‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 61 sur 322 · CAP · texte numérisé non relu

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manière générale, au contact des liquides et des corps solides eutre eux. Eu faisant l'expérience avec des tubes d'une épais.seur vari.ible, ou est arrivé à cette loi, que les longueurs dfis colonnes soulevées ou déprimées sont en 7-aison inverse des diamètres dés tubes. Ainsi , l'eau s'élève à 2; mm. , 1634 dans un tube ( capillair». ) de i m. ,2911 ; et à i5,o8gi dans un tube de t m., 0033. Lorsque les tubes ne sont pas mouillés par le liquide dans lequel on les plonge , la colonne est abaissée au-dessous du niveau extérieur ; tel est le cas d'un tube de verre capillaire trempé dans du mercure. Une aiguille à coudre s'enfonce dans l'eau lorsqu'on la pose légèrement à la surface de ce liquide ; elle surnage , au contraire, lorsqu'on la graisse , de manière à l'empêcher d'être mouillée par l'eau. Certains insectes ne pourraient pas marcher sur l'eau , si leurs pattes étaient susceptibles d'être mouillées par ce liquide. Deux balles de liège , dont l'une est mouillée tandis que l'autre ne l'est pas , se repoussent dés qu'elles sont arri\ ées à distance capillaire : elles s'attirent , au contraire , dans le cas 011 les balles sont toutes mouillées ou non mouillées. Ces mouvements résultent des courbures que les surfaces liquides éprouvent au contact des corps solides. Tour soulever horizontalement ua disque posé sur une surface liquide, il faut un effort dont on peut estimer la valeur à l'aide d'une balance. { Expériences de Cigna, Toylor. Cuytim et Caij-l.iissar. )

Les phénomènes de capillarité ne s'observent pas seulement avec des tubes , mais avec des lames , des cùnes , etc. .\u moyen de tubps prismatiques , dont les sections étaient des triangles et des rectangles, Gellert parvint à établir deux lois générales : 1° Les hauteurs sont réciproques aux lignes homologues des bases , quand ces bases sont semblables ; 2" les hauteurs sont les mêmes, quand les bases ont des surfaces équivalentes.

L'Endosmose ( voyez ce mot ) est sans doute un phénomène capillaire, bien qu'il ne s'accorde pas suffisamment avec les lois ordinaires de la capillarité.

CAPXOMORE ( de xaTtvô; , fumée, et jj.oTpa , partie ). Liquide huileux, incolore, Aolalil, découvert par Ueicheubach dans l'huile de goudron du hêtre. Il se trouve dans les produits de la distillation de beaucoup de mafiètcs organiques. Il a ime odeur de gingembre et un arrière-goût styptique. Sa densité esto,977o. Ilboutàisj"' et brûle avec une flamme fuligineuse. Peu soluble dans l'eau , il se dissout très-bien dans l'alcool , dans l'éther et les huiles. Sa composition n'a pas été déterminée.

CAi'RiQt'E ( Acide ). U.i des acides du beurre, découvert par Chevreul. {F'uyrz Acide Butyrique. ) C'est un liquide huileux , d'une saveur mordicante, et tachant la langue ea blanc ; il se prend à 11°, s en uae masse d'aiguilles fines. Son odeur rappelle celle de la

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sncur et du bouc. Il se dissout en toutes proportions ilaas l'alcool. Sa densité est o.oio:.. Sa composition est représentée par la formule : r.'8 nu o^. L'acide caprique forme, avec l'oxvJe de plomb et la baryte , des caprates cristallisables , ayant pour formule : C''> H'-» 03+Pb O et C'S H'4 0^+Ba O.

CAPROïQiE ( Acide ). Ce corps, découvert par Chrcv cul , a à peu prés les mêmes propriélés que l'acide capriqite. ( (■'oyez ce mot. ) 11 ne se solidilie pas a 9° ; il bout au-dessus de 10^=. et se décompose par la distillation. Sa rtjmposition, déterminée par Chevreul . correspond à la formule : C'= H? O'.

CABACTÈHES D'i^PRiHERi F. Ces Caractères étaient primitivement en bois. Basile Valentin fait mention des caractères d'imprimerie métalliques vers la lin du quinzième siècle. Aujourd'hu- on les fabrique avec un alliage composé de 81 p. de plomb et 16 p. d'antimoine.

