‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 79 sur 322 · COR · texte numérisé non relu

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(Iclil.cn 1rs tordant ensemble, une petite corde, et cette corde ne porta jamais lasoiniiie des poids que Ics'quatre brins portaient séparément. O'oii il conclut avec raison que la torsion diminue la force des cordes. On lit ensuite l'expérience en grand , et on obtint le iiiciue résultat. On en sent aisément la raison. Kn tordant ensemble plu.sieurs fils pour former une corde, les uns se trouvent inévitablement plus fortement tendus que les autres ; et lorsque la corde est appliquée à quelque effort, cet effort étant Iriégalemont partagé entre ces fils, celui qui est le plus tiré cassera le premier ; et si tous sont nécessaires pour l'effort à vaincre, la corde deviendra trop faible. — On appelle corde sans fin , une corde dont les deux bouts .sont joints ensemble Telle est la corde qui entoure la roue des lourneurs , couteliers , etc.; c'est par le moyen de celte corde qu'on fait tourner l'ouvraiçe. Telle est encore la corde qui, dans une machine électrique, entoure la roue et la poulie du globe.

t'crrein donna le nom de cordes vocales aux cordons tendineux qui forment les bords des deux lèvres de la glotte. Ces cordons sont attachés à des cartilages, qui servent aies tendre; et, suivant Ferreiu, ils .'lont frottés par l'air , comme une corde l'est par un archet; de sorte qu'au moyen des différents degrés de tension qu'ils reçoivent de la part des cartilages , ils sont susceptibles de rendre différents .sons.

coR\'E. {Substance corHee.) Matière a/.otosullurée, donnant, par la distillation sèche, du carbonaïf d'anunoniaque et ou sulfure d'ammonium. I^ corne se dissout dans une lessive de potasse bouillante, en dégageant de l'ammoniaque, et en donnant un liquide qui, neutralisé par l'acide acétique, précipite un corps gélatineux. L'étheren dissout une matière grasse. I.a corne semble cire composée des mêmes principes que les cheveux, l'épiderme , la laine, les soies, les plumes.

cORiVET ACOi:.STHjli£. Instrument dcsliné à remédier aux défauts de l'ouïe. On donne à ces instruments une forme en partie paraliolique : les rayons parallèles, tombant sur les parois intérieures de sa courbe , .sont relléeliis au foyer qui se trouve à l'enlréc du tuyau qu'on place dans l'oreille. Pour rendre ces cornets d'un usage plus sur, il faut qu'ili^oient bien polis en dedans, et couverts en dehors de quelque étoffe.

CORMAE. .alcaloïde que M. Carpenter prétend avoir extrait de l'écorce du cornus jlorida.

j;ORivDE. Vase pyriformc, à col allongé; c'est le plus simple des vases dislIUatoires. On distingue dans une cornue, la panse, la voûte, et le col. Les cornues sont quelquefois tubulées, et la tubulure peut être fermée avec un simple bouchon de liège ou avec un bouchon de verre. Les cornues sont faites en verre , en terre , en porcelaine , en fer battu , en fonte ,

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en plomb et en platine , selon les usages auxquelson les destine. Quand on se sert d'une cornue comme vase distillatoire , on y joint presque toirjours un récipient destiné à recevoir le produit de la condensation. Ce réci^ pient a un col allongé a large ouverture , ou bien un col court. Le récipient est souvent joint à la cornue par une allonge qui sert pour l'éloigner du feu. Les trois pièces peuvent être réimies. Les cornues de verre peuvent être chauffées à feu nu , au bain-marie, au bain d'huile ou au bain de sable. Les cornues de grès et de porcelaine sont généralement chauffées dans un fourneau à réverbère. Les cornues de plouib servent à la préparation du fluorure hydrique et pour celle du fluorure borique. Les cornues de platine servent i'i la distillation des acides.

