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CERISE. En traitant la cire blanche par Valcool bouillant, on obtient une dissolution qui , I)ar le rcfioiilisseinent , se prend en une bouillie gélatineuse, composée de fines aiguilles. C'est la cerine. Elle fond à 62" ; bouillie avec une lessive de potasse caustique, elle donne une éniiilsion , qui laisse , après l'évaporafion , une matière céreuse, cristalliric. C'est la céraïne. Elle fond à 70" ( /louilct et Boisseiwt).
CÉRITE. f-'OyeZ CÉRIL'M.
CÉRii'M. Le cériura n'a point été jusqu'ici décrit à l'état de pureté. Il se présente sons forme de poudre , dont la couleur varie depuis le rougejusqu'au brun-foncé. H acquiert par le frottement un léger éclat grisâtre. Chauffé au contact de l'air, il se change en oxyde. Il décompose l'eau, à la température ordinaire. La plupart des acides l'attaquent et le dissolvent, avec dégagement d'hydrogène. Il brûle avec flamme dans la vapeur de soufre et dans le chlore gazeux. Les principaux minerais cériféres sont :
1° La cèryte. Ce minéral est sans apparence cristalline ; sa couleur varie du rouge de carmin au brun rougeàtrc. On le rencontre en Suède et ailleurs. C'est un silicate de protoxyde de cérium et d'oxyde de lanthane , mêlé de chaux carbonatée , de galène , de cnhTe et de fer pyriteiix.
2° La gailolinite ( cérine , allanite, orthite). Il y a diff rentes espèces de gadolirîites : la gadolinite ileBrobbo, compacte , d'un noir de velours ; la cérine de Boxlnai's. ayantl'aspect de l'amphibole ; Viillanite de Gteseke , en Groenland, et Vortliite de Finbo, mêlée de charbon. Ce sont des silicates multiples i base d'oxyde de cérium, d'yttria , de chaux, d'alumine, de fer et de manganèse. Le meilleur procédé pour préparer le cérium consiste à réduire le chlorure de cérium au moyen du potassium. Le cérium fut découvert en isos, presque en même temps , par Klaproth, Ilisinger et Berzelius. Le protoxyde, le peroxyde et les sels de cérium , rcnrcrnicnt en général du lanthane (f-'oycz ce motl.
CÉiiOSiE. Matière blanchâtre, céi'euse, qui recouvre les cannes à sucre, particulièrement les espèces violettes. Elle fond à 80". Sa densité est 0,061. Presque insoluble dans l'eau froide, elle se dissout très-bien dans l'eau bouillante. Formule : C^s u^» 0=.
CÉRUSE. /^'oj/f; Plomb, sels.
CERVEAU. La matière cérébrale et la moelle épinière se composent d'environ 80 pour loo (Veau, de 7 pour lOO d'une matière albitmi- 7ioide i albumine cérébrale de M. Fréniy ), puis de chnlcstérine , d'acide cercbrique , A'acide olëoplinaphoririiie , d'oléine, de warqarine et de qivclqucs traces d'acides gras. Toutes ces matières sont enlevées par l'éther, qui les dissout.
CÉTÈXE. Liquide oléagineux, incolore, qui s'obtient en distillant l'étlial avec l'acide pbosphorique anhydre, et en cohobant plusieurs fois le produit de la distillation. Il est insolu-
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ble dans l'e.nu : il est miscible en toutes proportions avec l'alcool et réther. H bout vers 27;;". La densité de sa vapeur est 8,oo7 = 4 volumes. Il brille avec une flamme fuligineuse. Formule : C^^ W' (Dumas et Pêligot.)
CÉTI\E. Produit qui se retire du blanc de baleine par le traitement alcoolique. Il cristallise en paillettes blanches, nacrées, fusibles à •48" et volatiles vers sec". Traitée par les alcalis caustiques, la cétine se décompose en acide niargarique, en acide oléique et en éthal. Elle cstsoluble dans l'alcool anhydre, dans l'éther et dans les huiles. M. Dumas considère la cétine comme un composé de i éq. d'acide margarique, de I éq. d'acide oléique et de 3éq. d'éthal.
cÉTRVRixE. [Jmer du lichen d'Islande.) Produit blanc , pulvérulent, obtenu par Berzelius en épuisant par l'alcool bouillant le cetraria Islandicu. La cétrarine est sans odeur' et d'nne saveur amère, désagréable. Elle ne fond pas et se décompose vers 200". Elle est . colorée en bleu foncé par l'acide chlorhydrique concentré; ce produit bleu donne avec l'acide sulfurique une solution rouge , qui , par l'addition de l'eau, repasse au bleu , puis au brun. Le perchlorure d'étain donne également naissance à une dissolution bleue, qui est précipitée par les alcalis à l'état d'une laque bleue. I.a cétrarine a été employée pour combattre les fièvres intermittenlcs. Sa composition n'a l)as été déterminée.
