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qualité, et le tout est mis dans un fourneau a vent i|ui puisse fondre facilement le nickel pur. On maintient la température a son maximum pend.int cinq heures enviroUj en ayant bien soin d'enlever avec un ringard toutes les .scories ou le mâchefer qui pourrait embarrjs.^( r la grille. Après le refroidissement, on casse le creuset , et on y trouve deux coiichp» distinctes : l'une vitreuse, composée d'acide borique et d'alumine; l'autre métallique, caverneuse, gris de fer, hérissée de petit» cristaux : c'est de l'aluminium imprégné dans toute sa masse de bore cristallisé. Toute la partie métallique est traitée par une lessive de soude moyennement conccntiéeet bonillante, qui dissout l'aluminium, puis par de l'acide chlorhydriquc bouillant, qui enlève le fer. et etilin par ini mélange d'acide fluorlqtie et d'acide nitriqiie pour extraire les traces de silicium que la soude aurait pu laisser mélanf éJsaveo du bore. On le sépare mécaniquement de quel(|ues plaqiK s d'alumine , qu'on enlèverait difficilement par un procède chimique. 1-e bore ainsi préparé est translucide, coloré depuis le rouge grenat jusqu'au jaune miel par une petite quantité de carbone ( environ 2 p. cent), et ciislallisable en lamelles ( prismes à base carrée), ayant l'éclat et presque la dureté du diamant. Le bore, à l'état (jraphitnUle en lamelles hexagonales, un peu roiigeiltres, s'obtient en dissolvant le borure d'jluminiiini dans l'aeirtc chlorhydriquc. Enfin, c'est à Vélut aiiiiirulie que le bore avait été découvert par M'vl. riienard et Gay-I.nssac. ( Comptes rendus de rjrademic des sciences , 8 déc. 1856 et 16 février 185';.)
CAFÉ iM. l'ayen a reconnu dans le café l'existence d'un acide particulier auquel il a donné le nom d'acide clirloroiiiniqiic. Cet acide s'y trouve naturellement combiné à la caféine et à de la potasse ; il est probablement identi(|ue avec Vticide cofeiqiie de M. Rnchleder, qui en représente la composition par C'4 >s O". Voiii la composition approximative que M. l'ayen as.signc au café ;
Cellulose, 3»
K.au liygroscopique, 12
M.itiéres grasses, 10 à 13
lilucose, dcxirine, acide végétal indéterminé, lâ,3 l.égumine, caséine iglutine?/ 10 (.liloroginatc de potasse et de
caféine, 3,3 û 5
Matière azotée indéterminée, 3 Caféine libre, 0,8
Huile essentielle concrète insoluble. 0,001 F.ss' nc(' aromatique, 0,002 Substance minérales : potasse, chaux, magne.sie, ae. phosphoriquc, sulfiiri(|iie , siiiciqiie, truccs de chlore, 6.697
ci-:i\
CARRi:r.E np. fer. [Fonte, acier.) On a f donne le nwni de carbure de f r an fer rorgé , à l'acier el .1 la fonte, p.irce que Iccaibone s'y trouve combiné avec une ceitainc quantité rie f r. Mais ce ne sorit pas la de véritables cotnb.nai-ionsà proportions deOnies: car !a quantité de carbone qui se trouve dans le fer forjié, dans l'aiicr <t la fonte peut varier depuis 0 jusqu'à 3.93 pour 100. I-a limite qui sépare le fer en barre I fer foriiè) de l'acier est souvent très peu appréciable, le premier est converti en acier lorsque après sa tpnipe il fiit I feu au silex, et il ne présente celle propriété fpi'ajirés avoir fi\c S niilliéines de caibone. I.c fer p.irfaitement pur de tout mélange liétéropène peut même User jusqu'à 6 millièmes de carbone avant d'acquérir la durcie de l'acier. y.n jienêral, plus le fer est pur, c'est-à dire cvempt de silicium, de soufre et de pliospborc , pius il peut absorber de carbone pour se cliani-'er. par la trcn-pe, en acier, l,e maximum de dureté siipposc la présence de 1,4 à 1.5 pour 100 de carbone. .Au dcl/i de celte limite r.icier perd les propi iéics prec eusrs (|ui le font reeliercbcr dms les arts. X 2 pour 100 de carbone, il est cassant , et i:C se laisse jdus travailler sous le manteau. Dans cet état 1 acier pourrail recevoir le nom de fonte, s'il n'.ivait pas la propriété de se dilater p.ir le froid ; d ailleurs, fondu et Icntemont refroidi, il ne cède pas, comme la fonte, l'excès de c.irbone r|U il avait lixé. Ceci n'a lieu que lorsque la frifoMion de carbone s'elcvc de 2,2.H a -2,3 pour 100. {('imiplc.1 rindiis de IIcademie des Sciences de Berlin pour lannce 1817. )
CEXDRES I.e résidu salin fisc que les plantes laissent après leur combustion et qui constitue les cendres varie de romposition non-sculement suivant les différentes espèces de plantes, mais encore suivant îes différentes I>a ri ies du même vé.'étal. Cependant on y tro ive a peu près toujours les mêmes principes minéraux qui jouent un rôle si importantdans l'action dos enirrais. Ces principes sont : potasse, 8 a 23 centièmes; snude , 3 à 13 centièmes; cliaiix, 4 à 30 centièmes : silice, 1 à 30 centièmes ; ma()nesii', 2 à 10 centièmes; oiijde de /er, 1 millième à 3 centièmes; acide p/iosphorique (combîno avec une base', 3 a 40 centièmes; acide sulfurique (combiné avec une base), 1 à 0 centièmes; acide carbonique ( provenant en grande partie de la destruclion des acides ou matières organiijues par la combustion), 5 à 40 centièmes; chiure (â l'état de chlorure alcalin), 2 millièmes à 10 cenlipies; charbon et sable, 3 à 20 centièmes. ( *of/. Anahises des cendres de différents veaetrinx dans ['yium:a!re de C/tiinie de M.M. Milon etlVeiset, année 1846.)
