CLA
résoudre ; c'est au fond la lutte entre Platon et Aristote dans l'antiquité, entre le nominalisme et le réalisme au moyen âge, entre le spiritualisme et le sensualisme dans les temps modernes. Il n'y a eu de changé que le nom et la forme ; le fond est resté le même. Nous nous bornerons seulement à constater que la meilleure classification est celle qui satisfait le plus l'esprit, en même temps qu'elle aide la mémoire et facilite l'étude des objets.
Classification de Cvyton de Morveau.
Ouytoa de Morveau établit deux grandes divisions : les corps simples et les corps composes. l.a première division comprend cinq classes. Il fait entrer dans la première classe ; la himiére,\e calorique, Voiygéne,Vhydrog{nef dans la .seconde, les bases acidiflables ou principes radicaux des acides; dans la troisième, 1rs wcYaj/T,- dans la quatrième , les terres; dans la cinquième, les alcalis. La seconde division comprend les acides, les bases et les sels. Dans un appendice, Guy ton de Morveau range les composés organiques. On y distingue les huiles, divisées en huiles y!x« et huiles volatiles; les savons, les composes alcooliques , les èthers.
Classification de Lavoisier. T.avoisier, Fourcroy et Berthollet ont à peu près suivi la classilication de Morveau. Dans son Traité eléwenlaire de chimie, première œuvre rie eliiniie scientifique, Ijvoisier semble classer les corps en combustibles et en non combustibles; mais nulle part cette classification n'est établie d'une manière explicite. lavoisier préfère avec raison au nom de combustible celui iïo.Tygcnable , et il désigne la combustion par le nom d'oxygénation ; l'oxygène était donc le corps comburant par excellence.
Classification de M. Thenard. Depuis Lavoisier, tous les faits semblaient devoir se grouper autour de l'oxygène; cette exagération du rflle de l'oxygène se retrouve aussi dans la classification que M. Thenard a proposée, il y a près de trente ans. Dans cette classilîcation, les corps simples sont divisés en corps non métalliques ou métalloïdes , et en corps métalliques ou métaux. Les métalloïdes .sont rangés d'après leur ordre d'affinité pour.l'oxygène ; !« métaux sont divisés en sections, suivant qu'ils décomposent l'eau à des températures plus ou moins élevées, c'est-à-dire, suivant qu'ils sont plus ou moins oxygénables. l'oxygénation est, comme on voit, le caractère unique et fondamenlal de la classification de .M. Thenard. C'est donc une classification artificielle, connue celle de Linné , qui a rangé les plantes d'après le seul caractère de leurs organes sexuels. 11 en est résulté que des corps appartenant à des groupes naturels ont été séparés les uns des autres ; c'est un inconvénient que ne présente pas la méthode de classification naturelle.
Classification de M. Berzelius. Comme la classification précédente, celle de M. Berzelius repose sur un caractère exclusif . Vélectri-
tl4 CLA
cité , <iiii remplace ici I'af(iiiit<i chimiqiK'. M. Berzelius établit en priocipe que tonte combinaison cliimique dt'pend essentiellement de deus forces oç^osées ^'électricité positive et l'électricité néfiativc ; que, par conséquent, tout corps composé, quel que soit d'ailleurs le nombre de ses principes constituants, peut être di\isé en deux éléments, dont l'un est positivement et l'autre négativement électrique. Ainsi, par exemple, le chlorate de potasse est composé de deux éléments , l'un électro-négatif ( acide chlorique ) , l'autre électro-positif ( potasse ); de même que l'acide chlorique et la potasse sont composés chacun d'un élément électro-négatif (oxygène) et d'un élément électro-positif ( chlore ). En effet , le chlorate de potasse , soumis à l'action de ia pile , se décompose : l'élément électronégatif ( acide chlorique ) se rend au pôle électro-positif, et l'élément électro-positif ( potasse ) va au pôle électro-négatif ; à leur tour, l'acide chlorique et la potasse sont décomposés d'une manière analogue. I/électricité est donc , selon la théorie de M. Berzelius, la cause première de toute action chimique ; elle est la source de la lumière et