WOL
masse. Tour les gaz , le mot volume est snii- \eut synonyme d'atome. Ainsi, on dit indifféremment : Un volume d'oxygène .se combine avec deux volumes d'hydrogène pour former de l'eau ; ou. Un atome d'oxygène se combine avec deux atomes d'hydrogène pour former de l'eau, /''ni/pz Atomes.
On trouve le volume atnmiqve d'une substance en divisant son poids atomique par son poids spécifique. Cette opération donne des nombres relatifs pour le volume atomique des divers corps. Ainsi , pour avoir l'idée du volume utomiqiie, il faut considérer en même temps le poids atomique et la densité ; pour arriver à la notion de la densité , il faut combiner les notions de la masse et du volume. Or, ces deux notions sont représentées en chimie : celle de la masse l'est par le poids ati>mique , et celle du volume par la forme cristalline ; car un cristal est un volume régulielemeut Icriidné. On appelle substances isomorp/ies celles dont la composition chimique est semblable, et dont la forme cristalline est la même. Deux corps isomorphes qui ont nu poids atomique différent , mais dont la forme Cl islalline est la même , auront donc une densité différente. Puisque la densité dépend toujoius (!e la masse renfermée sous un même volume, la densité de ces deux corpsdépendra par conséi|uent de leur volume atomique. Ou peut donc résumer ces faits , en di.sant :
I» Que dans les corps isomorphes les poids atomiques sont proportionnels aux densités;
2° Que les corps isomorphes ont le même volinne atomique ;
r." One les molécules des corps isomorphes sont égales, non-seulement quant à la forme, mais aussi quant aux dimensions.
\IE. f'oijez Vis.ox, Lunettes.
\V%sSF.nci.ASS. f-'oi/ez Verrf. hydrique.
xvoi.FH vil. .Synonyme : Tinu/stèiic. Minerai qui .se rencontre dans plusieurs mines <le I)loiub , de fer, de luangané.se , de tanlale et d'étain. Iji trailaut à fi-oid le «olfram luilverisé par l'acide elilorliydri(|ne coiicentié, et mirant ensuile la li((ueiir à l'abri de l'aii' aut.uit ipie possilile , M. Alargueritle a reconiui dans le lii|uide lillré toules les propriétés des «i-ls rie frr au maximum , tandis que 1( lungsirm- reshiit a l'état d'owile bleu : W= O^.
l'n siiiimetlant le luèuic minerai à une longue ébuUilion avec l'acide clilorbydrique , .M. M.Mgueiille a constaté les cnaeleres des sels de fer au uiinimum, t.indisque le tungstène .se trouv.iit a l'étit d'aeile luugsti(|ue : \\0->.
M. Margueiilte s'est fiiiulé sur ces deux expériences iHiiirconelure qm: la i)rcmière pli.isc lie l'opération foiuiiissait le tungstène et le fer au ilegié d'oxydalion où ils préexi.stent dans le minerai ; taudis que li seconde phase Jcpréscnte une o\.\(l.ili(iii de- l'uwde bleu de
tungstène anx dépens du percMornre de fer.
l,e wolfram serait donc représenté jiar :
W= O^ + M^ O^, au lieu de l'être par \VO^ ^- MO.
Ce changement de formule reposerait , comme on le voit , sur le simple trans|)nrt d'un éi|iii\alent d'oxygène qui passerait sur le fer au lieu d'être fixé sur le tungstène.
M. i;belmen ( Comptes rendus de l'^radi'iiiie des sciences, année i»M ) a répété les expériences de M. Rlargneritte , et n'est pas arrivé aux mêmes résultats. Il a fait digérer du wolfram de Limoges â la température ordinaire dans un petit fiaeon bouché à l'émeri, qui a été rempli exactement d'acide chlorhydrique concentré, et bien dépouillé de chlore. Au bout de quarante-huit heures le wolfram était ft peine attaqué ; la liqueur, décantée et étendue d eau, se troubla, lais.sa déposer de l'acide tungsii(|ue , et donna tous les caractères des sels de iiridoxyde de fer ne eunlenaul qu'une trace de ueroxvdc.
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Après (|ue l'acide eut été l'cnonvelc , lo iiiinciai montra , au bout (Je si'iit a luiii jours , quelques parties colorées en bleu ; M. ICbclimii attribue cette coloration à la réduction d'une très-petite quantité d'acide tungstique par ie protoclilorure de fer. Il s'est, en effet, assure par une expérience directe que cette réduction avait lieu en opérant a\ec des liqueurs concentrées; lorsqu'on les étend d'eau la réduction ne s'effectue pas.
I.es expériences de M. Ebelinenct de >! Mavpueritte , contradictoires au premier abord , s'expliqueraient peut-être par la concentration variable de l'acide clilorhydrique , et par les différentes proportions dans lesquelles l'aciJe tungstique et l'oxyde de fer se trouvent l'un par rapport à l'autre. Le protoclilorure de fer ne réduirait pas l'acide tungstique en présence de l'acide chlorhydrique affaibli, tandisque le
même sel produirait de l'oxyde Dieu Ue tungstène et du perclilorurc de fer, si l'acide cliiorliydriquc était concentré.