CÉTYLE. Radical hypothétique, établi par M. Liébig; Vétluil est quelquefois désigné sous le nom d'Ai/drate d'oxyde de cctijle.
cÉTYLiQtE I Acide). Synonyme :^cirfert/( rtlique. On obtient cet acide, découvert par humas et Stass, lorsqu'on chauffe à 220° 1 partie d'éthal avec e parties d'un mélange compose départies égales de potasse et de chaux pulvérisée. On transforme le cétylate de potasse en cétylate de baryte, que l'on décompose par l'acide sulfurique. L'acide cétylique est solide, incolore, inodore , insoluble dans l'eau , trèssoluble dans l'alcool et l'éther. Il est fusible vers 60° , et pcxit être distillé sans altération. .Sa composition est : C^' H^' O^. Elle est identique avec celle de l'acide palmitique.
cÉv \D1QUE ( Aci(le|. La graine de cévadille {veratrum sabadtlta j, traitée à chaud par l'él lier, fournil une matière huileuse. Cette matière est saponifiable par les alcalis; le cévadate de baryte, distillé avec l'acide phosphorique , cède l'acide eévadique sons forme d'aiguilles blanches, nacrées, fusibles à 20". Ce produit, qui a l'odeur de l'acide butyrique, n'a pas été analysé.
cii,EROPHVi-Li\E. Produit peu examine, obtenu par M. Polstorf en distillant les grains de Chaerophi/lium btilbosum nxcc une solution étendue de potasse.
CHALCOLITE ( Phosphate cuprifèr-e ). Ce minéral a les mêmes caractères extérieurs que Vjiranite. Il n'en diffère que par sa couleur, qui est d'un beau vert Cineraude. On trouve le chalcolitc en Cornouaillcs et dans le départe-
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menl de l'Avcyron. C'est un phosphate double de cuivre et d'urane.
cn4Li;>iEAr. I.o chalumeau est un tube conique et recourbé, dont on fait usage lorsqu'on veut exposer à une tcuipérature très- ('Icvce de très-petites quantités de matières. On y insuffle de l'air par l'ouverture la plus large; cet air sort à l'estrémité opposée par une petite ouverture, et passe à travers la flamme d'une lampe ou d'une chandelle ; il la dévie latéralement, et donne ainsi naissance à une tlannne dont la température est très-élevée. A l'aide du chalumeau on peut déterminer la fusion d'une inûnité de corps ; on peut aussi oxyder les métaux , griller les sulfures et les arseniures, réduire des oxydes, opérer des frites , des vitrifications , faire , en un mot , toutes les opérations qui exigent une température élevée. Cet Instrument, auquel la science est redevable d'un grand noml ve de découvertes, fut appliqué pour la première fois, vers l'an I73S , à l'examen des minéraux , par André de Schwab. Il fut perfectionné successivement par Cronstedt , Hinmann , Engestrccm. Cahn et Scheele. Bergman y apporta beaucoup de moililications avantageuses, dont Il serait trop long de rappeler les détails. — Pour obtenir la température la plus élevée à laquelle on puisse atteindre, on met en usage la combustion d'un mélange gazeux, formé de deux parties d'hydrogène et d'une partie d'oxygène. On fait passer ce mé>;nge par l'ouverture étroite d'un chalumeau, et on l'enflamme. La flamme ainsi obtenue fond facilement le platine , le quartz et même l'alumine, ( f'oijez Hydrogène ).
CHAMBRE CLAIRE. (Chambre claire de Wollaston ;. Appai'eil servant à tracer l'image exacte d'un édiljce, d'un paysage, etc. Use compose essentiellement d'un prisme quadrangulaire , ayant un angle droit et un angle obtus de isj". On obtient à peu près le même résultat avec un simple miroir métallique percé d'un trou de 3 ou 4 millimètres ; les objets .s'aperçoivent dircclement par le trou , et le crayon est vu par réflexion sur le miroir.
CHAMBRE .\oiRE OU OBSctRE. Chambre fermée exactement de toutes parts , à l'exception d'une petite ouverture pratiquée au volet de la fenêtre. Dans cette ouverture on adapte un verre convexe ou lenticulaire , destiné à recevoir les rayons de lumière émanés «m réfléchis des objets extérieurs ; ces rayons vont se peindre distinctement , avec leurs couleurs naturelles , sur un fond blanc placé dans l'intérieur de la cliambre , au foyer du verre. On croit que ce fut J. B. Porta qui remarqua le premier les effets de la chambre obscure. Pour que les images des objets soient bien visibles et bien distinctes , il faut que les objets soient éclairés par les rayons directs du soleil. Mais , dans cet appareil , les images sont renversées ; et, pour les redresser, on place ordinairement un miroir étamé au dehors et en avant de la lentille. Pour rendre
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les images plus nettes , on intercepte, avec des ecrous convenablement ajustés, tous les rayons lumineux qui ne partent pas du champ de l'inslrument.
