GAZ
1° A l'état frais, L contient, d'après M. lUchardsun ,
liau, ci.nr.
Matières organiques, 2!,7l
Sels minéraux, 10,05
i" Desséché à 100° :
('..•irhone, 07, m
ll>dri)^éne, x,î7
(.)xy''ène , rSyVi
Azote, l,7(!
Cendres, so,a;
IUO,00
CARAXCE. La plus grande diflicullé qu'on a jusqu'ici rencontrée dans l'analy.se des principes colorants de la garance consiste dans la séparation exacte de ces différents piiiicipes. Les résultats auxquels on est airivé récemment s'éloignent un peu de ceux qu'avaient obtenus Uobiquet, Rouge, Decaisne et Preis- ■ser JL Scliiel prépare de la manière suivante le rouge de garance . qui est un des plus beaux corps de la chimie : On broie la racine, et on la laisse pendant un jour macérer avec de l'eau dans une cave de buis; on décante l'eau , on presse la garance, et on la fait, à diverses repri es, bouiLir avec une solution d'alun concentrée dans une chaudière de cuivre. l.a décoctiun filtrée dépose, par le refroidissemeul, une substance rouge brune, qu'on sépare du liquile surnageant. En traitant la liqueur rouge claire ainsi obtenue par l'acide sulfurique, on voit la matière colorante se déposer dans l'espace de vingt-quatre heures. On lave le dépôt, d'abord avec l'aci.le chlorhydrique étendu bouillant, puis avec de l'eau fioide, et on le dissout dans l'alcool. On chasse Tixcès d'aleoul par la distillation, et on abandonne le reste du liquide à l'évaporation. Le rouge de garance qui se dépose est dissous à difféi entes reprises dans l'élher, et celui-ci est évaporé; jusqu'au tiers, pour qu'il cède peu à peu la matière colorante. ( Annalen der Chcmie, année 1347. )
GAZ ( Liquéfaction et solidification des). L'acide carboniq ue était jusqu'à présent le seul gaz qu'an fut parvenu à obtenir sous forme solide. M. Faraday (Annalen der P/iysik ) \ient d'amener à l'état solide plusieurs corps gazeux. Ex. gaz acide iodhijdrique : .solidilié, il est parfaitement limpide . incolore et semblable a la g\3cc ; acide bromht/drigue : corps blanc, cristallin, qui se solidifie à — 80" ; acide sulfureux : à l'état liquide, il dissout l'asphalte; solidifié, il pré.sente l'aspect d'an corps cris' tallin, incolore. Les autres corps gazeux snli. dllies sont l'hydrogène sulfuré, le proloxydc d'azote, le cyanogène et raramuniaque. Aucun de ces gaz à l'état solide n'est coloré : ils sont tous incolores , transparents et cristallins. — Ces résultats ont été obtenus au moyen d'ini appareil particulier, cunsiruil par M. I-araday, La plus forte pression qu'il ait eiuployêc est de
4HS
IDR
Bn ;itmo>;plRT("s; ot, ,i l'aide d'un mclnnge iVé- Ihcr et (I vieille c;irlJ0iii(|iic ru|iulie, il a ublrnu un abais^riiifnt de tctiipératiiro de — 11".
I,<'s izn/. <|iii ii'onl donné aucun indice àc solidilirallon , ni par un froid de — 11°, ni par K's pressions indi(|néi"s, sont les suivants :
llyilroffénc à il atmospli.