CARAMEL. Le siicre de canne fondutà iso" ) se prend, par le refroidissement, en une niasse amorpbe , que l'on désigne vulgairement sous le nom de sucre d'orge. Vers 2200 , il se convertit eu une masse noire et poreuse , connue sous le nom de carami-l. Cette poudre noire, ou d'un brun foncé , a , suivant Péligot , la même composition que le sucre de canne lombiné avec l'oxyde de plomb, savoir : C-

CAR APIXE. Corps blanc cristallin . découvert par BouUay et Robinet dans le Carapus gniancnsis. l'oucon-.ii.

c\RiiA5iiDE. Produit de la décomposition de l'acide cbloroxicarbonique avec l'ammoniaque. La carbamide est soluble dans l'eau. Les acides minéraux la convertissent en carbonate d'ammoniaque. Sa formule est : CO, NH=.

CARBAZOTIQCE ( Acidc ). Synonymes : Jcide pUriiiue, Acide nitro-phenisique, ^mer de Jrelter. L'acide carbazotique s'obtient par l'action de l'acide nitrique sur l'acide aniliqne, la silicine, l'indigo . la soie, etc. 11 cristallise sous forme de feuillets d'un jaune clair ; il se dissout dans l'eau bouillante et l'acide sulfurique concentré. O'aprés les analyses de Dumas et de Marcliand , l'acide carbazotique cristallisé a pour formule : C" IP >'^ 0'^+ 110. Les carbazotates sont très-peu solubles ; ceux à base d'alcali détonent progressivement par l'application de la clialeur. Ils ont une saveur Irès-amère. Leui' formule générale est : C'= H^ K^ O'^+MO.

CARiiOi.iQiF. ( Acide ). Ce corps oléagineux a été obtenu par Runge en traitant l'Iuiile du gou<hon de bouille par un lait de chaux. M. Laurent le considère comme l'hydrate d'un radical qu'il appelle p/ioij/ie , et le représente parC" IPO-fHO.

CARBO\ATES. C'est , de tous les genres de sels , le plus facile à rcconnaitrc. Traités par \\n acide , les carbonates se décomposent tous avec cffcr\ csccnce , en dégageant l'acide carbonique , à la place duquel se substitue l'acide

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employé. Les .sulfites et les byposuldtes font aussi effervescence avec les acides ; mais le gaz qui se dégage est facile à reconnaître à son odeur ( gaz sulfureux }. Les carbonates sont décomposés à des températures variables, excepté les carbonates secs de potasse, de soûle, de litliine, qui résistent à toute température. Le carbonate de baryte , qu'on a cm pendant longtemps indécomposable au feu , se décompose à la température du fer fondant. Tour décomposer les carbonates de potasse, de soude et de litliine . il faut les chauffer avec du charbon , du soufre, du fer, enfin avec des corps qui décomposent lacide carbonique en s'emparant au moins de la moitié de son oxygène. Le potassium , le sodium , l'aluminiura , etc., s'emparent de la totalité de l'oxygène de l'acide du carbonate , en laissant pour résidu du carbone noir. Tous les carbonates sont plus ou moins insolubles. Les carbonates de potasse , de soude , d'ammoniaque et de Iltbine sont seuls solubles dans l'eau; ils sont peu solubles dans l'alcool. Tous les carbonates alcalins verdissent le sirop de \iolette, ramènent au bleu la teinture du tournesol rougi par un acide ; en un mot , ils ont tous une réaction alcaline. Certains carbonates in.solublés deviennent solubles par im excès d'acide carbonique , et se transforment en bicarbonO' tes. Les carbonates de chaux , de baryte , de ' magnésie , de fer, sont dans ce cas.

Dans les carbonat<'S ■neutres, un équivalent d'acide sature un équivalent de base ; l'oxygène de l'acide est à l'oxygène de la base comme 2 est à 1. Dans les bicarbonates , il y a deux équivalents d'acide imis à un équivalent de ba.se. L'oxygène de l'acide , dans ce cas , est j , celui de la base étant 1. Dans les se.tiiuicarbonates [ scsquicarbonate d'ammoniaque ) il y a 1 équivalent de base uni à I I 2 équiv. d'acide. Il y a enfin des soiis-carbnitates dont la composition n'est pas exactement déterminée. La potasse , la soude , l'ammoniaque , la lithine , la baryte . la chaux , la strontiane , la magnésie , exposées au contact de l'air, absorbent de l'acide carbonique , pour se changer d'abord en sous-carbonates et enfin en carbonates neutres. L'eau chargée d'acide carbonique transforme les carbonates de chaux , de n^agnésic en bicarbonates .solubles. Tous les métaux qui .s'oxydent à l'air ne tardent pas à s'y changer en sous-carbonates. I^ plupart des prétendus oxydes mélalliciues sont des sous-carbonates hydratés.