CHARBON'. Les substances organiques donnent , après une combustion incomplète , un résidu noir connu sous le nom de charbon ; celui ci s'appelle charbon végétal quand il provient de végétaux, et charbon animal lorsqu'il provient de la calcination de substances animales.
Le charbon n'est pas du carbone pur ; car il laisse , après avoir été brûlé , un résidu ( cendres | contenant différents sels alcalins ( carbonate de potasse, carbonate de chaux , sulfate de potasse , chlorure de sodium .silice, oxyde de fer, etc. ). Le charbon contient, en outre , une quantité notable d'hydrogène , ce qui fait qu'il brûle dans le commencement avec une flamme pâle et en répandant une odeur assez désagréable , probablement due à un carbure d'hydrogène ( espèce d'huile essentielle ) , qui se produit pendant la combustion.
Le charbon de bois de bonne qualité est sonore , et conserve la forme du bois dont il provient. Le bois dur fournit un charbon lourd et compacte , tandis que le bois poreux donne un charbon léger. Le bois ordinaire sec donne, si la combustion est incomplète et lente , en- ^iron de 2» à 28 pour 100 de charbon ; tandis que ce même bois ne donne que de 12 à 17 pour 100 de charbon , lorsque la combustion est rapide. Les ga/. et les vapeurs qui se dégagent sont plus riches en carbone dans le dernier cas que dans le premier. Le charbon animal est ordinairement plus dense que le ch jrbon de bois ; il a souvent un éclat métallique. Le règne minéral fournit la Ao7(J//e, composée de carbone, d'hydrogène, d'oxygène, et de quantités variables de soufre. La houille calcinée ( désulfurée ) s'appelle coke. Le coke produit, eu brûlant, une très-haute température. I e charbon de bois récemment calcine en vaisseaux clos, et refroidi à l'abri du contact de l'air, possède , au plus haut degré , la propriété d'absorber les ga?. et de les condenser dans ses pores. Le charbon du hêtre [fagus Sijlvatica ) absorbe , à la température de i»"" et sous 0'" 76 de pression atmosphérique, 90 fois son volume de gaz ammoniac , ss voL de gaz sulfureux, 9 voL d'oxygène, 17 vol. d'hydrogène. An bout de 21 à su heures , le charbon n'absorbe plus de vapeurs ni de gaz, si ce n'est le gaz oxygène avec lequel il s'unit chimiquement. Tout ce qui diminue la porosité du charbon diminue aussi la faculté d'absorber des gaz. C'est parce que le graphite n'est point poreux , qu'il est impropre à co'.idenscr des gaz ou des vapeurs. Au moment où le charbon absorbe des gaz, sa température s'élève de 1 à ï^ au-dessus de celle de l'air ambiant. Les gaz absorbés peuvent être déplacés par d'autres gaz, avec lesquels ils ne se combinent pas chimiquement.
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Ils sont tous éliminc's à une tenip(;ratnre élevé :. Le charbon récent et bien calciné possède une antre propriété non moins remarquable, celle d'absorber à la fois les matières cojorantes et les matières odorantes. C'est ainsi que l-s eaux stagnantes , bourbeuses , infectes, deviennent potables lorsqu'on les filtre à travers des couches de charbon pulvérisé. Mais le charbon parait ici plutùt altérer qu'absorber les substances qui rendent l'eau impure ; car, au bout d'un certain temps, l'eau redevient aussi infecte qu'auparavant. Le charbon , et surtout le charbon animal , est principalement utile dans la décoloration d'une foule de produits chimiques. C'est un des meilleurs moyens antiputrides ; aussi est-il employé avec avantage dans le traitement de la pourriture d'hôpital, dans la conservation des viandes, etc. Le charbon animal est généralement un meilleur désinfectant que le charbon végétal. Tout le monde connaît l'usage du chaibon comme combustible.
CHALX. ( Proto\yde de calcium. ) Comme pour la baryte et la strontianc , il faut distinguer la chaux sèche, anki/dre , de la chaux hydratée. La chaux sèche . obtenue par la calcination du nitrate ou du carbonate , se présente sous forme de poudre d'un blanc grisâtre, d'une densité égale à 2, 3. Sa saveur est caustique , alcaline. La chaux résiste à la température des hauts fourneaux. C'est pourquoi on la regardait autrefois comme infusible ou apyre. Cependant elle fond au chalumeau, en se convertissant en une sorte d'émail blanc. Elle communique à la flamme de l'alcool une teinte rougedtre , probablement due à la présence d'un peu destrontiane. La chaux anhydre est poreuse comme la baryte et la strontiane, ce qui tient à son mode de préparation (dégagement de ga?,|. Quand on plonge un morceau de chaux bien calcinée (chaux vive ) dans l'eau , il se produit une sorte d'efferve.scence : des bulles de gaz se dégagent. Ces bulles ne sont autre chose que de l'air logé dans les interstices qu'occupait auparavant l'acide carbonique du carbonate de chaux. Ij chaux absorbe l'eau rapidement; elle se gontle, et l'eau se vaporise par suite d'une élévation de température assez considérable. Tans cette action, la chaux de compacte qu'elle était, derient pulvérulente et blanche comme de la farine: c'est ce qu'on appelle la c/iaux Éteinte. Dans cet état, elle est beaucoup plus fusible qu'à l'état anhydre; et, quelle que soit la température à laquelle on l'expose , elle conserve toujours au moins 1 équivalent d'eau { hydrate de chaux ].