Dans tous les cas, le passage de l'oxygène de l'un à l'autre métal , dans des circonstances aussi délicates , paiait peu pio[)rc à établir In cjustilution du wolfram; m présence d'une petite quantité de chaux et de magnésie dans ce minerai, reconnue par M. Ivbelmen, constitue au contraire, ainsi que le fait remarquer ce dernier chimiste , un fait entièrement ine\plicable, si l'on admet la formule proposée par JI. Margueritte.
AVOLKOXSKo'iTE. Minerai d'un beau vert d'herbe, disséminé en vésicules dans du grès. H est composé d'oxyde de chrome, de peroxyde de fer, de manganèse , de silice et d'eau. On le rencontre dans le gouverneuunt de l'ern eu Sibérie.
XASiTIilLE. Corps oléagineux, découvert par M. Zeise dans les produits li(|uides de la distillation sèche du xanthate de potasse. A l'état pur, il est incolore , d'une odeur trèspénétrante , désagré ible , mais pas à beaucoup près comme celle du mercaptan. 11 est insoluble dans l'eau , soluble dans l'éthcr et dans l'alcool ; il entre en ébullition à 100° ; .sa densité, comparée à celle de l'eau, est o,894. I.a densité de sa vapeur, déduite de l'expérience , est 3,;;e4.
M. Couerbe lui assigne la formule C4 IP O^.
XA\THI.\E. Synonyme : Oxyde xant/iigiie. Ce produit a été découvert par IMarcct dans les sécrétions morbides ( calculs urinaires ) de l'homme. Mais comme il ne se rencontre chez l'Iionime qu'eu très-petite quantité et seulement dans certaines circonstances, son étude a été fort incomplète jusqu'à ce qu'on eut rencontré la xanibine, en quantité suflisante , dans le guano. C'est sur la xanthine extraite du guano que M. Unger ( .Jiinulen roH Poggeiidor// , année I8'.a ) a établi les recherches les plus récentes. Pour l'oblenii-, ou traite le guano avec un lait de chaux étendu, jus(|u'à ce que la liqueur .soit légèrement colorée en vert par l'ébullilion ; puis on la filtre et on la neutralise par l'acide chlorhydrique. Au bout de quelques heures toute la xanthine, accompagnée d'une quantité ;i peu près égale d'acide urique, se dépose avec une couleur de chair. En traitant le mélange p;ir racide chlorhydrique bouillant, on ne dissout que la xanthine , qui , par le refroidissement , &•• dépose à l'état de chlorhydrate' de xaulhiuc cristallisé. En décomposant ce sel par l'amnioniaquc, on obtient la xanthine lune. I.e guano en donne ainsi environ r.is de son poiils.
1. 1 x.iutliiue e.>t un produit d'un j;iune trèsclair, ciistallin, et peut être eliaufléc jusqu'à
220" sans perdre de son poids. lUIe lenfernic en 100 parties :
Cnbone, 59,;;3
Hydrogène, 3,42
Azote , 4(!,49
Oxygène, io,.>;i.
De là sa formule : C5 IP K5 0.
I.a xanthine se combine trè-s-bien avec h-s acides foi ts ; elle .s'échauffe considérablement avec l'acide sulfurique. Mais ces combinaisons ne sont pas trés-.stables. Ainsi , le sulfate de xaïUliine , traité par un excès d'eau , perd son acide, et se réduit en hydrate de xanthine blanche, pulvérulente. Le chlorhydrate de xanthine perd tout son acide un peu au-dessus de 100°, et l'acétate le perd déjà au-dessous de celte température.
La potasse et la soude dissolvent la xanthine plus f.uMiement que ne le font les acides. Les hydrates de chaux et de baryte n'en di.ssolvcnt qu'une très-petite quantité , même par l'ébullilion. La xanthine se combine très-facilement avec Us sels métalliques, le perehloiure de platine, les sels argentiqucs et mercureux.
Chlorhydrate neutre de xanthine. Formule : \0, CUL La xanthine absorbe le gaz acide chlorhydrique , se gonfle avec une légère élévation de température , peiulant (|u"elle augmente de la moitié de son poids. Vn courant d'air ,S( c peut déplacer l'acide déjà à la température ordinaire.
Chlorhydrate de xanthine basique. Ce produit se foriiu' par l'exposition du sel précédent a l'ail-, ou en le cliauffant jusqu'à lun'. Korniiile ; 2 xo, CUL La chaleur expulse tout r.ieide chlorhydrique.
i;n faisant bouillir la xanthine avec l'acide chlorhydrique concentre, on obtient un si! basique , cristaUisé en aiguilles d un jaune
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clair, ayant pour composition : :■« XO, ClU -f 7 IIO.
Sulfate de xanlhine basique hydraté. Tour obtenir, ce sel on ajoute de l'acide sulfurique à Ja xanlhinc jusqu'à dissolution coinpléte. La liqueur très-acide est étendue par l'eau bouillante , et le sel se dépose sous forme de cristaux très-longs, jaunâtres. Ces cristaux doivent être lavés , non dans l'eau , mais dans l'alcool peu concentré. Formule : 2 XO , SO^, HO + 2 IIO. Trailé par une grande quantité d'eau , ce sel se décompose en acide sulfurique et en hydrate de xantliine insoluble, (jui ne laisse pas dégager toute son eau à ioo°.
A'ilrate de xuntliine basique. Formule : r> XO , 2 NO^ -I- G HO. 11 se présente sous la forme de cristaux aciculaires brillants d'uu jaune clair, très-altérables à l'air, et perdant tout l'acide par la chaleur.
