COT
la mêtlinde suivnnli; : On dissout l.i eli.inx rt l;i niagn(!-si<', à l'clat de plii>spli;itc, dans dr l'acide chlorliydrlqiie , et on y ajfiiilp assez (i'jmiiioniaqiie pour obtenir nnc préc pit.ilion complète ; puis oa redissoiit le précipiié mixte dans lin léger e\eés d'acide acétiqnc affaibli; eniin on verse l'oxalale d'ammoniaque , qui précipite la clianx et laisse la niagnr>ie en clissoliitinn. On sépare celle dernière base par la filtration de la liqueur, et on la précipite à son tour par le phosphate de sondeet d'ainmoiiiaqne. Le phosphate aiiirnoniaco-magnésien qui se produit est exempt de chaux. {l'Iiilo sophiciil magazine, 3" série, vol. XXVI, p. 12.i. )
c:iiélido\iqi;e {.-Iciile.) Acide naturel, contenu dans la grande éclaire [ciiçH'Iouiiiin iiiajii.i.ilc la fjuiill- des papavéracées ). Il a «le l'analogie avec l'acide inéconiquedu pavot ; il est accompagné d'acide malique et combiné à des alcaloïdes cl à de la chaux. H est le plus abondant au moment delà floraison, et se trouve alors répandu dans toutes les p.arties de 1.1 plante. Pour le separrr on expriiue le suc de la plante, on le fait coaguler par l'ébullilion, puis on y ajoute lui peu d'acide nitrique et du nitrate de plomb. A la faveur de l'acide nilrique, le malate de plomb reste en dissolution, et le chélidonate seul se précipite, l.'acidc fhélidoniquc cristallise en Ituigius aiguilles Incolon's et soveuses. Il perd de l'eau jusqu'à 1 W, et ne coininenecà se décomposer (|ue vers 22.5° ; il di'vicnt alors d'un gris noirâtre, et dégage de l'acide carbanicue pur. Il • st solnhlc dans l'alcool, et se dissout sans altération d.ins les aciilcs faibles. .Sa coniposilion est représentée par la formule : 2 rC 4 llM)"-)-!- MO. Il forme des sels avec 1,2 et 3 équivalents de base (soude, baryte, oxydes de plomb et d'argent). (Lerch, Âimateu dcr Clieinie, t. LV||,
Ciii.OitF.. Un procédé nouveau et économique |!Our fahriiiuer du chlore consiste à faire passer un cour.iiit d'acide clilorliydii(|iie, nie- Jangé à l'air, sur de la pii rrc ponce eli.iufféc an rouge : l'acide ehloihydrique doit èlre dcsleclié sur des morceaux de hricjue imprègnes d'acide sulfuri(|ue. I/cxeèilant <'st retiuu dans des vases pleins d'eau, et le chlore peut s'employer ensuite a ions les usagis iinliistriels. ( Clicmioil iiazelle of l.nntlnii. IS'i.';, n° TS. )
CIILOKI\CÉM0DE {ytridc). f'nil. CaVK.
«'.liiE. M. Tesclieniacher ( l'/iiinsopfiifat wa'jiizine, 3= série, vol. XXVIII, p. 3;)0 l a retiré des plis des feuilles d'un palmier (e/;«)n,T?miia ;, en les raclant avec l'ungb-, une matière cireuse, .semblable à la cire des abeilles : elle se compose, en centièmes, de so de niyrieiuc et de 20 de ci rine. Le reroxi/lon aiulirnhi , palmier très-élevé, trouvé, par M. de lluiiiboldt âQuindiii sur les Andes, conlient une cire tout à fait analogue.
COTOK. M. King vient de proposer (dans la Société des naturaUsle^ du llntiii) un noii- \cau procédé pour dhtiugucr dans un tissu
COU
les fils de lin des fils de coton. Ce prorédé , très -impie, consiste à dépouiller d'abord le, lissii de tout son apprêt, à le tremper ensuite, p ndant quelques niinules dans de l'aeide siilfuriqiie angl.iis it à le laver dans de l'eau ou dans une liqueur f.iihlemcnt alcaline. Les lils de coton se dis.solvcnt et les lils de lin restent ihsoliiblis.
COTOx-pocuRE. Synonymes ■.fiilmicotoii, piiroryline, coton OTijdPnv, pyvoxyle, coton intrtiiiie. Vers le mois d'août, IM. .scliœnbein annonça qu'il était parvenu â cumiiiiiniqiicr au coton, sans en altérer l'aspect , toutes les propriélés de la poudre à canon. Cette annonce fit beaucoup de brait, et presque tout les ehiinistes se mirent â l'œuvre pour trouver le procédé que .V. Schirnbein s'obstinait à tenir secret. On ne farda pas à découvrir que la xyloidine, obtenue en 1833 par M. Uraconnot en faisant agir l'acide nllriquc sur le colon, joui^.sait d'une combustibilité comparable à celle de la poudre. Voici les divers procédés qu'on a proposés pour préparer le cotonpoudre.
