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DES APPAREILS DE COMBUSTION. ÉCL

quelquefois plus grand que celui du tube ou corps du bec. L^inté-

rieur de cette tête est évidé de manière à présenter une forme demi-sphérique , mais n'avançant pas assez pour être concentrique à la sphère extérieure. Cette tête est fendue d'im trait de scie perpendiculaire, qui la divise dans le sens de sa longueur en deux parties égales. Du rapport ménagé entre les différentes parois de la tête du bec résultent les formes et dimensions de la flamme.

En effet, les parties latérales étant plus ^^bec-éventafl! " minces laissent passer facilement le gaz dans

le sens horizontal, tandis que la paroi supérieure, qid se trouve plus épaisse, oppose un obstacle plus prand à l'écoulement; il en résulte que le gaz prend en s'échaplant une forme étalée.

Les dimensions de la tête du bec, Tépaisseur de ses parois et lortout la section d'écoulement ont une influence très-grande, aon-seulement sur la forme de la flamme, mais encore sur Tintensité du pouvoir éclairant. Cette influence est telle, qu'il est possible, par des modifications presque insensibles, d'obtenir l'un même volume de gaz des intensités lumineuses variant dans le rapport de t à 2.

Mais quelle que soit la nature du bec employé, il est ime condition essentielle à remplir : c'est de brûler le gaz sous une pression uniforme, que l'on doit maintenir autant que possible entre les limites restreintes de 3 à 6 millim.

Cette partie très-intéressante de l'éclairage est restée longtemps dans la routine où lavaient tenue les fabricants. Depuis quelques années seulement on a déterminé rigoureusement la valeur des divers éléments constitutifs du bec éventail.

« C'est en se fondant, dit M. Bouyon, sur une théorie fausse de la combustion du gaz, qu'on a tenté de réaliser des améliorations. Le gaz, dit-on généralement, ne donne pas son maximum d'intensité, parce qu'une partie plus ou moins grande échappe toujours à la combustion; mais en réalité la perte de pouvoir éclairant provient d'une combustion trop complète, du moins trop rapide, des particules charbonneuses en suspension dans la flamme. >

Il résulte des travaux de cet habile ingénieur que, pour brûler ejG&cacement, le gaz doit s'échapper lentement, sous une faible pression, par ime section la plus grande possible, dans des

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limites, cependant, qui assurent à la flamme une .fixité et une forme convenables. Il est arrivé ainsi à rejeter tous les apparëb brûleurs de petite section alors en usage, compris dans les limites de 0,1 de millimètre à 0,3, pour ne conserver que des becs dontia fente a au moins 0,5 de millimètre pour les dépenses dé gaz les plus faibles. Cependant, comme il peut exister une cause de perte considérable, par suite d'une augmentation de la pression, il a soin de placer à l'entrée du bec, dans la partie cylindrique, un régulateur foi'mé d'une toile métallique très-fine et d'un disque percé d'un nombre de trous en rapport avec l'importance du débit du bec. Cette simple disposition assure à l'appareil ime limite extrême que les plus fortes pressions ne peuvent faire dépasser. Plus récemment, M. Dumas, chargé de déterminer les meilleures conditions de la combustion du gaz, est arrivé à des résultats identiques, et, proposant définitivement le bec à large fente, aiail entrer l'éclairage public dans une voie de progrès, où auraient échoué des mains moins autorisées que les siennes. On donne le nom de bec Manchester à im petit appareil fort

simple dont la construction diffère essentiellement de celle du précédent. Il a ordinairement la forme d'un cône tronqué dont la section supérieure est percée de deux trous qui se recourbent Tun vers l'autre, de façon que les deux jets de gaz se rencontrent à la sortie ; de ce choc résultent un aplatissement de la flamme, qui s'étale dans un plan perpendiculaire à l'orifice de sortie, et un ralentissement dans l'écoulement du gaz, qui brûle alors avec une flamme molle parfaitement utilisée. Ce genre de brûleur, lorsqu'il est réglé avec soin, fournit le maximum d'intensité du gaz, et peut être mis sur la même ligne 'que le bec-éventail à large fente.

On a proposé, sous différents noms , un nombre considérable de petits appareils ayant pour but de réduire la dépense du gaz, tout en fournissant une même quantité de lumière. Le principe de presque tous repose sur l'action produite, par l'interposition avant le bec, de certaines matières, telles qtie pierre ponce, étoupes, disques de flanelle, etc., qui n'ont d'autre résultat que d'agir comme régulateurs en diminuant la vitesse d'écoulement du gaz. Il faut ajouter que l'usage en est avantageux, quoiqu'ils ne foiir-

Fig. 344. —Coupe du bec Manchester.

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