Tartrate de xantliine basique. Formule : r. XOïT + 4 HO. 11 cristallise dans une solution très-étendue, sous forme de mamelons jaunes, ([ui peuvent être desséchés jusqu'à 120° sans perdic de leur poids.
x\\ TiiKjtE ( Acide !. Synonyme : Bisiil- Jovaibonate d'oxyde d'ethyle. l.binidi' oléiigiiieux, découvert par M.Zeise. 11 n'existe qu'en combinaison avec l'eau ou avec les oxydes uietalliques. U décompose les carbonates alcalins avec effervescence : l'alcali remplace l'eau d'Iiydrate, et forme un compose double ( xun- Ihate ). Les xunl/ialts métalli(|(ies sont insolubles et presque tous jaunes. Par la distillation sèche, ils donnent dis jjroduits liqui les et gazeux , parmi lesquels M. Zeise a tlisUngué une huile particulière, de couleur d'ambre, qu'il a i\[iin:l('C Tanthor/cnnle.
On obtient l'acide xanthique en humcctint le sulfoearbonate double d'oxyde d'ètlivle et de potasse avec de l'acide sulfurique ou cblorhydrique étendu. Formule : C' Il ^ S4 O.
XWTIIOPÉMQIE ( Acide ). C'est un acide ;i/oté, provenant delà réaction des alcalis sur l'opiammon. Il est caractérisé par la couleur j UMie de SCS sels. Une solution de potasse i-iuslique est d'abord sans action sur l'opiamujou ; niais bientôt celui-ci se dissout en preitant une couleur jaune et en dégageant de lamuioniaque. Kn chauffant jusqu'à ce iin il ni' se dégage plus d'annnoniaque , on obtient nue solution jaune de xanthoiiéuate et d'opia iiate de poLisse. L'acide chlorliydri(tue préeil)ile l'acide xanthopénique sous forme de llocons jaiuies, qui doiventétre séparésavaMi que l'acide (iplani(|ne cristallise dans la liqueur. Par celle action de la potasse, l'opiaiuiuon ne pcid que les trois quarts de son a/.ote.
X vMiioi'ii VLi.K ^ jaune des feuilles ) ( De Eav'lôç , jaune, et œyÀ/.ov, feuille.) Matière lolorante , jaune, qui se forme , en autonuie , (l.ius les feuilles de presque tous les végélaux. Un l'obtient eu épuisant des feuilles janues p.-ir r.iUo(d et eu évaporani la solution. Le résidu jiuMU' est mêlé d'une liuile grasse et d'tni sîè.iidptène r|u'un peut eule\er par l'elher ou
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par 1.1 saponification. Le xanthophyllc est probableiiieni un produit d'altération du chlorophylle on principe vert des feuilles.
XA.XTHOPHVLi.iTK. Minerai de couleur jaune, que M. Melt/.eudorU a trouvé compose de ;
Acide sillcique, i«,r.o
Alumine , 43, Uu
Chaux, IÔ.2C,
Magnésie, i;),-i
Piotoxyde de fer, 2,.;3
.Soude, o.iii
lîau, 4,33
XASITIIOPICRIXE. Matière cristalline jaune, qui s'obtient en versant de l'aunnouiaque sur la picrolichénine : le mélange , d'abord resinoide et visqueux, devient liquide, et dépose au bout de quelque temps des aiguilles [ilaUs , grouppées en aigrettes jaunes, (pii s'ellleurissent à l'air. Ces cristaux .sont .solnbles dans l'alcool et dans les alcalis caustii|ucs ; chauffes a 40°, ils fondent en une masse résinouie , gluante , d'un rouge cerise inten.se.
xa.xtiujuim:. Matière liquide, incolore, trouvée par M. Couerbe dans les pro luils de distillation liquiiles du xanthatede plomb. i;ilc est incolore , d'une odeur particulière qui n'est point désagréable , d'une saveur douce à parfum d'angélique, d'ini poids spécilique peu différent de celui de l'eau : il est de i ,012. M. Couerbe lui assigne l.i formule: C'' 11» O^ S. xvi.lTE..'^yuouyu'.e : l.i(jnone de L. Gmcllp. M.M. Schvveit/.er et Weidniann donnent le nom de xylitc à une espèce particulière d'esprit de bois { provenant d'une fabrique d acide pyroligneux de Wallwyl en SuInSc '/. M. liiiv.eliug le considère comme un mélange d'hydrate d'oxyde de uiétbyle avec de 1 acétate d'oxyde de uiéthyle. Soiunis à la distillation avec de l'acide sulfurique, cet esprit de bois donne de l'oxalale de potasse, de l'acide sulfureux , de l'oxalate d'oxyde de méthyle , et de l'acide acétique. Formule: C* 0'° 04 (Liebig).
