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du mercure que l'appareil renferme à 0= ; par conséquent,

Gîr.o p"

~ ?' = V'" les températures déduites de cette formule sont ilenliques avec celles qu'indiquerait un Ihi-riuométreà tige exactement gradué.

rh>-riiini})ètrc à max'nmnn de M. ll'al- J-rdin. Cet instrument est surtout destiné à mesurer la température à de grandes profondeurs. C'est \in tlicrmométre à mercure ordinaire . portant à sa partie supérieure un ré- K"r\oir de déversement d'une forme partienl-ére, dans lequel se prolonge en pointe isolée le tube lie la lige. I,e Ihcrinniiii'tre à miniviiim. du UMMiie inventeur est vncore mi therlaoïnètre à niercnre ordinaire mais à la par-

TliO

lie inférieure de la tige se Itcuvc im petit réservoir d'alcool dan; le ;uel plonge la pointe isolée (|iii termine le tube, et à la partie supérieure il y a un ré-icrvoir également rempli (l'alcool.

TlllIlCYAXLRT.S. /'0?/er.Slir.F<ICYANURES.

Tilio\i:iilQLE (Acide). Matière cristallisée en aiguilles inaltéj-ables à l'air, découverte par M.M. I.iebiget Wocliler. On l'obtient par l'action ^imuit.uiée (le l'acide su f.ireux et de l'ammoniaque siu' l'allovane , et en décomposant le thionurate de plomb par l'acide sulfliyilrique.

l.'acide thionuriquc est très-.^olnble dans l'eau ; sa dissolution concentrée se prend , par l'ébiillition , en une bouillie blanelie, cristalline, qui est Viirumilc ; le liquide qui surnage renferme de l'acide sulfurique libre, l'ormule : es N^ ir C'4 .s\

l.'acide tliioniiriquc produit avec les alcalis des sel;'- ( ?/;io/i"J'«?cv ) trés-solubles et cristalllsablcs. les tliionurates terreux sont trèspeu solubles, et renferment en général 2 (équivalents de base pour i éijuivalent d'acide. Traités par l'aeidcsulfuriqueconccntré, ils dégagent de l'acide sulfureux.

I.e (lilonnrate d' iniimoniuqiic cr\f.\i\\\\?,e en paillettes nacrées, qui deviennent roses a 100°, en perdant 2 ('quivalcnts d'eau de cristallisation. Cliaufl'é avec un acide minéral, il se déconi|)nse commuc l'aeidc tliionurique.

les tlniinuriilca di' clnuix et de barijtccn» lallisent en prismes microscopiques.

J^iliDMW.MlMC. MM. Varer.trapp et Will 'ont donné ce nom à une combinaison d'ammoniaque et d'essence de moutarde, l.lle est inodore, d'une saveiu" amère, soluble dans l'en; froide, pins soluble dans l'eau bouillante, dans l'alcool et l'éllier. i:ile fond à îo» , et se décompose à 200" en ammoniaque et en uu nouveau corps basif|ue, résinoiilc, tiès-pen soluble dans l'eau. I.a tbiosinamine forme avec les aciiles des sels cristallisables. On l'obtient en laissant l'essence de moutarde en contact avec trois ou quatre fois .son voliuuc û'mw solution aqueuse d'ammoniaque eoncentiée : le mélange se prend au bout de quel:jue temps en une masse cri,stalline. l'ormule : C° II"

TiroRiiiM. Synonyme : Tliorlnlitm. Corps .simple , gris, pulvérulent ; il acquiert , par le frottement, un éclat métallique send)lable à celui du plomb. H brûle au-dessus de la température rouge, avec une lumière trc's-vive, et se convertit en oxyde de lliorium( t/wriiir 1.

I.e thorium produit avec du soufre ( par la voie sèche I un sulfure jaime. 1,'aciile chlorbydrique dissout le thorium avec dégag(Miient d'hydrogène : il se produit un chlorure de tliorinin.

.I.e Iborium existe ( combiné avec l'ox.vgène ) dans la tliavine, dont il a été . pour la première fois, extrait en I820, par M. lîer/.clius.

Lorsqu'on traite a eliaud , par le potassium ,

TilU •

le clilonire (k- tliorium pur. il se proiluit ihr cliloriire de polas^imii suliilile, et le tliorium se précipite sous forme de poudre grise.

Ori/dc (le tliorium. Synonymes : Oxyde de thnrinium ;Tliorine ; Terre de thorium, la lliorine est une substance blanche, pul\érulente, iiisipide et inodore, (.'est la terre la plus pesante ; c'est elle qui aurait du recevoir le nom de baryte I du srec papû; , pesant); car sa densité est n,i. l.a tliorine est infusible. Ui thorine calcinée et anhydre n'est pas attaquée par les acides. A l'état d'hydrate, elle se dissout dans les aciiles et inéuic dans les carbonates alcalins. Ces dissolutions se troublent par l'ébullition.

