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amas de neige. Cette supposition est d'autant plus probable , que ces taches disparaissent lorsqu'elles ont été longtemps exposées au soleil , tandis qu'elles atteignent leurs plus grandes dimensions après les nuits des hivers polaires. La densité moyenne de Mars esto,77, c'est-à-dire qu'elle se rapproche assez de celle de la Teri-e. On ne connaît rien sur la constitution physique de y esta, Junon, Cérès et Pallas, quatre petites planètes, visibles seulement au télescope. Jupiter, la plus belle de toute» les planètes , est environ laoo fois plus grosse que la Terre. Elle est accompagnée de quatre satellites ou planètes .secondaires, qui sont à .son égard ce que la lune est à l'égard de la Terre. Son disque présente toujours des bandes ou zones obscures , variables dans leur grandeur et leur position. Rarement on les a vues .se rompre et se disperser sur toute la surface de la planète ; mats on y remarque souvent des taclics sombres qui font l'effet de traînées de nuages. C'est par des ob.servations suivies sur les mouvements de ces taches qu'on a reconnu que .lupiler tourne autour d'un axe perpendiculaire à la direction des bandes, dans la très-courte période de 9 h. sS se". H est probable que ces bandes subsistent dans l'atmosphère de la planète, et qu'elles correspondent à des tranches plus transparentes de cette atmosplière , formées par des courant.* beaucoup plus impétueux que nos vents alises, et dus à l'excessiv-e vitesse de rotation des. régions équatoriales. Les taches sont le corps même ou le noyau de la planète, que la transparence des bandes laisse apercevoir. On reconnaît facilement que Jupiter est considérablement aplati vers ses pôles ; d'après des calculs précis , le rapport du diamètre équatorial au diamètre polaire est comme 107 : 100.. La densité moyenne de Jupiter est un peu supérieure ù celle de l'eau. Saturne , accompagné de sept .satellites , a une densité de 0,11, c'est-à-dire très-peu .supérieure à celle du liége. U^-anus , escorté de six satellites , possède à peu près la même densité que le soleil.
La constitution phy.sique de la Lutie est beaucoup mieux connue que celle d'aucun autre corps céleste. La Lune est couverte d'un nombre considérable de montagnes , dont quelques4ines n'ont pas moins de 23oa mètres de hauteur, hauteur prodigieuse pour une si petite planète. La plupart de ces mioetagnes sont exactement circulaires, et présentent tous les caractères des volcans. Entre ces montagnes il existe des régions basses qui ressemblent à des terrains d'alluvion ; mais dans aucune partie on ne trouve rien qui ressemble à des mers.
Tous ces astres sont-ils habités par des êtres vivants? Les astronomes et les physiciens les plus célèbres pensent que les planètes sont habitées par des êtres vivants. Quant au soleil et aux étoiles fixes en général , on a nié la possibilité que ces astres soient iiabités , en alléguant la température
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excessivement dlevi-e dans iaqucllc ces corps •ont plongés , et qui s'opposerait à l'existence de tout être animé. Mais on ne songe pas que celle objection n'est fondue qu'en jugeant les choses de notre point de \uc. i;ile disparaît quand on considère que ces astres ayant une constitution pliysique si difforenle. peuvent et doivent mOnie être liahitOs par des êtres tout différents de ceux qui peuplent notre globe.
