II.— ESSENCE DE TÉRÉBENTHINE
La pâte de térébenthine (celle du pin maritime) donne à lad*! tillation un liquide fluide de la nature des huiles volatiles qn'oi appelle essence de térébenthine, ou improprement huile detért" benthine. Cette distillation se fait dans les appareils les plus s» 1 pies. Il serait bon qu'elle fût effectuée au bain de sable, miaBli^ encore sous Tinfluence de la vapeur d'eau surchaufFée selon 11 j méthode indiquée par Gay-Lussac. C'est de toutes les esseDCil celle qui se vend le meilleur marché; aussi sert-elle à falsito| toutes les autres.
L'essence du commerce est toujours altérée; on la purifie a fc la distillant avec de Teau; puis on la sèche par l'action ducUo-l rure de calcium. L'huile pure est incolore, très-fluide ; unegoaJtel versée sur une feuille de papier s'évapore sans laisser de rèsiih (il est important d'employer, pour cette épreuve, du papier safl colle, autrement la résine qui forme l'encollage du papier, se (» solvant dans l'essence, formerait un cerne qui ferait croire àl» présence d'une impureté). L'essence pure et récente a pour densité 0,86; elle bout à 156°. Elle est sans action sur le tournesol humide; aussi l'emploie- t-on depuis bien longtemps pour dégraisser les étoffes; elle sert aussi à la confection des vernis. Elle dissout la plupart des résines, même, dit-on, celle de copal dur. si elle a été réduite en poudre impalpable, et soumise, pendan longtemps, au contact de l'air chaud dans ime étuve. Ell< est miscible à la dissolution du copal dans l'huile, et consû