‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 316 sur 322 · NIO · texte numérisé non relu

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niA^xnr. Parmi les champignon"! les plus Il lies en tiiannilc, nous signalons ['arjariciis ylyci/oiiiiiis. i.e cluiiiipigiiiin est trtv-lacile ;i leeonn.iilie a ^on odeiii- de sucre faiblement caramélisé, (|ui suflit queiquefoispour crabauiiiir tout un bais.

Suivant ,M. Sobrcro , on obtient par la réaction (If l'acide nilriitue sur la manne un corps trùs-inn^imii able, qui délone violemment par le choc. (W corps, appelé mannitc nitrique, e^l moins clur que le fulminate de mercure, qu'il pourra remplacer dans la fabrication des amorces à capsules.

MicTAUX li l'état spongieux. On ne connaissait encore qu'un très-petit nombre de métaux très-rares et obtenus en quantités inininic-i , tels que le calcium, le silicium, l'aliiminiuni , etc., lorsque M. Chenot conçut et exécuta llieureiiseidée d'extraire directement de son Tuinerai le fer lui-même à l'élat d'éponge Dans cet état, ce métal, surnommé à juste titre le pain de iinduslric , jouit de la propriété précieuse de pouvoir être cémenté à froid, en absorbant, au simple contact d'un carbure hydrogéné ou malièrc huileuse, la quanlilé de carbone nécessaire pour se changer en acier. Cette fabrication directe de l'acier d'excellente qualité, sans l'intcrniédiairc de la fonte et du fer en barre, est destinée à inaugurer une nouvelle ère en méfallurgie. Son auteur, mort en décembre 1833 , qui a inventé au^si une inacliine (elertrotricuse) pour retirer à peu de frais du minerai pauvre toutes les parcelles ferrugineuses, reçut la médaille d'honneur à l'Exposition universelle de IRoo.

MYiinHi\E. IMalière résinoïdc, retirée par M. Ruiekoldt, de l'extrait alcoolique du iiii/rrtia nova l'Aie fond cuire sn et Si", et se dissout complètement dansl'ellier et iinparfailcrnent dans l'alcool. Chauffée , clic fond â li;»" , et se transforme en acide myrrhique , dont la composition est représentée par la formule: C^s iii^ o»-.

IVIOBIUM. IM. Ilermann ( Journal fiir prakt. C/icmic, timic \\\Vlll,p. 91) \ient de puliller quelques nouveaux dét.iils sur le nouveau corps melallli|ue découvert par M. Il Kose dans le tantalile de la liavlere. Quand on chauffe le chlorure ammoniacal de niobiuiii dans un courant de ga/. amnioniac sec, il se sublime du sel .iiiimoniac, et il reste un corps poreux, semblable a ilii noir de fumée ; c'est le niobium. Ce corps n'est pas oxyde, même à chaud, par les acides nitrique et ehlurliydri- ()ue, ni par l'eau régale; mais, d'après M. Kose, Il se dissout facilement dans un mélange d'aciiles nitrique et lluorliydriqiie Calciné au contact de l'air, il se change en acide niobique blanc. L'ac'\i\c hydraté se dissout compléleineiit dans l'acide elilorbyilriquc concentré et chaud; au contact du zinc, cetle solution se colore d'abord en bleu, puis en brun, par un conlaet prolongé l.'hi.sloire du niobium laisse encore beaucoup à désirer.

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Ol-ÉIQUE. i^cide.) M. Buchncr (RepertO' rium fur die l'Ininiuicic, tome XXXiX, p 376) dit avoir trouvé des quantités notables d'acide oleique et de cholestérine dans les crachais d un phthisi((ue. Ceci expliquerait la dégénérescence gracieuse du foie, qu'on remarque presque constamment dans celte maladie.

on. l'oiir séparer l'or alli,-;ivee l'etain, l'arsenic et le plaline, M. hisner {Joui'nal jilr praht. Chemie , tome XXXV. p. 310 i recommande de précipiter tons ces métaux par le zincmetalliciue.et de les traiter eiiMiile par un courant de chlore, dont on favorise l'action par la chaleur : les chlorures d'etain ou u'aisenic sont volatilisés; le platine, en présence des métaux indiqués, est complètement précipité par une dissolution de sel ammonicale,