CARlso\F.. Corps solide, qui se présente, soit .sous forme de poussière noire , sans cristalli.sation déterminée , .soit sous la forme naturelle d'un minéral | graphite | , soit sous forme cristalline ( octaèdre ou dodécaèdre ) constituant le diamant ( dimorpliie ). C'est à cette propriété qu'a un même corps d'affecter plusicursétats différents, que M. Bcrzcliusa donne récemment le nom d'allotropie. I^ densité du carbone à l'état de diamant est !,«, et à l'état pulvérulent, 2,1. Le carbone est insipide,

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Jnodore , et tout à fait insoluble dans l'eau. Il est complètement infusible et ti\c. I.e carbone cristallisé , qui peut présenter des colorations variées , réfracte très-fortement la lumière : son indice de réfraction est î.47.9. Newton place , dans la liste des corps qui réfractent la lumière, le diamant à côté des résines . c'està-dire à côté des corps les plus riches en carbone ; 11 était donc près d'arriver, par une autre voie, à découvrir que le diamant est du carbone. A l'état poreux ou pulvérulent , le carbone est si mauvais conducteur de l'électricité, qu'on peut l'employer comme corps isolant. A l'état de diamant, il conduit assez bien l'électricité.

I.e cai'bone se combine directement avec l'oiygéne à l'aide de la chaleur, pour donner naissance ù de l'acide carbonique ou à de l'oxyde de carbone. Lorsque le carbone est en excès par rapport à l'oxygène , il se produit de l'oxyde de carbone ; dans le cas contraire , il se forme de l'acide carbonique. V.n se combinant avec l'hydrogène, le carbone donne de l'hydrogène protocarboné , de l'hydrogène bicarboné, et une foule d'autres carbures d'hydrogène , en général odorants comme les huiles essentielles. Il se combine , par voie indirecte, avec l'azote ( cyanogène), et avec un certain nombre de métaux tels que le fer, le zinc , le cuivre. Ces dernières combinaisons ne sont point en proportions rigoureusement délinics. La flxitè , l'infusibilite , et la propriété qu'a le carbone de produire , pendant sa combuslion avec l'oxygène , de l'acide carbonique qui représente exactement le volume d'oxygène absorbé , tout cela ne permet pas de confondre le carbone avec aucun antre coi-ps.

Le carbone est un corps simple ; sa formule est : C ou C^ =100,0. Ce poids atomique a été trouvé récemment par la combustion directe du diamant. ( Dumas et Stass. )

Le carbone se rencontre pur, sous le nom de diamant, dans les Indes occidentales et dans différents districts du Brésil. La houille, le graphite, l'antliracite , le lignite, sont du c.ubone mêlé à quelques substances étrangères. ,\ l'état de combinaison il constitue la matière fondamentale de tous les corps organi<|ues. On obtient le carbone par di\ers uiovons. i" Lorsqu'on brûle des résines dans UD endroit oii l'accès de l'air est incomplet , ou obtient une grande quantité de noir de fuiiièe. Celui-ci, condensé dans un creuset et calciné au rouge , donne un résidu noir très di\isé, qui est du carbone à peu près pur. 2° En recueillant l'acide carbonique qui se dégage des charbons en combustion , et en le décomposant au moyen du potassium , on obtient du carbone parfaitement pur ; mais ce procédé est trop coûteux pour être généralement employé. 3° En faisant arriver dans un tube de porcelaine, chauffé au rouge, des vapeurs d'huile de térébenthine ou d'esprit de vin, on obtient du carbone pur, doué d'un éclat tnétallique.

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Le carbone pur, à l'état de diamant, sert, ù cause de son extrême dureté , à couper le verre, car le diamant lui-même ne peut être rayé que par sa propre poussière. Tout le monde connaît l'emploi du diamant comme ornement.