La chaux est faiblement soluble dans l'eau. Il faut environ 1000 parties d'eau pour en dissoudre 1 partie. La chaux présente le rare phénomène d'être plus soluble à froid qu'à chaud , car Veau de chaux ( dissolution de chaux ) se trouble à mesure que la température s'élève :
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à 13°, s la solubilité de la chaux est de -U ■
ù 34°, \ lif
L'eau contenant une plus grande quantité de chaux qu'elle n'en peut dissoudre , s'appelle lattde chaux. La chaux est incrislallisable à l'air, parce qu'elle se transforme en carbonate. On la fait cristalliser dans le vide de la machine peumatiquc , en plaçant de la chaux vive à cùté de l'eau de chaux. L'eau sucrée dissout une quantité notable de chaux , et la dissolution laisse déposer à l'air des cristaux de carbonate de chaux.
La chaux calcinée ( caustique ) exposée à 1 air attire l'humidité et l'acide carbonique, pour se transformer en hydrate et en carbonate de chaux. La chaux hydratée est bien plus propre à former des combinaisons que la chaux sèche. I^ chaux sèche peut être employée comme un excellent moyen de dessiccation. Son affinité pour l'eau peut être mise à prolit dans la fabrication de l'alcool absolu.
Un courant d'acide carbonique , que l'on fait passer dans une dissolution de chaux ( eau de chaux I , transforme la chaux en carbonate blanc qui trouble l'eau. A mesure que l'acide carbonique y arrive en excès , le trouble disparait et l'eau redevient limpide. C'est qu'alors le carbonate insoluble s'est transformé en bicarbonate soluble. L'eau de chaux , exposée à l'air, se recouvre d'une pellicule de carbonate appelée par les anciens crème de chaux.
Lorsqu'on fait passer un courant de chlore sur de la chaux placée dans un tube de porcelaine chauffé au rouge, on obtient de l'oiygène qui.se dégage, et du chlorure de calcium qui reste. La baryte, la strontiane et la n.agnésie, ainsi traitées, donnent également de l'oxygène.
L'hydrate de chaux , mêlé avec de l'eau et des grains de sable, constitue le mortier, qui se tiansforme , à la longue, en une masse pierreuse et compacte. Le durcissement du mortier est un effet complexe de l'évaporalion de l'eau , de l'absorption de l'acide carbonique et de la combinaison chimique de la silice avec la chaux. L'absorption de l'acide carbonique dure des siècles. On trouve encore de la chaux caustique ( non carbonatée ) dans ies murs les plus anciens; on en trouve dans les mura construits du temps des empereurs romains. Le mortier des anciens est extièiuement solide et compacte , ce qui est dû , non pas à u:i mode particulier de préparation , comme on le croit généralement , mais à l'effet du temps.
Le mortier qui se durcit sous l'eau, le mortier hydraulique, est fait a^ec un mélange de chaux, d'eau et de produits volcaniques, connus sous le nom de t russe, de pouzzolane, qui sont des matières siliceuses et atiimineuses. On peut remplacer ces matières par la marne calcinée. Composition: I.a quantité de calcium se combinant avec 100 d'oxygène est :
ClIA
too (O )
ï36,oi9 = CO = I équivalent de chaux anhydre.
112,480 eau
468,499 =CO, HO = I équivalent d'hydrate de chaux.
La chaux à l'état de combinaison avec l'acide carbonique ( marbre ) , avec l'acide sulfurique ( plâtre ) , avec l'acide phnsphorique ( dans les os | , etc. , est , sans contredit , une des substances le plus universelleiuent répandues dans la nature.
Pour obtenir la chaux , on calcine le carbonate de chaux. L'acide carbonique se dégage par l'action de la chaleur, et l'on a pour résidu la chaux vive (caustique ). L'a/.otatc de chaux donne le même résultat ; seulement le produit est un peu plus poreux que dans le premier cas.