OSltlA\-OSMlQllE. (//fide.) Cet acide vient d'être découvert par M Siraus ( Jiullctin de l'Académie de Su int-Pcteisbotirii ). On l'obtient par l'action de I ammoniaque sur l'.ieide osmique. Sa composition est représentée par la formule ■• Os N^ + Os O^. Cest le premier exemple d'une nouvelle classe u'aeides copules, dans lesquels la copule est un azoture métallique. L'acide osman-osmique forme des sels remarquables par la propriété de faire explosion sous riufluencc de la chaleur. On les prépare soit par voie de double décomposition, soit par l'action directe de l'acide sur la base. I.e plus connu de ces sels est l'osman-osmiate potassique : il cristallise en octaèdres canes, se dissout plus facilement dans l'aU'ool que dans l'eau, et peut être chauffé jusqu'à 180" sans subir de décomposition notable.

0/.Oi>E. D'après les expériences deiMM.Marigiiae, lîccquerel et Krémy , Vozone n'esl que de Voxyijéne cleclrise (1). Pour obtenir un grande quantité d'ozone , M. Schoenbein propose le moyen suivant : on met dans un ballon, de 10 à IS litres de capacité, une pente quantité d'eau et des biitons de phosphore de 1 centimètre de diamètre, de manière ;i ce (ju'ils plongent moitié dans l'eau et moitié dans l'air; puis on ferme imparfaitement le ballon, cil opérant s la température de 12 à 20° (température ordinaire de l'été'. Oiiand l'opération est terminée ( ce dont on s aperçoit a l'odeur de l'ji'r ozonisé), on renverse le ballon dans une cuve à eau pour en faire sortir les b;itons de phosphore, et on agile pour laver le produit. Knfin on y .-idapte un boiiehiin traversé par deux tubes : l'un sert ù faire arriver l'eau, l'autre à

(i) D'après inrs propres rerherclirs (encore iiiarlievéfs), j'ai lii-u de çioiie que Vozone est de J'ux}ffi'ne coinljiii^ .ivec Iiii-inùine f ml oxyde d'oxyp'ciic) d.Tiis (1rs pruporlions qui restent encore à (Itlenniner; qu'en g6ntT;il tous les corps dils a//otroiiiciues sont des combinaisons d'un même corps avec li(i-mè[nc ; et qu'il y ania ainsi toute une série de coinposl's niiuveain, extrêmement intéressants, a découvrir et a étudier, ( F. 11., le 3o déc. i8iG. )

PAR

trarTsmettre l'air oznnisi^ dans des vases ou liilies propres :i le reoiicillir. l'oiitcs le> siibstances très-oxydables, telles (jiie l'acide iiitreiix, les liiiiles esscntitlics, certains métaux, etc., s opposent à la (oiinalion de l'ozone, ce dont sa composition probable {oxyde d'oTiiiipne , voyez la noie 1 rend très-bien C'iinple. Voici ses propriétés à la température «le 1 )■> : g.iz incolore, très-odorant, ayant lasiveurdu homard, décolore rapidement !!• loniiiesol bleu; brûle l'aniinoniaque en la transformant in nitrile, oxyiie d'argent; enllanime inslantanémcnt et avec lumière l'Iiydrogêne phosphore; décompose rapidement liodnre de potassium et I aride chlorhydriqne 1-11 mettant l'iode et le chlore en liberlè, (•nhn c'est un des plus puissants agents d'oxyil.ition et se détruit a la température de 75». I. ozone csiste naturellement dans l'air, et parait être un des corps constitutifs de l'atmosplière. On l'y constate an moyen d'un papier impiésné d'iodure de potassium et d amiilon (la liqueur dont ce papier est imprégné est formée de 100 grammes d'eau distillée, )0 grammes d'amidon et 1 gramme d'iodure de polassium ;. Avie ee papier, dceonpê en dix bandelettes de 2 à 3 centimètres de largeur, on a compose une sorte d'échelle o:o;ioiiietriqiic, fiindée sur la différence des teintes ; !a band.'Iette blanche en est le 0°, cl la bandelette la plus colorée le n" 10. On suspend, pour faire les observations , le papier iodure dans un endroit exposé à l'air libre, à la lumière indirecte du soleil et loin de tout foyer d'émanations infectes. Après inviroii 12 heures d'exposition , on relire le papier lodiiré , on le trempe dans l'eau , et la coloration du papier mouillé est comparée à l'échelle de I ozonomèlre. l.es observations ozoiionietri(|ues se multiplient depuis qi elqiie temps en Iraiice et en Allemagne, ou elles se joignent aux observations météorologiques. On est déjà ainsi par\cnu à constater (|iic l'ozone se nroiluil plus abondamment dans les hautes régions de l'air que dans les courlies inférieures de l'atmosphère, et qu'il diminue lorsf|ueles conditions atmospliéri(|ues facililent I ecoiileinenl du fluide électrique. Ijirin, linéiques médecins ont trouvé un certain rapport entre la quantité de l'ozone alniospheri- (|iie et l'Intensité de certaines épidémies, telles que le choléra, (|Ui parait augmenter avec la duiiinulion de l'ozone de l'air. {II. Scontetten, l (tzniie, ou llcclierclies cftiiniiiiii's, mcltnrotiiiiiques, p/ifisiotoyiqi(es et mcdkales; l'ans, et Metz, 1856).

