‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 277 sur 290 · MATÉRIAUX NATURELS. MAT · texte numérisé non relu

MATÉRIAUX NATURELS. MAT

Tous les monuments du vieux Paris, depuis les Thermes de fulien jusqu'à la tour Saint-Jacques, ont été construits avec des pierres tirées aux portes mêmes de la ville, aux faubourgs Saint- Marcel et Saint-Jacques. La basilique de Philippe Auguste et de saint Louis n*a pas eu d'autres matériaux.

Les architectes de la Renaissance, en gardant l'excellente pierre iure de la plaine pour les soubassements et les corniches, introduisirent en élévation, au Louvre et à l'Hôtel de ville, la pierre tendre de l'Oise, la pierre de Saint-Leu, qui remplaça les assises de lambourdes, baûcs de qualité inférieure du bassin de Paris. Les irergelés, autres pierres tendres, très-appréciés aujourd'hui, n'arrivèrent que plus tard. Sous Louis XV, les carrières s'étendirent encore. On alla à Conflans, vers Pontoise, chercher la pierre demi-dure, avec laquelle on bâtit le Garde-Meuble. Quelques années après, Perronet, créateur de l'École des ponts et chaussées, ouvrit les carrières de Taillancourt, dans le Vexin, et en tira les matériaux des ponts de Neuilly et de la Concorde.

A notre époque, les chemins de fer ont étendu le rayon d'approvisionnement de Paris. Les calcaires oolithiques de la Bourgogne ou delà Lorraine viennent en concurrence avec les pierres que la navigation amène des carrières tertiaires de l'Ile-de-France et du Vexin. Et pour trace de Tétat ancien, il nous reste, sous les quartiers de la rive gauche, des catacombes incomplètement connues,, dont les affaissements sont combattus par un service de surveillance spécial sorti de la pensée de Colbert.

Pierre de-Château-Landon. — La dernière assise que l'on rencontre, et qui est d'origine lacustre, contient la belle pierre de Château-Landon, très-dure et pouvant prendre le poli. Ces carrières inépuisables sont encore une découverte de Perronet, qui les ouvrit pour la construction du pont de Nemours, sur le Loing. Marbres. — La nomenclature des calcaires serait incomplète si Ton n'y rattachait celle des marbres. On sait que le marbre s'est produit par métamorphisme au contact des roches éruptives, traversant la masse des dépôts sédimentaires. Ainsi le marbre des Pyrénées est im calcaire de transition qui, enveloppant souvent les couches de houille, a subi plus qu'un autre Faction des feux souterrains; il est remarquable par la variété de ses vives couleurs. Lesmarbresde Sainte-Anne (Flandre), à teintes plus sombres, fort employés pour cheminées, ont aussi été colorés par la distillation des houilles.

Au métamorphisme du lias inférieur, on attribue la formation

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