‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 275 sur 322 · TET · texte numérisé non relu

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dpr a c-îtrait du llic on/e substances , qui sont ti'aillc-urs celles qui entrent dans la composition de toutes tes feuilles. Ce même chimiste a trouvé oans les diveises sortes de thé de Chine et de Ja^a une quantité de théine un peu moindre de i 2 p. c. de leur poids.

M. Stenhouse , dans un travail récent, porte cette proportion de lut a o.ss.

De son cùté.M. l'éligot a communiqué à l'Académie des recherches sur le thé, qui renferment plusieurs faits intéressants.

l.a connaissance des principes a/.otés étant fort importante pour l'Iiistoire physiologique du thé, M. Péligot a d"abord déterminé l'azote total contenu dans cette feuille ; puis il a cherché à Lsoler les matières entre lesquelles cet a/.ote se trouve réparti.

En dosant l'a/ote a l'état de gai , il a obtenu les nombres suivants :

Thé pékoé , 6,.>8 azote dans loo de thé

— poudre à canon , 6,13 dessé-jhé a 100.

— sou-chong, 6,i.i

— assam , s, 10

Cette proportion d'azote est beaucoup plus considérable que celle qui a été constatée dans aucun des végétaux analysés jus(]u'a ce jour. 1.3 proportion de produits solubles dans l'eau chaude varie tres-notablement, et dépend surtout de rage de la feuille, qui est plus jeune, et par suite moins ligneuse , dans le ïlié vert que dans le thé noir. M. l'éligot en a trouvé de 08,1 à 47,1 pour cent, lia vu aussi que les thés verts renferment encore 10. et les thés noii-s s pour cent d'eau , provenant soit d'une dessiccation incomplète , soit d'une absorption pendant le transport.

La théine s'y trouve en quantité plus considérable que les chimistes ne l'avaient admis jusqu'alors ; M. PéUgot, en effet, a retiré les quantités suivantes de théine de 100 parties de : Thé hyson , ï.io

Autre échantillon , ï,.i6

Mélange à parties égales de poudre à canon, de hvson, d'impérial , de caper et de pékoé, 2,"0

Poudre à canon , i,i

Autre échantillon , ô.î

Mais ces quantités sont insuffisantes pour représenter à l'état de théine tout l'a/ote de l'infusion.

Au moyen du procédé suivant , M. Péligot est parvenu à constater une proportion de théine plus considérable que celle qu'il avait d'abord obtenue. On ajoute a l'infusion de thé chaude du sous-acétate de plomb, puis de l'ammoniaque ; dans la liqueur séparée par la liltration du précipité qui se forme , on fait passer un courant d'hydrogène sulfuré , et l'on évapore à une douce chaleur la liqueur débarrassée du sulfure de plomb ; on obtient par le refroidissement une abondante cnstaliisalioii de théine, et une eau-mère qui fournit de nouveaux cristaux par une cvaporation ménagée. On purifie les preuùers cristaux en les faisant cristalliser dans l'eau, et l'on se

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sert de leur eau-inèrc pour di.ssoudr" les se couds, de manière à a>oir, par des cristallisations méthodiques, le moins d'eau et le plus de cristaux possible. V.a procédant ainsi , M. l'éligot a retiré 1 gram. M de théine cristallisée de 30 grammes de thé poudre à canon, soit 5,8» p. c. Mais il reste un liquide sirupeux qui fournit encore de la théine a l'aide du tannin , de manière qu'eu somme 100 parties de ce thé fournissent 6,21 de théine.

Ces expériences prouvent que la théine est la principale matière azotée du thé , et qu'elle y existe en quantité beaucoup plus considérable qu'on ne l'avait admis jusqu'à ce jour.

Mais la portion insoluble dans l'eau bouillante contient aussi un principe azoté qu'on a considéré comme identique avec la caséine du lait. Ij rencontre de cette matière dans le thé est un lait d'autant plus digne d'intérêt qu'elle s'y trouve dans une très-forte proportion, si , comme cela est vraisemblable , la majeure partie de l'a/ote contenu dans la feuille épuisée lui appartient, lin admettant , en effet, avec MM. Dumas et Cahours, 16 p. lOO d'azote dans la caséine, les feuilles épuisées ne contiendraient pas moins de 23 centièmes de cette matière; le thé, dans son état ordmaire, en renfermerait u à 13 p. 100 Touti f jis, M. Péligot n'a pas réussi a séparer du thé toute cette caséine.

