‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 52 sur 322 · BOU · texte numérisé non relu

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rée, sans fer {habitacle). Cette boilp est plact'c à l'arrière du ^ aisseau sur le pont , et 'Jclairée pendant la nuit , afin que lo limonier puisse avoir toujours lu boussole sous les yeux, et diriger la route du vaisseau suivant le rumb qui lui est prescrit par le pilote. Comme la rose de la boussole est mobile sur la chape . le timonier a soin de gouverner en sorte que la pointe de la rose qui indique le rumb ou l'aire du vent de la route actiu'lle du vaisseau, suit dirigée Barallelemcnt a la quille ; ce que la position de la boite de la bous.sole, parallèlement aux parois de l'habitacle, indiffue suffisamment. Enfin , pour ne laisser aucune incertitude , on a coutume de marquer d'une croix l'endroit de la boite qui regarde la proue. Comme la déclinaison iqui consiste en ce que celte aiguille ne se dirige presque jamais exactement vers les pùles , mais qu'elle s'en écarte ordinairement , tantôt vers l'est , tantôt vers l'ouest | \ arle dans les différents endroits de la terre , et dans les mêmes endroits en différents temps , les marins sont obligés de faire continuellement des corrections aux opérations qu'ils font avec la boussole. On a observé que la rouille délruit considérablement la vertu magnétl |ue ; c'est pourquoi on doit tâcher d'en préserver avec soin les aiguilles des boussoles ; les boites vitrées dans lesquelles on les renferme ordinairement sont insuflisantes , l'air de la mer agit toujours sur elles : on les garantira de cet inconvénient en les enduisant d'une couche fort mince d'une huile de lin cuite; cet enduit n'apporte aucun obstacle aux effets de l'aimant , et les aiguilles s'aimantent avec autant de facilité que si elles étaient bien polies.

BOUSSOLE DE DÉr,Li\Aisox. Instrument parfaitement semblable ;i la boussole marine, l'our observer la déclinaison au moyen de cet Instrument , on le dispose liori/.ontalement ; puis on fait tourner la boite pour amener dans le champ de la lunette un astre connu , dont on observe la hauteur ; en même temps on lit la division correspondante du cercle de l'aiguille et celle du cercle des azimuts , ce qui donne l'angle du méridien magnétique avec la verticale de l'astre au moment de l'observation. Enfin , on détermine , par les méthodes astronomiques, l'angle du vertical de l'asIie avec le méridien du lieu, pour en déduire la déclinaison. Il résulte des observations faites à l'aris depuis prés de trois siècles, i" que, depuis uoo, la déclinaison a varié de plus de 30° ; 2» qu'elle a été nulle en loes ; r,'- que .sa marche a été sensiblement progressive vers l'ouest depuis les premières observations jusqu'en iai4 ; 4° que . depuis cette époque , elle semble éprouver un mouvement rétrograde vers l'orient. — Avec la boussole d'inclinaison on a constate , par une série d'observations, que l'inclinaison , à Taris, a toujours <*té en diminuant .depuis iG7i , et que la diminution a élé sensiblement variable d'une an-

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née à l'autre. C'est Robert Xormann qui découvrit, en IJ7G, l'inclinaison de l'aiguille aimantée. Un avait cru jusqu'alors que cette aiguille devait être constamment hori/.ontale . et lorsqu'on voyait son pôle austral s'abais- .ser , ou s'imaginait que le centre de gravité était mal déterminé. R. Normann mesura le contrepoids qu'il fallait ajouter pour ramener l'aiguille à la position liori/.ontale , et fut ainsi conduit à une des découvertes les plu* importantes de la physl<[ue.

BOLTEILLE DE LEVDE. Kom que l'OTl

donne a une bouteille de verre , eu partie pleine d'eau ou de limaille de fer, ou bien de quelque autre substance éleetrisable par communication, et qui sert à accumuler de l'olectricitc et à en faire sentir l'ef-fet.

BRAS DE LEVIER. Portion d'un levier, comprise entre le point d'appui et le point auquel est appliquée la puissance ou la résistance. ( f'oyez l.tviKR. ) Plus le bras de levier est long , plus la puissance ou la résistance qui agit par son moyen fait d'efforts ; car l'effort d'une puissance quelconque est le produit de sa masse multipliée par sa vitesse. Si le bras de levier est courbe , quell,': que soit sa courbure , sa longueur se réduit toujours à celle de la ligne droite qu'on peut tirer du point d'appui au point auquel la puissance est appliquée.

