‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 295 sur 322 · YEN · texte numérisé non relu

YEN

1 inlliicnce du mouvement de rotation de la terre , sont les causes qui déterminent les courants polaires à prendre la déviation de l'est a l'ouest, même par des latitudes assez 01e- ' ées.

M. Lurtigues croit pouvoir déduire le r eu d'influence du mouvement diurne de ce que celte i.illuence ne se luit pas sentir dans les lieux 0.1 elle devrait être la plus grande possible, r est-.i-dii e près de l'énuateur.

Il faut remarquer quVu efiet les vents d'ouest sont plus fréquents depuis la côte occidentale d'.iliique jusqu'à une distance de 6oa 00 lieues de côtes ue l.i Lluvane , et depuis la côte occidentale de l'Amériiiue juscju'à isj° de longitude ouest , et euliu depuis les côtes orientales d'Afrique jiLsqu'aux Muluques, et luèiue au delà.

.M. Lartigues a conclu d'un certain nombre de faits une grande analogie entie les courants d'air et les courants d'eau. Il signale l'csislence des contre-courants d'air; et comme les M-nts tropicaux et les vents variables de la /one torriile tirent leur origine des vents alizés des deux hémisphères, comme ils suivent à peu près les mêmes lois que les contre-courants d'eau, il suppose que les vents tropicaux sont i)r(Ci»ément les contre-courants des vents polaires , et que l'air des pôles qui se porte vers l'é(|uateur est remplacé par celui que ces contre-courants transportent des tropiques A ers les pôles. L'auteur suppose, d'après le niénie motif, que les vents variables de la zone toiriile ne sont i|ue les contre-courants des vents ali/és. ('es derniers contre-courants sont d'autant plus considérables que ceux qui foruient les vents tropicaux le sont moins, et réciproquement.

l'armi les causes qui prési.lent anx variations d,!s vents, SI. Laitiguesa étuilié d'une manière particulière l'action solaire. 11 lui a paru que ie mouvement annuel de la terre, et la conliguration générale de la partie solide de la surf.xe du globe, se traduisaient dans le déplaiemcnt régulier des vents polaires et tropicaux.

Quant aux perturbations fréquentes occasionnées dans l'atuio.sphérc par les mouvements irréguliers des courants polaires, M. Larligues n'a pas tenté d'aborder ce dédale de faits particuliers ; et il se borne à faire remarquer, à cet égard , (|ue les courants polaires se déplacent plus souvent en pleine mer que dans certaines localités , et notamment sur les côtes dont la direction est a peu près nord et suJ.

vf.\tilatei:r. Appareil destiné a renouveler l'air dans les endroits où il se corrompt fairilement ; comme dans les navires, les hôpitaux, les salles de sp„-clacie, les prisons, etc. I.a construction du ventilateur repose sur ce que l'air, soumis en même temps à des teuip -ratures différenles , eousiitue des courants ascendants et (les courants descendants ; les premiers charrient l'air vicié, et les derniers conduisent de r.ur pur. 'lu a construit des ventilateurs

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de divers genres, qui tous remplissent plu» ou moins bien le but qu'on s'est pi 0(iose.

\ liltATl'.lXE. Alcaloïde découvert par Mcssucren I8ta,(tparliculiêrementétiidiépar Pelletier et Caventou. Il existe dans plusieurs espèces de f- eratiuin. Henry indique le piuccdé suivant pour l'obtenir : Lvs graines de cévadillc ( f'eriitriim officinale ), pulvérisées, sont épuisées par de l'alcool de o.asj, aiguisé d'acide sulfurique. l.e digestuiii alcoolique est ensuite traité par un excès de chaux caiist;(|ue; on le liltre et on l'evapore. hnlin, le résidu est dissous par l'eau additioniiéj d'un peu d'acide sulfurique, et ou précipite le solutiim par un excès d'ammoniaque : il se dépose une matière cristalline blanche , qui est la vératrinc. lîlle est sans odeur ; sa saveur est acre. Une petite quantité de vératrine introduite dans les fosses nasales excite de violents éternnmcnis. Elle est trè.s-vénéncuse ; li !G de grain tue un petit chat dans lo minutes. La vératrinc est insoluble dans l eau et les li(|ueurs alcalines ; elle est peu soliible dans l'éther, et très-soluble dans l'alcool. LUe prend une teinte d'abord écarlate, puis jaune, par l'action de l'acide nitrique. L'acide sulfurique la colore successivement eu jaune , en rouge de sang et en violet. Formule : C-'* ll^-" NO''. ( Couérbc ).

vÉKATRiQi'E ( Acide ). Produit blanc cristallin ( prismes tétragones, raccourcis ), .soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther et peu soIiible dans l'eau. Chauffé à loo" , il perd de l'eau ; à une température plus élevée il fond en un lii|UiJe incolore, et se sublime .sans résidu. On l'obtient eu épuisiint la graine de cévadillc par l'alcool aiguisé d'acide sulhirique, et en traitant l'extrait alcooli(|ue par l'eau de chaux, l.e liquide lillré contient le valérianate de chaux, qu'on décompose par l'acide sulfurique.