AT.HOMÈTRE ( de à'^xô; , vapcHr, et de (XîTpov, mesure). Instninicnt servant a détiTiniuer, dans des comlitions ilonnées, l.i quantité d'eau évaporée. Les conditions qui nioililicnt l'évapcration naturelle sont si couipliquées et si diflieiks à remplir, qu'on ne connaît pas encore d'atmométre parfait. Ix procédé le plus simple consiste à exposer au grand air un vase rempli d'eau , et à déterminer, d'après le poids , la quantité d'eau évaporée dans un temps donné. Muscliinbroeck s'est .servi, dans ses expériences nuiltipliécs sur l'évaporation de l'eau, de deux vases de plomb de 38 pouces carrés de surface , sur G à 12 pouces de profondeur ; il a conclu de Sfs ob.servations, quant au grand air, a surfaces égales, que l'évaporation était coauneles racines cubiques de la hauteur des vases, et qu'à couvert elle était proportionnelle aux surfaces. Quand l'évaporation a lieu à la surface de la terre, il est presque impossible d'en remplir artificiellement toutes les conditions diverses auxquelles on doit avoir égard, comme le degré de sécheresse du sol, la qualité du terrain, l'influence des plantes, etc. lielloni, l.eslie, .\nderson, ont proposé divers atmomètres; mais aucun de ces instruments n'est susceptible d'une grande précision.
ATMospiiÈHC (de àfixôç, vapeur, et (jçaTpa, globe ). Knveloppe de flui c élastique dont la terre est entourée. Son épaisseur est indéterminée; sa densité \a en décroissant, et finit par .se confondn' avec celle du fluide interplanétaire appelé cfAe/'. On a calculé que la limite approximative de l'atmosplièrc est environ à ;>o mille mètres ( 2J lieues ) , à partir du niveau de la mer; an delà de cette limite régnent un froid et une ob.scurité éternels, car la chaleur et la lumière ne.se développent que par la réaction du mihen ambiant. C'est dans cet océan qu'on nomme atmosplière qu'ont lieu tous les phénouiénes du monde animé. L'atmosphère n'est pai indépendante de la terre : elle y adhère en vertu de si pesanteur, elle tourne avec elle autour de son axe, et l'accompagne dans sa révolution autour du soleil. Kllc fait, en un mot, partie intégrante du corps de la terre, et partie tellement essentielle, que si, par ifupossible, l'atmosphère venait à disparaître, soit brusquement, soit graduellement, la terre changerait de nature et de forme : tout ce qui est volatilisable se volatiliserait; les gazelles liquides, n'étant plus retenus, disparaitraient; tous les animaux éclateraient eu se gonllaut les végétaux se rédui-
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raient en poussière; en un mot, toute la terre serait désagrégée.
Deus causes se réunissent pour donner à l'atmosphère, la forme d'une ellip.^•o1de : 1" la force centrifuge , qui , produite par le mouvement de rotation de la terre sur son axe, est plus grande vers l'équateur, et plus faible vers les pôles ; 2° réchauffement plus grand et conséquemment la dilatation plus grande des couches d'air à l'équateur. En vertu de ces deux causes, l'atmosphère acquiert une plus grande excentricité que la terre, sans que cependant on puisse déterminer exactement sa forme. L'élasticité des couches d'air qui se trouveiit dans des régions plus élevées sont plus dilatées ou moins den.ses ; Mariotte et lioyle ont trouvé que la densité de l'air est proportionnelle aux pressions qu'il supporte, ce que démontrent les lois établies par ces deux physiciens , et auxquelles on a donné leurs noms. .Si toutefois la loi de Mariotte ou de Boyle était d'une vérité absolue, l'atmo.sphère serait illimitée; caria pression allant toujours en diminuant, les couches d'air devraient toujours s'élever davantage, et enfin, sous une pression infiniment faible, s'élever à une hauteur infinie. Le crépuscule montre que l'air est susceptible d'un très-haut degré de raréfaction , et il offre ua moyen de déterminer la hauteur de l'atmosphère jusqu'à celte limite où les molécules de l'air ne rélléchissent plus la lumière du sjleil.
