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saveur astringente , métallique. Ils sont, en général , soîubles et cristallisables. i° Let alcalis fixes y produisent un précipité blane gélatineux i, oxyde hydrate), insoluble dans im excss de précipitant. ■î» L'ammoniaque donne le même précipité , mais celui-ci est soluble dans un excès d'aiumoniaque. 3" Les carbonates alcalins y forment un précipité blanc ( carbonate 1, insoluble dans un excès de précipitant. 4° Les sulfures alcalins et l'hydrogène sulfuré en précipitent du sulfure d'un beau jaune , insoluble dans un excès de précipitant, et soluble dans l'acide chlorhydrique concentré, ii" Le cyanofcrrurc de potassium précipite les sels de cadmium en blane , et le cyanoferride en jaune ; l un et l'antre précipités sont insolubles dans l'acide chlorhydrique. G" La noix de galle ne les trouble pas. 7" L'acide oxalique y donne un précipité blane d'oxalate, soluble dans l'ammoniaque, o" Le fer et le zinc précipitent le cadmium métaN liquc sous forme de feuilles dendritiqucs. L'acide tartrique. le sucre , la gomme et d'autres substances organiques s'opposent à la précipitation de l'oxyde de cadmium parla potasse ou par la soude.
CAFÉ. 11 existe, chimiquement parlant, une grande différence entre les graines vertes du café et entre les graines torréfiées. Les graines vertes fournissent un extrait aqueux, jaune brunâtre, d'une saveur amère et ûcre. La solution aqueuse a une réaction acide. L'éther enlè\ e aux graines vertes ime matière gras.se, verdAtre , de la consistance du beurre. L'alcool leur enlève de la cire et une matière résiniforine. Par la torréfaction , les graines perdent 12, I pour cent de leur poids ; et par la carbonisation, elles donnent un sublimé de caféine. Les cendres se composent d'un mélange de carbonate de chaux , d'oxyde de fer, de magnésie, de phosphate de chaux, desulfate de potasse , de carbonate de potasse et de chlorure de potassium.
CAFÉiivE. Synonymes: T/icine, Guaranine. Alcaloïde qui cristallise en longues aiguilles soyeuses , blanches , perdant, à loo", s équivalents d'eau. Il est amer, fusibleà 177°, et sublimable à saf.La caféine se dissout très-bien dans l'eau bouillante. Pour préparer la caféine, on traite les graines de café torréfiées par l'eau bouillante; le décoctum est ensuite précipité par l'acétate de plomb , et le précipité est décomposé par l'acide sulfurique. La liqueur filtrée, et convenablement évaporée, laisse déposer les critaux de caféine. Bouillie longtemps avec l'eau de baryte , la caféine donne naissance à du cyanate et à du formiate de baryte, en même temps qu'à un dégagement dammoniaque. La caféine est une base très-faible. On l'extrait également des feuilles du thé [lliëine). Sa composition s'exprime pai- la formule : C* IV N- O^
CAFiciouiî (Acide). Une décoction de café, traitée par l'acétate de plomb, donne un orccipité de cafcatc .et de cafétannale (ts
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f lomb Le plomb est enlevé per Ihydrogf-ne sulfuré, cl la liqueur filtrée donne, par lé- Mtporation. un mélange d'acide caféiqne et <racide cafi'tanniqvr. te niélanse, traité par laieool , cède l'acide caféiTiie à l'état de poudre blanche , tandis que l'acide cafétanniqiie restL' en dissolution. L'acide caféique , soumis à la distillation sèche . répand l'odeur du café torréfié. L'aride cafitannique est une espèce de tannin qui précipite en vert les sels de fer : il est changé en acide oxaiique par l'acide nitrique. Ces deux acides, découverts par llun-ie, ont été récemment examinés par l'ft'ff-
«;\iiixr.r(>t'E (Acide ). Corps cristallin, blanc . découvert par François . Pelletier et Cavcntou dans la racine de cahinça. { t'/iinidcca racemosa Lin. ). Pour l'obtenir, on traite la racine par l'alcool ; l'extrait aqueux est ensuite repris par l'eau bouillante et la solution est précipitée par un lait de chaux ; enfin le sel de chaux est décomposé par l'acide oxalique : le liquide filtré donne , par l'évaporation , l'acide caliincique cristallisé. Cet acide est peu soluble dans l'eau et dans l'éther : il est plus soluble dans l'alcool. Les ca/nnçtitcs alcalins sont incristaliisables. Formule probable de l'acide : C» H' O*.
