II.— DICT. DE CHIHIB INDUaiBIBLLB
heures. L'huile est alors très-limpide. On ajoute par hectolitre 25 à 30 litres d'eau tiède (+35(* à 40'') et on bat pendant une dizaine de minutes. Un courant de vapeur vaut mieux. On fait écouler Thuile dans de grands bassins où on Tabandonne à ellemême pendant trois à quatre jours. La séparation de Thuile et de Teau acide est complète au bout de ce temps ; l'huile surnage et présente deux couches : la couche supérieure d'huile épurée trèslimpide, la couche inférieure d'huile troublée par un dépôt noir. On enlève soigneusement la première; la seconde, soumise à un turbinage, au travers du coton serré entre deux toiles métalliques, donne encore beaucoup d'huile claire. L'eau acide est employée à divers usages (fad)rication des couperoses, du sulfate d^ammoniaque, etc.). Le déchet s'élève de 1 1/2 à 2 1/2 pour 100.
XL Dubrunfaut a modifié cette opération. Dans son procédé, aussitôt l'huile devenue verte, il ajoute de la chaux en bouillie de manière à saturer l'acide ; il laisse déposer le plâtre formé, puis fait couler Thuile dans de grands fûts où elle est battue avec de la poudre de tourteau sec (8 kilogr. par hectolitre) pendant une vingtaine de minutes. Au bout de huit jours environ, les deux tiers de Thuile sont parfaitement éclaircis; on les enlève et on les remplace par de l'huile trouble. On continue ainsi jusqu'à ce que les 8 kilogr. de tourteau aient produit la clarification d'une trentaine d'hectoUtres d'huile.
Le procédé Thénard parait avoir été indiqué en Angleterre, dès Tannée 1790, par Gower. En France, un fabricant de Lille, nommé Leroy, avait proposé et employé , dès 1788, l'acide azotique à 26°. Trois litres suffisent pour 1,000 litres d'huile. L'épuration est bonne, car le déchet s'élève à 4,8 pour 100. L%uile est très- , belle, propre à l'éclairage et au graissage des laines.
11 est certaines huiles que l'on se contente de faire bouillir une ou deux fois avec de l'eau pour les épurer. C'est ce qu'on fait pour rhuile de pieds de bœuf.
L'horlogerie emploie une méthode très-simple pour purifier les huiles : on plonge dans Thuile une lame de plomb bien décapé. Avec le temps, il se forme de l'oxyde de plomb combiné avec les matières qui nuiraient le plus à l'usage spécial de Thuile. On n'a pas étudié cette action.
M. J. Roth emploie un procédé de son invention pour rendre les huiles propres au graissage en empêchant la formation de la gelée ou cambouis, si nuisible au jeu des machines.