XYLOÏDlXE. Matière blanche, pulvérulente, insipide, inodore. File s'obtient eu broyant la fjcule de pommes de terre, la sciure de bois , le linge , le coton, etc., avec de l'acide nitrique, et en précipitant par l'eau la gelée visqueuse et diaphane ainsi obtenue; le précipité lavé et desséché con.stituc la xyloïdiue. File se dissout à froid dans l'acide nitrii|ne étendu , et donne, par l'ébullition , de l'acide oxalique sans traces d'acide nuieique. File .se dissout également dans l'acide a(éti(|ue; l,i siilution appliquée sur du bois laisse, après la dessircation , une couche de vernis brillant qui résiste parfaitement à l'humidité. lUIe est inscilublc dans l'eau, dans l'alcool et dans les ale.ilis. M. l'elouze lui assigne la formule : C' 114 ()4 -;- NO''. La xyloïdiue a été découveite jiar AL 'iraconnot. Suivant M. Ballot ( Journal lûr prakt. (hernie, année taVi), elh; ne consiste pas en une substanci' uuiqLU' : elle renferme an moins deux corps diluieuls.
dont l'un .se dissout dans une solutinu étendue de potasse , taudis que l'autre reste iusulubb'.
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l.n solution pi)tassi(|iie, IrailOc par l'acUIr acc- "liiiiic, iloiiii- mi pii'cipilO IjUmk- , llocuniiciix , fil parlio suluLilc duiis une giaadc quanlilO d'caii.
M. Uallot prOfOre employer l'acide nitrosonili'ifuis pour préparer la xiloïdine. Les analyses faites sur différents produits lui ont donné une quantité de carbone variable de r. 1,1.; à r.a,20 «/o ; tandis quç la fûfuiule admise pu- M. Pelou/e suppose une proportion de car- L lUe qui ne dépasserait pas 3:;, 19.
XVLOKÉTINE. i;n traitant par de l'alcool roueculié le bois de sapin fossile, évaporant la li(iiieiir et reprenant le résidu par de l'ét'ier, on obtjeul, par l'évaporation spontanée do la liqueur élliérée, une résiae blanche et
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ci'isîallisée, que M. 1 orclilianiiuer noniuie 2-ylurrliiic.
I.a xvioréline cristallise en formes prjsmaliqur's peu distinctes; elle fond â io:p, et ne peut pas se volatiliser sans altération, lille l•^t incolore , insoluble dans l'eau , fort soluble dans l'alcool et l'éllier. liUe a pour eoiuposition :
Carbone, 7a, m
Ilyilrogéne, 10.117
()xvt;éue , 10, ic Cette substance ne diffère de l'aculesvlvique que par 2 at. d'Iijdrogcne.
Iraitée parle potassium, la xylorétine dégage de riiydro-jène, et se combine alors avec la potasse produite.
vrrRir.«. Ce nom vient de Ylterbij ( en .' lié le), l.'yttiium est un corps simple ayant l'asp cl dune poiulre grise, et prenant un éclat niélalliciue sous le brunissoir, U ne décompose Icau qu\ntre lua" et 'ioo". Chauffé à l'air OA dans l'oxyséiie , il brille avec un vif éclat, cl se Iranslorme en oiyde d'yltrium liijtliiii). l.'yttriiiui .s'oblieul en faisant arriver des vapeurs de potassium sur la terre d'ytlria ; les taches grisâtres i|ui se produis.ent conlieiuunt de l'yttrium. Ou l'obtient eu plus giMUile quantité , et .sous forme d'éc.illes noiri'S d'un éclat uiélallique , lorsqu'on réduit le chluruie d'\tlriuiu par le potasbium.
O.ii/ilcd'i/tlriinii. .Synonymes: Yttriii, Terrr d'ijUrni, iiuiloUnilc. L'o\>de d'yttrium est l;lane,puUéruleut, iusii)iile, inolore, l't d'une densité é|.'ale à 4,11. U jaunit à une température élevée, et se raeonut comme l'alumine, l.'yttria est infusible , et sans action sur les couleurs vé^ji-laies. A l'état de précipité, ell.; alliie h)rlemcnt les molécules organiques su.speudues dans l'air. L'yttria est probable-
ment un scsqul-avyde Y^ O^ , car elle est Imviiiorplie avec l'oxyde de fer ( Fe- i)' ).
l.'yttria se rencontre à Kahlun et a Ylterhy en Suéde, dans une terre particulière, découverte en 1791 parGadolin, et appelée depuis (jailolinite , ytlérlle , terre d'yttria ( Vtic'rcrde).
Il cristallise en pelits prismes transpaienls , de eoiiliMir améthyste. Il est cfHorescent à w, et devient d'un blanc de lait.
Il est solublc dans ;o à u> parties d'eau.
Il a une réaction acide, et il est Irès-soluble dans l'eau.
Caractères tics sels d'ifttria. Ces sels ont une saveur sucrée et légèrement astringente. La couleur rose de ces sels tient à la présence du manganèse et du cérium.
I» I.a potasse et la soude les précipitent en blanc, et un excès de précipilant nercJissout pas le précipité.
•1° Le carbonate d'ammoniaque les précipite en blanc ; mais un excès redissout le préci|iilé.
50 Le cyanoferrure jaune de potassium y produit également un précipité blaue.
■/.iavi)AP.i\F,. Principe extiact if qui existe, suivant Irommsdorff , dans le Ctirciiuia aro-
VlIlliCll.
7.EINE. M. Graham a trouvé dans le blé de Turquie ( Zccc maïs ) une matière vis(|ucuse d'un jaune de cire, à laquelle il a donné le nom de zcine. liizio la décomposée en gliailinc; z>uu)me et en une biiile grasse.
'/.ÉMTU. On donne ce nom au point du ciel qui est, dans la direction d'un lil de plomb, placé au-dessus de la tète de l'observateur. Le zénilli est toujours éloigné de »o degrés de tous les points de Vhori/.on. Le zénith est le nadir de nos aniipoiles, et réciproquement. II change de pl.iee avec l'observateur.