On plonge le coton dans de l'acide nitrique concentré, on l'en retire au. boul de ipielqurs instants, on le lave à grandes eaux et on le dessèche avec la plus grande précaution. D'autres emploient, au lieu de l'acide n liii|uc concentré, un mélange d'acide stilfuii(|iie et d'acide nitrique; d'autres encore, un mélange d'.icidc siilfiirique et de nitrate de pot.isse; d autres enfin une dissoluliou biuiillauîe de eh Qrate de potasse, (hiant aux iffels du coton ainsi préparé (auquel ou peut substituer le papier, les lils de lin , de chanvre ou tout autre cor|:s ligneux ), on a démontré p.ir des expériences balistiques qu'ils sont environ quatre fois plus considérables que ceux de la poudic ordinaire, l.i qii.intile de matière cxphisive employée étant la même. Le coton a, en outre, sur la poudre l'avantage de ne laisser qu'une quantité luinime de résidu, et par conséquent de ne pas gr.ii-ser les armes. Mais sa fabrictioii et sa iiiaiiiiuil.ition , toujours dingereiises. pourront enccue longtemps empèclier la poudre-colon de reuiplacer la poudre a canon onliiialre.
col -Il A RIXE- On a donne ce nom à un corps cri-lallin relire de la fève de Tonka. I.'aspériile ; aspcriilii oilorutu) est une pl.inte qu'un emploie sur les bords du llhin pour diuiner au vin un l)OU(|iiet agré.ible. Cette iiropriélé est due à un principe .iromafique, identi(|ue avec la ccuiiiianiie ( C''^ W Oi \ qu'on tro.vc dans la fève de l'ouka. On l'obtient en faisant rlixérer la pl.inie desséihce (à l'époque de In floraison ) par île l'alcool concentré, et rei renaut l'extrait alcoolique par l'éllier et l'eau bouillante. Il se dépose, par le refioidisseiiien', une matière cristallisée en aiguilles, et poss( liant au plus haut degré l'odeur ca ai-ter s iqiiei'e l'aspérule odorante. Beaucoup d'aet es plantes p.iraissent contenir le même principe de la fève de Tonka; telle est, entre autres,
CTJI
la nnuvc [anthoranthum odcratum\ qui dooneau fuiu son odeur aromalique, le meli- Jct '^ii.fUtiitus ofjîciiialis), etc.
CBÉ\ri\E. ( De xpsa;, cliair.) En oi-érant sur ilvs centaines délivres de viande, M. I.icbig a obtenu un corps erislallin , neutre ou indifférent, connu sous le nom de creasine, dont M. Chevreul avait déjà fait connaître les proj)riétés physiques. Sa coinposilion est exprimée par la formule C^ K^ 11" O^. Sous l'.nfluence d'un acide énergique (acide chlorliydr.quc ou sulfuriquc|, la créatnie se transforme en un alcaloïde nouveau, auquel M. I.ieliii; propose de donner le nom de O'catlnine. Cet alcaloïde forme avec les arides, et surtout avec le perclilor'ire de platine, des sels crista lins d une grande beauté II est bien plus .siiliible que la crëatine dans l'eau et dans l'alcool. Sa dissolution aqueuse a une saveur eau-tique cjrauie l'aniinu'iiaqiie- Sa composition se représente par la f.irniule: C' fi' 11^ 0-. CRÈME LACTIXE. MM (iaudin ct Ciioumara ont doniié ce nom à un liquide qui ressemble tout a fait au lait et qui en partage, en grande partie, ies propriétés cliiDiico-physiques et aUmentaires. Us préparent la crème lactine en faisant cuire dans une marmite fermée, sous la pression de 3 ou 4 aîmo-ipliores, par conséquent à la teujpérature de 130 deprés environ, de !a viande avec des os â moelle el surtout ces derniers, en .iyant soin de faire dissiper l'odeur de vianJe par l'ouverlurc partielle d'un robinet de petit CHlib;e qui est élali'i sur le couvercle de la uiarniile; on ajoute à la viande ct aux os des légumes sucres . tels que panais, betterave, etc., et un peu de sel au besoin, une, Irès-pctile quantité de beurre Irès-frais avec un peu de graisse de bœuf ct de veau. Au bout de quelques heures le Ijit se produit en ouvrant le robinet en entier, et la marmite n'étant qu'a moitié pleine de liquide: par suite de l'evaporation et en raison de la li.iute tempéra turi- du liquide, l'issue de 11 vapeur devenant libre , celui-ci subit une ébuUition lumullueuse <|ui le fait monter rapideuientjusqu'au sommet do la marmite ou, rencontrant l'ouverture du robinet, il sort part cette voie avec violence sous l'apparence de lait. Ainsi le lait se produit à la sortie <iiémc du robinet ct jamais en dedans de la marmite. Cir on ne trouve jamais de globules lactiformes dans le liquide qui reste dans la marmite.
ctivr.E. M. le dtic de l.euchtenbcrg ( /?»'- Irtin de l'Ai.adcmie de Saint- fctersbourfi ) a trouve qu'on obtient un précipité noir en décomposant le sulfite de cuivre par un courant galvanique, te précipité renferme de l'arsenic et itu sélénium, qui proviennent non pas du cuivre, mais de l'acide saifurique. En outre, l'or ct le platine accompagnent constarnroei>t le cuivre dans ses minerais. C'est pourquoi ce dernier n'est jamais exempt des trois premiers met iiix , qu'elles que soient les opérations aux<iiiellcs un l'ait :souiuis.