l'AKKLLiXE. { /icide parellique. ) Ce corps est analogue à l'acide lëcanorique ou lécanor ne On l'obtient en épuisant une espèce de liilien [ledttwraparella) par l'alcool bouill.inl, et évai'orant à siccité. On sépare l'elher lécanori(|uc qui s'est produit par l'alcool bouillant, et l'on fait cristalliser, la parclline présente de petits cristaux brill.int ; à lOO", elle perd 2 e(|iiiv. d'eau et devient ij[iai|iic.

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File donne avec la baryte un compose cristallisable. Composition : i =' ll7 O'.' + 2 HO. M. .Sehuiik (^i(H«/f)i (1er ('lieii>ie,Xum. I.IV, p 237) a constate dans le Iccunora parcitu, outre la panllinc , les principes suivants : l^de la léeanorine on acide lëcanorique; 2" une matière grasse infusible ; 3° deux huiles ; 4° de l'iniiline ; 5" une matière astringente, analogue au tannin.

PECTIXE. ( .Wrt^ière riélatiiievse des végétaux. ] M. Krémy a répandu beaucoup de lumière sur les matières gélatineuses des végétaux. Dans un travail récent, présenté â 1' .Académie des .Sciences, il a fait voir qu'il n'est plus possible. Comme on la lait, de confondre la pectine avec les gommes, avec les mucilages et surtout avec l'acide peelique, qui est dlssoluble dans l'eau H décrit plusieurs substances isonn Tiques, et leur donne â chacune un nom nou\eau. Il appelle pedose une matière qui est, comme la cellulose, insoluble d.ins l'eau, l'alcool et l'élher, et qui, par l'action des acides les plus faibles, se transforme en pectine. Elle .se trouve surtout dans le tissu des végétaux, à coté de la cellulose. La pcctose se rencontre, suivant M. Kreiny, dans la plupart des fruits et des racines ; semb'able à la diaslose, elle peut faire subir aux substances gélatineuses dis végétaux une sérij de inclamorpho.scs isnmériques. Lorsqu'on introduit dans un flacon un mélange de p< close et de pectine, et qu'on ferme ensuite hermétiquement le flacon, ou voit la | ccliiic se transformer sncces^ivenienl en acides peclosique, peelique, pariij)cctique et iiutapcctique, sans former aucun produit .secondaire. Toutes les substances composées de carbone ne diflèrent entre i lies, quant a leur composition, que par les cléments d'eau qu'elles renferment. I.'auteur tire de son travail celte conclusion phytologlqiie importante, que les fruits passent, pour arriver a iiiaiurite, par dilferents états intermédiaires : la pcctose prédomine dans les fruits verts; a mesure que la maturité avance, la pcctose se change en pectine, et dans les fruits coinplélenient iiiûis la pectine est u son tour changée en acide inélapuctique.

PHOSPHATES. On a beaucoup discuté sur l'origine des phosphates dans le monde organique. Cette quc..tion nous semble avoir reçu une solulion .satisfaisante par un travail récent de .M. Ilischof ( Gc/elirte Anzei<jen der ,-/kadenne. r. Mianlten). On .sait que les plantes tirent leurs aliments en grande iiartiedu règne minerai, et parmi les substances qu'elles s'approprient les phosphates alcalins et terreux jouent un grand rôle. Dans les terrains sédiinentaires, le carbonate calcaire se trouve quelquefois uni à du phosphate. Or, ce dernier provient, «.'après M. Bischof, de certaines roches primitives, telles que le granit, le basalte, le micaschiste, le trapp, le plionolithe, la ponse, l'oisidienne, la hornblende, raugite.ctc. Il s'y trouverait soii.s forme li'dpiitite. L'auteur nppuie son opinion particnlièrciuent sur

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