CALAMINE ÉLTCTRiocE. Ce minerai accompagne souvent le carbonate de zinc anhydre. 11 est d'un blanc grisâtre , quelquefois transparent et iijcolorc. Exposé ù la chaleur, il devient fortement électrique. On le trouve à iVcw-Jcrscy ( Kealing ) , prés de Linsbourg, entre Liège et Aix-la-Chapelle ( silicate anhydre de la Vieille Montagne i , à Brigau, à TunLs, dans les raonts Ourals, en Sibérie, etc. I.a calamine est un des minerais de zinc le pliLs ordinairement employé. On calcine la calamine pour en chasser l'acide carbonique ; mais cette calcination préalable n'est pas absohiraent nécessaire.
CAi.<;iXATiox. Application du feu à des substances solides. Cette application se fait au contact de l'air libre, qui , dans la plupart des cas , exerce une influence profonde sur la matière soumise à la calcination. Si cette matière est un métal , celui-ci , perdant son aspect , se transforme en une poudre diversement colorée, selon la nature du métal. Celte poudre portait autrefois le nom de chaux métallique ; aujourd'hui on l'appelle oiyde. C'est le résultat de la combinaison d'un des piincipcs de l'air ( oxygène ) avec le métal. t'n très-petit nombre de métaux ( l'argent , l'or, le platine ) résiste à la destruction par le moyen de la calcination. On conçoit que tout métal calciné , c'est-à-dire oxydé , a augmenté de poids. Cette augmentation de poids , qui avait longtemps échappé aux observateurs , fut le point de départ d'une des plus f.Tandcs découvertes de la chimie , celle de l'orygéne.
CALCIUM. Le calchim ressemble au baryum et au strontium. 11 acquiert par le frotte-
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ment la couleur et léclat du plomb. Il s'oxyde rapidement a l'air, et se recouvre dune couche blanche qui préserve le reste de l'oxydation. On l'obtient de la même manière que le strontium et le baryum. Sign : Ca=;S3i,. .
Oxydes de ca/cium. II existe deux degrés d'oxydation du calcium : t° le protoiyde ( Ca O ', et 2° le peroxyde ou bioxyde ( CaO^ )• Ce dernier s'obtient au moyen de l'eau oxygénée. Mis en contact avec un acide , il dégage I équivalent d'oxygène , et passe à l'état de protoxyde. Il ne forme point de sels. Le plus important des deux oxydes est le protoxyde. k'oyez Chaux.
CALCiLS BILIAIRES. Lcs Concrétions pierreuses qui se forment dans la vésicule du fiel se composent en grande partie de matière colorante et de cholestérine. Les bezoards , auxquels on attribuait autrefois des propriétés merveilleuses , ne sont autre chose que des calculs biliaires qui se développent dans la vésicule du fiel de certains animaux. Les calculs biliaires se distinguent des calculs urinaires par leur structure cristalline , par leur fusibilité , et par la facilité avec laquelle ils se dissolvent dans l'alcool et dans l'éther.
CALCILS TRIXAIRES. ( GravcUe. ) Lcs calculs se développent généralement dans la vessie , sous l'induence de certaines causes encore inconnues. Il y en a aussi qui se développent dans les reins , dont ils obstruent les canaux. Les calculs urinaires les plus fréquents sont composes d'acide tirique. Us se dissolvent dans les alcalis ; leur solution donne, avec les ;.'Cidcs, mi précipité floconacux, blanc . qui , chauffé avec l'acide nitrique , produit une tache rouge de sang. Cette tache , dissoute par l'ammoniaque, devient d'un pourpre foncé ( murcxide ). Lcs calculs d'iirate d'ammoniaque, traités par la potasse caustique , dégagent de l'ammoniaque. La grand nombre de calculs urinaires se composent de pliosphate ammuniaco-magnesien. On les reconnaît à la facilité avec laquelle ils se dissolvent dans l'acide acétique. Les calculs à'oxatate de chaux sont beaucoup plus rares: chauffes avec de l'acide sulfurique, ils développent un gaz ( oxyde de carbone ) qui brûle avec une flamme bleue. Les calculs de cystine sont très-rares; on les reconnaît en ce qu'ils se dissolvent complètement dans la potasse caustique. Cette solution, bouillie avec un peu d'acétate de plouib, devient noire comme de l'encre. Lcs calculs d'oxyde xanthique sont les plus rares de tous.
