URI
lnÉTnYi.\XF.. Matière cristallisablc, déliquescente, obtenue par .MM. Dumas et l'éligol, en faisant reagir l'ammoniaque li(|uide sur l'oxychloro-carbonate de niétbylc. i;ile est analogue à l'uréthane.
tRiLE. .S>nonymc : .-/cirle iiriliqve. Composé hypothéti(iue, représenté par la furnuile : C j\'2 U4. On a supposé l'existence de ce radical pour expliquer la constitution des corps suivants :
Acide urique= 2 équiv.d'iirile-|- 1 éq.d'urce; .\lloxane = 2 cq. d'urile + 2 éq. d'oxygène
-f \ éq. d'eau; .\lloxantine =2éq. a'uiie-)- 1 eq.d oxygène
-1- s é(i. d'eau, framile = ïéq. d'urile -|- 1 éq. d'ammon. -I- 2 éq. d'eau.
IRiLiQtE ( .\cide ). f'oi/cz Ur.i.e.
l Ri\E. Liquide cxrrémentitiel . sécrété par les reins , qui sont considérés par ((uelques chimistes comme un appareil (.'oxydation ( combustion ). Kn effet , le soufre et le jihosphore des aliments sont cliangés en acide su.f.iriqucet phosplioriqu.', de mèuie que les larlia- ' tes et d'autri's selsâ acide organique se rctrouvent dans l'urine à l'état de carbonates. I.'ujinc fraîche rougi! légèrcuicnl !e papi -r bl;'u de tournesol ; abandonnée à cllc-u;è.iie , et par suite de la putréfaction , elle devient alcaline : elle se trouble en déposant des phosphates de chaux et de magnésie. Traitée par l'alcoid, l'urine produit un léger précipité , foru:c o'acide urique, de idiosphatcs terreux, et d'uu peu de matière anim;ilc.
L'.iprès l'analyse de M. Per/cU;is , 1,000 partie; o'uriic huu;ai.ie contiennent :
Liée, co.io
Acide lactique libre , j Laclate d'ammoniaque , ■ \7,n Matières extractives , ) Acide urique , 1.00
Jluciis de la vessie , o,-,2
Sulfatj de potasse, 3,71
.Sulfate de .soude , ô.iu
l'hospliatc de sjude, 2,9i
Pl.Oiphate d'aïuiuuniaquc , i.i;.; Sel marin, i.Hî
.Sel ammoniac, i.JO
1 11 jspliate de magnésie it
de chaux, i.on
•Silice , 0,02
liau , <ir.r.,i)o
1000,00 Déduction faite de l'urée, du laclate d'ammoniaque, de l'acide lactique libre , de l'acide urique, du pbosi bute d'ammoniaque et du sel marin, on n'a ilans l'urine que 1 pour 100 de matières solides, composées de sels inorginiqnes. Ces derniers constituent un e\ee'- Icnt engrais ; peu importe qu'ils soient eu ployés en dissolution dans l'urine, ou en dissolution dans l'eau.
D'après Henry , l'urée est contenue da.nF l'minea l'elat de bctale : une autre imiiUou s y Irume a l'état libre.
TJRI
Si on laisse l'urine se putrfficr, toute l'nn^c, unie à l'acide lactique, se tiansfi)r-ine en lactate (l'aminoniaque ; celle qui est libre se convertit en carbonate (l'aninionlanue , sel trèsvolatil. C'est dans cet état de puliéfaction que l'urine est employée comme fumier.
M. I.iebix s'est occupé récemment ( ^nnalen (1er Clieinie, année 18-14 ) à déterminer l'acide <|iii se décèle dans les urines de l'honuiie et (les animaux carnivores. L'acide lactique, dont Il présence ne lui semble pas appuyée sur des preuves incontestables, a toujours échappé aux recherches qu'il a tentées sur burine fraiehe. Il est \rai qu'il s'est borné à saturer l'acide des urines tantôt par la baryte , tantôt par la niagnésie ; et comme le lactat? de ces bases ]>ouvait produire , par double échan!,'e avec le phosphate de soude et de potasse, du hictate de soude et de potasse , tandis qu'il se précipiterait du phosphate insoluble de magnésie ou de baryte , il n'est pas étonnant que M. I.iebig n'ait retrouvé en dissolution , dans les urines, .ni baryte ni magnésie. Aussi ajoute-t-il luiniènie que ces réactions ne peuvent décider de l'absence de l'acide lactique.
M. I.eibig a eu recours à la putréfaction pour résoudre ee problème : l'acide lactique , qui résiste à la putréfaction des urines , ne se rencontre jamais dans les urines putréfiées ; mais les acides hcnzoique et acétique s'en séparent avec facilité. Ces acides ne semblent pourtant pas exister primitivement dans l'urine fraîche ; l'acide ben/.oïque et l'acide acétique dérivent de l'acide hippurique d'une manière particulière.
Ces faits, indiqués en partie par l'roust, sont établis avec grand soin par M. I.iebig.
Celui-ci a vainement distillé l'urine fraîche avec diflérents acides, pour en élhniner l'acide aeétii|ue: quant à l'acide hippurique, il se cdustati' de la manière suivante :
l.'ui lue récente est évaporée au bain-marie en consistance sirupeuse, addit o;iuée d'une petite quantité d'acide chlorl)ydri(|ue, et agitée avec un volume égal au sien d'étl.er, qui dissout l'acide iiippurique. Ordinairement il ani\e qu;; le mélange ne se sépare pas: la ]i luiMir emprisonne l'éther dans sa mousse; mais la séparation de l'étlier a lieu sur-lc-ahauip si . après a\oir abandonné le mélangea luiinèiiic pendant une heure, on y ajoute i/ao de sou \(iliiuie d'alcool; dans ce cas, la mousse disp:ir.ut , et la liqueur se sépare en deux couches : la supérieure, plus légère, contient l'acide hippurique, et renferme aussi de l'iuve dissoute à la faveur de l'.ileool ajouté. On enlève avec précaution, à l'aide d'un siphon, et on agite avec de petites (|uantitcs d'eau qui dissolvent l'alcool et l'urée, tandis que l'acidp liippurique reste en dissalution dans l'éther. On l'obtient cristallisé par l'évaporation ; il est coloré ; mais quelques traitements par le charlion le donnent en longs prismes hriUanls et transparents.
I •urine putréfiée a été débarrassée du carboivite d'aunnoiiiaque par ré\apo:'a!ion , puis