I.'iu-anate de potasse a pour formule : aU^O^ -r KO
l.'uranate de baryte : 2 U' O^ -f Ba 0.
l.'acétaté double d'urane et d'aisrcnt se représente par C4 IIJ O-", AgO + 2(C4 li^ l'2 03 ).
1,'acétate double d'urane et de potasse a la inéme formule ; il est isoiuoiphe avec le piécédcnt.
Celui d'ammoniaque contient 6 équivalents d'eau, celui de magnésies équivalents, celui de zinc ô , le sel de baryte 6 équivalents. A part les équivalents d'eau , tous les autres uianatcs ont la même formule.
L'acéto-uranate de plomb contient moitié moins d'acétate d urane que les précédents : il se représente par C-. H^ C^ l'b O + C4 JU O^ L= O* +G 110.
1,'uranalc de plomb ne diffère pas des nranatcs de potasse et de bar\ te , il a pour loriuule ; 2 U- O^ + Pb 6.
i;r.%xotaxtale. Minerai du mont Ilmen ; il exi.ste .sous fovine de grains aplatis, tejminés par des facettes confuses, et qui ne dépassent pas la grandeur d'une noisette. Sa cassure est d'un noir velouté, doué d'un éclat métallique imparfait. Il est opaque, et produit une poudre brime foncé. Use range, quant à sa dureté, entre l'apatite et le feldspath; son poids spécifique est u,fi2:;. Le borax le dissout facileiiient , et donne une perle jaune â la (lamme cvtéricuie, (|ui devient noir verdàtre à la llainiue inlérieure , et tirant sur le rouge pendant (|u'elle e.s.t chaude : llambée, elle devient jaune brun. I.e sel Je phosphore le dissout facilement , et produit une perle vert clair dans la llaMinie evtérieure, et virt émcraude dans la (lamme inléiieurc. Avec la soude, sur une laine de plaline. on oldient la léaclion Cn manganèse. Il est composé priucipaienient de tantale et d'niane , probablement tous les den\ a l'elat d'oxydes inférieurs.
iiiwiTi:. iMimrai d'ui'ane. f^^oijez Urane.
l KEE. ( Cyanalc d (iinmoiiiuqvc ). Maliôrc blanche, crislalli.-^able en prismes quadrilalércs aplatis. KUc se dissout dans son poids d'eau fioide.et en toute proportion dans l'eau bouillante ; elle est également soluble dans l'alcool, Jilus à chaud qu'à froid, l.uréc a une sa\eur fraiche, anière, semblable a celle du nitrc; rlleesl déliqu:seeille et inalléiable a l'air scc-
UUÉ
Par la distillation sèche, elle se décompose en eyanate d'ammoniaque et en acide cyanuriquc solide.
l.'urée a été découverte dans l'urine par Fourcroyet Vauquclin. M. Woehlerl'a obtenue artilicicllemcnt en mettant du gaz ammoniac see en contact ai ec de l'acide cyanique hydraté, et en chauffant légèrement le produit lanugineux blanc ainsi obtenu. C'est la première matière animale obtenue par voie arlilicielle M. Millon a observé, avec de très-petites quantités d'urée et d'acide uitn(|ue, des phénomènes de réaction extrêmement curieux.
Formule de l'uicc : C^ O^ N^ 114. l.'urée forme avec les acides des sels très-peu solubles et cristallisables. M. Marchani et M. Heintz en ont fait tout récemminttme élude approfondie.
le procédé généralement en u.sage pour piépaier l'urée consiste à précipiter par l'acirle nitrique l'urine évaporée au bain-marie juqu'à consistance sirupeuse , à purilicr le nitrate d'urée par le charbon et par des cristallisations réitérées , à décomposer ce sel par du carbonate de baryte ou de potasse , et à séparer enlin, à l'aide de l'alcool, l'urée d'avec le nitrate de baryte ou de potasse. Cette méthode nécessite beaucoup de matière première, et est eiitrémement longue ; on obtient rarement plus de ï onces d'urée pure pai' s livres d'acide nitrique. M. Uebig(,/jiH((/eH (/?»• C'Aemie, année IS41 ) rcconunande le procédé .suivant, comme plus avantageux :
On réduit en poudre Irè.s-line 28 p. de cyano-ferrurc de potassium bien sec, et on les mélange intimement avec I4 p. de peroxyde de manganèse également bien pulvérisé. On chauffe le mélange sur une idaque en tôle ( et non dans un creuset ) , dispo.sée sur des charbons, de manière à la porter au rouge soudjre ; i! .s'enllammc alors de lui-même, et .sp consume peu a peu. Il faut éviter l'agglomération de la masse, en l'agitant continuellement ; de cette manière oji favorise égaleiuent l'accès de l'air.
