‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 139 sur 290 · FABRICATION DU GAZ. £CL · texte numérisé non relu

FABRICATION DU GAZ. £CL

xigeant toujours le concours d^une force motrice, cm ne tarda as à l'abandonner pourTépuration sèche.

Nous avons vu que pour éliminer l'ainmoniague on était arrivé

employer la sciure imprégnée de solutions métalliques placée iir des claies. On fit de même pour la chaux, seulement on suprima la sciure et on se contenta d'un lit de mousse de quelques entimètres de hauteur sur lequel on étala la chaux éteinte.

L'usage de la chaux remplit évidemment toutes les conditions 'une bonne épuration ; mais dans les grandes villes son emploi evient impossible, à cause de la main-d'œuvre énorme qui en ésulte. On a donc dû se préoccuper de trouver une autre matière dépuration plus avantageuse.

La procédé proposé par M. Laming est remarquable par son légance et son extrême simplicité.

Le produit dont il fait usage est le peroxyde de fer hydraté, •e*0',HO. Tout le jeu de Tépuration repose sur la propriété qu'a B peroxyde de fer de donner, en se combinant à l'acide sulflydrique, un sulfure correspondant à l'oxyde. On a, en effet, ;HS + FeW,=Fe*S'-{-3H0. Si on expose ensuite à l'action de 'air le sulfure ainsi formé, il attire Toxygène. Le soufre est léplacé et le métal seul s'oxyde en reproduisant le corps primi- If, le peroxyde hydraté.

Le peroxyde est le résidu d'une opération précédente; voici, m effet, comment on l'obtient : Les usines qui font usage des sels aétalliques pour l'épuration de Tammoniaque substituent au chlo- •are de manganèse du suKate de fer dont le prix n'est guère plus jlevé, environ 7 fr. les lOOkilogr. On prend 1 hectoUtre de sciure, )ii pulvérise grossièrement 40 kilogr. de sulfate de fer qu'on y nélange, et l'ou fait passer dans la masse un courant de vapeur l'eau. La dissolution s'opère et la sciure en est complètement mprégnée. Le carbonate d'ammoniaque du gaz, en passant dans ;e mélange, se transforme en sulfate en dégageant de l'acide carbonique. Après le lavage, pour en extraire le sulfate, il reste de l'oxyde de fer très-divisé qui passe rapidement àl'état de peroxyde. Dn répète deux fois encore l'addition de 40 kilogr. de sulfate de fer et on finit par accumuler ainsi dans la sciure 12 à 15 pour 100 i'oxyde. Alors, avant de faire servir la substance ainsi préparée à l'élimin tion de l'acide sulfhydrique, on y ajoute un dixième de chaux éteinte qui aide larevivification, en même temps qu'elle décompose le peu de sulfate de fer formé pendant l'oxydation à l'air. A cet état elle est portée dans les cuves, et, lorsqu'on la retire,

ÉCL KCLAIRAGE PAR LE GAZ. 2U |^

de rouge elle est devenue noire : la sulfuration s'est accompfie. On la jette sur le sol dans un endroit où Tair circule JEacilem^ et de temps en temps on la remue à la pelle pour changer les Ij

surfaces. L'action est rapide. Il se développe de la chaleur, et w I .^ bout de quelques heures elle a repris sa couleur rouge. 1^

Au bout de cinq ou six mois, on fait ime nouvelle addition k chaux, et le service recommence. Une même matière peutainâ II i épurer pendant dix-huit mois. Les avantages de ce système sont 11 l trop évidents pour qu'il soit besoin de les rappeler. Il est bon de Iwc dire cependant que Tacide sulfhydrique seul est enlevé et q« l'acide carbonique reste dans le gaz, inconvénient assez grand, car lorsque le gaz est pauvre par lui-même cet acide abaisse le 1 1 pouvoir éclairant d'une manière très-sensible. Mais rien n'esl \ù plus simple que d'y remédier, presque sans dépense. On peut, en h effet, placer à la suile des cuves à oxyde une cuve avec un ott |^ deux lits de chaux qui fixe l'acide carbonique. Lorsque la chaux est carbonatée, il suffit de la jeter dans une cornue, la décomposition du carbonate s'opère et le produit retrouve son alcalinité première.

Le système d'épuration directe a pour objet de distribuer le gaz par des conduites isolées dans des cuves n'ayant entre elles aucune communication , de sorte qu'après avoir traversé une seule cuve il se rend au gazomètre ; lorsque le papier de plomb présenté à un jet de gaz indique la présence de l'acide sulfhydrique, la cuve est mise hors de service et renouvelée, du moins en partie. Cependant l'action de la matière épurante n'est pas épuisée, comme nous allons le voir. On travaille par ce procédé avec une pression plus faible que dans le système méthodique.

Celui-ci a sur le précédent l'avantage de réduire la main-d'œuvre, en ne soumettant à la reviviflcation que des matières complètement inactives. Ainsi, au lieu de se rendre au gazomètre après son passage dans une seule cuve, le gaz passe d'abord dans une cuve très-vieille (18 à 22 heures de durée), ensuite dans une seconde plus récente, enfin dans une cuve neuve (4 à 6 heures de durée) qui complète Tépuration. Nous avons déterminé la valeur de chacune de ces cuves, ou du moins des deux plus anciennes ; voici les chiffres que nous avons recueillis : nous devons dire que chacune d'elles contenait 15 hectolitres de matière épurante à Toxyde de fer, la fabrication totale de l'usine étant de 15,000 mètres cubes par vingt-quatre heures.

FABniCATION OU OAZ.

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