Oxyde de carbone. L'oxyde de carbone est un gaz incolore, insipide et inodore. Sa densité est o,8G73. Il est peu soUible dans l'eau , qui n'en prend que —; de son volume. 11 brûle avec une belle flannne bleue. C'est ce gaz qui produit la flanuue bleue qu'on remarque souvent pendant la combustion du bois ou *du cliarbon dans nos cheminées. Ij chaleur et l'électricité n'exercent sur lui aucune action décomposante. Son indice de réfraction est 1,137. L'oxyde de carbone ne précipite pas l'eau de chaux. Ln brûlant , il forme de l'acide carbonique qui précipite leau de chaux. Il n'entretient ni la respiration ni la combustion. L'air qui contient le quart de son volume d'oxyde de carbone, est irrespirable. L'osyde de carbone se combine avec l'oxygène au moyen de la chaleur ou de rélcctrlcité. L'oxyde de carbone est un corps éininemuient stable. Le fer et le carbone ne le décoinpo.sent à aucune température. Le potassium lui-même ne le décompose pas ; il se combine avec lui, et donne un composé particulierdc potassium et d'oxyde de carbone qui n'a pas encore été bien examiné. En chauffant 4 parties d'acide sulfurique avec I .partie d'acide oxalique, on obtient un dégagement de volumes égaux d'oxyde de carbone et d'acide carbonique. Après avoir absorbé l'acide carbonique par la potasse ou la chaux caustique, on a pour résidu l'oxyde de carbone. L'acide oxalique se compose de carbone et d'oxygène , dans les rapports de volumes égaux d'acide carbonique et d'oxyde lîe carbone. L'acide sulfurique décompose l'acide oxalique , en lui enle\ant j équivalents d'eau. C^ O^ -}- 3 éq. d'eau / f. 0^ (ac. carboniquel. S 03 -I- 1 éq. d'eau ( "" C 0 ( ox. de carb. ) -f- S03-I- A éq. d'eau.

On prépare également l'oxyde de carbone en décomposant l'acide carbonique par le fer ou par le carbone â une température élevée, ou bien en calcinant des oxydes métalliques avec du charbon en excès. Car lorsque l'oxygène est en excès par rapport au carbone, il se forme de l'acide carbonique; dans le cas contraire, il se produit de l'oxyde de carbone. Ln volume d'oxyde de carbone et un volume de chlore, mis ensemble dans un ballon, se combinent sous l'influence de la lumière, en donnant naissance à un volume de gaz acide c/iloroxy-carbenique. Il y a donc condensation de moitié. Ce composé est fort remarquable, car 11 prouve qu'en remplaçant dans l'acide carbonique 1 équiv. dechlore | 2 vol. de chlore! par I équiv. d'oxygène , on ne change pas le type du composé, c'est-à-dire qu'on donne naissance à un acide analogue , par sa composition, à l'acide carbonique.

En mettant dans reudiomètrc :

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oïTde de carbone = loo volumes oxygène = mo vol- Tolai 200 on a , après rétincelle clect. = lao;

après la potasse = 30 ( oxygène. 1 Ainsi la potasse a absorbé loo volumes d'acide carbonique. Des lOO voluuies d'oxygeue ajoutés dans reudiométre aui lOO vol. d oxyde de carbone, il n'y en a que M d'employés pour former de l'acide carbonique. Donc , lOO vol. d'oxvde de carbone prennent ko vol. d'oxygene : "en d'autres ternies , l'oxyde de carbone contient moitié moins d'oxygène que l'acide carbonique; et en lui donnant cette moitié, on le change en acide carbonique. De là sa formule : = CO ou C^O ( atomes ).

D'après ces données, on détermine, par le calcul , le poids de l'unité de volume ou la densité de l'oxyde de carbone :

I 3210 = poids de « vol. d'acide carbonique. oi53i3 = poids de 1 8 v. d'oxyg. ( i,io26= i v.|. ô^-âf poids de i vol. d'oxyde de carbone.