L'atmosphère se compose de gaz à la fois pesants et élastiques; elle doit être plus den.se à la surface de la terre , et en partant de là , alhT toujours en diminuant de densité. D'après la loi de Mariotte , l'atmosphère se composerait d'une quantité découches concentriques d'égale hauteur, et dont la densité diminuerait dans une progression géométrique. Mais comme l'air est aussi dilaté par le calorique, et que celui-ci, à une certaine élévation audessus de la surface de la terre , s'aff;iiblit également , il faut d'abord bien connaître la loi de diminution du calorique quand on veut déterminer la loi de diiriinution de densité des différentes couches d'air concentriques. Ije poids de l'atmosphère est égal à une colonne d'eau de même diamètre et de 32 pieds de haut, ou à une colonne de mercure de 2a pouces = 0, m. 7G, ce qui représente exactement le même poids. C'est d'après ces données, fournies par l'expérience, que l'on construit les hin oniè'rcs. [l'oyez ce mot.) Chaque pied carré de surf.ice de la terre supporte un poids de 32 pieds cubes d'eau , ou de 2,210 livres. On trouve ainsi que le corps d'un liomuic adulte supporte un poids d'environ 35,600 livres. Plusieurs savants, entre autres ISorelli, écrivirent pimr rassurer le publie sur les effets du fardeau écrasant .sous lequel, sjns le .savoir, on fléchissait depuis le commencement du monde : on démontra que nos os et tous nos téguments étaient si a rfislemeiit construits, qu'ils puu\ aient supporter un poids beaucoup
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plus consldc^rablc sans se rompre. Si nous ne sentons pas le poids al)solu de l'aii\ c'est que nous souunes p(5nétrés par ce fluide élastique jusque dans les parties les plus intimes de notre corps: l'intérieur de nos os, toutes les trames de nos tissus, tous nos viscères, tous nos vaisseaux, contiennent de l'air; en un mot, nous soMuncs plongés dans l'air coininc une éponge dans l'eau. Il n'y a vraiment de pression que lorsqu'on fait le vide sur un point , soit intérieurement, .soit extérieurement, puisque, dans ce cas, l'on supprime la résistance d'un côté de la paroi. Vue de la terre, l'atuiosplièrc parait bleue pendant le jour; elle parait noire au-dessus des glaciers, rougis par les rayons du soleil couchant; et entre les nuages rouges qu'on aperçoit vers le crépuscule du .soir, elle est verte. A des latitudes plus élevées, et aussi dans une absence complète de nuages, le bleu est plus clair; il est plus sombre à des latitudes plus basses, notamment en Italie et sur les hautes montagnes. I/C cii'l est toujours plus .sombre vers le zénith, et plus coloré vers l'iiori/.on. .Sur les montagnes d'une hauteur très-considérable, et .sous des latitudes très-bas.ses , il devient tout à fait noir.
Newton explique la couleur bleue de l'atmosphère, en admettant que les molécules de l'air doivent seulement pouvoir réfléctiir les rayons les plus réfrangibles , c'est-à-dire les rayons bleus, et non ceux d'une autre couleur. Parmi les partisans de l'opinion de Newton se trouvent Melville et liouguer. A travers les variations si dé.sordonnées de l'atmosplière, on a remarqué un mouvement périodique général dans la masse de l'air, connue on l'avait remarqué depuis longtemps dans la masse des eaux de l'Océan. On a reconnu que l'atmosphère est une mer aérienne qui a son llux el rellux, des marées soumises à l'influence des mouvements du soleil et de la lune.