(txv.seiie, 27
A '.oie, SO
lîioxyde d'azote, 50
(Hydc de carbone, 40
Hydrogène bicaibonc'. 32 r.i.YCocoLLE. ( .Sucre de uelafiiK'. ) M. liraconnot decouviit en 1820 le sucre de Sélatine en traitant l'iclithyocolle par l'acide sulfuriqne. Ce corps fut ensuite étudié par MM. Bonssinsanlt et IMiibler. Knlin M. Dessaitjnos trouva que l'aciile hippurique, bouilli avec l'acide clilorbydri(|uo ou tout autre acide fort, se décompose en glycocollc ( sucre de gélatine) et en acide ben/.oique. Comme on olili'-nt ainsi la glycocolle pure et en assez grande (|uantilé, M. Ilorsford vient de profiler de cette circonstance pour mieux approfondir les propriétés et les combinaisons de ce corps, auquel il assigne la formule : C4 114 NO^ MO. I.a glycocoilea une saveur sucrée, maisnioins que celle du sucre rie canne; elle est inodore fl sans action sur les papiers réactifs ; elle se tllssout dans 4.2'i à 4.33 parties d'eau froide; elle estsoluble dans l'.ilcnol. plus à chaud qu'à froid ; elle c.^t tout a tait insoluble dans l'étlier et dans l'alciiol absolu. .Sa dissolution, chauffée av(C une solution concentrée de potasse, prend une couleur rouge magnilique, en dégageant delammoniaciue. Celte couleur disparaît par une aiiplieatiou de chaleur coritinue; elle repar.iit dés qu'on chaufte l.i li(iuenravec de 1 oxyde de plomb ou de Ihydrate de baryte. Ijne très petite ijuantité de glycocolle ajoutée à une solution de suliate cuivrique empêche la précipitation de l'o.syde par la potasse, cl la ii(iueiir prend une couleur bleue caractéristique I.es principales combinaisons de glycocolle examinées par IM. Ilorslcrdsont le nilraie neutre, le chlorhydrate, le sulfate, l'oxalate et l'acctate. I, Annaleii der Cliemic, année 1647. )
ICIC A {licsine). Cette résine, conservée dans les collections du Jardin des Plantes sons le uom de sturax de Caifnne , e>t de toutes les ré-jnes la moins soluble dans l'alcool ; elle sc présente sous la forme de petites masses ou de grains 0[iaqnes, d'un blaiiC .iaunàlre, mêles de queli|ues débris d'écorce et ayant une odeur as-iv. igréable. .Suivant M. Scribe, l'icica donne à l'jn.ilyse trois matières résineuses particulières ; ia br<'ane,=z llf" C"* 3110 ; 1 icicanc , = C'So uiJ7 Oi>; et une colophane, = d"
IDKYL. M. Boedeker L4nnalen der Cliei;i(c, tom , I.ll, p. 100) retira des minerais bifuinineaxd'lclria lin principe organique particulier, qu'il appela Idryl. C'est un corps
Lie
blanchilfre, floconneux, insipide, inodore, fusible à 86°. A la température ordinaire, l'acide sulfnrique concentré le coloie en jaune d'or; à chaud, il le di.ssout très-facilement, et donne un liquide jaune verdàlre, qui peut ètie mêlé à 1 eau sans la troubler. L'idryl est un carbure d'by<lrogène, dont la compcsilion est exprimée par la formule -. C^ 11.
IF. Les propriétés toxiques de cet arbre ; taxiis baccata ), déjà indiquées par des auteurs anciens , mais aux assertions desquels on n'avait guère ajouté foi, viennent d être complétementu)isesen évidence par MM. Chevalier, Duchesne et Reynal { iVcmoircs sur l'if, dans les Annales d'hyrjiéne et de médecine légale, t, IV, année 1836). Il existe dans l'if un principe énergique ( la faxùie), soinble dans l'ether et qui, par son action particulière, dilfère de celle des autres poisons connus. Ce principe se trouve surtout dans les feuilles, fraîches ou desséchées ; il est caractérisé par une action spéciale sur le système nerveux : après quelques moments de stupeur, les victimes de reinpoisonnement par l'if tombent comme frappées de la foudre pour ne plus sc relever. Ou a proposé les boissons acides et le café noir connue antidotes.