Sulfure de carbone. Le sulfure de carbone est un liquide incolore , d'une odeur d'œufs pourris , et d'une .saveur Acre et amère. Sa densité est 1,272. 11 bout à 43°. Il est insoluble d'ans l'eau, et réfracte très-fortement la lumière. En se vaporisant, il produit un abaissement de température capable de congeler le mercure. Le sulfure de carbone est aussi stable que l'acide carbonique. La chaleur seule ne le décompose pas. 11 est très-inflammable et brûle avec uneflamme bleue, en donnant naissance à de l'acide sulfureux et à de l'acide carbonique, r.n brûlant dans l'oxygène , il produit une température capable de faire fondre des fils de platine. Lorsqu'on fait passer l'étincelle électrique à travers un mélange d'oxygène et de vapeurs de sulfure de carbone, il se produit de l'acide sulfureux et de l'acide carbonique. Procédé de préparation : On fait passer des vapeurs de soufre sur des charbons chauffés au rouge. Le sulfure de carbone vient se condenser dans des récipients contenant de l'eau. 11 se dégage en même temps des gaz, tels que l'hydrogène sulfuré, l'oxyde de carbane et l'acide carbonique. Par une distillation réitérée, on obtient le sulfure de carbone parfaitement pur et limpide. Le suW furc de carbone a une coinposilion analogue à celle de l'acide carbonique. .Sa formule est =: CS^, analogue à celle de l'acide cariMinique ( CO» 1. Il se compose , en centièmes , de

io,77 de carbone 84,25 de soufre.

Le suJhire de carbone solide se tronx'e comme résidu dans le tube seivant à la préparation du sulfure liquide. Brûlé avec du nitre, il donne du sulfate de potasse. Sa composition ll'est pas connue. Le prétendu sulfure de carbone gazeux n'est probablement qu'un mélange d'acide sulfhydrique et d'oxyde de car-

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bone. Le sulfure de carbone liquide a été deeouverl par Lampadiiis.

Perchtoritre de carbone. | Huile du gaz oleftant; CMoride de carbone ). Le perehlorure de carbone est solide , friable , Incolore ; son odeur est légèrement aromatique, et sa .sa\eur douce et assez agréable. Sa densité est 2,0. Il est fusible et bout à iso». Il est insoluble dans l'eau. 11 ne joue ni le rOle d'acide ni celui de base. 11 se décompose à une température élevée en chlore, et en un chlorure de carbone moins chloruré. Il brûle avec une flamme verdâtre , en répandant beaucoup de noir de fumée. Le chlore et le carbone ne se combinent pas directement. La combinaison ne s'opère qu'en faisant agir, à la lumière du soleil, un excès de chlore sur l'huile du gaz oléfiant I CIW Cl |. Dans cette action, le chlore se substitue à l'hydrogène en même temps qu'il se produit de l'acide clilorhydrique , qui est éliminé, l'ormule du perchlorure de carbone : C Cl'.

Deutùcliloritre de carbone. ( Bichlorure de carbone; Bichloride de carbone. | Le bichloride de carbone est liquide , incolore; sa densité est 1,33. Il bout à une température inférieure à 100° , et se congèle à une température au-dessous de 0°. Le bichlorure de carbone se décompose , dans un tube incandescent, en chlore et en carbone. Sa vapeur, misecn contact avec de l'hydrogène, donne , à une température élevée , de l'acide chlorhydrique et du carbone pur. Le deuto-chlorure de carbone est le résultat de la décomposition du perchlorure à la température rouge. Formule du deutoehlorure de carbone: CCI = . M. Julien d'.\bo a obtenu , par la distillation , un sulfate de fer de Fablun avec du nitre, une combinaison de chlore et de carbone, qu'il décrit sous le nom de protochlorure de carbone { CCI ). L'existence de ce composé est encore douteuse.

c ARBO.MQfE I Acide ). L'acide carbonique est un gaz incolore et inodore. 11 a une saveur légèrement aigrelette , lorsqu'il est dissous dans l'eau. C'est le seul acide gazeux Inodore jusqu'à présent connu. Sa densité est 1,341. A. cause de son poids , on peut le transvaser comme de l'eau , jusqu'à ce qu'il déborde des vases. A la température et à la pression atmosphérique ordinaires, 100 volumes d'eau dissolvent 101 volumes de gaz acide carbonique, c'est-à-dire que l'eau dissout environ son volume de cet acide. Comme tous les gaz , il se dissout proporlionnelleraent à la pression à laquelle il est soumis. La dissolution, faite à froid , laisse dégager par la chaleur tout l'acide carbonique qui s'y trouve. Une diminution de pression agit coiume la chaleur. De l'eau satu^ rée de gaz acide carbonique , à une pression plus forte que celle de l'atmosphère, constitue l'eau gazeuse. Lorsqu'on débouche une bouteille d'eau chargée d'acide carbonique sous une pression de 10 atmosphères, c'est-à-dire charsce de a fois plus de gaz qu'elle n'en peut