BRASSE. Mesure dont on fait un fréquent usage dans la marine , pour mesurer les profondeurs de la mer. 11 y en a de trois sortes . savoir, la (jrande b7'assi; , la moyenne et l» petite. La grande brasse , dont on se sert poulies vaisseaux de guerre , est de près de deux mètres: la moyenne, qui est celle des vai.%seaux marchands , est de I78S millimètres : la petite , qui n'est en usage que parmi les patrons de barque et autres bâtiments qui servent à la pèche, n'est que de i«2» millimètres.

BRiQtE ; Tuile, carreau ). Argile culte, mêlée d'oxyde de fer qui la colore en rouge; elle renferme , en outre, des carbonates de chaux . de magnésie, de la silice, et des traces de matières organiques.

BRIQLET A AIR. foyeZ COMPRESSIBI- LITÉ.

BROHAL. Liquide oléagineux , incolore , d'une odi'urpénétrantc, découvert par Loewig. On l'obtient en versant peu à peu 15,8 parties de brome dans i partie d'alcool , entouré d'un mélange réfrigérant. Le mélange est ensuite distillé avec de l'acide sulfurique : il passe d'abord de l'acide bromhydrique , du brôma libre, du bromure d'éthyl , et enfin du bromal. Le bromal a une densité de r.,3i ; il bouta loo". Les alcalis caustiques le décomposent en acide formique et en pcrbromure de formyle. I.a composition du bromal anhydre est représentée par la formule : C4 B^ O. 110.

«ROMAMLOÏDE. Corps Cristallin , Obtenu par le mélange de l'aniline avec le brônie. Il fond à UT' , bout à ^no<=, cl peut être distillé sans altération. Insoluble dans l'eau , il se

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dissout dan-; l'alcuol bouillant. Sa formule n'a pas élà déterminée.

BROMATES. Ces sels sont isomorphes avec les riiloratcs , et se décomposent , par l'action (le la ehaleur, en oxygène et en bromures analogues aux clilorures. Us fusent sur les «harbons ardents; mêlés avec du soufre et du pliospiiore, ils détonent vivement, .sous le choc du marteau. Traités par un corps désoxyyénant , comme l'acide sulfureux , ils donnent naissance à du brume qui colore la Iii|ueur en jaune rouge;\trc. le chlore produit le même effet. Tous les broniates sont solubles dans l'eau , excepté les bromates d'argent et de protoxyde de mercure. Comme dans les etilorates, l'oxygénc de l'acide est à l'oxygène de la base comme o : i. Les bromates peuvent servir aux mêmes usages que les chlorates.

— ^^lîRôME ( de [îpwjJLO; , puanteur). Le brome estïïît-GOjps li(iùide , ayant une grande tendance à prendre l'état élastiiiue. Vu en couclies épaisses , il est d'un rouge très-foncé ; en couches minces , il est d'un beau rouge hyacinthe. Sa densité est 2^oe. Son odeur et sa saveur sont analogues à celles du chlore. Il bout à 47°, et répand des vapeurs jaunes qui ressemblent aux vapeurs nitreuses ; mais elles s'en distinguent facilement par leur densité , qui est »,ô'J3. A la température de 20° , le brume se solidifie, et prend l'aspect de l'iode. 11 est très-peu solublc dans l'eau. Le véritable dissolvant du hrùme est i'éther, qui < n peut dissoudre une grande quantité. Il est également soluble dans l'alcool , mais moins que dans I'éther. Le brOme produit, avec les autres corps , à peu près les mêmes lombinaisons que le chlore et l'iode. Les bromures ont la plus grande analogie avec les chlorures et les iodurcs. Il agit, comme le chlore , sur les substances organiques; seulement avec un peu moins d'intensité. Comme le chlore , le brume décolore les couleurs végétales ; son action décolorante est peut-être un peu moins énergique. Comme l'iode , il colore la peau en jaune , et la tache ne tarde pas à disparaître d'elle-même. Des traces de brOme colorent l'amidon en jaune. L'amidon <'st presque un aussi bon réactif du brume que de l'iiide. L'état liquide , la couleur, le point d'ébullition , la densité énorme des vapeurs , distmgucnt facilement le brume de tous les autres corps. Si on le met en contact avec le phosphore , il y a combinaison instantanée , avec détlagration, élévation de température et dégagement de lumière ; l'excès de phosphore est projeté au loin avec violence. Il se fojrae un bromure de phosphore qui , étant mis d.Tus l'eau , se décompose instantanément en acide bromhydrique et en acide hvT)ophosplioreux , aux dépens de l'hydrogène et de l'oxygène de l'eau. Le brome est un corps simple. Son symbole est Rr ou Br= ( 2 vol. ou atomes ) , représentant 9j9,fi2 ( équivalent eu poids ).