de la chaleur, qui n'en sont que des modiDcations. Enfin , dans toute combinaison chimique, il y a neutralisation des électricités opposées , et cette neutralisation produit le feu de la même manière qu'elle le produit dans les décharges de la laouteille électrique et du tonnerre; seulement, dans ces derniers phénomènes il n'y a pas de combinaison chimique. .M. lîer/eliiis remarque encore que l'ordre électrique des corps combustibles s'accorde en général avec celui de leurs oxydes, de telle manière que les degrés d'oxydation des aivers radicaux sont entre eux comme les radicaux eux-mêmes. Les corps siu)ples sont, comme dans la classification de M. Thenard, divisés en métalloïdes et en métaux. Tous les métalloïdes sont électro-négatifs par rapport aux métaux. Dans l'échelle des rapports électro-chimiques, le corps le plus électro-négatif est placé le premier, et le corps le plusélectropositif, le dernier. Ce sont, pour ainsi dire, les deux extrémités opposées de la pile. Les iorps intermédiaires sont rangés de telle façon que celui qui précode est toujours électro-négatif à l'égard de celui qui suit ; et inversement, tout corps est électro-positif par rapport à celui qui le précède. Cette classification a rendu de glands services à la nomenclature, avec laquelle elle a des connexions étroites, .anciennement on disait, par exemple , indifféremment s»//(/re de carbone et C(jr6)(7'e de soufre, la classification de M. Berzelius a fait établir en règle que, dans l'union d'un corps électro-négatif avec un corps électropositif, le premier forme le nom générique, et le dernier le nom spécifique. D'après cette règle, on dit, d'une manière constante, sulfure de carbone, cldorure de phosphore, p/iospliure d'arsenic, etc.
Mcl/ioik de classification naturelle d'.lm-
COB
père, .ampère a, un des premiers, cssayt d'introduire dans la ctiimio la méthode de classification naturelle, dans laquelle les corps sont divisés, non plus en métaux et en métalloïdes, mais en corps minéralisatetirs et en corps minérali sables, llans la classification d'Ampère, les corps simples sont divisés en trois groupes, les gazolijtes , les leiicolijtes et les cliroicolytes. Les gazolytes ( oxygène , azote, soufre, chlore, iode, arsenic, tellure, hydrogène, carbone, bore, sihcium, phii.sphore ) ont pour caractère distinctif de former, par leur combinaison réciproque , des gaz permanents qui peuvent subsister au contact avec l'air. Les leucolytes {tU\x\ , anlimoine^zinc, argent, bismuth, mercure , plomb , etc. ) ne forment pas de gaz permanents ; ils fondent aude.ssous de 4o° du pyromètre de Wcdgwood, et donnent, avec les acides incolores , des dissolutions également incolores. Les cliroicolytes
I cérium , manganèse , ferT cuivre , etc. > ne forment pas de gaz permanents ; ils ne sont fusibles qu'au-dessus de 23° du pyromètre de ^Vedg^vood : Ils donnent avec les acides des dissolutions colorées. Depuis Ampère , le perfectionnement de la méthode de classification naturelle a occupé tous les esprits philosophiques. L'espace nous manque pour reproduire ici sommairement des classilicatious qui ont été proposées récemment par MM. llaudrimcnt , Dupasquicr et Hoefer. Mais toutes ces classifications ne .s'appliquentguére qu'a la chimie minérale. D'un autre coté, les classifications qui ont été propo.sées par MM. Dumas ( types chimiques ) , Gerhardt et I jurent, ont leur point de départ exclusivement dans la chimie organique. { l'oyez V. Hoefer, J\'omcnelaturc et classifications chimiques, etc., vol. in-ia ; Paris, is».;. )
coaci:latio.\. Acte par lequel un corps liquide pa.ssc en tout ou en partie à l'état solide. Ce terme , qui était autrefois .synonyme de solidification et de cristallisation. ne s'applique plus aujourd'hui qu'a la solidification d'une matière animale, telle que l'albumine, la fibrine, la caséine, au sein d'un liquide aqueux. Ainsi, on dit que l'albumine se coagule lorsqu'on chauffe le sérum du sang, oii elle se trouve en dissolution.
COBALT. Métal d'une teinte rougrûtre, dur et friable. .Son poids spécifique est s.koio.