/.ùoi.rniic. Minerai blanchâtre, quelqueiis d'un rose pâle , eouleuaut eu\iiou IJ.'J.:.;
de silice, 22.21:; d'alumine , 3 ,002 rie eliaux, 2J,8G d'eau, et des traces d'oxydes Icrrique et manganiquc.
7.i.\c. Le nom de zincdérive de zinn , nom germanique de l'étain ; car la fusibililé et i'ovydabilité du zinc avaient fait autrefois confondre ce métal avec l'étain. Le zinc est un corps siipple métaUique, d'un blanc bleuâtre , brillant, d'une texture cristalline, ;i grandes lames. Fondu et refroidi lentement, il crist.ilH.se en pyramides à (luatre ou à six faces. U est un peu moins mou que le plomb et l'étain. Il graisse la lime. Il est très-dilatable. .Sa dilalabilité linéaire est -^~ pour l'intervalle compris entre 0= et 1000. C'est pour(|Uoi les li.irres lie zinc ou les toits couverts de ce métal se gi rceut faeilcmeul , et Unissent par se briser Kl.
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soiis rinfiucncc des vnrùitions binsqncs ilc la teiiipcratiirp. Pour lenu-tticr à cet inconvénient, il faut, autant qu'il est possible, ne point contrarier ce métal dans ses mouvements alternatifs de dilatation et de resserrement. A la température ordinaire, il ne se )aisse pas travailler au marteau. A la température de luO», il devient ductile, se laisse réduire en fils assez, minces, en même temps qu'il devient malléable. A une température plus élevée encore, il peid de nouveau sa ductibillté et sa malléabilité , de manière que vers ino" ou 300 , ou un peu au-dessous de la température à laquelle il fond, il devient très-cassant, et pour ainsi dire pulvérùsable. A la température de ôfio", il fond. Au delà de cette température, il se volalilise. C'est ce qui permet de séparer, par la distillation , le zinc îles autres métaux. Le poids spécifique du linc liquide ( fondu i est c,c. Uelroidi , il s'aplatit sous le marteau, et en perdant sa texture cristalline il augmente de densité : celle-ci est alors 7,2.
Des lames minces de zinc , sous lesquelles on place une lampe à l'alcool, font entendre une série de sojisqui deviennent très-distincts par le refi-oidissement bru.sque de ces lames , au moven d'un mélange réfrigérant. Ce sont des vibrations tran.sver.sales , semblables à ccllesque produirait sur ces lames un archet (ie violon. Les autres métaux n'offrent rien de semblable.
Le zinc du commerce n'est jamais parfaitement pur. Les substances étrangères qu'il peut renfermer .sont : le fer le cuivre , le plomb, l'élain , le cadmium, le soufre, l'arsenic et le carbone. 11 n'existe aucun moyen simple de purifier le zinc ; car, quoi qu'on fasse , la distillation entraîne toujours une certaine quantité des substances étrangères que nous venons de signaler.
Voici les résultats que donne l'analyse des zincs du commerce réputés les plus iinis :
Xinc d' Iserl/iœhe , de Silisie, de Cliine.
Fer, cooôj — 0,0028 — o.oiso
Plomb , 0,00J0 — 0,0di7 — 0,( O.iO
Plombagine, 0,0001 — 0,0 traces.
Le zinc de Iserlhorbe est de médiocre qualité ; celui de .Silésie est dur et difficile à Iqminer; il contient toujours t'u cadmium. Le zinc de Cliine est inférieur à Icms les zincs de l'Kurope.
Ce qu'il y a de remarquable dans b purification du zinc par la distillation , c'est que le zinc le plus pur est, contrairement à ce qu'on pourrait penser, celui qui se trouve condensé le plus près du foyer; tandis que celui qui se condense dans la partie du tuyau la plus éloignée est moins pur et mêlé de beaucoup de substances étrangères.
Le zinc fondu et projeté dans l'air brùle avec une flamme d'un jaune vcrdàtre, accompagnée d'épaisses vapeurs blanches. Ces vapeurs sont lie l'oxyde de zinc, qui se dépose ious fotme de houppes soyeuses d'un très- beau
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blanc 1 de là les noms de fleurs de zi ne, nihiV album ^ laine des philosophes , e\c. Lxpo.sé à l'air sec et exempt d'acide carbonique , le zinc ne s.'allère pas et n'absorbe point d'oxygèac. A l'air humide , et complètement privé d'acide carbonique., il ne s'oxyde pas davantage; mais à l'air humide ordinaire {contenant de l'acide carbonique ), le zinc .se recouvre bientôt, à sa surface, d'une pellicule grisâtre d'oxyde. Cette couche d'oxyde s'oppose à l'oxydation ultérieure des couches de zinc subjacenles. Le zinc s'oxyde rapidement dans l'eau, avec dégagement d'hydrogène (décomposition de l'eau ). A la température de la fusion, l'action décomposante est si vive , qu'il y a explosion.
Tous les acides minéraux et même les acides organiques les plus faibles attaquent le zinc.