L'étude de la chaux et de la pierre calcaire a mis les chimistes sur la voie de grandes découvertes. Les anciens connaissaient déjà la différence qu'il y a entre la pierre calcaire calcinée et la pierre calcaire noa calcinée. Blaek , d'Kdimbourg, s'aperçut, vers i7o6, qu'il se dégageait quelque chose , « un air » , pondant la calcination de la pierre calcaire. Le premier il eut l'idée de recueillir cet air. 11 découvrit ainsi le gaz acide carbonique. Il est étonnant que les anciens , qui parlaient sans cesse d'esprits , de vapeurs, n'aient pas eu l'idée , dans leurs opérations, de disposer des vases propres à recueillir ces esprits, ces vapeurs, etc. Dès l'époque de Black, il n'était plus permis de confondre la chaux avec le carbonate de chaux. Kientùt après, on reconnut que la potasse et la soude ordinaires n'étaient autre chose que des carbonates. Depuis lors , les découvertes se sont rapidement succédé jusqu'à l'époque de la découverte de l'oxygène , où la révolution fut complète.
CHALX. I Sels. ) Les sels de chaux sont tous blancs ou incolores, à moins que l'acide ne soit coloré. Ils ont une saveur piquante et légèrement amère. Ils communiquent à la flamme de l'alcool une légère teinte rougcAtre, probablement due à la pré.sence d'une certaine quantité de strontiane. Les seLs de chaux solubles les plus employés sont le nitrate et le chlorure. Caractères généraux :
1° Les carbonates solubles précipitent les sels de chaux en blanc ; le précipité est soluble (avec effervescence ) dans l'acide azotique , ce qui distingue les sels de chaux des sels de baryte. Le précipité est , en outre, soluble dans l'acide carbonique.
2^ L'acide sulfurique et les sulfates solubles y produi-sent un précipité blanc , qui devient complet par l'addition de l'alcool.
:," L'oxalatc d'ammoniaque précipite C07nplétcment les sels de chaux. Le précipité blanc ri'oxalatc de chaux est soluble dans les acides minéraux , et insoluble dans tous les acides végétaux , a l'exception de l'acide oxalique et
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de l'acide acétique , qui en dissolvent un peu.
4° L'.acide oxalique les précipite également en blanc , mais ce précipité est incomplet ; car en opérant , par exemple . sur l'azotate de chaux, on élimine une certaine quantité d'acide azotique , qui redissout une pai'tie du précipité.
!i" Le cyanoferrure de potassium précipite les sels de chaux , ce qui permet de les séparer des sels de strontiane , qui ne sont point précipités par ce réactif.
Dans les analyses , on dose la chaux à l'état d'oxalate, en employant l'oxalate d'ammoniaque comme précipitant. L'oxalate de chaux est ensuite converti , par la calcination , en carbonate neutre , don» la composition est exactement connue ( 3G,29 de chaux ). Les principales espèces de sels de cliaus sont :
Le carbonate. — On trou\e le carbonate de chaux cristallisé dans la nature, sous deux formes différentes : i= sous la forme rhomboédrique ; exemple : le spath calcaire qui cristallise en rhouibocdres dont les angles sont I0o° 30 et 7.>° iW; 2' sous la forme prismatique; exemple : Yarragonite , qui , sous l'action de la chaleur, se divise en lamelles affectant la cristallisation du spath calcaire. Le carbonate de chaux obtenu artificiellement se présente sous forme d'une poudre blanche , presque insoluble dans l'eau. Lorsqu'on verse à froid , dans une dissolution d'un sel de chaux, un carbonate alcalin , on obtient un précipité blanc de carbonate de chaux, qui, par suite d'un séjour prolongé dans Veini froide . ac ramasse en petits grains présentant la forme rhomboédrique du spath calcaire. Si 1b précipité a été fait à chaud I à la température de l'eau bouillante ) , il ne tarde pas à prendre la forme prismatique de l'arragonite; mais, par suite d'un séjour prolongé dans l'eau , il perd la forme prismatique de l'arragonite, pour reprendre la forme rhomboédrique du .spalh calcaire. Le carbonate de chaux a une densité qui varie de 2,3 à 3,8. H raye le sulfate de cliaux hydraté. Les lames du carbonate cristallisé ( spath d'Islande ) présentent un phénomène d'optique remarquable. Lorsqu'on regarde à travers ces lames . on aperçoit deux images ( effet de double réfraction de la lumière ). Le carbonate de chaux est presque insoluble dans l'eau : elle n'en dissout que- 3 à 4 millièmes. A la chaleur rouge , il perd tout son acide carbonique , et donne pour résidu de la chaux vice. Cette décomposition s'effectue rapidement, quand on fait passer sur le carbonate un courant de vapeur d'eau ou un courant d'air, de manière à diminuer la pression à laquelle se trouve soumis l'acide carbonique. On doit à JI. Chevalier une expérience curieuse : On chauffe , à la température blanche, de la craie placée dans un canon de fusil hermétiquement fermé ; la chaux entre en fusion : l'acide carbonique, ne pouvant se dégager, se combine plus intimement avec la chaux. Après l'expérience ontrou\e, dans le canon , uu corps grenu ,
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rristallisé , rcs';cmblant parfaitement ù du marbre. Cctlc expérience doit intéresser an plus liant point les géologues. I.c carbonate de chaux se dissout dans un excès d'acide carbonique ( foy. Ilicavbnnate |. Formule : Ca O , CO^ = I éq. de carbonate de cbaux.
