‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 126 sur 290 · BLANCHIMENT DE LA CIRE · texte numérisé non relu

BLANCHIMENT DE LA CIRE

Les opérations sont d'ailleurs les mêmes, quelle que soit Tori- ^e de la cire employée ; le temps d'exposition à l'air et à la umière est la seule chose qui varie; elles n'ont lieu, en général, [ue pendant les mois de mai, juin, juillet et août.

La cire est d'abord refondue dans des chaudières hémisphériques , en cuivre étamé , ou mieux doublé d'étain ; la chaleur 5St fournie soit par un foyer placé sous les chaudières, soit parim lerpentin de vapeur fermée qui les traverse ; cette dernière dis- 30sition est préférable ; la cire est d'abord découpée en petits morceaux au moyen d'un hachoir à main, puis portée dans des chauliéres. Chacune de celles-ci B est d'une dimension telle, qu'elle 3n puisse renfermer 500 kilogr.; on y introduit la matière par fractions de 50 kilogr. , et en ajoutant chaque fois 4 à 5 litres d'eau ; un ouvrier remue constamment au moyen d'une spatule en bois; bientôt la cire fond et atteint ♦un degré de fluidité convenable. Lorsque ce résultat est atteint, on ouvre un robinet t placé à la partie inférieure de la chaudière B (fig. 333.), et Ton coule le tout (eau et cire) dans des cuves en bois R, cerclées de fer. Là, on laisse reposer la matière, de manière à obtenir la séparation des impuretés qui se précipitent au fond avec l'eau, et afin de pouvoir prolonger longtemps ce repos sans que la cire se solidifie, on couvTe les chaudières et on les entoure de couvertures destinées à empêcher le refroidissement. Ainsi purifiée, la cire est ensuite débitée en rubans minces destinés à faciliter, par l'emploi de surfaces multipliées, laction de l'air et de la lumière sur les substances colorées qu'elle renferme.

L'instrument destiné à diviser la cire est désigné sous le nom de grêloir; il se compose d'une baignoire en bois, dans laquelle

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circule constamment un courant d'eau froide; cette I)aigiuHi« mesure environ 2 mètres de longueur, 40 cent, de largeur tt

Fig. US3. — A,

CO cent, de hauteur. A l'une de ses extrémités, en G, eslplaci l'instrument auquel appartient spécialement le nom de grélrâi. C'est une sorte d'auge oblongue, en cuivre étamé, portant à la partie supérieure une passoire une, et dont le fond, en forme de gouttière, est percé d'une file de trous de 2 millimètres de diamètre, et espacés de 13 millimètres. Au-dessous de cette aie est disposé un large cylindre en bois auquel on peut, au moyai d'une manivelle M , communiquer un mouvement de rotation. Pour rubanner ou grêler la cire, on la verse dans l'auge en luiiaisant traverser la passoire qui arrête toutes les impuretés solides qu'elle peut renfermer encore ; de là elle s'écoule par la filière et tombe en iilets minces sur le cylindre qui, par le mouvement rotatoire qu'il possède, amène ceiax-ci au contact de l'eau, dans laquelle il esta moitié immergé; là, ces rubans se solidifient et se répandent dans toute la baignoire, d'où on les enlève au moyen de fourches; on les porte alors au dehors sur de vastes carrés de toile, mesurant à peu près 100 mètres carrés, et suspendus à 65 cent, du sol. Les rubans étalés sur ces toiles sont remués avec des mains en bois tous les huit ou dix jours; lorsqu'on juge que l'action décolorante de l'air et du soleil û'estpresque plus sensihle, on les empile dans des sacs, et on les laisse dans des magasins pendant quarante jours; la masse se modifie alors, se tasse, devient dure, e^ suivant les ciriers, subit une sorte de fermentation. On la refond ensuite, on la grêle, on l'expose à l'air de nouveau, et l'on recommence ce traitement autant de fois qu'il esl s pour obtenir un blanc parfait.

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