Action des oxacydes : Si les éléments de l'aei.lc sont peu stables, le zinc s'oxydeauï dépens de l'oxygène de l'acide, qui se décompose. L'acide azoti(|ue est dans ce cas. L'acliun a lieu à froid et avec une grande violence, lorsque l'acide est convenablement étendu d'eau. Il y a formation d'azolale d'ammoniaque (l'a/.otc est fourni par l'aciilc, et l'hydrogène par l'eau ), mêlé d'azotate do zinc. Si les éléments de l'acide sont, au contraire, fortement unis, le zinc s'oxyde aux dépens de l'oxygène de l'eau, qui .se décompose. Dans ce cas, il y a dégagement d'hydrogène. Telle e.st l'action de l'acide siilfurique étendu. L'acide sulfurique concentré n'attaque le zinc qu'à chaud, avec dégagement d'acide sulfureux , ce qui indique la décomposition de l'acide sulfurique.
Action des hydracidcs : Dans ce cas, ce n'est jamais l'eau qui se décompose. L'ai ido seul se décompose; son radical s'unit dirietement au zinc , et l'hydrogène se dégage. Telle est l'action de l'acide chlorhydrique.
Le soufre se combine directement avec le zinc, parla voie sèche.
Les persulfures alcalins, chauffés avec le zinc , donnent naissance à du sulfure de zinc ; celle combinaison est accompagnée d'une détonation violente. Le zinc, préalablement chauffé, s'enflamme dans le chlore gazeux. Le gaz acide dilorhydriquc est décompo.sé avec détonation par le zinc; il se produit un chlorure de zinc et de l'hydrogène. La potasse causllque et l'ariunoniaque dissolvent le zinc avec dégagement d'hydrogène. Dans celleaction, l'eau est décomposée, et l'oxyde de zinc (|ui se produit se dissout dans les alcalis cmployé.s'.
La grande oxydaL'ilité de zinc rend ce métal propre à être employé comme moyen réductif par la voie sèche et par la voie huuiide. Le zinc précipite presque tous les métaux ( à l'état métallique ) de leurs combinaisons avec les aei<les. Il est toutefois nécessaire pour cela que les dissolutions soient bien neutres.
Les principales espèces minérales du genre ;i(ic soûl :
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t» Voxyde terreux. 11 est très-rare dans Va nature; dailleurs , exposé à l'air, il se coiubijie avec de l'aciJe carbonique.
2° Oxijde manoancsifére. ( lirnclle. ) Espèce découverte par Bruce dans la province de Kcw-Jersey ( Ktats-Cais ). La brucite , vne on masse, a une couleur rouge de sang ; en poussic-re, elle est d'un beau rouge orangé. Elle est (lissc'Uiinéc en grains amorphes dans la gandin'. 1,'acior la raye facilement.
tlle e.st composée de 0,88 oxyde de zinc ,
0,12 oxyde de manganèse.
3° l.'altiminate de zhic {spinelle zinci/cre, gahnite, aiitoiiialUe). Cristallisé en octaèdres re^juliiTS, il se trouve à Kaliluii en SiiéJe , et dans la province de ^'ew-Jersey. Il est d'un vuit giisàtre foncé, et raye le quart/..
10 lllende (sulfure de zinc), t.e minéral n'est pas rare , et se rencontre dans presque tous les terrains. On le trouve àVienne (Isèrei, a liaynères de Luchon , à l'Argentière (Ardéclie I, à Cogolin ( Var), à Canadado ( Amir.que méridionale). Sa couleur varie depuis le jaune et le vert, jusqu'au brun et au noir 11 est dur et fragile. Il aecoiii|)agne presque toujours d'autres sulfures métaliiiiues, et parliculièreinentles sulfures de fer, de cuivre et de cadmium.
3° Calamine électrique ( silicate hydrcux '•. 11, accompagne souvent le carbonate de zinc anhydre.
Ce minéral est d'un blanc gris'itre quelriuefois transparent et incolore. lAposé à la chaleur, il devient fortement électrique. On en trouve à ^e^v-Jersey ( Keetin.' ', près de l.imbourg, entre Liège et Aix-la-Chapelle ( silicate anhydre delà ^'ieille-Montagne ),en Brisgau, à Tunis, en Sibérie, dans les monts Ourals, etc.
Les minerais de zinc le plus ordinairement employés pour en extraire le métal . sont la calamine et la blende. On calcine la calamine , pour en chasser l'acide car l>oni(iue. Cette caloination préalable n'est point absolument nécessaire. Pour la bien e , le grillage ou la calcinalion est aljsoluuient nécessaire. Par là , on chasse le souf c en transfojmant le sulfure en o\vde de zino, qu'on traite en.'Aiite comme la calamine. .\près avoir calciné les minerais, on les réduit en jioudre impalpable; et après les avou' mêlés avec de la poussière de chaibon , on les expose, dans des tuyaux de terre , à la température blanche. L'oxyde de zinc se réduit , et le métal se volatilise pour venir se conden.ser dans des tuyaux disposés en goiso de récipients; on a pour résidu de la silice, du fer, du plomb et d'autres substances no.i volatiles. Lorsqu'on traite, dans les hauls fourneaux , des minerais de fer riches eu u\yde ou en sulfure de zinc, tout le zinc n'est pas cutrainé par les gaz et les autres matières
\-nl:ifiles : une g|-ande partie se dépose sur l.i paroi de la cheminée du fourneau. Ce dépôt de\ient quelquefois si considérable qu'il Unirait par obstruer le fourneau , si Ion n'avait pas soin de le détacher de temps m temps avec des ringards. Ces dépôts, C(muus depuis la plus haute anti:|uité , portent le nom de cadiiiics. Ils sont plus riches en zinc que les meilleurs minerais.
