‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 122 sur 290 · FABRICATION DES BOUGIES · texte numérisé non relu

FABRICATION DES BOUGIES

)es mèches. — La fabrication des bougies offre, avec celle des indelles moulées, une grande analogie ; elle en diffère cepenit par quelques points de détail. Le plus important, sans aucun ite, est la forme donnée à la mèche. C'est à M. Cambacérès appartient l'heureuse idée d'employer, pour la combustion acides gras, la mèche, que tout le monde connaît, et que Ton ne en nattant trois fils de coton. Sans cette découverte, l'in- .trie des bougies stéariques eût peut-être été arrêtée dès ses miers pas. La mèche en coton tordu que portent les chanes et les bougies de cire, est, en effet, inapplicable à la comtion des acides gras, par suite de la grande quantité de matière elle absorbe.

[aïs la mèche en coton natté ne saurait elle-même être employées préparation ; en effet, elle laisse, après sa combustion iùM

JîS

lèi pléte, un résidu charbonneux qui contrarie rascension des cqi{i I

gras, ou qui, tombant dans le godet de la bougie, amène m L

fusion trop rapide de la matière. Aussi, dès les premiers momofe "

de la découverte des bougies stéariques , les chimistes àm^

chérent-ils à imprégner la mèche de substances capables d actiiv

sa combustion. M. Gambacérès avait conseillé les acides solb-

rique, nitrique, etc. D'Arcet avait proposé Tazotate d'animé

niaque, etc.; mais ces divers moyens avaient échoué, lorsî»

M. de Milly eut Theureuse idée d'imprégner la mèche d'adli

borique ou phosphorique, qui, vitrifiant les cendres de la mèdie,

engendre à son extrémilé une perle vitreuse et lourde qni,

courbant la mèche en dehors de la flamme, lui permet de brûler

complètement, et supprime Topération ennuyeuse du mouchage.

Pour préparer les mèches, on les trempe pendant trois heures dans une solution aqueuse d'acide borique formée de i kil.poor 50 litres d*eau environ ; après les avoir sorties de ce bain, on te tord fortement, de manière à enlever le liquide en excès, poison les sèche dans une étuve après avoir étalé les écheveaux surdes claies.

Moulage. — Les pains d'acides gras, quel qu'ait été leur mode de fabrication, présentent, au sortir des presses à chaud, aspect sensiblement identique : ils sont blancs, transparents, firmes de feuilles cassantes et solidement accolées. Cependant ne sont pas encore suffisamment purs pour être mouléjs en bougies; les bords en sont quelquefois mous et colorés, car ils pu échapper à Faction des presses ; leur surface est souvent teintée par de petites quantités d'oxyde de fer; enfin on y rencon toujours des brins de crin détachés des étreindelles pendant pression. Pour les amener à Tétat de pureté convenable, on co; mence par les trier à la main, en rejetant les bords et les portio; trop colorées qu'on renvoie aux presses. Les parties blanches! sont ensuite portées dans des cuves en bois doublées de plomb, renfermant une certaine quantité d'acide sulfurique à 3", où on les soumet à l'action de la vapeur pendant une heure environ. Le but de ce lavage est non pas, comme le disent en général les ouvrages spéciaux, de détruire des traces de stéarate de chaux qui en réalité n'existent plus, mais bien de dissoudre l'oxyde de fer, et de désorganiser les matières provenant des étreindelles. Ce lavage terminé, on enlève Tacide sulfurique, on le remplace par de Teau pure, on porte à l'ébuUition pendant une heure, on décante cette eau, et l'on recommence une deuxième fois le lavage,

BoraiES 8t£abiques.

Page 1