L'acide vératriqec a été découvert par M. Merck. Formule de l'hydrate dessi-ché a lo„'>; C'î* 119 07 + 110

Les icrtitratcs sont des sels en général trés-soliibles et eristallisablcs. L'acide vératrique produit, en se combinant avec l'alcool, l'éther vératrique, ayant l'aspect d'une huile épaisse (|ui se prend peu à peu en une masse cristalline.

VEit.MS. On donne ce nom à des matières qui , étant appliquées en couches minces , se dcsséchcntâ l'air, et préservent ainsi les objets qu'elles recouvrent de l'aclion destructive de* agents physiques. Les vernis se préparent ea général avec des huiles siccatives ou avec des .solutions as résine. Les vernis ù l'esprit .sont les plus brillants et les plus ca.ssants. Ce sont, des dissolutions alcooliques dp résines, telles que la sandaraqne , la laque en écailles, le mastic, l'éléuii et le copal. Les ébénistes se servent d'ordiuain' d'une .solution alcoolique de laque en écailles, qu'ils frotlent sur les boiseries avec un morceau de drap imprégné d'huile. Par la dessiccation, l'alc.iol s'évapore et

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la résine forme une coiiihc impcriuéablc à l'air età l'eau. Les lésines noinnu-es constituent les vernis à l'essence ou le;- remis finis , sui\ant qu'elles ont été dissoutes dans l'essence de térébenthine, ou dans l'huile de lin,d'(cillctte ou de noix. Les vernis sont colorés par le curcuina, la gorame-gutte, le sang-dragon, la cochenille, le bois de saudal , l'indigo, le cinabre , l'arséniate de cuivre , etc.

VF.RnES. Le verre ordinaire est un silicate di' soude ou de potasse , auijnel .se trouvent mêlés, accidentelleinent ou a dessein , des silicates de chaux, de magnésie, d'alumine , de fcTj de mangané.se et de plomb.

(Ju pri^iare le ^errc en faisant fondre le carbonate de potasse ou de soude avec un excès de sable blanc ( acide siliciqne ). Les verres ne peuvent pas être considérés comme des silica- Ic; a proportions rigoureusement définies, car l^oxygéne de l'acide est à celui de la base , tantôt connue 4:1, tantôt comme 6 : i ; d'un autre coté, les proportions des matières étrangères <|ui entrent dans les verres sont très- \ariables :

Voici la composition des verres blanas les plus estimés.

ViM-res de Nemours , de Bohème , de Venise. Silice, 7Ï.0 71,7 ca,c

Chaui, <;,'! 10.3 11,0

l'otasse, 0,0 12,7 6,9

.Soude, 17,0 ïj 8,1

Magnésie, 2,8 0.0 ï,l

Ahniiinc, 0,0 o,» |,'2

Oxyde dr f.r, 1,1 o,r, 0,2

— de manganèse, 0.0 0,0 0,0

— de plomb , 0,0 0.0 0,0 l-erre de vitres, ua fabri(|ue ce verre en faisant fondre ensemble \\\\ mélange de 100 parties de <iMart/. en poudre, ôj à w p. de craie, 30 à r.;; p. de carbonate de soude, et i80,o p. de fragments de verre.

La potasse donne un verre plus blanc et plus dur que la soude. L:i soudi; donne un verre d'apparence verdàlre ou bleuâtre. L'oxyde de plomb, en proportion convenable, commiuiicjue au verre une grande beauté : il entre, avec la potasse, dans la composition du verre ic cristal.

Le strass est un verre de plomb , semblable au llinlglass, a\ec la différence qu'il est coloré par certains oxydes métalliques .^insi, par evemple , il est coloré en Oleti par l'oxijdc (le Cdball.en vert par VoTudc de cuivre, en violet par Vuxijdc de viuntiunése , en roiit/e- ■ riil/is par le /loiirprc ite Cassiiis { oxyde d'or). La coloration des verres par les oxydes métalli(|ues est devenue une véritable branche (■'iiiduslrie ; elle constitue la fibrication des liieins préeiriises arliliciellcs. l.'tinuil colnré n'est autre chose qu'un verre de plomb ; cristal } . rendu opa(iue par l'oxyde d'étain , et diversement colore par certains oxydes métalliques.

Le verre Itiiteur ( Milchglass | est le produit de la t sion d'une mas,se vitreuse a\ ce des

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