Dans l'arragonite et le spatli calcaire, le carbonate de chaux est isoniorplie avec le carbonate de plomb et avec l'azotate de potasse. Le carbonate de chaux est peut-être , de tous les corps , le plus abondamment répandu dans la nature. H constitue une grande partie de la croiite terrestre. L'arragonite renferme toujours un peu de strontiaue et de nitrate de potasse, qui, probablement, intlucnt sur les propriétés du- carbonate de chaux. La craie , les bancs de coraux, les inadrc[/0res, les stalactites , les marbres, les moellons , la brèche, toutes ces substances sont du carbonate de chaux mêlé avec quelques substances «étrangères. Les écailles d'buitres, les enveloppes des crustacés, les coquilles d'œufs , etc., se composent en grande partie de carbonate de chaux.
Les usages du carbonate de chaux sont nombreux dans les arts et dans l'industrie. 11 sert à la construction des bâtiments. On connaît l'utilité du marbre et de la craie.
RU-arbonatc de chaux. Le carbonate de chaux, en se dissolvant dans l'acide carbonique , passe à l'état de bicarbonate. Ce dernier n'existe qu'en dissolution dans l'eau. On ne l'obtient point cristallisé; et quand on cherche à 1 obtenir à l'état solide , il se décompose en acide carbonique qui se dégage, et en carbonate neutre qui reste. Le bicarbonate de chaux n'est donc point une véritable combinaison à proportions définies.
Presque toutes les eaux communes contiennent une quantité notable de carbonate de chaux. Ces eaux se troublent par l'ébullition , en dégageant de l'acide carbonique. Les eaux d'Arcueil et les eaux de la .Seine en contiennent. Il existe des sources, comme en .\uvergne, près de Clermont , dont les eaux sont complètement saturées de b carbonate de chaux. Lorsqu'on fait tomber ces eaux d'une certaine hauteur, de manière à les répandre sur une large surface, elles abandonnent de l'acide carbonique, à la température ordinaire ; et le carbonate neutre de cliaux insoluble se dépose sur les objets qu'il rencontre, en produisant des incrustations qu'on livre au commerce comme objets de curiosité.
Sulfate de chaux. Ce sel se présente sous différentes formes. On le rencontre cristallise en prismes droits à base rhomboïdale , dont les angles sont 115° a', et 60° ;^'. On le raye avec l'ongle , et on le désigne en minéralogie sous le nom de spath calcaire. 11 contient alors 2 éq. d'eau ( 20,78 poiu' cent d'eau ).
Sous l'influence de la chaleur (a ijo" ), il perd son eau en même teu;ps que sa transparence. Dans cet état, ou l'appelle plâtre cuit ou calcine, et il se trouve toujours mêlé avec
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du carbonate de chaux. Ainsi calciné, il attire 1 humidité de l'air. Uni à une certaine quantité d'eau, 11 constitue le plâtre gâche , employé. dans les arts pour fabriquer des moules, des statues, etc. Si le plâtre est trop calciné, il n'attire l'humidité que lentement. Le marbre artiljciel {stuc ) est du plâtre calciné, qu'on recouvre d'ichthyoeoUe et de diverses couleurs. Le sulfate de chaux n'est pas très-soluble dans l'eau; il faut 152 parties d'eau pour en dissoudre i partie. Il est compl teineiit insoluble dans l'eau alcoolisée. E\posé ;i la température blanche, il fond en une sorte d'émail blanc, sans se décomposer; chauffé avec du charbon , il se transforme en sulfure de calcium. Formule : Ca O, SO^ = 1 éq. de sulfate de chaux anhydre.
Composition en cenlièmes: 41,30 de chaux
K8,î7 d'acide suif.