I-i température décroit à mesure que l'on s'élève dans l'almosiihère; les neiges élernelles qui couvrent les .sommets de nos montagnes sont la preuve irréfragable du froid que l'on rencontre dansées hautes régions; luèmc à l'équafeur , la limite des neiges perpétuelles, bien qu'elle soit un peu plus élevée que dans nos latitudes, n'est pas à une très-grande hauteur. l:n effet, d'après h-s observations de M. de Huuiboldt, eeltc limite est à 4,800 mètres environ sur le Cliimbora/.o et quelques pics voisins, et elle est à plus de 8,700 mètres dans les Pyrénées. Plusieurs phénomènes remarquables se passent dans l'atmosphère : i" les crépuscules du soir et du matin, qui sont une conséquence de la ré/raetioti, ou de l'induencequeratiuosphère exerce sur lu direelion des rayons solaires; s" les orages et le tonnerre, les fulgurations avec ou sans détonations; 5° les bolides de toutes dimensions, soit qu'ils .se condensent en acrolithes, soit qu'ils .se di.ssipent dans l'espace; «" les vente , les trombes , etc., etc. ; s" le mi-
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rage, l'arc-en-ciel , les halos, les parhélle»; G° la pluie , la neige et surtout la grêle ; 7° les nuages et l'état auquel s'y trouve l'eau ; b° le serein et la rosée , avec les sels qu'elle contient ; a" la formation de l'acide azotique et sa combinaison avec la potasse, combinaison connue des anciens chimistes .sous le nom de nitre de fuir; par suite, la nitrilicalion. Quant à la composition de l'atmosphère, voyez Ain.
ATOMES (àTOjxri, deàprivatlfetdccj'jjivto, je coupe). Les corps .se combinent entre eux dans des quantités déterminées et dans des rapports constants et invariables, te fait, érigé en principe , éleva la chimie au rang d'une science. C'est lui qui a donné naissance à la théorie des atomes. On a d'abord supposé que les coi'ps sont des assemblages ou des agrégats de parcelles inliniment petites , indivisibles et in.sécables (àtOfAai ). linsuitc, voyant que ces quantités ne sont pas susceptibles de fraetioanement , on a dit qu'elles expriment le poids de ces parcelles ou molécules qui ont reçu le nom û'iilomes , nom qui rappelle la tluHjrie des philosophes grecs , et d'I.picure en particulier, l,cs atomes de différents corps, on les juxtapo.sant un a un | composé binaire), un à deux {composé tertiaire U un à trois ( composé qutitcrnaire ) , etc., donnent naissance à d'autres atomes, dans lesquels on ne distingue point les atomes élémentaires , et qui doivent être considérés comme des atomes également indivisibles et in.sécables (atomes coroiwsés). IJans beaucoup de cas , ré.|uivalent est égal à l'atome ; et cela doit être , puisque la loi des équivalents a servi à l'établissement de la théorie des atomes. Mais l'expérience , sur laquelle la loi des équivalents ne préjuge rien , démontre que la tliéorie atomique est souvent insufiisante , et qu'il faut de toute nécessilÉ diviser les atomes dits insécables, en admettant des demi-atomes. Ainsi , par exemple , le fer .se combine avec l'oxygène en deux proportions ; dans la première , 339, 2i parties de fer (en poids) se combinent avec loo pari les d'oxygène ( en poids ), pour former le protoxyde de fer ; dans la .seconde proportion , cette même quantité de fer est combinée avec lan parties d'oxygène, pour former le sesqiiioxyde de fer. Or, en désignant le fer par Fe (poids d'un atome (le fer ) , et la quantité d'oxygène par O ( poids d'un atome d'oxygène | , on aura pour la formule du protoxyde de fer = F0( un atome de protoxyde |,et pour celle du scsquioxyde =: l'e O 1/2 ( un atome de .sesquioxyde , compasé d'un atome de fer et d'un atome et demi d'oxygène ) . V.n doublant les atomes , les rapports ne sont point changés: Fe' 0', veut dire que deux atomes de fer sont combines avec trois atomes d'oxygène ; donc, un atome d'oxygène a dû être fractionné. I.cscxemples de ce genre sont trèsnombreux. Ici la loi des équivalents reste fidèle à l'expérience ; lu théorie des atonies l'abiuidonne. H est d'observation que les j?«; compriiiu:s on chauffes au même dcijrc se com~