Lorsque la masse est bien calcinée, on la lessive , après qu'elle est refroidie, a\ec de l'eau froide, et l'on ajoute à la solution 20 i|2 p de sulfate d'ammoniaque .sec, t -1 qu'on le trouve dans le commerce. Il est convenable de mettre de cùté la première lessive qu'on a obtenue avec le mélange calciné , et de dissoudre , à la tempèiature ordinaire, dans les dernières cauv de lavage de ce mélange, le sulfate d'ammoniaque qui doit y être mêlé, i>uis de mélanger la première lessive concentrée avec cctie dernière solution aromoni;:cale. Ordinairement il se produit un abondant précipité de sulfate dépotasse, que l'on sépare par décantation ; on évapore alors le liquide surnageant au bain-marie, ou bien dans un c.idroil chaud, en ayant soin d'éviter l'ébuïiition. Il se dépose alors des croûtes cristallines de sulfate de pota.sse , que l'on sépare cha(|nc fois. On évapore enfin la liqueur â siccité, el on traite la masse restante par l'alcool bouil-
URK
lant, qui dissout I'uicl- ; seulement , le siiir.-itc de potasse y étant insoluble, l'urée cristullisc par révaporation de l'.ileiiol.
Ce procédé donne , pour i Kilosrr. de evanofeirure, prés de •>3u graniiucs d'urée incolore et p:irfaitcuient pure.
Lorsqu'on calcine à l'air du peroxyde de manganèse avec du cyano-fcrrure de potassium, il se produit du cyanalc île potasse, qui se dissout sans altération dans l'eau froide ; il faut éviter avec soin toute élévation de lempéjalure, car le cyanate se décomposerait en anunoniaque et en bicarbonate de potass,-. Lorsqu'on mélange du sulfate d'ammoniaqi.e avec le cyanate de potasse, il se produit du sulfate de potasse et du cyanate d'aminoni,ique, et ce dernier se transforme en urée par l'application de la chaleur.
I.'oiygéne du manganèse est loin de suffire, co'.nmc il est ai.sé de le voir, pour transformer tout le cyanogène du cyano-ferrure en acide cyanique ; mais si l'on en prenait davantage , il y aurait cet inconvénient , qu'une partie du e>anatc de potasse se tiansformcrait en carbonate ; il est donc préférable de suppléer p ir l'oxygène de l'air à celui qui manqu'/rait dans le manganèse. Plusieurs expériences faites dans le but de transformer tout le cjanogéae du cyanoferrurc en acide cyanique, en employant une quantité conespoadauto de manganèse et de carbonate de potasse . n'ont pas donné un meilleur résultat que l'emploi d'une quantité insuflisanle de peroxyde de luang.inèse et la calcinât ion à l'air.
Il arrive quelquefois que la solution qui renferme le sulfate de potasse et l'urée est colorée en jaune par la piésence du cjanoferrure il'ammouium et de potassium . qui se dissout dar s l'alcool , et colore ainsi les cristaux d'urée; on fjit disiiaraitrc celte teinte en y ajoutant un pru de proto-sulfate i!e fer; après en avoir séparé le irécipilé de bleu de l'russequi se produit aus>i Ct. on versj d[i carlionute d'an)mouia<pic dans la li pieur, pour décomposer l'excédant de sel de fer. De celte manière le licjuide se décolore : on l'évaporé rnsuile. et on le traite comme |.réc.deu m nt.
M. Ileint/ ( AniviUn v. l'oijtjin Itr/f , année I3»J) vient de propos t, pour co:is!ùter les f|iiantilés d'urée contenues dans les tn'in' s, de traiter cclle-ti par 1 acide sulfuriqiie et l'acide ohlorhydriipie bonilhint ( alin de decompes'r l'urée en ammoniaque) , et de doser L- résidu N) i 1 à l'état de sel piatinir|ue auunoniacal,
IRÉTHXXE. .Matière blanche, cristdline, d'un éclat nacré, fusible ;'i ioo=, et dislillable sa.is alti ration i\ ibo». LUe se dissout très-bien dans l'eau et dans l'alcool, l.urétbane a été découverte par M. Dumas, (|ui la considère comme un composé de 2 atomes d'étlier car- Icpniiiueet de 1 atome d'urée. H l'a obtenue en f.iisaut réagir une solution concentrée d'ammoniaque sur l'ether chloroxycarbonique, et on sounullant le produit de réaction à la distillation, l'ormule ; C' II- o-i X.