admet pas, avec M. Pélipot, que l'acide su fureux réagissant sur l'aciilc nitrique donne nécessairement lieu à de l'.i- <i<le liyponitrique , qui, à l'i-xcliision de tout autre pioduit oxygéné de l'a/ote , doive régénérer l'acide nitrique. Il ajoute qu'en chrrcliant à se rapprocher des conditions dans Irsquell 'S se fabrique l'acide snlfuri(|ue, un n'observe nullement la formation de l'acidj hyponilrique. i:n effet, si l'on adapte à un giarul flacon à tubulure un appareil propre à donner de la vapeur d'eau, un antre appareil donn.ir.t rie l'acide sulfureux, un troisième donnant des vapc(us d'iicide nitrique, et enfin un ImIjC ouvert poiu' éviter une explosion ; si l'on remplit d'abord le llacon de vapeurs u'eau, puis de ga7. sulfureux , et si l'on fait enfin parvenir de la vapeur d'acide nitrique, il se for.i e de l'acide sulfurîque , et l'on n'observe pas la moindre trcicc de viipcur riililunte. (Concluant de cette expérience que l'acide hyponitrique n'est point un produit nécessaire de la réaction de l'acide siillurcux en excès sur l'acide nitrique , M. i;audriu;ont parait disposé à admettre qr.e la production du compose qui donne naissance aux cnsiaux des dianili-esde plomb n'est pas étrangère â celle de l'aridi' sulfuri(iiie. l.a facilité avec laquelle te pnuhiit le composé cristallin dont il s'agit,
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s.T rapide destruction pat 1 eau , tout, dit M. H.iudrimont, porte à penser qu'd se forme réelUtment , mais (jne son existence n'c'-t qu'instantanée. Dans ce cas, ce n'est phis simplement l'acide sulfureux qui enlève de l'oxy . gène à l'acide nitrique pour devenir acide siilfurique ; ce sent leurs éléments qui s'unissent d'abord et donnent nais.sance â un produit qui se décompose par la présence de l'eau , eu donnant de l'acide suUurique et de l'acide nitreux.
2" yJcide sulfuriqne anhydre (SO^ \ Synonymes : Acide sn(tiiriqitc glacial , acide siilfnriqiie fumant , acide de A'ordhanscn. Il est .solide à une température basse, et a — a:)° il cristallise en aiguilles blanches, op.iqucs, ayant l'aspect de l'asbeste. Il se liquelie a 2.i=, et bout entre 20° et 30°. L'ébullilion se fait par soubresauts. \ la température ordinaire ( i;;° 1, il répand des vapeuis blanches très-suffocantes , et disparaît peu à peu sans résidu. Sa densité est 1,97.
lorsqu'on met l'acide sulfuriqne anhydre eu contact avec de la baryte ou de la chaux, il se produit une température tellement élevée, que les vases dans lesquels on fait IVxperienre se brisent ordinairement avec violence. Ov ^ en cliaiiffant le sulfate qui en résulte . le poids est le même avant et après la calcinalion . donc, l'acide sulfuriqne ne contenait pas d'eau. I.'acidc .sulfuriqne anhydre est absorbé ( a — IJ° I en grande quantité par les chlorures de soufre, de pho.spliorc, d'étain, de bisniulh. et par beaucoup d'autres chlorures; il se forme, dans cette circonstance, das produits (|ui n'ont pas encore été suffisamment examinés.
Projeté dans l'eau, il produit une efferve.^cenee et un bruit semblable â celui que produirait un fer chaud : il ne se dégage point de gaz , et il se forme de l'acide sulfuriquc ordin.iire.
On prépare l'acide sulfuriqne anhydre par la disliiUiîioa de l'huile de vitriol qui porte le nom de Isordhausen, petite ville du royaume de Prusse près de Goettingue , ou l'on prépare cet acide en grand par la caicination du sulfate de fer ( vitriol vert \ l.'huile de vitriol de JSordhausen se compose, d'après Vogel, d'acide sul/uiiquc anhydre et dacide suihirique hvdiaté. lin distillant cet acide, on obtient d'abord des vapeurs blanches très-épaisses qui se condensent, sous forme de cristaux . dans un récipient entouré d'un mélange réfrigérant ( à -20° |. .Si l'on n'arrêtait pas la température à temps, l'acide sulfuriqne hydrate passerait lui-même dans le récipient.
On peut encore préparer l'acide sulfuriqne anhydre par la distillation de l'acide sulfurîque concentré du commerce. I.'ariile sulfurîque anhydre distille le premier sx)us forme de vapi'urs blantlies et très-épaivsis.
\a coinposiliiin de l'acide sulfuriqne anhvdre est celle de l'acide sulfuriqne onh.iaire coiicenlré, auquel on relrauclie un équivalent
U'i'iiii ( 112, lu, ) Srs usages sont ;i pfii yiri'-s nuls. I.'aciUe sulhiriqiie anhydre Uillérc , coinnic nous venons de le voir, coinpKteineiit lie l'acide sulfnriquc ordinaire, avec lequel il n'a , pour ainsi dire, de commun que le nom, tant sont profonds les changements que peut ;imener la présence d'un seul équivalent d'eau.
SURFACE. Étendue n'ayant que deu\ diiDcnsions, la longueur et la largeur. Les sin-- /ace.i planes sont celles sur lesquelles on peut .ippllquer exactement une ligne droite dans tous les sens. Les sur/aces courbes sont celles dont tous les points sont dans des directions différentes.