Le sulfate de chaux est abondamment répandu dans la nature. 11 existe dans les eaux des puits de Paris. Les eaux sont, dans certaines localités, de véritables dissolutions saturées de sulfate de chaux. Lorsqu'on y verse de l'eau de savon , il se forme aussitôt un précipité blanc caillcboté de stéarate et d'oléate de chaux, qui, par leur insolubilité, s'opposent à l'action du savon. Les mêmes eaux donnent également d'abondants précipités avec le nitrate de baryte ou chlorure de baryum, et avec l'alcool. Du reste, toutes les eaux traversant des terrains gypseux contiennent une grande quantité de sulfate de chaux en dissolution. On a donné à ces eaux le nom de seleniteuses ,elles produisent chez, certains individus uue action purgative. Les pierres à plâtre ( sulfate de chaux hijdratc | sont très-communes. La karstenite { sulfate de chaux anhydre ) se rencontre dans la nature, cristallisée en prismes droits, dont la base est un parallélogramme rectangle.' Ce dernier corps est remarquable par .sa dureté. 11 raye le marbre , qui cependant raye la pierre à plâtre ordinaire. Sa densité est aussi plus grande; elle est 2,911, celle du sulfate hydraté étant 2,204. i.'albdtre est une variété de sulfate de chaux très-tendre; on le travaille facilement pour en faire des vases, des statues, etc. Cet albâtre est différent de l'albâtre des anciens, lequel est du carbonate de chaux. La glaubérite, qu'on trouve à Villa-Rubia en Espagne, et dans beaucoup d'autres pays , est un composé anhydre de parties égales de sulfate de chaux et de sulfate de soude. Elle absorbe l'humidité et devient opaque à l'air. Le sulfate de chaux est très-utile aux statuaires. On l'emploie dans la fabrication du marbre artificiel ( stuc |, qu'on distingue du marbre naturel par le simple toucher. L'ne colonne de marbre artificiel qu'on touche fait éprouver une sensation de froid moindre que celle que ferait éprouver uue colonne de marbre naturel ; ce qui tient à ce que le dernier est beaucoup meilleur conducteur du calorique que le premier. Ou se
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sert du pliltrc comme engrais , surtout en Angleterre et dans les Etats-Unis.
/tioiate de cliaitx. Ce sel est très-déliquescent , très-solnble dans l'eau et dans l'alcool. On l'obtient diflicilement à l'état cristallin. L'azotate de cliaux antiydre devient phosphorescent , après avoir été exposé pendant un certain temps à l'action de la lumière directe du soleil. Il portait autrefoisle nom du p/iO.<p/iore de Baudoin. C'est probablement la présence de ce sel qui rend lumineux | dans l'obscurité) de vieux troncs d'arbres qui ont fourni matière à tant de contes suppi-stitieux. Formule:
CaO, N2 05 = I éq. d'azotate de chaux sec. Composition en centièiiies : ôi.ig de chaux
Cj,31 d'acide azoti- 'que.
I.'azotate de chaux accompagne le salpêtre dans les vieux plâtras , sur le mur des éf ables, etc. L'eau de puits en contient souvent une qiantité notable , surtout si les puits se trouvent dans le voisinage des habitations.
Fluorure de calcium. ( Huate de chaux, Spnth fluor. ) Ce sel cristallise en cubes on en octaèdres. 11 est anhydre, et tout à fait insoluble dans l'eau. Dans les laboratoires on ne l'obtient jamais que sous forme de poudre blanche ; à l'état de pureté, il est très-blanc : il est quelquefois coloré en violet. Il décrépite sur les charbons ardents. Projeté sur un corps incandescent , il devient phosphorescent dans l'obscurité , en répan^lant une lumière violette. Il perd sa phosphorescence par la calcination. 11 existe dans la nature une espèce de fluorure de calcium qui, simplement chauffé dans la main, acquiert une phosphorescence bleue; à loo^, la phospfîorescenee devient verte; et a une température plus élevée, elle devient violette. .Scheele a en vain essayé d'expliquer ces singuliers phénomènes. Le fluorure de calcium e.st très-stable. L'affinité du fluor pour le calcium est très-grande; aussi le fluorure n'est-il décomposé que par un petit nombre de corps. L'acide chlorhydriqne !e décompose à peine ; et l'acide sulfurique concentré lui-même ne le décompose qu'à chaud. Formule : Ca FI.
Le fluorure de calcium se trouve abondamment dans la nature, 11 existe dans les dents des animaux fossiles. Il sert ;i préparer l'acide fluorhydriquc employé pour graver sur verre.
Chlorure de ccilcium. Ce sel cristallise en prismes à c pans , terminés par des pyramides H K frices. Sa saveur est piquante et amère. Il peut éprouver successivement la fusion aqueuse et 1.1 fusion ignée. 11 ne se volatilise pas. Le chlorure de calcium fondu et anhydre attire fortement l'humidité ; il est très-déliquescent. Au contact de l'eau, il produit une élévation de température capable de chauffer un kilog. d'eau de o' ;i 73°. Le chlorure de calcium ordinaire, non fondu , mis dans l'eau, produit au contraire un abaissement de température qui va jusqu'à — 10" ; aussi entrc-t-il dans les me-
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langes frigorifiques. L'eau dissout quatre foLs so:r poids de chlorure de calcium. A loo", il es' soluble en toutes proportions ; il est également soluble dans l'alcool. Le chlorure de calcium fondu devient pho.sphorescent par l'exposition à la lumière directe du soleil ( phosphore de Homberg ).