CORPS. Dans le sens le plus étendu, on donne ce nom à toute sub.stance appréciable par la vue et le toucher. Dans un sens plus restreint, on appelle corps toute sub.stancc pondérable, (/est pourquoi la lumière , le calorique, l'électricité, qui ne .sont pas susceptibles d'être pescs , devraient être désignés par le nom d'a- (jents, plutôt que par celui de corps. Les corps jouissent de toutes les propriétés de la matière : ils occupent un espace, ils sont impénétrables, compressibles, divisibles; ils peuvent se présenter dans trois états différents : état solide, état liquide et état gazeux, l'our mieux expliquer certains phénomènes de combinaison en proportions définies, on .suppose que tous les corps .sont constitués par des atomes , c'est-à-dire par des parcelles de matiires, qui n'admettent plus de division. Les atomes primitifs admis par hypothèse sont en même nombre que les corps simples : ils ont chacun un poids déterminé. Le nombre des corps simples, c'est-à-dire indécomposables , dans l'état actuel de la .science, est de us ; et ce nombre semble devoir s'accroitrc encore.

CORPS CRAS NEUTKES. f-VlieZ HuiLES GRASSES.

coRYD,\Li\E. Matière grisâtre, insipide, inodore, trouvée par M. \\ ackenroder dans les racines du corydalus bulbosa. On l'obtient en précipitant par l'acétate de plomb le sue de la racine fraîche. La corydaline se dissoutavec une couleur vcrdàtre dans l'alcool absolu. Cette solution devient plus foncée par l'inlluenee de la lumière solaire. La corydaline est colorée en rouge foncé par l'acide nitrique. Formule incertaine : C^+ IP^ N 0'° 1/2.

cotiLEiRS. L'origine et la nature des couleurs ont été de la part des philosophes l'objet de discussions nombreuses. Ce qu'il y a de certain, c'est que les couleurs ne sont pas une qualité inhérente aux corps. Les corps absorbent certaines couleurs du spectre solaire I loy. LusiiÈRE I, et en laissent passer d'autres ; c'est là l'origine des différentes colorations qu'ils peuvent revêtir. La lumière blanche est la réunion de toutes les couleurs du spectre solaire; c'est un faisceau de rayons lumineux

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non décoraposi»;. Un disque sur lequel on a peint les couleurs du spectre solaire produit, par un mouvement de rotation rapide, la sensation de la lumière blanche. Chaque couleur du spectre est une couleur simple. En effet , en faisant , par exemple, passer le \ iolet par lin nombre quelconque de prismes , de lentilles ou d'autres corps réfringents, on obtient toujours la même nuance de violet. On rçpoinpose la lumière bbnclie en ramenant toutes les couleurs simples dans la même direction. Ceci s'effectue par un second prisme de même substance et de même angle réfringent que le premier, mais tourné en sens inverse. Pour altérer la blancheur de la lumière, il suffit de supprimer l'une des couleurs simples, ou seulement d'en altérer la proportion. Ainsi , en supprimant le rouge dans le spectre et en combinant entre elles toutes les couleurs restantes, on obtient une teinte bleuâtre; cette teinte, mêlée au rouge, reproduit du blanc. Toutes les fois que deus couleurs simples ou composées remplissent cette condition, elles sont dites compté ineiitaires Tune de l'autre. On prouve, par des expériences trèssimples , que les couleurs naturelles des corps sont en général des couleurs composées.

COCMARIQIE (Acide). Produit cristallin, obtenu en faisant bouillir la coumarinc avec une lessive de potasse concenîrée. 11 a une saveur amêre, et peut être distillé sans altération. Ses vapeurs sont fétides, et rappellent l'odeur des vapeurs de l'acide ben/olque. Sa formule est: C'^H' XO».