En se combinant avec l'acide sulfurique , la thorine donne un sulfate de thorine plus soluble à froid qu'a chaud. Ce caractère rapproelie la thorine de la chaux.

I.e cyanofcrrurede potassium -cX l'acide oxalique précipitent les sols de thorine en blanc. Les sulfures solubles les précipitent en jaune ( sulfure do thorium }.

La thorine existe dans la thorite , minéral très-rare qui se rencontre près de Brcvi.t; en Norwégc, Klle existe encore dans le pyrochlore de l Oural ( AVochler ).

On prépare la thorine en traitant la tlioritipar l'acide chiorhydrique , et en précipitarit 1,1 dissolulion par un alcali.

Formule du thorium, Th = n'.ss.

THL'Y.-v. Cet arbre ( Tlniya oectdcutadx \ , de la famille des conifères , contient une huile essentielle parliculière, distincte de l'essence de térébenthine. Cette huile, parfaitement incolore quand elle est récemment préparée, ne tarde pa.s à se colorer en jaune ; c'est elle qui conanunique au thuya l'odeur qui lui est propre ; .sa saveur est acre , elle est très-.soluble dans l'alcool et dans l'éther.

.Soumise à la distillation, l'huile de thuya commence à bouillir a lao degrés, et donne, entre I05 et I97°, un produit de distillation incolore ; à partir de 197°, le point d'ébullition s'élève rapidement ju-s(iu'à 200", et le liquide qui passe est coloré en jaune.

I.e produit obtenu à rai degrés a donné, en 100 parties : carbone, 7i ; hydrogène, io,(;i , oxygène, is.ôd ; tandis que le produit qui distille de 137 à 206° contient : carbone, 76,15; hydrogène, io,«7 ; oxygène , 15,20.

I.'huile do thuya est donc un mélange au moins de deux huiles oxygénées , et ne parait pas contenir d'hydrogène carboné

l,e potassium s'oxyde dans l'huile de thuya , siuis dégagement d'hydrogène . et la transforme en une matière résineu.se. Eu .saturant , par lin acide , la liqueur alcaline qui surnage 1,1 combinaison résineuse provenant de lacliun de la potasse sur l'huile de thuya , ou obtient une petite quantité d'une huile qui possèile les propriétés caractéristiques du (■(trracrol,

1,'iude, en se dissolvant dans l'huile de lliuya , parait dunner , e;ilr;- autres produits ,

TLS

deux earl)ures d'hydrogène particuliers : l'un d'eux, <iue M. .Senweit/er désigne sous le nom de t/iiiyon, est incolore, et doué d'une odeur qui rappelle celle de l'huile de térébenthine ; sa .saveur est ;iere; il est plus léger que l'eau, et bout entre iG.i et i7o° ( Journal d'Erdmnnn et MarehanJ , -.ynniie lait. )

Tiiinr^E. On appelle ainsi la soixantième partie d'une seconde, ou la ûgoo"^ partie d'un(! lidnute d'heure on de degré. On vepré.seute cette mesure par trois petits traits placés a droite et en haut du chiffre. Ainsi, lo" signifie dix tierces.

On donne aussi le même nom à un des intervalles de lainusique.il yena de deux espèces: la tierce majeure et la tierce mineure. La première comprend quatre demi-tons. Deux cordes donnent la tierce majeure, lorsque les nouibres de leurs vibrations, dans le même esparc de temps, sont dans le rapport de 4 : J. l.i tierce mineure comprend trois demi-ton'.. Deux cordes donnent la tiorc; mineure, lorsque les nombres de leurs vibrations, dans le même espace de temps , sont dans le rapport de .; : b.

TISSU On donne ce nom à toute trame organique destinée à protéger les parties essentielles d'un être viiant. Les tissus ont été di\ isés par les chimistes en ceux qui , par l'ébiillition dans l'eau, fourni-ssent de la géîatiue, et ceux qui, par ce même trailenu'ut, loan^-nt de la chondrinc. M. Scherer a publie à ce sMJi't un niéiuoire important inséré dau-i les Jniuilcn der Cheinie , année IS42.