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coritpnir à la pression atmosphérique ordinaire , il arrive que le gaz s'en écliappe aussitôt coininc dans le vide. 11 est cependant à remarquer que, dans ce cas, l'eau ne perd pas tout le gaz, qu'elle devrait perdre. Au lieu de perdre les ~ de gaz acide carbonique , elle n'en perd que les -^ environ, c'est-à-dire qu'elle en retient environ 2 volumes de plus qu'elle n'en devrait retenir réellement sous la pression atmosphérique ordinaire. Aussi, lorsqu'on laisse tomber dans cette eau une croûte «le pain, un morceau de papier roulé et chiffonné, ou un corps poreux quelconque, à l'instant l'elfervescence recommence , et l'eau abandonne une nouvelle quantité d'acide carbonique. On peut renouveler ainsi l'expérience à plusieurs reprises. 11 y a donc la une espèce d'équilibre instable dont on ne suit pas encore se rendre exactement compte. L'h.vdrogéne, l'azote, enfin tout gaz incapable de se combiner avec l'acide carbonique, déplace facileuient ce dernier gaz de sa dissolution dans l'eau. Ce fait trés-géneral a surtout acquis de l'importance dans la nouvelle théorie de la respiration, l.a quantité de gaz que déplace un aLitre gaz de .sa dissolution est en raison inverse de sa solubilité. L'acide carbonique gazeux, soumis à la pression de se. atmosphères , peut , à la température ordinaire (10°), passera l'état liquide I Faraday ). Dans cet état, il est transparent, incolore, et réfracte la lumière moins que l'eau; souuds il la chaleur, il se dilate énormément ; sa dilatabilité surpasse même celle de l'acide carbonique gazeux. A la température de o'^, la force élastique des vapeurs de l'aeidc liquide anhydre équivaut à la pression de m atmosphères. L'acide carbonique liquéfié dans un appareil en fonte, au moyen d'une forte pression et d'un abais.semcnt de température ( — 20' ), s'échappe avec bruit au contact de l'air, en pa.ssant à l'état de gaz. Or, pour pa.sserà l'état de gaz, il absorbe de la chaleur; et cette chaleur, il la prend à la portion restante d'acide liquide, qui en la perdant passe à l'état solide. C'est d'après ces données, et guidé par les expériences antérieures de Faraday, que M. Thilorier est parvenu à solidifier l'acide carboui(iue. Dans cet état, l'acide carbonique est blanc comme de la neige, et extrêmement léger; il produit sur la peau la sensation d'un froid excessif, en reprenant aussitôt son élat de fluideélastiquc, avec production d'un abaissement de température d'environ 100°. On peut , au moyen de l'acide carbonique solide , congeler des masses considérables de mercure, ainsi que beaucoup d'autres liquides. La chaleur seule n'exerce aucune action décomposante sur l'acide carbonique. Cet acide réfracte la lumière; son indice de réfraction est 1,:>2S. Une .série d'étincelles électriques décompose l'acide carbonique incomplètement en oxygène et en oxyde de carbone. L'acide carbonique est un acide trè.s-stal)le. Ayant pris naissance à une température élevée, il ne peut point et": décomposé par la cJialcur. Il ron"jt la

