‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 41 sur 322 · BAL · texte numérisé non relu

BAL

n.vixs. Vases remplis d'eau, d'huile ou de sable. On se sert de ces bains pour y plonger les corps à cliauf.er, lorsque l'on ne veut pas dépasser une température déterminée, ou lors(|u'on veut obtenir une température lonsteiiips soutenue. Le biiin-marie ou bain d'eau consiste en un vase contenant de l'eau , dans lequel on plonge un second vase renferu)ant le produit a chauffer. Ce bain a l'avantage de ne pouvoir atteindre une température supérieure à 100". La vapeur d'eau qui s'échappe <lu bain pouvant être nuisible à l'opération , on peut l'éviter en opérant dans un vase hermétiquement fermé, à rexccption d'un trou ménagé dans le couveicle, et auquel on adapte im tube qui conduit la vapeur oii l'on veut. — liiiin lie vapeur. Pour l'obtenir, on se sert d'un vase à doubles parois, entre lesquelles on fait circuler de la vapeur. Par ccmoven, les matières qui plongent dans le bain étant renfermées dans un vase particulier, qui permet la circulation de l'air entre les parois et celles du bain, atteignent difficilement la température de loo", et on a la rcrtitudc qu'elles ne la dépassentjamais. — /?«'« d'hiiHe. Le bain d'huile se dispose comme le bain-marie. 11 peut être chauffé facilement jusqu'à r>oo''. r.e bain exige un thermomètre qui en indique constamment la température. — Ituin rie sable. Le bain de sable se prépare en remplissant en partie une chaudière de grès ou de fonte avec du sable. On y plonge le vase renfermant le produit que l'on veut soumettre à la chaleur.

IIAI.AKCE. Instrument qui sert à comparer les masses des corps , c'est-à-dire à trouver la quantité ou la différence de leurs poids. La balance ordinaire se compose d'un lléau ah , soutenu au milieu m par une tige solide ; les bras «7/1 et bm portent les bassins c et d, mobiles a leurs points d'attache | lig. l 1.

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Les bassins étant équilibrés, l'un reçoit le corps à peser et l'autre des poids marqiu-s, jus ju'à ce que l'équilibre soit rétabli. Le poids du corps est exprimé par le nombre des grammes ou fractions de grammes qu'il a fallu pour que le fléau soit parfaitement horizontal. .Si la balance n'est pas juste , en d'autres termes . si ses deu\ bras ne sont pas égaux , un point du corps ne sera plus représenté par les grammes qui lui fout équilibre dans le bassin opposé :

car les poids sont entre eux en raison inverse du bras de balance ( bras de levier | , et ils ne sont égaux que lorsque les bras le sont aussi. Ilans l'impossibilité de construire une balance (Jont les bras soient mathém.itiqnement égaux , on a imaginé la méthode des double.^ pesées, ou des pesées par substitution. Cette méthode consiste à équilibrer le corps avec du sable ou d'autres objets , à retirer le corps après que l'équilibre est établi, et à lui substituer les grammes ou fractions de grammes nécessaires pour rétablir l'équilibre. — l'our les pesées exactes , la balance ordinaire ne sutOt pas. On emploie alors une balance qui trébtiche façj-' Icment à i milligramme , chaque bassin étant chargé de i kilogr. Les conditions qu'exige la construction d'une telle balance ont été parfaitement indiquées par M. Pouillet. Voici ces conditions : i" Le lléaii est traversé par un couteau d'acier a, dont le tranchant repose sur des plans 6 d'acier ou d'agate; de cette manière , le contact du fléau sur les supports n'éprouve que le moindre frottement possible ( lis. î ).

2» Les deux bassins c ( fig. r. ) s'attachent au fléau au moyen du crochet d et de la griffe q, qui va reposer sur le tranchant du couteau. 'Ions ces points de contact sont à arêtes mousses et en acier ; il en résulte que le centre de gravité de chaque bassin et des poids qu'il contient se place librement dans la verticale du tranfchant du couteau , et que la distance de ce tranchant de la suspension reste invariable pendant les oscillations de la balance.

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