Le zinc métallique était autrefois importé de la Chine en Europe.
Ce n'est que vers le milieu du siècle dernier que les Européens l'ont retiré de la caluininr, minerai depuis longtemps connu des anciens.
l'nrmu'.e du zinc : Zn =. -icejSSi
VI. Faviea essayé de déterminer l'équivalent du zinc en étudiant d'une part l'oxalate neutre fourni par ce métal, et d'autre part en convertissant eu eau l'hydrogène proiliiit par une; quantité déterminée de zinc au cnniaet de l'eau et de l'acide sulfuriqne. La première méthode a fourni pour l'équivalent du zinc 4i2.ia ; 1,1 seconde, 412.IG, L'équivalent de l'hydrogène , multiplié par -ri , donne 4i2,;>o.
Onidcs rfe, zinc. On connaît deux oxydes de zinc :
|o Le protoxyde de zinc. C'est le plus important, a» Le peroxyde , formé par l'eau, oxygénée. 11 est .sans importance.
Le troisième oxyde, admis par Berzelius, est appelé .iOus-oxijUe.Ce n'est- point un véritable oxyde ; c'est un mélange de protoxyde et de zinc métallique.
Protoxyde. Synonymes: Flciir.<< de zinc, Nihil ntbitm , Icina philosnphica , J'omp/iolir. 11 est blanc, pulvérulent, doux au toucher, inodore, insipi;le, et insoluble dans le \u. Il est infusihie et complètement fixe. Lorsqu'on brûle le zinc à l'air, cet oxyde se répand sous la forme d'une espèce de neise : mais ce n'est pas là une véritable volatilisation , c'est nu simple déplacement mécanique : loxvilc ist entraîné , comme le noir de luuiée . par des courants d'air. Chauffé à une température "'evée,il devient d'un beau jaune. Il rede- » ent blanc à mesure qu'il se refroidit. Récemment préparé, il est phosphorescent, et luit , pendant quelque temps . dans l'obscurité. .V l'état d'hydrate obtenu par voie de précipitation , il est gélatineux , et se combine faeileniant avec les acides pour former des sels. Il est soluiile dans les alcalis caustiques. Cliauflé au chalumeau avec de l'azotate de cobalt , il donne une matière verte; il alisorhe l'acide carbonique de l'air, pour se transformer en carbonate.
La quantité de zinc qui se combine avec tco d'oxygène est,
loc.oOi (.Zn),
S06,;s9l = Zn G = 1 équiv.
d'oxyde de zinc.
On obtient l'oxyde de zinc directement rn brûlant le ziuc a l'air. On l'obtient encore ,iu
iiioM-n ne la criUiiuliuii df r;izijlalc de /i:ic. Djds ce cas . it est anliyciie. I.oisciuoii prêripite un sel de ziuc par la potasse ou par l'aiiiiiioniaque, on a de Voxyile de zinc livdiatê, qui se dissout dans un excès d'alcali. On trouve de l'oxjde de zinc dans les fentes des tuyaux servant à la fabrication du zinc.
L'oxyde de zinc est souvent employé en médecine comme anti-spasniodiqne, dans le trait > nient des maladies ner^ cases. .Mêlé a> ce partiis <i,'ales de valériane etdï ju.siiuiame, il cunstilue les pilulea de iléylin.
Sulfure de ::,inc {blende). I.c sulfure obtenu par voie de double découipu.sition se présente sous foruic de poussière blanclie, fixe et inaltérable au feu , comme l'oxyde de /.lue. Il se fîrillc très-facilement; et si l'on conlinue à le iirùler au contact de l'air, on a pour résidu de l'oxyde de zinc. I.e sulfure, à l'état natif, est d'un >aune de soufre. Il forme des cristaux transparents, cristallisables, en tétraèiires, in octaèdres et en dodé-caèdrcs. Il dcv e.it phcspliorescent parla clialcuret p.irL'fDiteuicnt. Il peut se combiner avec presque tous les sulifm-es métalliques. Ces combim.isons sont très-stables et peu fusibles.
Zn S = iO(;,:;oi.( Zfl ), 200,71 (S)
607,301 = I équival. de sulfure de zinc.
\.ç soufre et le zinc s'uni.ssent l'un à l'autre à l'état de vapeur. Lorsqu'on cbauf c un méhm^dc c'mabre et de };renaille de zinc, il se produit une violente détonation, accoiiipa'ju.int la formation du sulfure de zinc. Le meilleur proeéilé cimsiste à calciner le si.Uate de zinc anliydre dans un creuset brasqué. Le sulfure qu'un obtient est mêlé d'un peu d'oxyde de Zlnr, (pi'on enlève par l'acide eblorliydiique.
Le seleiiiiire de zinc est analogue au sulfure.
C.hlnrure de zinc. .\ l'état anhydre, il se présente sous la forme d'une niasse grisâtre , demi-transparente, c|ui fond un peu au delà de iiio''. et se volatilise à la chaleur rouge. Il allire fortement lliuuiidité de l'air, et tombe cMi (li-li(|iiium. Ce eblorurc liquide bout à une trinpc iMture très-éli'vée . et laisse déposer du ehliiiiirc de zinc hydrate, d'un aspect granuleux it cristallin. Foi-mule : Zn Cl ou Zn CP.