ii.MEi\iu.ii. ( De llincn, montagne près de MIask, en Sibérie. } Nouveau corps simple, métallique, découvert par IM. Ilermann. dans l'yllerotantalle de Sibérie. Ce minéral, qui devrait être appelé î/rtcco-ttef/iife, contient l'imenlnm à l'étal li'acide i/uicniqiie. Cet acide jiartage, en grande partie, les propriétés de l'acide tantalique; CL-pendant il s'en distingue d'abord par sa densité i4,10). qui est beaucoup moindre que celle de l'acide tantalique (6,78) ; puis par la couleur jaune intense qu'il prend p;ir la calciiiatiou. 11 se distingue de l'acide nwbiriiie par l'insnlubililé totale de son hydrate dans l'acide chlorhydrlque. L'équivalent de 1 ilniéniuiu parait être beaucoup moins élevé que ceux du tantale et du niobiuni. (Journal fiir-prakc Cl.cmie, tome XX.WIll , p. 91.) 1. histoire du niobiuin n'est pas encore complète.
iACTL'CO\E. M. I.enoir [Annalen der Cheniie, tome I.X, p. 83) appelle Inctucone une matière cristalline retirée du lactiiea- 7-((/»i. Cette matière, différente delà lactucine, qui est l'alcaloïde du laclucariuni, est inodore, insipide lorsqu'elle est pure, insoluble dans l'eau, mais assez soluble dans l'alcool, léther et le pétrole. Llle fond a l-'iO". Sa composition est f;,o I1J2 o3 On l'obtient en traitant le lactucaiiura par l'alcoolbonillant ; celui cila laisse, par le refroidissement, déposer en petits mamelons blancs, qu'on puiiQe par des solutions répétées.
liciie:v. L'analyse des lichens est fort Intéressante, parcequ'elle peut fournir une multitude de produits utiles, employés dans la teinture, la médecine, etc. Dans ces derniers temps, MM. Rochledcr, Schunck, Schnederuiann et Knop s'en sont rarliculièremcnt oc-
ciipcs. Les deux dorniers chimistes ont public sur ce sujet im travail étendu, inséré dans les JniKilen der C lie mie , tome i.V, p. m. l'arnii les principes quils ont trouves dans le cetraria islamiica , ils signalent comme nuiveaux : 1' l'aciJe cctrarique, '>= l'acide liciicnstcarique; 3" un principe indéterminé; 4^ une matière colorante verte, le tlialloclilore, analofîuea la chlorophylle. Voici cornnrcnt on proèJe : 11- lichen est coupé en p:-tits morceaux; on y verse de l'alcool coni entré de manière à le couvrir entièrement; puis on a oute, pour chaque livre, eniiron 7 g ammes de carbonate de potasse; enfin, le mélange est bouilli pendant un quart d'heure. Iji liqueur, encor;; bouillante, est passée à travers une toile , <'t le liquide reçoit de l'acide chlorliydriquc jusqu'à manifestation d'une faibe réaction acide; on yverseenlin quatre ou cinq fois son volume d'eau: lise produit un précipité abondant, qui est recueilli sur le filtre et la\ti à l'eau. Après la dessiccaljon, il forme une masse verdàtre, dont la couleuiest d'autant plus intense que Tébullition a elé plus longtemps prolongée. Il contient, outre la Biatiëre colorante verte du hclien , au moins les trois corps différents précédemment si^na- R's. I,a séparation de ces corps est très-difDcile. MM. .sctine.lcrniann et Knop se proposent {ie perficiunner le procédé qi.'ils décrivent. LitHEXSTÉAnioi-E. {.-jcUle, ) Corps blanc, Cl istallin, extrait AxieçlvurUi iskindica. Il est analogue aux acides gras; sa saveur eslrance et nulli-ment auiére. Coiiiplélemeut insoluble dans l'ean, il se dissout très-bien dans l'alcool, oii il cristallise en tables rhoniboïdales. Chauffé à 1000°, il se fond en un liquide jaundtre sans perdre de son poids. Composition : C^o
LiTliARGE. {Oxijde rfcp/oH(6.) La lilharge enfus-on possède, comme l'argent fi n lu.laproprielé d'absorber des quantités considérables de g.i/, oxygène { cinquante centimèlres cubes par kilogramme). I.a liHiarge ;o»f)e ne parait dilfèrer de la litharge j«(/»e ijuc par leur groupement moléculaire : celle qu'on refroidit brusquement reste jaune, tandis que celle qu'on refroidit lentement devient rouge.
