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tond et se volatilise sans laisser de résidu ; en iii(>inc temps elle donne naissance à une liuile incolore, d'une odeur pént^trante et agréable, et a une substance cristalline qui parait être de la varlolarinc non altérée.
vÉGÉTO-SL'i.FiRiQiE ( Acidc ). Synonymes: Acide sulfoliijnique. Liquide incolore, incristallisable et d'une saveur très-acide. Il se décompose à 100° en noircissant, et en déposant une matière charbonneuse. Il ne précipite ni les sels de plomb ni les sels de baryte. Il forme des sels très-solubles. L'acide vègétosulfurique a été découvert par M. Braconnot. Poiu' l'obtenir, on broie de la sciure de bois avec un peu d'acide snlfuriquc , puis on y ajoute de l'eau , de manière à produire une bouillie homogène; on sature par du carbonate de baryte, on filtre le liquide, et on enlève la baryte par l'acide sulfurique. La liqueur est de nouveau filtrée , puis évaporée et traitée par l'alcool qui sépare la dcxtrine formée, et dissout le sucre ainsi que l'acide libre ; après Tcvaporation , on traite le résidu par l'étiicr, qui dissout l'acide et laisse le sucre.
Koruuile probable : C^ Ht S0<' ( Blondeau de CaroUcs ).
vi£\T. On donne ce nom à un courant d'air assez violent pour mettre en mouvement des corps plusou moins pesants. La force des vents aurait dû prouver aux anciens la matérialité de l'air.
Frappé de l'insuffisance des diverses théories qui ont été données jusqu'ici sur les venis, BI. Lartigues a cherché à son tour l'explication générale de ces phénomènes par la multitude des observations qu'il avait recueillies dans le cours de ses voyages; il a surtout l'xaminé avec soin si les variations que ces vents éprouvent étaient assujetties à queliuc lui.
La théorie dcM, Lartigues repose sur un principe de physique admis par tous les savants ; principe qui, suivant lui, explique les courants d'air qui se dirigent des pôles vers l'équateur, et auxquels il a donné, comme tous les autres qui ont écrit sur ce sujet, le noiu de vents polaires.
11 ne faudrait pas conclure de cette dénomination que tous ces courants d'air eussent lécUement leur origine aux pôles uièuies, car leur point de départ est quelquefois près des tropiques, l^ar exemple. Il arrive frécpiemluent que les vents d'ouest souillent dans le fvdte de Gascogne, tand s que sur les côtes du l'ortugal ce sont les vents du nord qui parviennent jusque dans la zone forride.
Les veut.s polaires inclinent vers l'ouest à mesure qu'ils approchent de la zone torride , où ils prennent la direction du nord-est à l'est, ou du sud-est à l'est, suivant l'hénûsphère dans lequel ils régnent ; ils forment ain.si ce qu'on appelle les vents alizés.
Les vents polaires se forment en mêmetemps il:ms plusieurs régions ; mais ils n'occupent qu'un certain espace, et il evistc, dans Tinter-
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v;ille qui les sépare, d'autres couratils d'air qui, des tropiques, se dirigent >ers les pôles. <!e.s courants d'air, que M. Ijrtigues nomme vents tropiques, suivent des direclions telles , qu'en se combinant avec les vents polaires et ali/.és ils forment des vents circulaires qui embrassent une étendue plus ou m lins considérable.
Les vents alizés des deux hiniisphères ne se réunissent qu'à une grande distance des continents, et , dans les espaces qui les séparent, il règne d'autres vents qoc M. Lartigues nouuiic vents variables de la zone torride.
Les vents polaires, les vents alizés, les vent» tropu|ues et les vents variables de la zone torride, sont, suivant M. Lartigues, les seuls vents réguliers qui existent sur la surface du globe. M. I.artigues désigne par le nom de vents naturels et priinilifs les vents polaires et alizés; et , par opposition , il donne le nom de vents secondaires aux venIs tropicaux et aux vents variables de la zone torride.
A l'explication de la formation des vents primitifs, M. Lartigues rattache l'indication de leurs limites, de leurs intensités , de leurs direclions, en tenant compte des différences dans les saisons, de la latilude ù laquelle ils prennent naissance , ainsi que des différences des loealilés a latitude égale.
Les explications dans lesquelles M. Lartigues entre à ce sujet , donnent la clef des contradictions que l'on rcmaniue dans les divers ouvrages qui ont paru jusqu'ici sur les vents; elles font comprendre aussi une grande partie des varùitions diverses qu'éprouvent les vents, et qui sc.iiblent mettre endéfaut toute théorie générale.
Les vents polaires et tropicaux se déplacent de l'est à l'ouest ; les vents ali/és des deuv hémisphères se déplacent du nord au sud , et réciproquement.
La limite occidentale des vents variables de la zone torride .s'él ligne des continents à mesure que s'élargit l'espace qui sCpare les vents alizés des deux hémisphères; en sens contraire, par conséquent, cette limite se rapproche des continents à mesure que diminue la largeur de la bande qui sépare les vents alizés.
M. Lartigues déduit de ces déplacements plusieurs autres conséquences qui complètent renseniblc de toutes les variations que peuvent subir les vents réguliers dans les [larties de mer comprises entre les parallèles de co" nord et fio° sud.
Suivant M. Lartigues, le mouvement de rotation de la tene autour de son axe e.st la cause première de la direction de Test ù l'ouest (|ue prennent les vents polaires en approchant de l'équateur. L'inlUiencc de ce mouvement peut Cire trè.s-faible ; mais aussitôt qu'il ya une trèslégère déviation > ers l'ouest, celte déviation doit augmenter peu a peu , et Unir par constituer la direction de l'est à l'ouest. Dans les mers où ne se joignent pas les vents alizés des deux hémisphères, la configuration des terres et le mouvement diurne du soleil , joints k