‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 274 sur 322 · TET · texte numérisé non relu

TET

ie lucleiU aise/. Inlinipnicnt et iinifonnémcnt. (li'st au contraire par le lavage qu'on pt'ut donner à l'argile et au sable le degré et l'égalité de linesse nécessaires pour qu'il en résulte un bon mélange. Kn un mot, les mouleurs feraient bien d'imiter d'un bout a l'autre les procédés auxquels les potiers ont recours pour la préparation de leurs terres ; mais le* opérations du mouleur n'exigent pas, a beaucoup près , autant de soin et d'attention. Ces opérations peuvent être assez cxpéditives, si on lestait en grand; mais il vaut encore mieux se livrer à la reclierchc des mélanges naturels , reeherclies qui sont rarement infructueuses lorsqu'on les dirige avec intelligence.

(;e n'est donc que par l'impossibilité de faire autrement que l'on se détermine à faire des mélanges artificiels de sable et d'argile; mais les mélanges naturels ont souvent besoin de quelques préparations, dont le but est de les amener au degré de cohésion et de finesse dont on a besoin.

i« Si on trouve une terre dont le sable soit tel T]n'il convient, mais qui contienne trop d'argile, on lui fera subir un la\age, pour enever l'evccs de terre argileuse : mais comme l'effet de ce la\age ne se réduit pas toujours à celui qu'on a en vue; comme le sable déposé le premier au fond delà cuve ne contient presque point d'argile, au lieu que la couche supérieure du dépôt en contient beaucoup, il faudra brosser fortement et lonsleuips ce mélange, alin de lui rendre l'homogéneilé, qui est uneo' es qualités essentielles de loute bonne terre ;i mouler.

î= Si au contraire le sable ne contient pas naturellement assez, d'argile , \\ est indispensable d'en ajouter ; mais alors la trituration se fait mieux a sec. t)n subdi\isera la ma.sse des teries en volumes à peu prés égaux , à chacun (les:|uelson ajoutera unequan ité proportionnelle d'argile desséchée et pulvéruleute. On réunira toutes ces parties de sable renJues plus argileuses , et on les corroiera longtemps, en y ajoutant un peu d'eau , assez, .seulement pour empêcher que l'argile la plus ténue ne s'en aille en poussière.

5° Si le .sable est trop gros , on le lavera en décaulant l'eau chargée d'argile et de s.ible lin, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que les grains trop volumineux et trop pesants. On lùi.-i.sera déposer toutee que le lavage aura entrainé, et l'on corroiera avec soin, après avoir cssjijési la quantité d'argile qu'il a retenue est celle qui convient.

Lorsqu'on est parvenu à trouver ou à composer les terres propres au moulage, il s'agit de les cmplojer selon leur nalui-e et leurs propriétés.

1 ÉïRAi HioMQLE ( Acidc |. ( De xiTTa- (>£;, (|ualre, et Oc'.&v, soufre ; parce qu'il contient 4 éq. de snuire i. Cet acide a été découvert , eu IM2, par MM. (iélis et Kordos,qui l'ont ajipelé {itidr hiumsulfiiriqnc Ijisiiljiire- 11 se forine lorsqu'un salure par de l'iode une

TKT

solution d'hyposullitc de soude : l'iode s'y dis- .sout promplement et sans coloration. Ce sel, à l'et.il cristallin, absorbe un peu plus que la moitié de son poids d'acide. La li(|iieur reste neutre, il ne se sépare pas de soufre, et on y trouve en même temps de l'ioduie de sodium. De la il faut conclure (|ue ï éq. d'hyposullite de soude ( 2 NaO, S^ o- 1 et i éq. d'acide produisent I éq. d'iodure de sodium et un .sel de soude, dont l'acide renferme les éléments de 2 eq d'aeide hyposulfureuv , plus i éq. d'oxygène de la souile = Ka O 4- .S-« O^. On a donc un aci le contenant 4 éq. de so ifre pour i éq. d'acide.

Ce nouvel acide peut être séparé du sel barytique de la même manière que l'acide hyposulfurique. .\ l'état le plus concentré, il présente l'aspect (l'un liquide incolore, acide. H n'est pas décompo.sé par 1 acide sulfurique. Traite par l'acide nilrii|ue , il laisse déposer du soufre, l'ar l'ébullilion . il .se décompose en soufre, en acide sulfureux et en acide sulfurique.

TUÉ, Dans le ojuiiiierce . on donne ce nom aux feuilles roulées et de.s.séchées d'une plante de la même famille que le Camélia, et originaire de la Chine. Des commissaires du gouvernement anglais atteignirent en 18Û6 le pays à tlié près de Ku/oo, et ils \irent pour la p'-c miére fois ce végétal à l'état natif, a deux milles de ce village. C'est un champ (|ui n'excédait pas 200 verges carrées ; le terrain était coupe de petrts ravins nombreuv, et on voyait à la base ('es plus gros arbres de petites élévations tiès-irrégulières. I.e .sol était léger, friable, coloré en jaune, bas et humi.le.

L'arbre à thé , dKiis les endroits où on l'a trouvé, ne dépasse pas la hauteur d'un petit arbre ; le plus .souvent , il a l'apparence d'un buisson ; il est toujours, entouré d'arbres élevés et touffus , qui interceptent les rayons solaires ; ceux qui se trouvent prés de 1 eau ont plus de vigueur.

La feuille du thé d'.\nara est grande, d'un noir de jais ou brun foncé , et trés-fri.sée; on y trouve quelque débris de tige ; sa saveur ressemble beaucoup a celle du souchong brûlé { burnt snu-c/iomi ) ; elle a un arôme délicat et très-suave ; elle donne une infusion trèsagréable au goût , plus foncée que celle du sou-chong ordinaire; enfin, elle a toutes les; qualités que possède le thé de bonne nature, et qai n'a pas éprouve d'altération. Les peur pies d' .\naiii ont pendant longtemps entretenu des relations a; ee la (Jiine ; il paraîtrait même que tous les ans une as.se/. grande quantité de thé serait transportée d'une ville de cette contrée , l'oloiu/, dans l'empire céleste.

Les produits les plus remarquables qu'on ait signalés d;ins le thé sont le tannin, une huile essentielle a laque le il doit son arôme, et qui a une grande inlluenee sur son prix commercial , ainsi qu'un principe fort az.oté et cristallisable , quia été décrit sous les noms de théine, de ca/iiiie et de iiiiiiraniiic.

liidependauimeiit de ces produits , M. Mul-

Page 1