Traité par l'eau de chaux, le chlorure de calcium laisse déposer des cristaux composés de I équiv. de calcium , de i équiv. de chlore , de 3 équiv. de chaux et de I3 équiv. d'eau ( Ca Cl, 3 Ca O + 13 HO). Formule : Ca Cl ou Ca Cl^. On prépare le chlorure de calcium directement en traitant le carbonate de chaux par l'acide chlorhydrique , ou en faisant arriver un courant de gaz chlore .sur de la chaux. Dans ce dernier cas , il y a dégagement d'oxygène. I.a baryte, la strontiane et la magnésie .traitées par le chlore, se comportent de la même manière. Le chlorure de calcium est fréqucnunent employé comme moyen dessiccafif.
C/iloriire de chaux. ( Hypuchlnrite de chaux). 11 a l'aspect d'une poudre blanche, soluble dans lo parties d'eau, avec dépôt de chaux, hydratée, 11 exhale à l'air l'odeur du chlore et absorbe de l'ncide carbonique. Le chlorure de chaux réagit à la manière des alcalis, et po.s.sède la propriété de blanchir les étoffes et de désinfecter les substances animales. Par l'action de la chaleur, il se convertit en chlorure de calcium, avec dégagement d'oxygène. Une exposition prolongée à l'air et à la lumière agit comme la chaleur. Les acides en dégagent du chlore. On n'est pas encore entièrement d'accordsurla composition exacte du chlorure de chaux , que beaucoup de chimistes regardent comme une combinaison intennédiaire de chlorure de calcium et d'hypochloritc de chaux.
On prépare le chlorure de chaux en grand , en faisant arriver du chlore gazeux sur des couches de chaux hydratée. On continue l'opération jusqu'à ce que le chlorure ne soit plus absorbé. L'hydrate de chaux desséché absorbe environ son poids de chlore. Ix chlorure de chTux, qui contient M pour cent de chaux est estimé de bonne qualité. On évalue la bonté du chlorure de chaux par la quantité d'une solution acide d'indigo qu'il est capaDle de décolorer | Chloroiiietrie ). Le elilorure de chaux est souvent employé comme moyen désinfectant, et dans le blanchiment des étoffes. Ces propriétés précieuses sont exclusivcmcat durs au chlore ; car le chlorure de chaux , comme en général tous les clilorures d'exydes, n'est antre chose qu'un réservoir commode de chlore.
Sulfure de calcium. Il se présente .sons la foruu: d'une matière terreuse jaunâtre , répandant à l'air l'odeur de l'hyiJrogène sulfuré. H est peu soluble dans l'eau , et devient phosphorescent .sous l'action des rayons directs du soleil ( phosphore de Canton ). On obtient le sulfure de calcium en calcinaat le sulfate de cuau^ avec du cliarbon.
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^e Phosphate de chaux se rencontre ( avec un excès (le base | dans les os de tous les animaux. Il est insoluble dans l'eau; mais il ilcvicnt soluble par l'addition d'une certaine quantité d'acide phosphorique. C'est pourquoi quelques médecins ont attribué le raraollissemcnt dos os, c'est-à-dire la destruction de leur squelette calcaire, à la présence d'un excès d'acide phosphorique.
ciiÊLÉRVTHRiME.(P)/rrftoptne.) Alcaloïde extrait par l'robst et Polex des racines du chelidonium majus et du çilaucium lutrum. Tour le préparer, on traite les racines de ces plantes par l'eau aiguisée d'acide sulfurique , et on précipite la liqueur par l'ammoniaque. I.e précipité est ensuite repris par l'alcool niélé d'acide sulfurique ; on éloigne l'alcool par la distillation; le résidu est repris par l'eau, et la solution aquense de nouveau précipitée par l'ammoniaque. Ce précipité , desséché à une teu)pérature modérée , est épuisé par l'éther, qui se charge de la chelenjthrine. A fio°, la chélérythrine se ramollit comme une résine. Klle se combine avec les acides, pour former des sels cristallisables. Sa composition n'a pas été déterminée.
CHÉl.iDONiiVE. Acaloïde qui s'obtient en dissolvant, dans très-peu d'eau aiguisée d'acide sulfurique, le précipité ammoniacal obtenu dans la préparation de la chélérytliine ( I oyez ce mot). La chélidonine est pulvérulente, blanche, inodore, d'une saveur très-amére, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et dans l'éthcr. Klle fond à I50'> , et se décompose à une plus forte chaleur. Klle donne avec les acides des sels cristallisables. Sa composition s'exprime par la formule C*" i\-° N^ 0'.
cnF,LiDO\iQl'E ( Aride). Corps cristallin extrait par Prolist des feuilles et des racines de la cliélidoine [cheUdonimn tnajus). Sa formule probable est: C7 11^ 0*.
ciiÉLiDox VMiii\F.. Principe jaune et amer, extrait des fouilles et des fleurs du chelidonium majus. Insoluble dans l'éther, il se dissout bien dans l'eau bouillante. Peu connu.
CnEMI>\SDE FER. ^OyCÎ MACHINES A VA- PEUR.