i Complet rendus de C Actidcnne des Sciences, tome XXI, p. 293.)
i.iTili\E. I.cs recherches qui ont été f-aites par M. Troost sur l'épidolilhe et la pétalife (uiiuerals de lithine) promettent, si elles sont continuées, de faire connaître jilns coniplélcnient le lithium et les si Is de lilhuie. ( Comptes rendus de l'-Jcademie, 10 nnv. iSofi. )
aiAtiXÉsiUM.Cc métal vient d'être soumis à une étude entièrement nouvelle par M. Sainte- Claire Ueville , qui le prépare en chauffant 6 parties de chlorure de magnésium en pondre avec 1 p. de sel marin fondu et I partie de fiuorure de calcium. I,e mngnés'um ainsi obtenu ressemble tout à fait au eailmium, et jouit delà propriété des» l.iis-er duàUcr et de briller comme le zinc. 11 est
MAN
plus léger que raluminiuia (sa densité n'est que de 1,73 >, maléablc et ductile; il se lime très-bien et se brunit à merveille. Il fond a peu près à la inèuie température que le zinc , et brûle avec une flauiuie éclatante, en déposant du pomphnlix luagné.slen. {Comptes.reudus de l Académie, 1837.)
.^I.^CXÉTIS.ME. Il résulte des expériences de iM. Karaday [Annalcn der Pli'jsik.w Pojgendorff , année 1.SV7) que ce ne sont pas seulement le fer, le cobalt et le nickel qui possèdent les propriétés du magnétisme, mais que ces propriétés existent , a des degrés difliTents., dans le titane, le manganèse, le cérium , le chiôiiie. le plouib, le platine, le palladium, l'arsenic, l'osuiium, l'iridiam, le rhodium , l'nrane, le tungstène, l'argent, l'anlimuine, U; bismuth, le sodium, le magnésium le rho^ diuni , le baryum. Enfin , on n'a pas ( ncore trouve de corps solide ou liquide qui soit parfaitement neutre , c'est-à-dire qui ne soit ni attiré ni repoussé dans l air. M Faraday ilivise ains' les corps en miignéli'iues et en diaiiHumetique ( livrant passageau llulde magneti.qiie).
NAAG.liVÈSE. Les oxvdes de maganèse existent dans un giand nombre de produits naturels. Pour en constater la présence» M. Crum propose de chauffer d'abord du peroxyde de plomb avec de l'acide nitrique étendu, et d'y ajouter ensuite la solution qu'il s'agit d'analyser : la liqueur prend aussitôt une couleur rouge pourpre, caractéristique de l'acide pcrmanganique. Cette coloration devient surtout manifeste après que l'excès de iieroxyde de plomb s'est dépo.sé. — Les sels de manganèse sont très-souvent .souillés de sels de (e ; pour séparer ces derniTs il suffit, dans les usages industriels, de filtrer la liqueur chaude à travers une couche de chaux.
M (;ioet/. (yoHr;i«/ de l'/iarmacie et de Cliiiiiie, 3= série, tiimc Vil. p. 137) a fiit ronnaitre un procédé qui permet de dépouiller certains oxydes de manganèse des dernières tr.ices ù'oxydes de cobalt. Ce procède ron-is'e à traiter l.i solution iiLélalliiine ben neutre p,ir un excès de pidysnlfnrc de calcium ou de potassium; le snffure de cobalt se di.ssout en entier <l;un ce reactif; le sulfure de inanganese, au contraire, y est eoniplelemcnt iusoluhle.
maxm:. Matière resiinhirme, provenant de diwrses espè.es de frêne. On dlstiiigui> la manne en larmes et la manne connnune. Voici d'après M. l.eucht«eiss,lcs différences de leur composition :
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