‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 173 sur 290 · ESSENCE DE TÉRÉBENTHINE. ES S · texte numérisé non relu

ESSENCE DE TÉRÉBENTHINE. ES S

3 ainsi le vernis copal. Elle dissout Thuile de lin rendue sicca- 'e par Taction des oxydes de plomb ou de manganèse et aussi

la cendre, et sert au vernissage du cuir et de la toile cirée, action de Tair chaud Tévapore et laisse le vernis gras à la sur- 2e de la peau sur laquelle il a été appliqué. Ce vernis ainsi privé sasence présente une particularité intéressante : la chaleur ne £t pas à le rendre absolument sec au point de n'étVe plus liant et de ne plus se ternir. La lumière est nécessaire à la mo- Bcation d'un principe que paraît engendrer Tessence, et qui ippose à la dessiccation absolue.

L'essence de térébenthine dissout aussi Thuile de lin et l'huile Billette crues, et chacun sait que les peintres en font pour ce moune consommation énorme. Elle sert à délayer et à coucher le lange d'huile avec lacéruse ou le blanc de zinc, qui après son .poration constitue la couche de peinture. Elle présente dans emploi une singularité inexpUcable. Il est certain qu'elle est, is certains cas, la cause d'inconvénients graves pour la santé ceux qui la manient, et que, dans d'autres cas, elle paraît fîènsive. M. Leclaire, peintre, qui s'est beaucoup occupé de ce et, pense que l'essence est plus nuisible dans la peinture au •mb que dans la peinture au zinc, et il est fort possible qa'il en t ainsi.

-1 est constant que l'essence de térébenthine est modifiée par ^x, et qu'elle l'est surtout par l'air en présence de Teau. Schœnbein a vu qu'en même temps que l'essence de térébenxie, au contact delair et de l'eau, s'oxyde et devient résine, il se Tne de l'eau oxygénée dont on peut constater la présence par le Xctif que nous avons fait connaître, l'éther et l'acide chromi- .^. (L'eau oxygénée donne naissance à de l'acide surchromique d teint l'éther en bleu.) M. Leclaire a constaté que si l'on expose à l'air dans une boîte

bois peint à l'huile et à l'essence un vase contenant de l'eau, lis, qu'après un temps de contact suffisant, on laisse l'eau s'éva- ►rer, on recueille des cristaux qui présentent l'apparence du Irate d'urée, et qui paraissent être identiques avec les cristaux hydrate d'essence de térébenthine, que M. Deville prépare si faiement en abandonnant à lui-même un mélange de 8 d'essence, i'alcool à 80 pour 100 et 2 d'acide azotique à 1 ,25 ou 1,30. On comprend, en présence de cette action si complexe de l'air de l'eau sur l'essence de térébenthine, que les choses puissent passer différemment pour les difîérents individus, suivant leur

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