SURIXAHIXE. Matière blanche, cristalline, trouvée par Huttenschmidt dans S'extrait aqueux de l'écorcc du Ceoffrira si'rin'imeniis et du G. inermis. Elle s y rencontre avec la janiaieine, dont elle partage la idupart des )>ropriétés. Klle est tiès-solublo dans 1 eau bouillante et moins soluble dans l'alcool. 1,'acide hyponitrique la colore en bleu. Elle forme des sels cristallisables peu .solubles. Composition non déterminée.
SYLVUjlE ( AeiJe ). Synonyme : Itésiitehéta de la colopliune. C'est le résidu cristalllsiible de la colophane, où il .se trouve accompagné de l'acide pini(iue ( résine-alpha ). Pour l'obtenir, on délaye de la poudre de colophane dans de l'alcool de o,G0; au bout de quelque temps, l'acide sylviquese dépo.sesous ïornie de flocons jaunes qu'on purifie par l'alcool bouillant. 11 cristallise, par refpoidisscment , sous forme de prismes quadrilatères à base ) bombe, fusibles à loî», solubles dans l'alcool anhydre et l'éthcr. 11 se combine avec les bases, pour foriner des sels v sijlrutcs ) solubles dans l'alcool et l'étber. Formule : C" 11"' O^ I H. Uose ).
SYMPiÉzosiÈTRE. ( Ue (Tuv, avcc, Tz\i'C,a- (Jiai, je presse, et [j.£Tpov, mesure. ) Appareil imaginé par M. Bunten, et desiiné à mesurer la pression atmosphérique par la température de l'air. 11 est gradué de telle sorte que, les effets de la température étant connus , on puisse en déduire ceux, de la pression, et, par suite, ia valeur ab.solue de celte pression en ceutimétres ou millimétrés de mercure. Le sympié/ométre a, poiu' la marine, de grands avantages sur le baromètre, dont les observations à bord d'un bâtiment offrent toujours bien des difficultés.
SYlMAPTASE. M. Robiquct a donné ce nom i\ une substance particulière, trcs-altérabte . communiquant au blanc des amandes douces et des amandes amères la propriété de changer l'amygdaline en acide cyanhydrique. Peu connue.
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.sv\c:llRo:VisMP.. ; De aOv, avec, cl ^povo;, temps), (in emploie quelquefois ce iiiot pour exprimer l'identilé des temps dans lesquels deux ou plusieurs choses coïncident.
SYiVTiHiSE. ( De cruvTÎOriiJii , je compose i. On appelle aiasi l'opération inverse de l'analyse. I,a synthèse se propose de reconstruire les éléments ou les produits de l'analyse ; c'est souvent la contre-épreuve de l'analyse, lin chimie minérale , où l'on a affaire il des éléments stables , résistant à l'action de la chaleur, la synthèse est presque toujours possible. Ainsi , an moyen de l'électricité , on décompo.se l'eau en oxygène et en hydrogène : c'est là l'analyse; et à l'aide du même agent on ibange ers mêmes éléments en eau : c'c.s.t cette opération qu'on appelle synthèse.
Kn chimie organique l'analyse est possible; mais la .synthè.se ne l'est presque jamais , du moins dans l'état actuel de la science. .Ainsi , l'analyse nous apprend que le sucre se compose de douze équivalents de carbone , de dix équivalents d'oxygène et de dix équivalents d'hydrogène. Mais il n'y a aucun procédé de synthèse à l'aide duquel nous puissions faire du sucre avec ces mêmes quantités de carbone, d'hydrogène et d'oxygène. La décomposition n'est souvent possible qu'à la condition de faire une synthèse. Exemple : On décompose (réduit) un oxyde méiallique, au moyen du charbon ou de l'hydrogène; mais la décomposition ( réduction ) n'a lieu qu'autant que le carbone ou l'hydrogène se sont transformés l'un en acide carbonique ou en oxyde de carbone, l'autre en eau.
SYRi\Gi:vE. Synonyme : Lilticine. Matière cristalline, blanche , qu'on obtient en évaporant à moitié le deeoctum des feuilles de lilas ( Syrinija vulquris ),en y ajoutant du sousacétate de plomb , en concentrant davantage la liqueur, et en y mêlant un excès de magnésie calcinée. Le résidu est repris par Veau, et traité ensuite par l'alcool bouillant ; la solution laisse, par le refroidissement .déposer la syringinc cristallisée en petites aiguilles U'gères, semblables à la méconine. Lasyrtngine, insoluble dans l'étber el les acides , se dissout très-bien dans l'alcool aqueux. .Sa saveur est franchement aniêrc. Composit.on non déterminée.
SYSTÈME. ( lie cûv, ensemble, et 'icrTrifj.i , je place I. Réunion de plusieurs principes dont on tire des conséquences, et sur lesquels on fonde une théorie ou une doctrine. Dans les sciences d'ob.servation, on doit être trèssobre de svstèmes.
TABAC. On applique particulièrement ce fumée du tabac au moyen de l'aspirateur de
nom aux feuilles desséchées ou pulvérisées du l'.runner, et l'a souKiise a l'analyse. Il adapta à
Mcotiana tabacum . plante de la famille des cet aspirateur un long tube de verre, mis en
solanées, qui toutes renferment des principes coiiimuuieation a\ec une pipe allumée. Dans
trCs-actifs et vénéneux. M. Zeisea reeueilli la q |el(|,,e^ expériences, la fumée était cibligée