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enlève par l'alcool bouillant, l.'amygdaline existe aussi dans les baies du laurier- cerise. Sa composition est représentée par la formule :
AMYGDALiQijE ( Acide ). Découvcrt par Woetiler et Uebig. On prépare l'acide amygdaliqiie en fai.sant bouillir un mélange d'eau de baryte et de solution aqueuse d'aiiiygdaline, et on séparant ensuite la baryte par l'acide sulfuriquc. La liqueur est évaporée au bainiiiarie. Cet acide se présente sous forme d'une masse incolore, amorphe, d'une saveur aigrelette. II est insoluble dans l'alcool et dans l'éther. Les amygdalates restent encore à étudier. Fonnule de l'acide amvgdalique : C"*" H^* On + HO.
ANALYSE. ( Du mot grec àvaXOw , je résous, je délif.) L'analy.se est un mode d'opération qui consiste à découiposcr en ses éléments un corps ou un assemblage de corps quelconque. L'objet de l'analyse peut appartenir, soit au régne animal, soit au régne yég('tal ou au règne minéral; la matière sur laquelle porte l'analyse peut être organique ou tnorgani(|ue. L'opération analytique n'est point également facile dans l'un ou dans l'autre cas. En effet , la matière à analyser appartientelle au règne minéral, en un mot, est-elle inorganique, l'analyse est, en général, facile pour celui qui a l'habitude des travaux de ce genre, et les résultats obtenus sont presque toujours sensiblement les mêmes. I^ matière à analyser appartient-elle, au contraire, au règne végétal ou au règne anlin.Tl, l'analyse devient extraordinaircment dilDcile; elle présente quelquefois des obstacles;! celui-là même qui a la plus grande habitude de ces travaux, et les résultats obtenus ne sont pas constamment les mêmes. Ces difficultés tiennent principalement à l'instabilité ou à l'ex- Iréme mobilité des éléments. C'est ici le lieu rie définir ce que c'est qu'un corps organisé et un corps organique, expressions qu'on a souvent confondues et que l'on confond encore l'une avec l'autre. Un corps organisé est celui dans lequel les différents organes destinés à l'entretien de la vie fonctionnent dans toute leur intégrité, en un mot, c'est un corps vivant; et tout corps organisé, dés que l'analyse cherche à l'attaquer, se détruit irrévocablement. Ainsi, le sang est un corps organisé tant qu'il coule dans les veines et dans les artères; mais, retiré de ces vaisseaux, il cesse instantanément d'être ce qu'il était, ses molécules prennent un autre arrangement, et semblent obéira une autre foiee que celle de la vie. Cette tendance à la transformation ne s'arrête point , elle amène sans cesse d'autres phénomènes, elle va à l'inlini; et ce corps auparavant organisé, et dans lequel la vie est maintenant éteinte, est ce qu'on appelle corps organique. En résumé, les corps organisés sont en quelque .sorte en dehors du domaine de l'analy-se ; ils appartiennent à une sphère où il ne nous est pas permis d'opérer avec
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nos réactifs et nos agents ordinaires. Quant aux corps organiques , ils sont, il est vrai, accessibles à nos moyens d'analyse ; mais les résultats qu'on obtient sont souvent défectueux, ce qui tient préei.sément à la grande mobilité des éléments de la matière organique. On a distingué l'analyse en qualitative et quantitative. L'analyse qualitative ne s'occupe que de constater simplement les différentes espèces de substances existant dans un composé donné. L'analyse quantitative a pour objet de constater la quantité ou le poids de chacune des substances indiquées par l'analyse qualitative. — Les principaux agents de l'analyse sont le calorique, l'électricité, et différents réactifs donnant nai.ssance à des précipités insolubles ou du moins très-peu solubles, exactement connus et déterminés. Ainsi, par exemple, quand on veut doser l'acide sulfurique, on se sert d'une dissolution de baryte; le précipité qu'on obtient est du sulfate de baryte insoluble, qu'on ramasse sur le fillre; après l'avoir lavé et séché, on le pèse. Or, sachant que telle quantité de sulfale neutre de baryte contient tant de baryte et tant d'acide sulfurique, on a nécessairement la quantité d'acide sulfurique qu'on cherche. Pour doser l'acide chlorhydrique , on .se sert du nitrate d'argent; pour les sels de chaux, on emploie l'oxalate d'ammoniaque; pour les sels d'alumine, le sulfate de pota.sse, etc. Et si la baryte et le sel d'argent se^^ ent à doser l'acide sulfurique et l'acide chlorhydrique, ces deux acides servent réciproquement à doser, l'un la baryte, l'autre l'argent.