CÉHEALI\E. M. Mèfje-Mouriès attribue à un p: inci|)e a/.olé ( cérealinc ), résinant dans le perispiTine des ^'raines de blé, la propriolé diiu ferment qui [leriiiel , en iiiodiliant 1 ancien procédé de paniljcalion, de faire avec
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de la farine qui jiis(|up là ne donnait (pi'iiu pain bis un pain très-blane, le^'er, très s.ivoiireiix cl sain; en même leiiips lerenilemeiit csl plus considérable. Il facilile la fei ineiil.ilinn par une lé^èr-i addition de sinre, propre à developp"r de l'acide carbonique, le niéiiioire que .M. MèjeMouriês a prési nié a r.\cadeiiiie des sciences et duquel .M. ( lievreul vient de publier un r..i|i|init étendu met liors de doute (pie la couleur du pain bis n'i si pas due à la piésenee C.\i son uans la farine, mais ,iu procédé de panilieation , puisque, u'après le procède de l'aiiteur, ou l.iil, d'un côté, di; pain qui n est pas bis avec de la farine cunteuant du sou, et (pie. d un .iulre cote, avec de la farine depi>ur\ue de son , mais qui est paniliee par l'ancien procédé, on peut obtenir du pain bis. (in avait toujours pense .'avant M IMèjje .Moiitiês, que le pain bis doit sa couleur au sou; et, en apparence, poinait-on l'allribiK r a une autre cause lorsqu'on voy.iil tous les jours faire le pain bis a/ec de la farine conlen.iut du son, tandis que le pain blanc proveii.iit dune larine qui en était dépourvue? Cependant on était dans l'erreur- ( Coinpies rendus de l'Académie des sci<:t\ces , 12 janvier 1S57. ;
CÉÏRARIQIE. (Jcirle,) Corps cristallin, bl.inc, extrait du cclyuriu islandica. H a une saveur francliemcnt auicre, il n'e?t pasvoLitile et ne se dissout pas dans l'eau. Il est trêssoliible dans l'alcool bouillant. Clvuifle à loO", il perd tout .son eau, et sa couiposilion se représente alors par la formule: C^-i H"" 1''''. Il forme avec les alcalis des sels Si. lubies, tiês-aiiicrs. (Sclincdei mann et Knop, Annit- Icn der C lieniie, tome l.V, p. 114 )
CllAJipio.vox. les clianiiiignons doivent être rangés parmi les végétaux qui renferment le I lus d'eau , c'ist ce (|ui explique leur croissance rapide, passée en proverbe. La (|uanlilé d'azote (|ii'ils cûm'ienaent surpasse celle dis autres plantes : elle est de 4a 6 cenliemes, tandis que les h.iricols n'en ont que 3 a .'i centièmes. Les cendres des champignons sont riches en phospates. Les autres principes qui entrent dans la composition de ces ciy|itogimes sont de l.i celliiliise, de I amidon et de la liiannite. Celte dernière est d'ordvuaireaccoîii l'agnéc (l'une proportion faible de sucre (ernientescible; c'est pourquoi [at/arij'us riis- Siilii, W cantharelhis cinclUuf, de., api es avoir éprouve la feriiieiitation, donneni de l'alcool par la distillalion. Les chauipiguons frais exhalent beaucoup d'acide carboni(|ue et de l'hydrogène carboné, tandis que les champignons puireliés dégagent de l'ammoniaque. ( .Schlossberger et l)(rpping, Anuaicn, d,.r Chemic, tome LU. p. 106.)
<;ilAi X. La cli.iux accompagne la magné'^ic dans une niullilii le de combinaisons naturelles. Il importe doue de savoir les sép irer ex'ielemiiit l'iiue de l'aulie dans les .in.il^ses. M. IJtnhani bmitliucnl, dans (;ebul, proposer