Dans tous les cas , -on voit par ces expériences que le thé renferme une proportion d'azote tout à fait exceplionncUe.

THEBAixE. Synonyme : Paramorphir.c.

Matière cristalline découverte par Thibouméry dans l'opium ; elle a été ensuite exaudnée par Pelletier et Couerbe. Elle a une saveur acre et une réaction fort alcaline. Peu soluble dans l'eau, elle se dissout très-bien dans l'alcool et l'élher. Elle fond entre isn et 130" , et se concrète à 110°. 1 lie devient électrique parle frottement. 1,'acide sulfurique, mêlé d'acide nitrique, la colore en rouge de sang. Lesacldes concentrés la résinilicnt. Neutralisée par les aciiles étendus, elle donne des sels cristallisablés , d'où elle est précipitée par les acides.

Pour obtenir la thébaïne, on traite une infusion d'opiuiu par l'hydrate de chaux , on lave le précipité, on le dissout dans un acide étendu, on précipite la solution par l'ammoniaque . ou des-sèche le précipité , et on le dissout dans l'alcool ou l'étlicr, où la thébaïne cristallise par révapuralion du liquide.

Formule de la thébaïne cristallisée : C*

THÉINE, /^'oyc:; Caféine.

TiiÉoBiioMixE. ( De Ôôo^jdieu.et ppôjfjia, aliment. ) Matière analogue a la caféine, extraite par M. ^\ oskrcscnsky de la fève de cac.io. Tour l'obtenir, on traite des fèves de cacao . telles Que les fournit le commerce , |)ar de l'eau distillée; puis on les fait digérer pendant quelque temps au bain-marie, et on passe l'evtraita Iravcrsde la toile. Une solution d'acétate de plomb ajoutée avec précaution pro-

TlîK

diiit un piùcipiléyboiiilant, et le liquide clair, purifié tic l'excès de plomb, fuiiruil par l'cvaporation une substance blani-lie , contenant encore un peu de la uialiére colorante de leaiiniére. Pour la purilicr , on la redissout dans (le l'alcool bouillant , et on liUrc la solution encore cbaude; de cette manière, on obtient par le refroidissement une poudre cristalline, blanche et lèfièrenient roiiKeâtre, qu on traite de nouveau par l'aleool jusqu'à ce qu'elle soit cnlièrenient pure.

ATaspect seul, on reconnaît aisément que cette matière n'est point la caféine, mais que c'est un coi-ps particulier, la t/ièobroininc. C'est une poudre cristalline, d'une saveur araère, analogue à celle de la caféine et de la fève de cacao: cependant , à cause du peu de solubilité de la substance, sa saveur ne se développe que lentement, et a peu d'intensité. La tliéobromine ne s'altère p.is à l'air ; à loa», elle ncperdque oo.si de son poids; à 2.;o-, elle commence à brunir ; et, aune teuipéralure plus élevée, elle se volatilise en produisant un sublimé cristallin, et en laissant un peu de charbon. Elle est peu soluble dans l'eau bouillante ; le liquide refroidi est légèrement opalin . ce qui prouve que la thoobroiuine est encore bien moins soluble dans l'eau froide. Oe même , elle est encore moins soluble dans l'alcool et l'élher que dans l'eau. M les acides ni les alcalis ne la décomposent , et ne forment de combinaison avec elle. Le tannin donne avec elle une combinaison qui se dissout dans im excès d'acide , dans l'alcool , et même dans l'eau bouillante.

La solution a(iueusc de tliéobromine produit, avec une solution étendue de perehlorure de mercure, un -précipilé blanc, cristallin, peu soluble dans l'eau et l'alcool , et qui est proliableiuent une combinaison de sublimé avec la sidjstance employée.

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