‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 120 sur 290 · II. — DICT. DB CHIMIE I^OUf · texte numérisé non relu

II. — DICT. DB CHIMIE I^OUf

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Dans la méthode qu'il a fait connatlre, et qu'il a basée surki réactions précédentes, M. de Milly s'attache à l'emploi d'une quaatité de chaux très-faible, égale seulement à -2 ou 3 pour 100 deh matière grasse, et opère la saponification de la manière suivante: dans une grande chaudière verticale en cuivre épais, tenniDÔB par deux calottes sphériques, mesurant 1 met. 20 cent, de dâmètre sur 5 met. de hauteur, et solidement encastrée dans h maçonnerie, on introduit 2,300 kil. de suif et 2,000 litres d'unlaï Ij, de chaux renfermant 50 kil. de chaux vive, si Ton opère à2poiïi l;, 100, et 69 kil. si Ton opère à 3 pour 100. L'appareil étant ainsi rem- w^ pli, on fait arriver jusqu'au fond, au moyen d'un tuyau de 4 cent, j de diamètre, un courant de vapeur d'eau à 10 atmosphères, c'està-dire portée à la température de 182*. Celle-ci agite la matière, la divise, réagit sur elle, et, au bout de sept heures, la saponifr cation est complète. On retrouve alors dans l'appareil, d'une pari, une solution de glycérine, d'une autre, une masse d'acides gra», |] au milieu de laquelle se trouve disséminée une petite quantité k savon calcaire. On recharge aussitôt, et l'on recommence Topé- \'^ ration.

Les conditions nécessaires au succès de cette saponificatioB sont les mêmes que pour la saponification par l'eau seule, savoir: une température et une pression suffisamment élevées , et uM agitation constante. Si elles ne sont pas remplies, la saponifid-ir tion est incomplète, et le produit acquiert une fusibilité fâcheuse.

Ce procédé nous paraît se relier intimement à la saponificatioû par l'eau seule; il est reconnu d'ailleurs que, grâce à l'emploi de la minime quantité de chaux proposée par M. de Milly, l'opératiGn est rendue plus prompte et plus facile.

On peut chercher à l'expliquer théoriquement de plusieurs manières. M. Payen, se basant sur les recherches de MM. Bonis el Berthelot, pense que la chaux, réagissant sur la tristéarine (fi)^ mée de trois équivalents d'acide stéarique pour un de glycérine, commence un mouvement moléculaire que Teau achève ensuite M. Pelouze, s'appuyant sur les remarquables expériences par lesquelles il a démontré qu'entre 155* et 165», sous pression, un savon de chaux pouvait saponifier un corps gras neutre, conadère Teau comme décomposant le savon neutre au fur et à mesure qu'il se forme, d'une part en un savon acide, dune autre en un savon basique qui agit sur le corps neutre restant, comme agirait la chaux elle-même. Mais si l'on remarque que M. de Milly, avec 2 pour 100 de chaux, opère à 182** (10 atmosphères); que

- BOUGIES STILVRIQUES. ÊCL.

[. Wright et Fouché, avec Teau seule, réussissent presque aplétement à cette même température, et que M. Cloêz a, enu la saponification conîplète à 200**, il paraîtra peut-être s simple de dire que, dans le procédé dont nous nous occuis, la saponification s'opère par l'eau seule; et que la présence ► 2 pour 100 de chaux accélère et simplifie l'opération en rabattant Taffinité contraire qui, d'après les expériences de Berthelot, se manifeste au contact de l'acide gras libre et de glycérine, et tend à les reconstituer en un corps gras neutre, au seule, si la proportion en est abondante, combat cette aflBlè avec succès ; une petite quantité d'alcali la combat mieux :ore.

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