Tis.'^u.' fK'l'ii'-iieii.T. Le tissu cellulaire fournit de' la gela Une , mais comme il est d'une eoui-. position complexe, et qu'il est toujours mêlé d'autres substances, les résultats analytiques (juil donne ne .sont pas très concluants. 1 es tendons , cnnvenablement purifiés , des membranes tégunienlaires, puis macérés pendant qncli|uc temps dans l'eau légèrement .salpe- Ircc , et enlin lavés avec soin à l'eau froid;-, ont été épuisés par l'alcool et l'et lier bouillants. L'analyse a fourni les résultats suivants ; Carbone , o0,77i llydiogène, 7,IJ2

A/Ote, 18,520

Dxygène, 2r.,7o»

La nclèrotique parait également appartenir aux tissus gélatineux, bien qne sou peu de solubilité à l'ébnlition la rapproche plutôt (br 1,1 ehondrine. Après avoir été bouillii de l'alcool et de l'éther, elle a laisse 1 101 de cendré par la combustion

(iompositiou :

avec pour-

100,000 lin admettant pour base, dans toules ces ,uial>ses, la loiiiuilo de la protéine, telle M.

'fis

qu'elle a été Indiquée plus liaut , et en maintenant le nombre des équivalents de charbon couirne quantité invariable , on obtient la formule suivante pour le tissu gélatineux :

tgû }ii>i !Si5 O'S.

Celte formule e\ige en contièmcs :

Carbone , «o 207

Hydrogène , 7,001 Azote, 18.170

Oxygène, 2i,fi22

100,000 Tissus donnant de la chnndrine. I,a chnndriiie, signalée comme un principe particulier par J. Millier, et suiiinise a l'analyse par M. Mulder, se rencontre d.ins les carti âges permanents dans les os avant l'ossilication , dans la cornée de l'œil, et , suivant M. Millier, dans certaines tumeurs palliologiqiies des os. Afin d'examiner ce principe dans .son état naturel et non altéré, M. Schcrer la extrait de In cornée ainsi que des cartilages co.'taux lie jeunes veaux. \.Vf. cartiluf/es rustaiix sont raclés avec un couteau, puis macérés dans l'eau légèrement salpélrée, pour enlever de l'albumine sil y en a , et cnlin bouillis avec de l'alcool et de l'éther. afin de les purifier de matières grasses.

nésultats de l'analyse :

Carbone , M.aaj

Hydrogène, e.sn'i

Azote , 1 4,a08

Oxygène, 27,27).;

100,000 (,a chondrine parait être de la protéine + 1 rau + 3 oxygène.

Tunique moyenne des artères. C'est une membrane blanche, jaunâtre, fort élastique, qui toutefois se déchire assez aisément , malgré son épais.seur. Les libres dont elle .se compose s'enlacent par couches circulaires autour îles artères, et se divisent facilement dans le sens de ces couches. Le diamètre de cliacune de ces libres est de isoo à i;i600 de ligne.

On purifie cette membrane comme les tissus précédents. Séchéc à 100°, elle laisse pour o,.i22 gr. de matière, 0,009 de cendre = 1 ,7 p. c. Résultats analytiques :

Carbone , o3 593

Hydrogène, 6,975 Azote, 13,360

Oxygène, 21,27^

100,000 La formule empirique, déduite de ces nombres, est : C9<- 117' N'2 O"-. La tunique des »i lères ne .se distingue donc de la protéine que par ï atomi's d'eau.

Un autre tissu fort répandu dans l'organisme a h

Carbone, ^i.jïs so.«.i2

Hydrogène, «,(;b7 fi,769

.^zote, I7,;i.-ii i7,»jG

Oxvgcne , f soufre, ( "-"'» J^

100,0(pO I0U,0UU

TIS

aniuial , et que l'on pcu,t considérer comme le fissu protecteuF des organes contre les influences extérieures trop énergiques, c'est le tissu corné. Le rôle que le tissu corné est destiné â remplir lui assigne nécessairement un caractère chimique bien défini , et le renil moins propre aux métamorphoses que les autres tissus. En effet, une fois développé , il n'est que peu ou point sujet à la résorption de ses parties, et ne .s'use que d'une inanièvc mécanique: cela explique aussi sa constitution chimique, qui est celle d'un corps fort oxygéné, pour ainsi dire arrivé à l'état de repos, et ié.si.stant aux influences ordinaires. Ce tissu se rencontre dans l'organisme animal, principalement sous deux formes : connue tissu membraneux et comme tissu compacte. \a première modification de ce tissu constitue, comme on sait , l'épiMerme ou la peau extéricpre, ainsi que l'épilhélium dans .ses diverses formations. Le tissu compacte constitue les poils , la corne , les ongles , les sabots , etc.

1, Tissât corné Membraneu.L\ .M. Scherer a dioisi pour ran.ilysc de ce tissu l'épiderme de la plante du pied . parce que là il présente le plus d'épaiseiir et peut s'obtenir le plus aisément. 11 est lavé avec de l'eau, puis bouiUi av ce de l'elher et de l'akool.

Composition :

Carbone . so,7J2 Hydrogène , 6,761

Azote, I7,22u

Oxygène, |

Soufre ,

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