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portent tous de la même manière, et se combinent inire eux, iluits des rapports simples, eu eijard à leur cnlumc. II y a plus , le volume du compose , s'il est gazeux, est toujours dans ui) rapport simple arec les volumes des corps composants. Ii\eniple : un volume d'o\>^i'iic exige exactement deux fois 3<in volume dliydrogénc pour former de l'eau (deux volumes de vapeur d'eau ). Un volume d'liydrof;êne donne, avec un volume de chlore, un équi\ aient d'acide clilorhydrique ( deux volumes ) ; \in volume d'a/ote forme, avec trois volumes d'Iiydrofrcnc , un équivalent d'ammoniaque I deux volumes), etc. l.a théorie atomique s'est emparée de ces données de l'expérience pour formuler le principe suivant : J.es gaz contiennent , sous un même volume, le même nombre d'atomes, et tous ces atomes sont à égale distance les uns d(S autres. Si les volumes n'ont pas la même densité, c'est que l'atome de chacun de ces gaz n'a pas le même poids. — D'après ce principe , qui est seulement applicable aux gaz permanents, l'expression de volume équivaut a celle d'atome ; car les volumes des sapeurs ne sont pas toujours identUpies avec les atomes. I.c principe fondamental de la tliéorie des atomes nous éloigne de l'expérience et de la loi des équivalents. Si dans certains cas il faut, comme ou vient de voir, admettre des demi atomes, il faudra admettre , dans d'autres cas, des atomes doubles ; car les équivaleuts de l'hydrogène , du chlore , du brome , de l'iode , représentent le double de l'oxygène en volume. Ainsi iï,48 (équivalent de l'hydrogène I se combine avec loo d'oxygène (équivalent de l'oxygène I pour former de l'eau; maLs l'éqfiivalent de l'Iiydrogèue représente deux volumes , et celui de l'oxygène un volume de gaz. Or, le volume étant ici identique avec l'atome, l'eau se compose, d'après la théorie des atomes, d'un atome d'oxygène et de deux atomes d'hydrogène. De là , la formule de l'eau s'exprime , d'après la loi des équiva lents, par HO, et d'après la théorie des atonies, par 11^ O. Kt l'équivalent de l'hydrogène étant 12.48 ( celui de l'hydrogène étant ioo| , il s'ensuit que le poids d'un atome d'hydrogène est la moitié de 12,13 ou c,2!i ( 11 ). Les deux formules lU) et II' O expriment donc au fond la même donnée de l'expérience. Beaucoup d'autres corps , tels que le chlore , le brome , l'iode , le fluor, le cyanogène , sont dans le même cas que l'hydrogène. Dans toutes leurs combindisons , les équivalents de ces coips représentent le double du volume de l'oxygène, ou deux atomes : c'est pour cela qu'on écrit indifféremment Cl II ou CI' H', Ml!r ou Mlîr-, etc. On est libre de choisir entre ces doux formules : l'une est l'expression de l'expérience pure et simple , l'autre se rattache à une théorie que ne sanctionne pas toujours l'expérience. Car, dans les cas cités, l'hydrogène . le chlore , le brome , etc., no te combiucnl point par aluinc simple, coimnc lovygènc
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et tant d'autres corps ; il faut doubler l'atome, c'est-à-dire qu'il faut l'élever à la valeur d'un équivalent , pour être d'accord avec l'expérience.
ATBOPixE. Alcaloïde extrait par Geiger et Hesse des racines , des tiges et feuilles de belladone ( Atropa bclladana |. On le prépare en traitant l'extrait alcoolique de cette plante par une solution concentrée de potas,se , ajoutée goutte à goutte. L'atropine cristallise en aiguilles blanches, tran.sparentcs, soyeuses, ressemblant aux cristaux de sulfate de quinine. Elle est sans odeur, et d'une saveur amère, nauséabonde. Elle est très-vénéneuse; l'empoisonnement est accompagné d'une constriction du pharyn\, de vertiges, de maux de tète, et d'une dilatation persistante de la pupille. L'atropine a une réaction fortement alcaline ; elle fond à 100°, et .se volatilise avec décomposition à une température plus élevée. Peu solubledans l'eau et dans l'éther, elle se dissout facilement dans l'alcool. Les sels d'atropine ( nitrate, chlorhydrate, sulfate, acétate] soxit cristallisables, très-solubles dans l'eau et dans l'alcool, et très-vénéneux. Ij composition de l'atropine est représentée par la formule: Cj* 11-' ISO''.
