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BLANC DE BALEINE

Le cerveau de quelques grands cétacés, celui du cachalot notamment, est entouré d'une huile grasse, mélange d'oléine et

d*iLne matière blancbe> cristallisable, fusible à 44**, que la chimie désigne sous le nom de cétine. Cette matière est connue vulgairement sous le nom de spermacéti^ ou blanc de baleine ; ce dernier nom est, du reste, tout à fait impropre, car la tête de la baleine ne renferme précisément pas cette substance.

L*idée de faire servir la cétine à la confection des bougies est déjà fort ancienne ; mais le prix élevé des produits gu^elle fournit, son peu d'abondance, ont toujours empêché cette application de prendre un grand développement ; cependant, en Angleterre surtout, elle possède une importance sérieuse. C'est surtout à la confection de ces bougies translucides, dites diaphanes, et obtenues en empêchant autant que possible la cristallisation de la masse, que la cétine est employée. Pour l'extraire de l'huile brute de cachalot et pour la purifier, on suit la marche suivante :

L'huile brute de cachalot est filtrée à travers de longs cylindres, servant d'enveloppes à des sacs en toile d'une grande solidité; l'extrémité supérieure des sacs, qui jouent le rôle de filtres, communique avec un réservoir d'alimentation, élevé de 2 mètres environ. L'huile filtre aisément par son propre poids, et abandonne dans les sacs la cétine, sous la forme d'une substance d'un brun foncé très-éclatant. On opère, en général, pendant les mois d'hiver, de telle sorte que, par le refroidissement, la plus grande partie possible de la cétine contenue dans l'huile se dépose à l'état cristallin avant le filtrage.

Le produit brut est ensuite légèrement pressé, puis refondu, abandonné à la cristallisation lente, pulvérisé sous des meules, puis soumis de nouveau à la pression sous une charge beaucoup plus considérable.

Après cette deuxième pression, on refond encore la matière pour lui enlever les dernières portions d'huile, on la fait bouillir quelque temps avec une lessive faible de soude caustique ; celle-ci n'exerce aucune action sensible sur la cétine, mais elle saponifie promptement l'oléine qui se trouve enlevée à l'état de savon. Le produit, qui se trouve ainsi amené à un grand état de pureté, est ensuite et pour la dernière fois pressé; l'opération a lieu à chaud, dans les presses horizontales chauffées à la vapeur, dont fait usage la fabrication des bougies stéariques. Enfin, on termine la série de ces opérations en fondant de nouveau ce produit pressé, et le maintenant quelques instants à la température de 113® cent., en présence d'une forte lessive de soude.

La cétine, purifiée de cette façon, est d'une blancheur et d'une

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limpidité parfaites : on la coule en bougies par les procédés ordi* naires du moulage, en Tagitant autant que possible avant la cou* lée, et lui ajoutant 3 pour 100 de cire, afin d'éviter la cristallisa* tion et d'obtenir un produit parfaitement translucide.

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