II ne fond qu'à une teinpéiature très-élevée ( IM° du pyroraèlre de Wedgwood ). C'est un des métaux magnétiques. La puis,sance magnétique du cobalt est à celle du fer comme 2J : û.i. Il est peu ductile. Sa ca.ssure est crochue plutôt que grenue. Il est probable qu'on pourrait travailler le cobalt comme le fer ( Bcithier |. A la température ordinaire, il ne s'altère que dans l'air huîuide; il .se recouvre alors d'une rouille noire (hydrate de peroxyde ). Il ne décompose l'eau qu'à la chaleur rouge ; grillé à l'air, il .s'oxyde facilement. A l'état de division exirème, et obtenu en réduisant l'oxyde par l'iiydrogèue, il s'cu»
COB
flamme spontaiic'meat à l'air, on brûlant avec une lumière rouge L'acide a/otiqite et l'eau régale l'attaquent et le dissolvent prompteinent. I.'acide sulfurique, étendu d'eau, l'ovydc avec dégagement d'iiydrogene pro^enant de la décomposition de l'eau. Le cobalt précipite de leur dissolution l'argent , le cuivre et le mercure. Il se combine , comme le 1er, avec une petite quantité de carbone. Il s'unit directement avec le chlore gaz.eux; la combinaison est accompagnée de chaleur et de lumière. Il s'allie avec la plupart des métaux ; ses alliages .sont en général ductiles. Le cobalt se trouve dans la nature, presque toujours combiné avec le soufre ou a^ec l'ar.senic. Les minérau\ de nickel sont souvent coballiféres. II accompagne quelqueois les minerais de cuivre et d'argent. Le cobalt est peu abondant, et appartient aux terrains anciens.
l'our obtenir le cobalt à l'état métallique, on calcine l'oxyde de cobalt daas un creuset brasqué avec un cinquième de son poids de verre terreux fasible, afin de faciliter la réunion des grenailles, et de faire couler le métal en culot au fond du creuset. Pour retirer l'oxyde de cobalt du minerai , on traite celui-ci par l'eau rég;ile. On évapore à sec , et l'on reprend par l'eau. En filtrant , on sépare l'arséniate de fer insoluble, ainsi que la gangue. On verse en.suitc, par petites portions, dans la liqueur, du carbonate de potas.se ou de soude , jusqu'à ce que le précipité commence à se colorer en rose, ce qui indique que tout le fer est séparé. On recueille le précipité , on le lave et on le sèche. Ce précipité est de l'oxyde de cobalt presque pur, si le minerai est très-riche en fer ; si , au contraire , le minerai est très-peu ferrugineux , l'oxyde de cobalt se trouve mêlé d'une quantité notable d'acide arsenique. Ce procédé est employé en grand pour la fabrication des verres bleus, dans les manufactures de porcelaine.
Il parait que le cobalt ou du moins l'oxyde de cobalt était connu depuis la plus haute antiquité; car le vernis et le flux vitreux des vases des anciens Égyptiens contiennent de l'oxyde de cobalt, On a commencé vers le quiu/ièiue siècle à employer le cobalt en Europe pour la fabrication des verres bleus et dans la peinture sur verre. lîrandt a le premier oi>tenu le cobalt à l'état métallique , en 1703. Kormule du cobalt : Co:= ôC8,6o
Composcii oxijgcnrs. On connaît deux degrés bien distincts d'oxydation du cobalt.
1° \:cprotoxyde. kVilatanhijdre, il est d'un gris noirâtre ; chauffé au rouge, au contact de 1 .lir, il se change en partie en peroxyde. j\ l'état A'hiidrate, il est d'un bleu de lavande, et ne tarde pas à changer de couleur; ét.mt exposé à l'air, il devient d'un rose p;ile, et finit p.ir devenir vert olive. Ce changement de couleur lient à l'absorption de l'oxygène et de l'aciile carbonique de l'air. Le protoxyde de cob.ilt se dissout facilement dans les acides. V'^iiuuoniuquc le dissout et le colore en rouge.
COB
Il se combine, par la voie sèclie. avec les alcalis fixes, et avec un ccrtiiin nombre d'oxydes terreux et métalliques. Ij plupart de ces composés sont colorés eu bleu. Le eomposu magnésien est couleur de rose; le compose alumiueux est d'un beau Lieu d'outremer, et le con)posc zincifère est d'un bleu vert , app'-lô vert de Kimann. L'oxyde de cobalt , réduit par l'hydrogène à la chaleur rouge, est pyropliorique comme le fer.
Formule : Co 0= ôcs, tu ;Co|.
4G3,<.a = I é<i. de protoxyde de eoijalt.