ATP.orivLE ( Acide 1. Selon M. IVichter, cet acide existe naturellement combiné avec l'atropine dans la belladone ( Atropa belladona |. Il s'obtient en traitant par la potasse le résidu provenant de la préparation de l'atropine, et en décomposant l'atropate dépotasse par l'acide sulfurique étendu. L'acide atropi.|ue est volatil. Il n'a pas été suffisamment étudié.
ATTRACTION'. On a depuis longtemps constaté que les particules de la matière ont une tendance à se réunir et à persister dans leur union; que les corps s'attirent à distance; qu'enlin tous les phénomènes de mouvement peuvent se concevoir et mèuie ,sc calculer, en supposant que toutes les molécules de la matière sont dirigées par une force inconnue vers un centre commun. Cette force inconnue. Newton l'a noiuinée attraction; mais, la posant seulement comme ua fiiit, il a tâché d'y ramener toutes les lois découvertes par Kepler; et, y ajoutant d'autres lois que sa sagacité lui fit découvrir, il édifia ce grand système de l'attraction universelle, que l'on peut regarder comme la plus belle création de l'esprit humain. L'attraction est Traiuient universelle ; c'est par l'attraction que les atonies et les molécules se groupent ( CuHÉsioN I , pour former des corps réguliers ou amorphes. C'est par l'attraction que les corps s'unissent , se joignent par leurs faces polies ( Adhésion ) ; que les liquides s'élèvent au-dessus de leur niveau dans des tubes capillaires, ou entre des lames rapprochées ( Capii-I-ARItÊ I ; en un mot, il n'est aucun phénomène de mouvement, depuis les révolutions des corps célestes (Ijravitation) jusqu'aux réactions imperceptibles, mais certaines , de la cUi.uic ( .\i fimté j , qui ne rcçoi-
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vent nne csplicatiun plausiblj du grand fait de Tattraction universelle. Personne, avant Tîewton, ne s'était fait une idée aussi juste de l'allraclion que Hook ; mais 11 n'a jamais su la formuler nettement, eomuie Ncuton l'a fait ; ear personne avant cet illustre physicien n'avait énoncé, et encore moins démontré, ce gland principe de la nature : Tmiles Us molécules de la matière s'attirent muttiillemeitt . en raison directe des masses , et m raison inverse du carre des distances . Les lois de Kepler ont été , pour Aewton, d'un inerveilleuv secours pour la démonstration de sa découverte. Ces lois sont : \° Les aires décrites par les rayons vecteurs des planètes , dans leur inourement autour du soleil, sont proportionnelles au temps 2" Les orbes des planètes tt des comètes sont des sections louiques. des ellipses, dont le soleil occupe tni des foyers. 5° Les carrés des temps des révolutions des planét-es , autour du soleil, S07it proportioittiels aux cubes des grands axes de leurs orbites. Ces lois constituent la base sur laquelle repose principalement l'evplication ne« Ionienne du mécanisme du ciel.
ATWOOD ( .Machine d' |. ^'oyez Chute des Corps.
AlRVTKS. Sels dans lesquels le peroxyde d'or fait fonction d'acide. Le,s dissolutions des au rates sont légèrement janniitres; elles jauni.ssent davantage par l'addition d'un acide.
1° I,es osydcs y produisent des précipites de peroxyde floconneux , d'un violet plus ou moins foncé.