CALEIVDES. Noui que les Romains donnaient au premier jour de chaque mois. Dans le mois des Romains , il y avait trois jours remarquables ; savoir, le jour des calendes , le jour des noncs , et le jour des ides ; tous les autres jours prenaient de là leur dénomination , et se comptaient en rétrogradant ; de sorte que les jours qui se trouvaient entre le jour des calendes et le jour de noncs s'appelaient ;y!(rs avant tes nones .■ les jours qui
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se trouvaient entre le jour des nones et le Jour des ides s'appelaient jours avant les ides ; et les jours qui se trouvaient entre le jour des ides et le jour des calendes du mois suivant, et qui étaient les derniers jours du mois , prenaient leur dénomination des cclendes du mois suivant. Ainsi les derniers jours de février, par exemple , s'appelaient jours avant les calendes de mars. Les jours de calendes n'étaient pas en même nombre dans tous les mois ; ils empiétaient plus ou moins sur les mois qui les précédaient. Ceux des mois d'avril , de juin , d'août et de novembre , ne s'étendaient que jusqu'au seizième jour inclusivement du mois qui les précède ; parce que les mois de mars , de mai , de juillet et d'octobre ayant six jours de nones , les ides de ces mois tombaient le quin/iôme. Au lieu que les jours des calendes des buit autres mois s'étendaient jusqu'au quatorzième jour inelusiveuient du mois qui les précède ; car ces mois n'avaient que quatre jours des nones, et leurs ides tombaient, par conséquent, au trei/.iéme. Les mois de janvier, de février et de septembre avalent donc I9 jours de calendes ; les mois de mai , de juillet, d'octobre et de décembre en avaient is ; les mois d'avril, de juin, d'août et de novembre en avaient n. Le mois de mars n'en avait que 10 dans les années communes ; mais il en avait 17 dans les années bissextiles , et ce jour était immédiatement ajouté avant le 21 lévrier, qui était le sixième des ciilendes de mars ; on comptait alors deux fois ce sixième, ce qui l'avait fait nommer ftjsiex^e; d'où est venu le nom d'année bissextile.
CALE\uniER. (.•//waHnc/î. ) Table de la distribution du temps. L'année de Komulns était composée de dix mois ; elle commençait AU printemps. Le premier de ces mois était Mars ; puis venaient Avril , Mai , Juin , Quintile, Sextile, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre. Mars, Mai,Quintileet Octobre étaient composés de 31 jours chacun ; et les six autres avaient chacun 30 jours. Ainsi, l'année n'était composée que de 304 jours. Cet espace de temps ne remplissait pas, à beaucoup près, celuipendant lequel le soleil parait parcourir les douze signes du zodiaque. Nurna Pompilius chercha à remédier à cette erreur. Après avoir fait linéiques eliangements au nombre des jours (|ni composaient les mois de Romulus, il en ajouta deux autres, .Janvier et Février. 11 voulut que le mois de .Fanvier fut le premier .mois de l'année . et il le plaça au solstice d'hiver. L'année de Numa Pompilius n'était pas encore conforme au temps , pendant lequel le soleil parait parcourir toute l'écliptiquC. Jules César en entreprit la réforme : il lit venir d'Alexandrie l'aslrouome Sosi^éne ; cet astronome trouva la durée annuelle du cours du soleil de 3Ga jours et 6 lieures, et il donna à l'année de son calendrier 3G3 jours ; les 6 heures restantes furent réser- Tées pour en faire un jour, au bout de i an-