On l'obtient anhijdre en calcinant l'a/ctate. En précipitant un sel de cobalt par un alcali, on a l'oxyde de cobalt hijdratr.
2" Lcpsroxijde de cobalt a l'aspect d'une poudre noire. -V la chaleur blanche, il est ramené a l'état de protoxyde. Tous les acides forts le dissolvent â chaud avec dégagement d'oxygène : hperoxyde se change en protoxyde. Les acides sulfureux et azoteux se combinent avec le peroxyde de cobalt sans dégagement d'oxygène : il y a formation de sulfate et da/.otate de protoxyde de cobalt soUibles. L'ammoniaque ne le dissout pas. L'acide chlorbydriquc le dissout avec dégagement de chlore. Kormule : Co» 0\ analogue au peroxyde de fer et à l'alumine.
On l'obtient en précipitant un sel de cobalt par l'hypochlorite de soude en excès, ou eu faisant passer un courant de chlore dans l'Iiv-t drate ou le carbonate de protoxyde en suspension dans l'eau.
11 existe un oxyde de cobalt intermcdiahr { deutoiijdc de quelques auteurs) d'un >ert olive sale. Les ac'ides forts le changent en protoxyde. Il est analogue à l'oxyde de /er marjiiitiqve. Sa formule est : Co O -)- C- 0^
L. timelin suppose la formation d'un peroxyde de cobalt jouant le rôle d'acide , en exposant à l'air l'hydrate de protoxyde tenu en suspension dans l'ammoniaque. I.a liqueur se colonen brun. Cet acide eobaltique serait compose de Co O^. Les oxydes de cobalt ont été rércinmcnt examinés par M. BeeU ( .Innalen 1 . Pogrjendorjf, année «844 ).
Composes sulfures de cobalt. U y a autant de sulfures qu'il y a d'oxydes.
1° l'rotostil/iire. 11 est d'un jaune bron/.é ; il est fusible. L'acide chlorhydrique n'attaque le proto-sulfure de cobalt qu'a l'état pulvérulent. Formule ; Co S , analogue â celle du protoxyde ( Co O ). On l'obtient en chauffant le sulfate de cobalt avec du charbon , ou en décomposant l'arséniure par un sulfure alciilin.
2» Persiilfiirc. U est d'un gris fonce ; souuus à la chaleur rouge, il passe a l'état de protosulfure. Formule : Co^ S' , analogue à Celle du peroxyde ( Co^ O^ ). On l'obtient en chauffant du peroxyde de cobalt dansdcl'hydrogène sulfuré. Il faut avoir soin de ne pas élever la température ju.squ'au rouge.
Le selcniiiiit produit des composés analogues.
COB
au\ sulfures. Hp pUospIiorc et Varsenic forment, avec le cobalt, des composés peu stables.
('owposés chlorés. I.c ehlonire de cobalt le plus important est c^Iiii qui correspond au proloxyde. A l'état anhydre, il est bleu; liydraté, il est couleur rose. 11 est volatil, trés- .solublc dans l'eau et dans l'alcool. Ij di.ssolution aqueuse, faite à chaud, laisse déposer, par le refroidissement, de petits cristaux prismatiques d'un rouge rubis, inaltérables à l'air lorsque le chlorure est très-pur, déhquescents lorsque le chlorure contient du fer et du nickel. On employait autrefois ce chlorure impur comme ennre sympathiqKe.
Les lettres tracées sur du papier avec une dissolution de chlorure de cobalt deviennent bleues par une légère élévation de température ; elles dcvienncut vertes si le chlorure contient du fer et du nickel, ce qui a presque toujours lieu. I.e chlorure de fer ou de nieke! seul donne une coloration jaune, .\insi, ie bleu et le jaune réunis donnent du vert. Formule : Co Cl on Co Cl-.
On prépare le chlorure de cobalt en traitant ic protoxyde par l'acide chlorhydrique. Les ancii-ss chimistes le préparaient avec l'eau régale.
Le brome, l'iode et le fluor se comportent à peu près connue le chlore.
Sels de cobalt. Les sels de cobalt sont colorés en rose. Leurs dissolutions deviennent bleues a la température de l'ébuUilion. Caractères :
i=> Les alcalis produisent, dans les sels de cobalt, un précipité bleu qui, exposé à l'air, passe au vert, et finit par devenir noir. L'amnmniaque dissout le précipité bh'U, et donne naissance à une belle coloration rose. Il se forme un sel ijouble , a base d'ammoniaque et de protoxyde dé cobalt.