2" Le sulfate de fer, l'acide oxalique et l'acide tartrique en précipitent l'or à l'état métallique. Les auratcs sont encore très-peu connus. Les aiirales de potasse, de .soude, de baryte, sont incolores et tous très-solubles dans l'eau. Les dissolutions ont une réaction alcaline. Le plus connu est Vaurale d'ammonia- (;ue. On l'obtient en faisant bouillir le perchlorurc d'or avec une dis.solution d'ammoniaque. Desséché, il a l'aspect d'une poudre d'un brun jaunâtre, qui détone \ioleumicnt p.ir le choc, ou à ime chaleur de loo" | poudre talniinantc d'or ) : dans cette action, le peroxyde d'or et l'ammoniaque se décomposent ; l'oxygène du premier forme de l'eau avec l'hydrogène de ranuuoniaque. L'or réduit se dépose sur la lame métalhque sur laquelle a eu lieu celte décomposition ; l'azote et les vapeurs d'eau produisent, par leur force d'expansion, une vive détonation. Formule île celle réaction : Au^ 0^ + MP = 51IO + 2Au -f N. Le soufre et les huiles gra.s.ses réduisent l'or lentement et sans détonation. Aussi peut-on employer un mélange d'huile et de poudre fuliuinante pour dorer la porcelaine, .^près avoir appliqué ce niébnge sur des vases non vernis, on labandonne au feu : l'oxyde d'or .se réduit et .se déjmsc sous forme d'une légère couche métallique , qui prend , par le frottement , un beau brillant jaune.
AtHonL BoiiÉ.\Lii. Méteorc plus ou moitts
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brillant, apparaissant le plus souvent à la partie septentrionale du ciel: elle .se distingue du crépuscule, en hiver, par sa position, et ett été, par son éclat, .sa blancheur, son rayonnement particulier, et souvent par l'arc lumineux qui l'accompagne. Les aurores boréales se voient ordinairement toute l'année, mais plus fréquemment à l'époque des équinoxes , sans qu'on ait pu jusqu'aujourd'hui leur assigner une périodicité régulière. Elles se montrent le plus souvent peu apiés le coucher du soleil, durant une ou plusieurs heures, et reparaissent quelquefois dans la même nuit ou plusieurs jours de suite. On peut admettre qu'elles commencent à se montrer sous le M° de latitude environ, et qu'a partir de là elles deviennent plus nombreu.scs, à mesure que la hauteur polaire augmente. L'aurore boréale a été observée par les anciens , pour lesquels elle a été un objet de terreur et de superstition. Les chroniqueurs du moyen âge parlent d'armées sanglantes aperçues au ciel, comme d'un présage de grands fléaux. Gassendi vit le premier ce phénomène avec les yeux d'un philosophe; il l'observa plu.sieurs fois, et notamment le 12 septembre ig21. C'tst alors qu'il décrivit le météore , et lui donna le nom à'au~ rore boréale. A partir de cette époque , les observations .se .sont uuiltipliées. On a drc.s.sé des tables des aurores boréales observées depuis les temps les plus reculés. Frobé en a publié une qui va jusqu'à l'année i7;o: on y trouve que, depuis l'an ;m!3 de notre ère ju.squ'en I7ô9, on comptait Tas aurores boréales, dont le jour, le mois et l'année sont exactement indiqués.
