TRI
s'altère point à l'air. L'h) posuUite de potasse (luiit un parle dans les traités de chimie se décompose par l'action des acides étendus, se transforme par la calciuation eu sullure et sullate, et attire l'Immidilé de l'air.
Comriie le nouveau sel .se convertit , par la calcination, en sulfate neutre exempt de sulfure, il était probable que son acide renfermât au moins z atomes d'osygénc , et conséqucramcnt aussi 5 alouies de soufre. M. Her/.clius rapporte, dans .son luéinoire sur les sulfites , la conipo.silion u'un pareil acide.
100 parties du sel en question ont été calcinées; elles ont perdu 3o,G4, t n donnant un résidu de B4,j(i sullate de pota.sse, ce qui correspond à 2u,J6 acide sulluriqiie, qui donneraient i.\cc la baryte 86p.de sulfate de baryte. De plus, 100 p. du même sel, exposées à un courant de cIJore, puis précipitées par du clilorure de baryum, ont donné zm p. de baryte. Cette quantité renferme sensiblement trois lois autant d'acide sulfurique qu'il y en a dans le sulfate de potasse , obtenu par la calcination de loo p. du nouveau sel. Cette expérience , avec les mêmes résultats, indique déjà que le sel renferme s atomes de souiie.
M. I^anylois a cberclié à déterminer la coinposition de son nouvel acide, eu.se ser\ant d'un procédé analogue à celui que Dulon^ avait employé pour fixer la composition de Tacide liypopliosphoreux. On prend deux verres de même capacité : l'un est rempli a moitié d'eau distillée; dans l'autre on verse un méiue volume d'une solution de sel à exaiuiner, et dont le titre est connu. On fait pas-sir dans cliacun d'eux un courant de chlore bien lavé; lorsque l'opération est terminée, les deux liquides ont la uiéniç teinte jaune verdàirc. Pour déterminer le chlore qui doit correspondre à l'oxy^'éne, Dulong cnnsi illait de traiter les deu.x li(|uiiles par de l'acide hyponi1ri(|ue, alin de transformer le chlore en acide clilorhydiique. On déiluit alors la quantité de clilorure produit par le nitrate d'arirent dans le pre.iiier verre, de la quantité de chlorure produite dans le second. L'excès de chlorure trouvé dans ce dernier indique le rapport de l'oxygène qui s'est ajouté au nouvel acide oxygéné du soufre. On arrive ainsi à constater que le nojivel acide se compose de 3 atomes de soufre pour a atomes d'oxygène.
I.a composition de cet acide explique fort bien les propriétés qu'il présente ; mais il est ditlicile de .se rendre compte de sa formation par l'action du soufre sur le bisulfate de potasse. Il .se dégage, il est vrai, de l'acide sulfureux pendant la réaction; mais M. l.anglois pense néanmoins (|u'un excès de cet acide coutuihue a la production du nouveau sel. Il est curieux de voir que a at. de bisullite de potasse représentent la composition de i at. de nouveau sel , plus i at. de sulfate de pxitasse, et que ces deux sels se foncent simiiltaiiémeut par l'action du soiilre sur le bisullite. !fcut-6tie l'action du soufre se comprendrail-