Il .se ciHiipose , en centièmes , de 'i7,«s de zinc ;î'i.L7* de eblore.
On obtient le clilorure de zinc directement, soit eu brûlant le zinc dans du chlore, soit ca tr.ijtant le iiiétaLpar l'acide cblorbydriqiie.
I('ùroH)!(rf ressemble toiilà faitau chlorure de ziiie. Il est Ogalemeut très-déliquescent et Milatil.
l.'iodiire est tout à faitanaloguc au chlorure ri au bromure. Par condensation de ses vapiiirs il erLstallise en prismes quailrangulaires arieiilnircs.
yJlliuycs. Le zinc forme des aliiag's iîiip'u--
ZIN
tanLs avec l'étain et le cuivre. ( f'oijez KrMU
et CliVHK. )
Le plomb et le zinc s'allient facilement eu- Sfrable. L'alliage, composé de o,io de plomb ( t de o.s;; de zinc , a le même aspect que le zijic. On peut le réduire en feuilles minces , qui s.e brisent après deux ou trois plis.
L'alliage de zinc et d'argent est moins casr sant que le précédent. Il est susceptible de .se réiliiire en feuilles tiés-minccs , qui peuvent être pliées un grand nombre de fois sans .se briser. Cet alliage abandonne le zinc par la calcination, entraînant une quantité notable d'argent ; l'argent qui reste contient toujours du zinc. Cet alliage est composé de o,80 d'argent et de 0,20 de zinc. Les alliages que forme le zinc avec le fer et le nickel sont très-cas- .s;ints. Us n'ont aucune importance. Cchii de zinc et de nickel est rouge , et prend sous le brunissoir un très-beau poli.
Sels de zinc. Les sels de zinc sont tous ineoloivs ; ils ont une .saveur astringente , métallique, et excitent le vomissement.
I' La potasse. la soude, l'ammoniaque, préripitentbs sels de zinc en blane f oxyde de zinc hydraté ). Le précipité e.st soluble dans r.n excès de potasse ou de soude ; il est surtout .soluble dans l'ammoniaque.
'1° L'aci;!c sulfhydrique ne produit aucun pi'écipité, si le sel est un peu acide; et même si le sel est parfaitement neutre, le précipilé n'est qu'incomplet. Les sels de zinc dont les aerdes sont de nature organique , sont précipités par l'aeile sulfhydrique.
5° Les sulfures alcalins précipitent les sels de zinc immédiatement en blanc ( svlfni-e de zinc ) ; le précipité est sensiblement soluble dans nn excès de sulfure alcalin , et dans l'acide chlorhydriqne concentré.
4° Le cyanoferrure de potassium les préripite en blanc ( cijannfemire de zinc ) ; le précipité est insoluble dans un excès de précipitant.
a» Le cyanoferridc de potassium donne un précipité jaune { cyannfcrrtde de zinc ). C'est le seul précipité de zinc qui soit coloré. Tous les autres précipités sont blancs.
Calcinés avec l'azotate de cobalt , les sels de zinc doiiiicnt nn produit vert. Le zinc n'est précipité de ses dissolutions par aucun méUil.
Sé/jarcitinn des sels de zinc et des sels de frr. Le sulfure, l'azotate, etc. de zinc, contiennent presque toujours une quantité plus ou moins notable de sulfate, d'azoUite , etc., de f r. Le fer existe dans ïc sulfate de zinc à l'él at de sulfate deprotoxyde de fer isomorphe, avec le sulfate de protoxydc d'oxyde de zinc ; tant que le fer est au minimum d'oxydation , il n'y a pas moyen de le séparer du zinc. Or, comme le zinc ne se suroxyde pas dans les mêmes circonstances dans b'.sqiielles le fer se suraxyde . et que le peroxyde de fer n'est plus Lsomorplie avec l'oxyde de zinc , il est facile d'eu obtenir la séparation. A cet effet, ou traite par la p^'lasse une dissolution de sulfate de zii c
frrriieinoiix ; nn oljlii-iU un pri'CipitO (le zinc iiic-li- ilf piolij\vili- do IVr, lf(iiicl no tanio pas il se siiroxydrr. Un oxcos Uo potasse roilissoiit Idwdo de zinc, et laisse le peroxyde de fer iiit.iet. Ce niéine procédé est applicable à la purilleation des sels de zinc aianganésiféros.
.Siil/nlr. Ce sel cristallise absolument comme le siillat ■ lie magnésie , en prisnii-s à quatij p IMS , terminés par dos pyramiles à quatre taeos, contenant? équivalents d'eau. Sa saveur ist .istrin^'enle , stypti(|ue. Il se dissout dans i p.irli -s il'ean froi le. .Sonmis à l'action de la clul M-. il s ■ fonl dans son eau de crislallisaliei. \ la elialour roiiiie, il perd toute son eau: il SI- iléiraïo (le l'acide sulfnriquc anhydre, de I ici II' sulfiMcux et de l'oxygène. Calciné avec i!ii c-liaibon, il se convertit particnlioreinent en MiHiire. I.c sulfate de zinc n'est prfsi|ue jamais piii'; y contient du sulfate de fer isoiuorplic a\ee le sullatc de zinc.
Zji O . SO* = oOC,Mi { ZnQ ) SOI.IGI (SO*)