PROVENANCE DES CIRES EMPLOYÉES
La cire des abeilles est, de temps immémorial, employée à Téclaîrage; dure et peu fusible, elle constitue, en effet, une matière précieuse, mais que son prix élevé réserve toujours soit pour les éclairages de luxe, soit pour les objets destinés au service religieux.
La cire, telle que l'extrait Tagriculteur, est colorée tantôt en jaune, tantôt en vert, quelquefois elle est presque noire. C'est en cet état qu'elle est reçue par le cirier, qui se propose, avant toutes choses, de la blanchir. Cependant, en quelques contrées, en Espagne notamment, il est encore d'usage de brûler la cire à l'état coloré, ainsi que cela se pratiquait au moyen âge.
Le blanchiment de la cire a lieu par l'action simultanée de l'air et de la lumière; toutes les tentatives faites jusqu'à ce jour pour faire subir à ce blanchiment les métamorphoses qu'a subies le blanchiment des tissus ont échoué; le chlore et les hypochlorites altèrent considérablement la cire, et le produit qu'ils fournissent, friable, presque pulvérulent, n'a pu jusqu'ici être rendu propre à Téclairage. Le blanchiment par Tair et la lumière exerce sur les quaUtés de la cire une influence remarquable : non-seulement il détruit la matière colorante et communique au produit un aspect plus agréable, mais encore il en élève notablement le point de fusion ; c'est ainsi que des cires fusibles à 62* et 63** exigent, une fois blanchie;s, les températures de 64° et 65° pour entrer en fusion.
Les provenances des cires employées par les arts sont trèsdiverses; suivant leur origine, elles présentent des qualités variables, dépendant surtout de leur coloration et de la plus on moins grande résistance qu'elles présentent au blanchiment. Les plus usitées sont les cires de France, de Hambourg, de Portugal,
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ie Russie, des Indes, de rAmérique du Nord, etc.; ces cires sont sn général d'un blanchiment facile. 11 n'en est pas de même des lires de Dantzick, de Kœnisberg, du Gabon, du Sénégal, etc., qui résistent énergiquement à Taction de la lumière ; cette dernière ^pendant est la plus usitée en Angleterre. Le Brésil récolte une [uantité considérable de cire fournie par une abeille noire ; cette iire est d'iine dureté extraordinaire, elle est d'ailleurs très-abonlante, mais jusquUd Ton n'a pu trouver le moyen de la blanchir, i^amii les cires françaises, les plus recherchées sont celles de la Bretagne et du Midi ; celles de la fiom^gogne, et généralement des Lépartements de l'Est, sont d'un travail plus difficile.