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teinture de tournesol en rouge vineux. Il éteint les corps allumés, sur lesquels on peut le verser comme de l'eau. Impropre ù la combustion, ri l'est également à la respiration. Il tue, non pas seulement par simple privation d'air, con)me l'azote ou l'hydrogène, mais par une action particulière qu'il exerce sur le sang et sur le système nerveux. L'air mêlé de i'9 de son volume d'acide carbonique est irrespirable. L'acide carbonique de l'air se combine avec toutes les oxyba.ses. Il n'existe donc pas, à dire vrai, d'oxydes basiques dans la nature, mais des carbonates ou des souscarbonales. Le rôle que joue l'acide carbonique libre dans l'air, est plus grand qu'on ne le pense. Les combinaisons en apparence les plus stables sont , à la longue, aUérées par l'acide carbonique de l'air; et l'absorption de l'oxygène lui-même par les métaux est puissamment favori.sée non -seulement par l'humidité, mais surtout par la présence de l'acide carbonique, qui provoque , en quelque sorte, l'oxydation. Des expériences concluantes prouvent que les métaux ne s'oxydent à l'air qu'autant qu'il y a de l'acide carbonique. Ce fait , ajouté à d'autres , nous autorise à établir la loi suivante : Deux corps ayant peu de tcmlance à se combiner directement , so combinent très facilement dès qu'on les met en présence d'un troisième corps, siisccpti^ bic de se porter sur le compose que pourraient former les deux premiers. Voici quelques cxcmphs à l'appui de cette loi : L'oxygène et l'azote ne .se combinent pas di^ rectement : on a beau foudroyer par une série d'élincelles électriques un mélange de 2 vol, d'azote et de o vol. d'oxygène, on n'obtient jamais d'acide nitrique. Mais qu'on mette ce mélange en présence d'un peu de potasse, au.s. sitôt l'oxygène et l'azote se combinent , et il sa produit du nitrate de potasse. De même , l'azote et l'hydrogène ne se combinent pas directement : quoi qu'on fasse, jamais un mélange de 2 vol. d'azote et de 6 vol. d'hydrogène ne produira directement de l'ammoniaque.

Mais en foudroyant , par une série d'étincelles électriques, ces deux gaz en présence d'un acide tel que l'acide sulfurique ou l'acide elilorhydrique, il se produit aussitôt du sulfate ou du chlorliydrate d'ammoniaque. Le potassium , le sodium, etc., peuvent décomposer l'acide carbonique complètement. Le résidu est du carbone pur. D'autres, connue le fer, le cuivre, et le carbone lui-même, ne le décompo.sent qu'inconiplétenient : ils ne lui enlèvent que la moitié de son oxygène, pour le transfoi'mer ta oxyde de carbone. L'acide carbonique précipite l'eau de chaux ou l'eau de baryte , et le carbo^ nate blanc qui en résulte est déeompo.sé avec effervescence par tous les acides plus forts que l'acide carbonique. Si l'acide carbonique est en excès, il n'y aura pas de précipite avec l'eau de chaux, le bicarbonate de chaux étant soluble. Les alcalis absorbent rapidement l'acide carboni(iuc.

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L'acide carbonique existe à l'éfat de liberté dans l'air, tooo vol. d'air contiennent, terme moyen, 4 vol. d'acide carbonique.

Cette proportion est sensiblement la même dans les vallées profondes et sur les montagnes élevées. Saussure a trouvé de l'acide carbonique sur la cime du Mont-Blanc , c'està-dire à une hauteur de ;;o90 u)étre3. La quantité d'acide carbonique diminue a la surface de la mer. Il se produit journeUement des torrents d'acide carbonique dans nos loyers, dans les usines, et partout où l'on brûle beaucoup de charbon ; mais ces I orrcnts ne sont que des gouttes dans l'océan g.azeuv. La respiration des animaux et celle des plantes dans l'obscurité est une source intarissable d'acide carbonique. La fermentation et la décomposition des substances organiques donnent également naissance à une grande quantité de ce gaz- Certains souterrains et cavernes sont des réservoirs permanents d'acide carbonique.

On cite, couune exemple, la grotte du Chien , prés du lac Agnano , aux environs de Kaples. Les entrailles de la terre recèlent de vastes foyers d'acide carbonique. Celui-ci se dissout dans l'eau qu'il rencontre. Celte eau, arrivée à la surface delà terre, laisse échapper avec effervescence l'excès de gaz dont elle s'était chargée à une pression plus forte , à une grande profondeur dans l'intérieur de la terre. C'est là l'origine des eaux minérales ga/.cuses , comme celles de Pyrinont, de Vichy, de Sellz , etc. Mais l'acide carbonique existe bien plus abondamment encore dans la nature, à l'état de combinaison. La moitié de la croiite terrestre se compose de carbonate de chaux. Le Jura . les Apennins, les Alpes, presque toutes les jnùnt^ignes de l'ancien et du nouveau continent , se composent , en grande partie , de pierres calcaires. 11 se trouve à l'état de carbonate de potasse ou de soude dans les cendres des végétaux. Le fer et la ehanx sont tenus en dissolution , à l'aide d'un excès d'acide carbonique , dans beaucoup de sources d'eaux minérales.

