ÉTHER ET CHLOROFORME. ÉTH
r est le résultat. L'air de l'appareil, Tacide carbonique int de la réaction et ayant échappé à l'action de la chaux issés avec fracas ; une petite quantité de chlore les accom- Une certaine portion de chloroforme distille ainsi dès les 'S instants, on la recueille dans le flacon F au moyen, du caoutchouc que Ton fait plonger dans l'eau que ce flacon le. Au bout de quelque temps, lorsque le dégagement viogaz a cessé, on arrête complètement la vapeur; la réacrche d'elle-même, le chloroforme se produit peu à peu,
température se trouve alors insuffisante pour le volati-
une petite portion seulement, entraînée mécaniquement, 3 condenser dans les appareils. Lorsqu'on juge que la i est terminée, on ouvre la vapeur de nouveau, mais avec ion cette fois, et en n'introduisant que la quantité suffiour mettre le chloroforme en ébulUtion. Celui-ci distille*
se condenser dans le manchon R d'où on Tenlève au fur sure que son niveau s'élève, ce qu'il est facile d'apprécier en du tube de verre P.
les tourilles K, K', se condensent une petite portion de )rme, d'alcool et d'eau chlorée; c'est au moyen de ces 1, et afin de n'en perdre aucune partie utile, que l'on met
le chlorure de chaux, ainsi que nous l'avons indiqué au Qcement de Topéralion. La transformation complète de
en chloroforme exige, dans l'appareil que nous venons ire, quatre heures environ.
Lccidents qui peuvent se produire dans le cours de cette ion ont, au point de vue du rendement, une grande grai la réaction est trop vive, et ce fait se produit surrsque la quantité de chaux en excès est insuffisante, la ) se boursoufle outre mesure, est entraînée hors des appa-
se trouve naturellement perdue. Quand le chlorure est dans une très-grande quantité d'eau, la réaction est plus :e, et ce serait là un avantage important dont on pourrait ' s'il n'entraînait pas la nécessité d'employer des vases trop , et si surtout il n'ofî'rait pas le danger de laisser une trop
quantité d'alcool inattaqué. Quant à cet élément de la ition, il est nécessaire qu'il soit toujours en excès, sinon tiendrait des produits plus chlorés que le chloroforme; de 5 liquide obtenu dans de semblables circonstances se trou- :rès-chargé de chlore, et, quelques instants après sa prén, on le verrait s'échauffer vivement et se décomposer
ET H ^TH£R ET CHLOROFORME. SUlSS*^
partiellement en fournissant des produits plus chlorés. Ce denûalog accident se produit d'une manière assez fréquente, et lonîmilCe souvent le chloroforme, quelques instants après sa préparation,! èE s'échauffer et subir une effervescence assez vive due à cette réac-l je tion du chlore qui détruit une portion du chloroforme produit. | pJ Le moyen qui nous paraît le meilleur pour parer à cet accident consiste à ajouter au liquide condensé, au sortir de ralambic,et avant même que le chloroforme soit entièrement séparé parTeau, une dissolution faible de carbonate de soude.
UECTIFICATION DU CHLOROFORME.
Les produits recueillis aux différents moments de la réaction sont mélangés et additionnés de 4 à 5 fois leur volume d'eau, à laquelle on a ajouté un peu de carbonate de soude. Celui-ci a 'pour rôle d'enlever quelques traces de chlore libre, tandis que Teau sépare le chloroforme en une couche insoluble qui se précipite au fond du hquide. On sépare cette couche par décantation, et on la conserve à part pour rectifier à la fois les produits de plusieurs opérations successives.
Pour opérer cette rectification, on place d'abord le chloroforme brut dans une baratte, et on le mélange par un battage énergique avec une petite quantité d'eau destinée à lui enlever les dernières portions d'alcool, etc., qu'il renferme; on continue le battage du mélange jusqu'à ce que le chloroforme, séparé de Teau qui le surnage, marque 48° à l'aréomètre de Baume. On le recueille alors et on l'additionne d'une petite quantité d'acide sulfurique: celui-ci, carbonisant diverses impuretés organiques, colore fortement le hquide; on agite quelques instants, puis on laisse reposer douze heures environ. On lave à l'eau pour enlever Tacide sulfurique, et enfin, après ce lavage, on distille le chloroforme au bain-marie dans un alambic ordinaire où Ton a eu soin d'ajouter une petite quantité de carbonate de soude pour satui'er l'acide sulfurique libre que le lavage n'aurait pas enlevé.