2° L'acide sulfhydrique ne précipite pas les dissolutions acides, si la dissolution est neutre, le précipité est incomplet.
3° Les sulfures alcalins produisent un précipité noir.
4= Le cyanoferrure donne un précipité vert grisâtre.
jo Ix's arséniates alcalins forment un précipité couleur de Heur de pécher.
6° Ix-s phosphates précipitent les sels de cobalt en bleu viobieé. .■\ucun métal ne précipite le cobalt de ses dissolutions.
Le phosphate , l'arséniate, l'oxyde de cobalt, chauffés au rouge avec un excès d'alumine hydratée, donnent une poussière bleue ( bleu de Thenard. )
Chauff'S au chalumeau avec du borax, les sels do cubait donnent un vert d'un bleu trèsriche, l'ne tiace de cobalt colore la porcelaine ou la poterie en bleu.
.Sulfate. 11 cristallise en prismes rhomboïdau\. contenant g cq. d'eau. Il est solnble dans 24 parties d'eau froide. 11 supporte la chaleur rouge sans se décomposer. Le charbon le réduit parliellcmcnt en sulfure. II peut
COH
se combiner avec les sulfates de potasse , de soude et d'ammoniaque, pour foru)er des sels doubles. Formule : Co O, SO^ = i équiv. de sulfate de cobalt anhydre.
P/iosphate. Il est d'un bleu violacé , insoluble dans leau et soluble dans les acides, lin mêlant ensemble i partie de phosphate de cobalt humide ( récemment précipité ( avec 8 parties d'alumine en gelée, et en chauffant le mélange dans un creuset jusqu'au rouge cerise, on obtient un produit d'un beau bleu ( bleu de Thenard ).
Arséniate. Récemment précipité, il est d'une belle couleur fleur de pécher. Il conserve celte couleur, même après la calcination. Chauffé avec l'alumine et un peu d'oxyde rouge de mercure, il donne, comme le phosphate, du bleu de Thenard.
Azotate. Il cristallise en petits prismes rouges, déliquescents, et très-solubles dans l'eau l'aria calcination, il donne de l'oxyde de cobalt pur. X.'azotate double d'ammoniaque et de cobalt cristallise en trémies. Il est d'un beau rose et inaltérable à l'air.
cocimOLE ( Acide ). Synonyme : Acide cocostéarique. On prépare cet acide en saponifiant le beurre de coco avec un alcali , et en décomposant ensuite le .savon par un acide minérah On le purifie par des cristallisations répétées dans l'alcool. L'acide cocinique est d'un blanc nacré, fusible à 3J°, et peut être distillé .sans altération. Les cocinates sont des espèces de sav ons semblaMes à ceux que produisent les acides gras. JI. Broincis assigne à l'acide cocinique la fonnule : C-i H-' O^.
COCOGMBiQUiî (Acide). .Selon M. Goebel, cet acide existe dans les graines du Dnphn» cnidium. On l'obtient sous forme cristalline en traitant Fextrait alcoolique par l'eau, et ea évaporant la liqueur filtrée.
C0DÉi>E. Alcaloïde extrait de l'opium en 1832 par llobiquet. Dans une solution aqueuse il cristallise en oct^ièdres réguliers, incolores, perdant par la chaleur s,8 p. loo d'eau. Dans une solution éthérée, il cristallise en aiguilles blanches, fusibles à l.w. la codéine est plus soluble dans l'eau que la morphine. Trés-soluble dans l'alcool et dans léther, elle ne se dissout pas dans les alcalis aqueux, ce qui la distingue de la nioi-phine. Ij codéine donne avec les acides das sels bien cristallisables. Suivant Merck, on obtient la codéine en traitant par l'alcoOl le précipité de morphine brute , formé par le carbonate de soude. La liqueur est ensuite aiguisée par l'acide sulfurique; évaporée jusqu'à consistance sirupeu.se, elle est agitée avec un tiers de son volume d'une solution de potasse peu concentrée, et avec quatre fois son volume d'éther. La .solution éthérée lai.sse, parl'èvaporation, déposer la codéine cristallisée. ÎM. Regnault assigne à la codéine la formule: C^^ II^o NO^.
COHÉSION. On appelle ainsi la force qui unifies molécules hétérogènes d'un corps, de manière à former une même masse. C'est l'at