On prépare par un moyen facile l'acide carbonique , en traitant le bicarbonate de soude par un acide fort ( acide nitrique, sulfurique, chlorbydrique ). A peine ces deux corps sont-ils en contact, qu'il se produit une vive effervescence , et l'acide carbonique se dégage à l'état de gaz , qu'on peut recueillir sur 1 eau ou sur le mercure. L'n moyen économique de préparer l'acide carbonique, consiste â employer le carbonate de chaux ( craie, marbre ) et l'acide sulfurique. Seulement, connue le sulfate de chaux ( plâtre | qui se produit est peu solulile , et que des couches de ce dernier peuvent s'opi)OsiT à une décomposition totale du carbonate de chaux , et eonséipiemment à un dégagement complet d'acide carbonique, il est plus convenable d'employer, à la place de l'acide sulfurique, l'acide nitrique ou l'acide

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clilorhydrique , qui donnent un nitrate de chaux ou un chlorure de calcium soluhle ; mais, dans ce cas, il vaut mieux employer le marbre que la craie, pour éviter une effervescence trop vive.

Ln I77B, Lavoisier détermina le premier la composition de l'acide carbonique. Il trouva, par l'expérience directe , que du diamant bnilé dans l'oxygène donne i vol. de gax acide carbonique égal au volume d'oxygène absorbé. Ainsi, loo vol. d'oxygène donnent, en se combinant avec le carbone, lOO vol. d'acide carbonique. Donc, en soustrayant de la densité de l'acide carbonique celle de l'oxygène , on a la densité hypothétique de la vapeur de carbone. Foruuile : C0=.

L'acide carbonique est employé dans la fabrication des eaux gazeuzes artificielles. H existe dans le vin de Champagne, dans la bière et dans tous les Uquides mousseux. Il dissout les pierres calcaires. On a essayé, en Angleterre , d'employer l'acide carbonique liquide anhydre, comme force motrice ; mais ce-s essais ont été infructueux , parce que l'acide carbonique attaque les chaudières raétalUques avec lesquelles on le met en contact.

CARMi\E. Matière colorante de la cochenille , isolée, en laia, par Pelletier et Caventou. On l'obtient , en faisant digérer la cochenille en poudre avec de l'éther, qui enlève toute la matière grasse; puis on l'épuisc par de l'alcool bouillant , qui enlève le principe colorant. La carminé se présente sous forme de grains rouge-pourpre et cristallins. Insoluble dans l'éther, elle se dissout trèsbien dans l'eau et l'alcool. Avec l'alumine , elle donne une laque d'un beau rouge, connue sous le nom de carmin. Elle se décompose par la chaleur, en répandant des vapeurs aunnoni.icales. Elle contient , suivant Pelletier , 49,53 de carbone, G,6e d'hydrogène, 40,4;; d'oxygène, et ô:m d'azote.

CAiioTlNE. Matière colorante des carottes (diiucus carotta). On l'obtient en épuisant par l'éther les carottes desséchées. En traitant par l'ammoniaque caustique le résidu de la Uqueur évaporée , on enlève toute la substance grasse ; le résid n est de nouveau dissous par l'éther alcoolisé , qui, par l'évaporation , laisse déposer la carotine .sous forme de petits cristaux rubis. I.a carotine se dissout facilement dans les huiles grasses. Sa dissolution est d'un beau jaune, et s'altère rapidement à la lumière. La carotine est la matière colorante , non-seulement de la racine de carotte, mais d'un grand nombre de fleurs et de fruits Jaunes. Elle n'a pas été analysée.

c,\nTii.\.i«E (.Jaune de). On l'obtient en traitant par l'éther alcoolisé l'extrait aqueut de carthamc {curthainvs tinitoriua). C'est une matière d'un jaune foncé, d'une saveur amère et salée ; elle est trè.s-soluble dans l'eau. Sa solution est légèrement rcugic par les alcalis.

CARYOrillLLl.M;. l'ruieipccristallm, blanc.

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