MAT MATÉHIAUX DE CONSTRUCTION
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ROCHES QUARTZEUSES. lrj:t
Les roches gaarizeuses représentent des états divers de radèel^*^ silicique pur. i"^
Ouartzites, — Le quartz hyalin en cristaux blancs, et les quart- p zites, espèces de grès gris ou rouges, très-fortement agglomérés, P se trouvent dans les terrains de transition ; ils donnent lesm©l-|?^ leurs matériaux d'empierrement, résistant bien à la circulation p et ne formant qu'une boue maigre. V l
Grès rouge et grès bigarré, ^En s'élevant à l'étage des Vosges, on j^ rencontre le grés rouge et le grès bigarré, qui représentent à peu j ^ près les seules pierres d'appareil qu'on puisse chercher dam cette classe. Mais aussi la supériorité leur appartient. Le grès bigarré du Wurtemberg, à raison de son inaltérabilité à Tair, de sa légèreté, de son aptitude à recevoir les sculptures les plus délicates, a été choisi par un congrès d'architectes pour les travaux d'achèvement de la cathédrale de Cologne. Le grès rouge participe un peu des mêmes qualités ; les cathédrales de Strasbourg et de Mayence, beaux types de l'architecture romane et ogivale, annoncent par leur âge et leur couleur le mérite de la pierre des Vosges.
Grès verts. — Les grès verts, lit inférieur de la craie, ne livrent gu ire que des assises de soubassement ou du moellon, que Tarchi lecture militaire a utilisé souvent au moyen âge.
Cirés bleus. — Dans les terrains tertiaires, les grès deviennent teudres et absorbants. Les roches de Fontainebleau ne sont parfois que du sable pur. Il faut les couches bleuâtres et plus compactes de la vallée de l'Yvette pour retrouver des matériaux de pavage résistant à la fatigue de la circulation dans Paris.
D'^ns le Nord, des grès provenant de blocs erratiques sont appliqués aux soubassements, rarement aux murs d'élévation; ils ont le grave inconvénient d'attirer et de retenir l'humidité.
Silex. — Les silex de la craie, connus sous le nom de galets et de pierres à fusil^ procurent au contraire d'excellents moellons, irrégulièrement arrondis, mais adhérant fortement au mortier par leurs affinités chimiques. On les emploie beaucoup au Havre, et dans les ports de la Manche, pour en former les massifs des murs de quai. On obtient ainsi avec le temps de véritables rochers qui résistent d'une pièce au choc des vagues.
Meulières. — On doit faire aussi grand cas des meulières, silex caverneux qu'on rencontre à Tétage tertiaire inférieur, dans les
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terrains d'eau douce de la Brie ou de la Beauce ; la meulière constitue le fond de toutes les constructions exécutées par les services publics à Paris. Elle est dure, légère, inaltérable ; elle absorbe le mortier, se l'incorpore et en devient inséparable. Unie aux ciments, elle forme des bétons, qui permettent de mouler lies galeries d'égout de 6 mètres d'ouverture, ou de jeter d'une pièce des voûtes de pont de 30, 35, 40, 45 mètres. Le béton de meulière et ciment est une sorte de fonte par la voie humide ; il se prête à tous les moulages et ses applications grandissent chaque jour.
Sables. — Enfin, les sables qu'on ramasse en gros grains dans le lit des rivières, ou qu'on trouve par couches épaisses dans le sol, cmt été des matériaux quartzeux, réduits en fragments dans le parcours qui a précédé leur dépôt. Le sable pur, le sable graveleux de la Seine, par exemple, est excellent comme élément de mélange avec la chaux des mortiers; sali par l'argile, comme dans les sols vaseux, ou par des coquilles comme sur le bord de la mer, il perd beaucoup de ses qualités, mais on peut les lui rendre en le lavant à grande eau.
ROCHES GALGAmES.
