DES APPAREILS DE COMBUSTION. £CL
Hissent pas cependant le maximum d'effet, les substances interposées ayant la propriété de condenser de petites quantités
• d'hydrocarbures. C'est sur le même principe qu'est fondé Tem- : ploi de l'anneau de platine placé dans la flamme très-près de la i fente du bec. Le platine n'agit point ici, comme on pourrait le ? croire, en émettant une lumière propre par suite de son incan-
• descence, car il s'échauffe à peine; mais en écrasant le gaz à sa
• sortie et mettant obstacle à son écoulement ; du reste il ne proi duit pas d'effet sensible sur le bec à large fente et le bée Man- 'Chester, et le platine peut être remplacé par un métal quel- - conque.
BECS A DOUBLE COURANT d'aIR.
L'emploi de ce genre de becs est plus limité que celui des précédents ; il paraît cependant réaliser toutes les conditions d'une l)onne combustion. Il se compose de deux cylindres concentriques surmontés d'un anneau en fer ou en bronze, dont la partie supérieure est percée de trous donnant passage au gaz; celui-ci, en trûlant, forme autant de petits jets distincts qu'il y a d'ouvertures. L'intervalle de ces trous est assez rapproché pour que le gaz brûle sous forme de nappe cylindrique non interrompue. Il est facile de voir qu'ici la somme des trous, variant de 8 à 25, présente au dégagement du gaz un orifice de sortie total plus considérable relativement que le bec-éventail à large fente ; aussi la flamme est-elle fuligineuse et sans aucune stabilité. On sait, d'un autre côté, que le maximum de pouvoir éclairant donné par une flamme quelconque se trouve à l'extrême limite où les particules charbonneuses tendent à se dégager sous forme de fumée; il en résulte que, brûlant dans ces conditions, il y a perte de pouvoir éclairant. 11 faut donc utiliser cet excès de carbone, c'est le résultat que produit le verre; mais il est important, en même temps, de régler l'appel d'air produit pour éviter une combustion trop complète.
M. Bourguignon a proposé à la Société d'encouragement un appareil de son invention, lefumivore, destiné, d'après l'auteur, à détruire les émanations délétères des lampes et du gaz. Il consiste en* un globe dépoli, ouvert aux deux extrémités en un large entonnoir renversé. L'ouverture inférieure, d'un diamètre peu différent de celui de la cheminée , s'applique sur elle, et l'autre reçoit l'extrémité évasée d'un tube de cuivre droit ou contourné, qui est terminé inférieurement par une petite capsule
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percée à la partie supérieure d'un grand nombre d'ouYertores.
Les gaz, pour g' échapper, traversent le tube, en sortant parles ouvertures pratiquées au-dessus de la capsule ; les vapeurs, en se condensant dans le trajet, retombent à Tétat liquide. M. Payent reconnu, ce qu'il était facile de prévoir, que les produits de lacon» densation n'étaient que de l'eau, .quelquefois rendue acide par l'acide sulfureux, lorsque le gaz était mal épuré.
Il vit en même semps, ce dont ne se doutait pas l'inventeur, que l'intensité lumineuse se trouvait accrue considérablement, la dépense de gaz n'augmentant pas; effet dû à ce que le couraot d'air, se trouvant ralenti, n'arrivait à la combustion qu'en qoaa» tité nécessaire pour brûler le gaz, et ne refroidissait pas inutilement la flamme. La moyenne de plusieurs expériences indiquât ime augmeni^ation de lumière produite par le fumivore dans k rapportdel76à 100. »
Enfin M. Chaussenot a proposé de garnir le bec de deux vcârt» disposés de telle manière que l'air, s'introduisant entre les deat enveloppes, puisse s'y échauffer avant d'arriver au foyer. Onf! obtenu ainsi sur le bec simple une économie de 33 pour 100.