coLPELLATios. C'est le plus ancien procédé d'analyse. J'ai fait voir dans mon Histoire de la chimie ( tome I , page is ) que la coupellation remonte à une époque bien antérieure au règne de Philippe-Auguste. Cette opéi-alion, aussi importante que belle , avait déjà été vaguement indiquée par Pline, Strabon, Diodore de- Sicile ; elle est parfaitement décrite par Geber { neuvième siècle l . Voici comment il s'exprime: « L'argent et l'or supportent seuls l'épreuve de la coupellation. I.e plomb résiste le moins ; il s'en va et se sépare promptement. Voici ce mode d'opération : Que l'on prenne des cendres passées au crible , ou de la chaux, ou de la poudre faite avec des os d'animaux brii'.és, ou un mélange de tout cela, ou d'autres choses semblables. Puis il faut les liumecter avec de l'eau, les pétrir et les fiçonner avec la main , de Ulaniè^e à en faire une couche Compacte et solide. .\u milieu de cette couche , on fera une fossette arrondie et solide, au fond de laquelle on répandra une certaine quantité de verre pilé. Lnlin , on fera d -ssechcr le tout. La dessiccation étant achevée, on placera dans la fossette ( coupelle , iocea ) l'objet que l'on veut soupietlrc à l'épreuve , et on allume vm bon feu de cliai-bon. On soufflera sur la surface du corps que l'on examine , ]iis(|u'à ce qu'il entre en fusion. Le corps étant fondu . on y projette du plomb . un morceau ayri-s l'autre , et on donne un bon coup de

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feu. Et lorsqu'on verra le corps s'agiter et se mouvoir fortement, c'est un signe qu'il n'est pas pur. Attendez alors jusqu'à ce que tout le plomb ait disparu. Si le plomb a dispani , et que ce mouvement n'ait pas cessé , c'est que le corps n'est pas encore purilié. Alors li faudra de nouveau y projeter du plomb, et souffler sur sa surface j usqu'à ce que tout le plomb soit séparé. On continuera ainsi à projeter du plomb et à souffler, jusqu'à ce que la masse reste tranquille , et qu'elle apparaisse pure et resplendissante à sa surface. Après que cela a eu lieu . on arrête et on éteint le feu ; car l'œuvre est terminée. Lorsqu'on projette du \ erre sur la masse qu'on soumet a l'épreuve , on remarque que l'opération réussit mieux ; car le verre enlèv e les impuretés. A la place du verre, on pourra employer du sel ou du borax, ou quelque alun. On pourra également faire l'épreuve du ciniritium ( coupellation ) dans nn creuset de terre, en soiifflant tout autour et sur sa surface . comme nous l'avons indiqué plus haut. Le cuivre se sépare de l'alliage un peu plus lentement que le plomb; mais il est plus facilement enlevé que l'étain. Le fer ne se prèle pas à la fusion, et c'est pourquoi il ne s'allie pas avec le plomb. Il existe deux corps qui résistent à l'épreuve de la perfection, savoir , l'or et l'argent . a cause de leur solide composition, qui résulte d'un bon mélange et d'une substance pure. i La coupellation est encore aujourd'hui employée, quoique plus rarement qu'autrefois , dans les analyses des monnaies d'or et d'argent. Ce procédé ancien, a été généralement remplacé par le procédé de M. (iay-Lussac. 'foyez Argent, monnaies,)

COLRAMS ÉLECTRIQIES. ReCOUîposition

des deux ilu des contraires i f'oycz Éleciri- CiTÉ ). Tout ce qui développe de l'électricité produit aussi des courants; car les deux fluides contraires se produisent simultanément. Les courants électriques peuvent être provoqués par quatre causes différentes : i° Causes iiiécaiiiques. ( Frottement, pression, cliraije ]. Lorsqu'on dispose un fil de communicalion entre les conducteurs ou les coussins d'une machine électrique, on remarque que ce fil est traversé par un courant, comme s'il réunissait les deux pôles d'une pile. Mais la machine la plus forte avec laquelle on développe de l'électricité par \e frottement { voyez Machi>eélectriqle) ne donne qu'un courant extièiiiemeat faible. Voici les conditions qui peuvent influer .sur la production de l'électricité par le frottement ; la température différente des deux corps soumis au frottement ; le plus chaud prend toujours l'électricité résineuse ; le jjoli des surfaces,- deux mctaux différents,- les électricités que M. Bec luercl a produites par lapresiion et par le clivaae, doivent ètre^xcessivement faibles. 9^" Causes physiques. Ces causes sont la capillarité et la chaleur \ phénomènes thermo-électriques ). ô° Causes chimiques. Pendant la combustion, ou combinaison des corps, il y a

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