TAB
de traverser une dissolution de potasse , dans d'aiilrcs de l'iicide siilfuiiiiue peu étendu . ou bun .lussi un lubo assez lai'ye, rempli de fraj,'menls de \crrc et refroidi. liien qu'on obtienne ;iinsi les produits qui couMituent la fumée du tabac, il est é>ident qu'on devra les obtenir en pliLS grande quantité encore en soumettant le î.i.Vic tout simplement a la dislillation sèche. Iwi opérant sur plusieurs livres de tabac, ou a recueilli , outre les j,'a/, ordinaires, un liquide aqueux brun et rougeàtre, ainsi qu'une matière brun-noir, goudronneuse ou gi'asse. M. Zeise y a constaté la présence de l'acide butyrique , de l'aïunioniaque, de la parafline , d'une huile empvreumatique particulière ( renfermant : carbone 7 1,0, hydrogène 1 1,", et oxygène 17,2 ), et de divers composés résineux; il n y a point trouvé de créosote , ce qui explique iicut.étre pourquoi la funiév de tabac a'a pas cette ûcrctè qui caractérise la fumée du bois,
M. Melscns , qui s'est égalenjcnt occupe de l'analyse du tabac, \icnt d'y constater la présence de la nicotine. Ce chimiste avait été conduit à examiner ces produits en relléehissaut aux symiitô.iics alarmants qui ^e uiaiiife.-itent chez, le-i personnes qui fuirent pour la prcn.ière fois , et en consi lérant la répulsion I r.ifonde que montient tous les aniiiiaux pour l'odeur du tabac. 11 avait en outre remarque (,ue plusieurs insectes sont promptenient asphy xjés dans une atmosphère de fumée. Quand ou fait usage de pipes allemandes , il .s'accuiiiiile, au fond des pompes dont elles sont munies, un liquide brun, fort acre , o'une odeur très-repoussante ;celiquidese trouve mélange d'un produit huileux , seml-fluidc. Quelques gouttes de la portion aqueu.sc versées dans le bec d'un oiseau le frappent d'une mort instantanée.
houpçonnant dans ce liquide la présence de la nicotine, iM. Melscns lit les cspérienees nécessaires pour s'en assurer. Il découpa gross èrcment des feuilles de labac de Virginie, et les introduisit dans une très-grande pipe en porcelaine, dispo.sée sur un llacou de Woiiy ; un tube de verre, adapté à la queue de la pipo, amenait les produits de la combustion au fond du vase. Ces produits se rendaient ensuite au fond d'une carafe qui renfermait un peu d'e.u, puis dans une autre contenant de l'acide sulf;iru|ue élcndii de deux fois son volume d'eau , eiiQn dans une troisième , oii l'acide sulfurique était étendu seulement d'une fois son volume d'eau. Ce système était en comniunication a\ec un grand tonneau rempli d'eau, qui, par son écoulement, déterminait un courant d'air à travers l'appareil. C'est a peu piès le sys'ème dont M. Zeise a fait usage dans ses recherches.
M. Melsens a particulièrement fixé son attention sur le liquide aqueux contenu dans le premier flacon, et auquel il a reconnu des jiropriétés vénéneuses Intenses; en effet ce litiuide tuait un chien presque iasUiuliuié-