Voici la description que donne de ce phénomène météorologique un des plus célèbres phy.siciens de nos jours , M. Pouillet : « Si l'aurore buréale doit paraître, on couuuencc, après la chute du Jour, à distinguer une lueur confuse vers le nord ; bientôt des jets de lumière s'élèvent au-dessus de l'hori/on; ils sont larges, diffus et irréguliers; on remarque en général qu'ik tendent vers le zénith. Apré.s ces apparences déjà très-variées, qui sont couunc le prélude du j)hénomèue, on voit à de grandes distances deux vastes colonnes de feu, l'une à l'orient, l'autre à l'occident, qui montent lentement au-dessus de l'Iioriz-on. Pendant qu'elles s'élèvent avec des vitesse."» Inégales et ^ariables, elles changent sans cesse de couleur et d'aspect; des traits de feu plus vi/s ou plus sombres en sillonnent la longueur, ou les enveloppent tortueusement; leur éclat passe du jaune au vert fonce ou au pourpre étincelant. Knfin les deux .souHwetsde ces deux colonnes s'inclinent, se penchent l'un vers l'autre, et se réunissent pour former un arc ou plutôt une voûte de feu d'(me immense étendue. Quand l'arc est formé, il se soutient majestueusement dans le ciel pendant des lieures entières. L'espace qu'il enferme est eu général a.ssez .sombre; mais d'inslants en instants U '.'it traMTSc par dcb lueurs di/fuses et
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diversement colorcrs. Au contraire, dans i'arc liii-ini'iiic, on voit incessainiiicnt des traits ilc feu d'un \iféelat qui sYlaneent audctiors, sillonnent le eiel vcrticalenient eoinuic des fusses étincelantcs, passent au delà du zénitli, et vont se concentrer dans un petit c-space a peu prés eireulaire, que l'on appelle la couronne de l'aurore boréale. Dés que la couronne est formée , le phénomène est complet ; l'aurore a déployé dans le eiel les plis de sa robe de feu : on peut la contempler dans to\itc sa majesté. Après quelques heures, ou, d'autres fois, après quelques instants, la lumière s'affaiblit peu à peu : les fusées ou les jets deviennent moins vifs et moins fréquents; la couronne s'efface, l'arc dt^ient languissant, et enfin l'on n'aperçoit plus que des lueurs incertaines qui se déplacent lentement et qui s'éteignent. » Quelle est la hauteur à laquelle alteignent les aurores boréales ? Cette question a longtemps excité l'altenlion générale; elle est environnée de difficultés si grandes et .si nombreuses, que toutes les peines qu'on s'est données jusqu'à présent pour y répondre n'ont encore conduit à aucun résultat. Des différentes évaluations auxquelles on s'est livré, Il résulte que les hauteurs des aurores boréales mesurées se développent dans un espace de i à 130 milles géographiques. Si Ton rejette les anciennes mesures comme moins exactes, et qu'on adopte celles de Potter, on aura les deux extrêmes, 1 et «0 milles géographiques. I.cs témoignages qui attestent l'existence d'un bruit quelconque pendant les aurores boréales .sont .si nombreux et si importants, qu'il parait à peine possible qu'on puisse douter de la vérité de ce fait. Il existe pourtant , comme nous l'avons dit , des témoignages qui affirment le contraire. A considérer la chose en général . ceux qui admettent im bruit quelconque ont une apparence de vérité pour eux , en ce qu'ils peuvent dire qu'ils ne soutiennent pas que toute aurore boréale doive être accompagnée du bruit dont Us parlent , mais que ce bruit a eu lieu lorsque les observateurs l'ont entendu.
1,'aurore boréale est de plusieurs manières en relation avec le magnétisme terrestre , comme le prouvent les observations les plus modernes. Quelques physiciens ont nié, il est > rai, que l'aurore boréale cxcrç;it de l'influence sur l'aiguille magnéti |ue ; mais la plupart des observateurs ont démontré cette influence a\ec une évidence telle , qu'on peut la regarder aujourd'hui comme un fait certain, l.e 29 mars is20, SI. Arago observa à Paris des mouvements inaccoutumés dans l'aiguille magnétique : ces niouvemcnts lui firent supposer la pi ésencc d'une aurore boréale sous de plus Il Mités latitudes: sa conjecture fut pleinement Justifiée par l'observation simultanée d'une aurore boré.ilc que Dalton faisait au même monrcnt ;( Manchester. D'autres faits, qui ont été rendus prrlilics à ce sujet, méi-itent tcrle- Uient la tuufiancc, qu'il n'est sucre possible