L'analyse qui procède par le moyen du calorique s'appelle analyse par voie sèche, ceWe qui procède par le moyen des réactifs sur les substances en dissolution, s'appelle analyse par voie humide. La dernière donne, en général, des résultats pins nets et plus exact.s que la première; car il y a des chances de perte surtout lorsque les substances ne sont ni complètement fixes, ni compléteuîcnt volatiles, ce qui a presque toujours lieu. L'électricité est un des agents de décomposition les [iliis puissants; c'est au moyen de i'élcctricité qu'on est arrivé à décomposer les bases alcalines et terreuses, réputées simples pendant fort longtemps. Néanmoins, on ne .se .sert guère de l'électricité dans les analyses ordinaires.
A\ÉMOiiÈTEE. Instrument servant à mesurer la direction et la force du vent. L'anémomètre le plus ancien, c'est la girouette; mais elle ne fait connaître que la direction du vent. Après avoir connu la direction du vent, on a voulu en connaiire aussi la force: parmi les nombreuses inventions qu'on a pioposées pour atteindre ce but, nous couunumqueroDSL ici la plus simple.
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L'in? tniuient dont nous donnons ici la figure est coiTipost- d'une planche d'un pied farré, portant au milieu une tige en bois adaptée solidement. Cette tige entre et glisse librement dans une caisse, munie d'un ressort à boudin, sur lequel s'attache l'extrémité de la tige. Ce ressort cède en proporlinn de la force du vent qui pousse la planche. Un des côtés de la tige est taillé en crémaillère, et chaque cran, en entrant dans la boîte, soulève une petite bride à ressort faible qxn retombe aussitôt, et empêche la tige de ressortir une fois qu'elle est entrée. Les crans portent des nombres indiquant la force du vcr.t qui leur correspond. Pour évaluer en poids connus l'impulsion du vent et pour graduer l'inslruuient, on le place verticalement; on met sur le plancher les poids nécessaires pour faire entrer la tige d'un cran , et snccessivement jusqu'à ce qu'on ait fait entrer tous les crans: les poids écrits vis-à-vis de chaque cran indiquent de combien de grammes a été la force du vent depuis la dernière observation.
AXÉJlo\i>E. Ce corps a été découvert par Meycr dans différentes espèces d'anémones I .4. piiHatiUa, A. pratensii, A. nemorosa |. On l'obtient par la distillation des feuilles fraîches de ces plantes dans deux fois leur poids d'eau. 1/anémonine se dépose, au bout de quelques semaines , dans le liquide distillé. JCUe a une saveur acre ; elle est solublc dans l'éther et peu soluble dans l'eau. Elle se transforme en acide anémonique par l'action de l'acide chlorhydrique. M. Loewig lui assigne la formule : C H^ 04.
AXÊMO\iQLE (.4cide1. M. I.oewig l'a obtenu en faisant bouillir l'anémonine avec de l'eau de barvte ; on enlév e l'evcès de baryte par un courant d'acide carbonique, et on traite la liqueur par l'acétate de plomb; il se précipite (11- l'auémonate de plomb, auquel on enlève le plomb par l'Iiydrogène sulfuré. I.a liqueur évaporée à siccité offre une matière brunâtre, cassante, amorphe, dune saveur t^ès-acide , Irés-peu soluble dans l'alcool et dans l'elher. C'est l'acide anémonique. Sa composition est représentée par la formule : C~ H4 O^ + 110. I>es «nrmo)i«fcs sont peu connus.