Le brome accompagne les composés d'Iode et de chlore dans les eaux de la mer, dans

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les plantes marines , et en général dans toutes les substances animales et végétales qui se rencontrent dans les eaux de la mer. Les eauxd'Aix et d'autres eaux minérales contiennent de l'iode et du brome combiné avec un alcali.

Le brome se prépare de la même manière que le chlore et l'iode. On chauffe dans une cornue un mélange de bromure de sodium, d'acide sulfurique et de peroxyde de manganèse; aussitôt des vapeurs jaunes de brome se dégagent pour venir .se condenser dans un récipient, entoure d'un mélange réfrigèrent. On se procure d'abord le bronmrc de sodium de- la manière suivante : on fait arriver dans les eaux mères de la soude de varec ( résidu de l'incinéralion de plantes marines), ou, dans une grande quantité d'eau de mer, un courant de gax chlore ; celui-ci se substitue au brome , qu'il chasse de ses combinaisons ; les eaux se colorent sensiblement en jaune par la présence dn brome ainsi mis en liberté. Le brume est ensuite séparé par I'éther, qui le dissout en laissant les autres substances intactes. Kntin , la dissolution éthcrée du brome, mise en contact avec de la potasse ou de la soude, donne naissance à du bromure de potassium- ou de sodium très-soluble , avec un peu de bromate de potasse ou de soude , beaucoup moins soluble dans l'eau. Le bromure de potassium ou de sodium, ainsi obtenu , est ensuite traité comme nous venons de l'indiquer. Le brome peut servira peu près aux mêmes usages que le chlore et l'iode ; mais , comme il est plus rare que le chlore et l'iode , et que d'ailleurs ses propriétés sont moins prononcées que celles de ces deux corps auxquels il ressemble, ses usages sont extrêmement restreints. Le brème a 1 té découvert par M. Balard, eni826.

BROMHYDRIQUE ( Acidc ). L'acidc bromhydrique est un gaz incolore , fumant à l'air comme l'acide chlorhydrique. 11 a une saveur fortement acide , et une odeur qui rappelle celle de l'acide chlorhydrique. Sa densité est 2,721 ; résultat qui s'éloigne à peine de celui fourni par le calcul , et qui est 2,7.-09. L'eau en dissout près de 'MO fols son volume. A une température élevée , il se décompose en partie ; il est par conséquent moins stable que l'acide chlorhydrique. Mis en contact avec les métaux et les oxybases , il se comporte absolument comme l'acide chlorhydrique ; il se produit des bromures , analogues aux chlorures. L'aciile bromliydrlquc rougit fortement Ja teinture de tournesol , et détruit même en partie les couleurs végétales, li donne, avec le nitrate d'argent , un précipité blanc q ni jaunit aussitôt, el finit par devenir noir sous l'iniluence de la lumière. Ln dirigeant quelques bulles de chlore sur du gaz acide bromhydrique , on donne naissance à des vapeurs jaunes de brome ; il y a en même temps formation d'acide chlorhydrique, qui précipite le nitrate d'argent. Le chlore a donc plus d'aflinité pour l'hydrogène que le biôme.

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l.'aciJebromhydriqiie peut se rencontrer dans la nature partout où des bromuies se trou- \cnt accidenlellement en contact avec dos acides forts. On pourrait préparer l'acide broniliydrique par la réaction de l'acide sulfurii]ue du commerce sur du bromure de sodium , si l'acide bromiiydrique ne se décomposait pas partiellement en brome et en eau, aux défiens d'une partie de l'acide sulfiuique, qui passe à l'état de gaz acide sulfureux. Pour préparer l'acide bromhydrique pur, on met des fragments de phosphore dans un petit vase auquel est adapté un tube ; on verse par-dessus une couciie d'eau , et , enfin , on y ajoute le brome. Une vive réaction a aussitôt lieu à froid. Il se forme un bromure de phosphore qui décompose l'eau, et donne naissance à de l'acide hypophosphoreux qui reste , et à de 1 acide bromhydrique qui se dégage. Celuici peut être recueilli , comme le chlore , dans un flacon rempli d'air. La composition de l'acide bromhydrique est analogue à celle de l'acide chlorhydrique. Formule : Br H = I équivalent. On en fait l'analyse au moyen du potassium. Détermination de la densité de l'acide bromhydrique :

0,0688 ( poids de i vol. d'hydrogène ).

5,7,950 ( poids de i vol. de vapeur de brume ).

5,4818=2 vol. d'acide bromhydrique.

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