‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 160 sur 290 · ENGRAIS MINÉRAUX. ENG · texte numérisé non relu

ENGRAIS MINÉRAUX. ENG

C'est sur les terrains argileux, calcaires et sablonneux qu'il x^ussit le mieux. Ses effets sont encore plus remarquables, lors- ^|u*il est associé au fumier.

Son efûcacité, très-marquée sur les légumineuses, est assez sensible' aussi sur le tabac, le colza, le chou, le chanvre, le lin, mais ;presque nulle sur les céréales.

SiUfate de fer, — MM. Gry, Leclercet Maître ont démontré que le mlfate de fer, en proportion convenable, peut influencer favoxablement la végétation. Son action ne diffère pas de beaucoup de celle du plâtre. Il coûte plus cher.

Acide sulfurique. — On a proposé , dans les pays à sol calcaire éloignés de carrières de plâtre, de suppléer à ce produit en arrosant le terrain avec de Tacide sulfurique étendu d'eau.

Cm^ORURE DE SODIUM.

Dans la bonne culture, lorsqu'on fume convenablement la terre, la quantité d'alcalis enlevés par la récolle est remplacée surabondamment par les alcalis contenus dans le fumier qu'on lui donne. Il existe cependant des sels alcalins qui ne manquent pas de profiter à la végétation.

Il est hors de doute que le sel marin en excès nuit à la végétation; les terres salées en sont une preuve : mais, employé dans une proportion convenable, il ajoute à la fécondité du sol.

Suivant M. Becquerel, les plantes en absorbent une assez grande quantité; et M. Lecoq a démontré que par son action elles s'assimilent une plus grande quantité* de carbone. Mais il a aussi une action indirecte ; car le chlorure de sodium, mêlé au carbonate de chaux, sous Tinfluence combinée de Thumidité, de l'air et de, la capillarité, se change en carbonate de soude.

Quoi qu'il en soit, on ne doit jamais l'employer qu'avec les plus grandes précautions.

Il faut le dissoudre dans Teau en petite proportion, et arroser de cette solution les plantes déjà levées : les semences en germination en seraient endommagées. On peut aussi le mêler aux fumiers.

Les grandes pluies l'entraînent dans les couches inférieures du sol ' la sécheresse le rend nuisible. Aussi exige-t-ilun degré convenable d'humidité.

Daas les terrains sablonneux et légers, comme dans ceux argileux et forts, le sel est nuisible : c'est dans les sols argilo-calcaires qu'il exerce la plus favorable influence.

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Suivant MM. Girardin, Dubreuil et Fauchet, on doit en donner de 200 à 500 kil. par hectare. D'après M. Lecoq, il en faut pour h luzerne 150 kil. par hectare; pour le froment et le lin, 250; pour Torge et les pommes de terre, 300. C'est un engrais d'un prix élevé, lorsqull est frappé d'un droit; néanmoins il procure uo certain bénéfice.

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