A.XGÉLIQIE (Acide). M. Buchner jeune a découvert, en I812, un nouvel acide dans la racine d'angélique. Pour obtenir cet acide, on épuise la racine d'angélique avec de l'alcool; on distille l'alcool jusqu'à ce que la liqueur se
I sépare en deux couches. La couche .supérieure, épa'isse et résineuse ( baume d'angélique ) , est mélangée avec une .solution de potasse caustique, et l'on soumet le tout à la distillation. En suturant la potas.se par un léger excès d'acide sulfurique, et en distillant de nouveau, on obtient l'acide angélique sous forme de gouttes
I huileuses dans le produit de la distillation. Cet acide cristallise à quelques degrés au-dessus de 0° ; son odeur rappelle celle de l'acide valérianique. 11 n'a pas encore été e.vactement analysé.
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A.VILIXE. Ce corps a été uHcnii par iritzsclie en décomposant l'acide antluanilique. C'est un liquide oléagineux, incolore, d'une odeur forte M désagréable. Il jaunit a l'air, et se change en une matière résineuse. Sa composition est formulée parC'^ H'N.
AMLIOfE. f'Oi/eZ INDIGOTIQCE (Acide |.
AMSiQlE I Acide ). C'est un produit de réaction de l'acide nitrique, d'une densité de ïo à 24° B., sur l'essence d'anis concrète. Pour 1 avoir pur, on le lave à l'eau distillée froide et on le dissout daas l'ammoniaque, avec laquelle l'acide anisique forme un sel cristallin, qu'on décompose ensuite par l'acide nitrique faible. L'acide ainsi obtenu est incolore , et cristalUss en longues aiguilles. Insoluble dans l'eau froide , il se dissout dans l'eau bouillante et dans l'alcool. 11 est volaHli.sable sans décomposition. Distillé avec 7 à s parties de baryte caustique, il fournit une huile volatile d'une légère odeur d'amandes anières, â laquelle i\l. Cahours a donné le nom à'anisol. La composition de l'acide anisique est représentée par la formule : C'^ H» 0^ + 110 (Cahour.s).
A.vxEAl'X colores. [Optique.) Voici coirment on produit les anneaux colorés obtenu.i pour la première fois par Newton : on prend un miroir concave d'un coté et conve.xe de l'autre, travaillé sur une sphère de e pieds ( anglais I de rayon, et enduit de vif argent du côté convexe. Au fo> er, c'est-à-dire , à 0 i)ied» du miroir, on place un carton blanc, percé d'un petit trou dans le milieu. Dans une chambre rendue obscure , on laisse entrer un rayon (!« lumière par un trou d'un tiers de pouce; ce ravon pass? par le trou du carton et va frapper le miroir. 11 est réfléchi .sur le carton eu anneaux concentriques, colorés, pareils à de* arcs-en-cicl. Ces amicaux en\ ironneut le trou ' du carton. Lor.sque le soleil est brillant, on découvre quelques faibles linéacnents d'un sixième et d'un septième anneau ; mais eu les regardant à travers un prisme , on en distingue jusqu'à treize. En décomposant par un prismele rayon de lumière admis dans la chambre obsciue , et ne laissant arriver sur le niiroiique l'une des couleurs, tandis que les autres sont intercept.ées , on ue voit plus sur le carton que des anneaux de même couleur séparés par des intermittences obscures; de sorte qu'en ne laissant arriver que le rayon rouge. on n'a que des anneaux rouges ; et des anneaux bleus, lorsqu'on n'admet que le rayon, bleu. Lorsque les anneaux sont ainsi composés d'iUie seule couleur, les carrés de leurs diamètres, mesurés entre les parties les plu» lumineuses de leur orbite, sont, suivant l.-i proportion arithmétique des nombres, 0, 1,2, 3. 4, etc., et les carrés des diamètres de leurs intervalles obscurs sont suivant les progressions des nombres Intermédiaires, 1.2, 1 1/2, 2 1 2, 3 1/2. Mais si la couleur change, la grandeur des anneaux change aussi. C'ejt dani le ruufje que les anneaux ont les pla»