Nous arrivons aux roches calcaires, les plus importantes et les plus utiles de toutes, non-seulement parce qu'elles Hvrent des pierres d'appareil et du moellon à la moitié de la France ; mais parce qu'elles seules procurent la chaux, élément indispensable des mortiers. Il n'y a pas aujourd'hui de constructions possibles, xd même d'agriculture sans les calcaires. Heureusement la nature nous les a prodigués.
Calcaire carbonifère, — Dès le terrain houiller, on découvre des calcaires carbonifères exploités souvent comme marbres, parfois comme pierre à bâtir, mais plus encore comme pierre à chaux. La pierre de Soignies, employée à Bruxelles, et qui est d'un beau grain, ferme et bleu ardoisé, les marbres de Flandre ou de l'Ouest, les chaux agricoles qui ont transformé les landes de la Bretagne appartiennent à cet étage.
Calcaire oolithique, — Dans la formation jurassique, les carrières commencent à abonder. La grande oolithe fournit la pierre de Gaen, jaimâtre, à petits grains qui rappellent des œufs de poisson. Médiocrement dure, mais résistant bien à l'air, elle a servi à bâtir les égUses romanes de Guillaume le Conquérant ; elle a mérité d'être transportée en Angleterre pour y former les assises de la
MAT MilTÉRlAUX DE CONSTRUCTION. 4ffi 1
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vieille abbaye de Westminster. La pierre de Bourgogne, qui vient In^ à Paris sous le nom de pierre de Tonnerre et qui est demi-duie,l se rattache au même degré de l'échelle et participe des mêmes iv caractères : elle résiste aux intempéries et ne se laisse pas péné- 1 . trer par la pluie. La partie supérieure de Toolilhe n'a guère de j t bon que la pierre de Portland, blanche, fine, susceptible d'une l belle taille, et qui forme à Londres les escaliers et les construo I,. tiens de choix : elle sert comme notre pierre de liais et en a l'apparence.
Craie ^ tuffeau, — L'étage de la craie présente des pierres tendres; on commence par le tuffeau, calcaire qui touche au grès etqd contient parfois jusqu'à 20 pour 100 de silice. Cette pierre, molle comme du fromage lorsqu'elle sort de la carrière, se taille alors et se sculpte au couteau ; plus tard, après un an d'exposition à Pair, lorsqu'elle a perdu son eau, elle devient d'un blanc vif et d'une résistance suffisante pour des constructions particulières. La Touraine et la Saintonge sont les pays du tuffeau ; l'exploitation s'y fait en grand ; la Loire, la Charente et les chemins de fer en distribuent les produits, qu'on reconnaît à leur blancheur et à l'ornementation qui couvre à profusion les surfaces de taille. Les boulevards d'Angers montrent l'excellent parti que le sculpteur et l'architecte peuvent en tirer.
Craie blanche. — La craie blanche de Champagne ou de Normandie, quoique souvent friable, admet parfois des extractions à fort échantillon. Les immenses caves de M. Jacquesson, à Châlon, ont été ouvertes dans la masse, et les déblais sont devenus en grande partie des pierres d'appareil ; sur la Seine, la pierre estimée de Vernon appartient à l'étage de la craie.
Calcaire grossier. — C'est en atteignant les terrains tertiaires et le calcaire grossier que Ton touche les carrières les plus anciennes et les plus riches, celles de l'Ile-de-France.
Trois assises composent l'étage :
1° L'assise inférieure, calcaire à nummulites, est puissante dans la vallée d'Oise, où elle fournit la pierre tendre de Saint- Leu;
2° L'assise moyenne, calcaire à miliolithes, s'étend sous Paris et dans POise, où elle a fourni jusqu'ici les lambourdes et les vergelés, employés en élévation ;
3» L'assise supérieure, calcaire à cérites, donne le cliquart, le liais, la roche, pierres dures de qualité supérieure employées en soubassements, en escaliers, en corniches, et exploitées encore en grand dans la plaine de Mont rouge.