‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 36 sur 290 · DES NOIRS. COU · texte numérisé non relu

DES NOIRS. COU

CHARBON DE BOIS. — La préparation du charbon de bois pour les besoins de Tindiistrie et de Téconomie domestique a déjà été in- 3iquée (voyez Combustibles, com), nous n'y reviendrons pas; les méthodes suivies dans les arts sont applicables à la confection du charbon comme couleur.

Certains praticiens emploient même le charbon ordinaire dont .Is choisissent les morceaux. Ce charbon est broyé à sec, puis Droyé à Teau et lavé pour enlever les sels solubles. La masse iivisée est égouttée, comprimée et mise en trochisques ou autrenent séchée.

Lorsqu'on se propose de préparer un charbon végétal spécialement pour la peinture, on emploie comme ligneux les brindilles le hêtre, les sarments de vigne, ou les débris de liège à bouchon. IjCs noirs obtenus portent le nom des substances dont ils proriennent, et la préparation s'en fait dans un cylindre entouré de îeu qu'on tourne sur lui-même comme un brûloir à café, ou bien encore en cuisant sous la cendre les substances à carboniser.

D'autres matières végétales sont employées ; telles sont les ^•appes de raisin après la fabrication de la piquette ou du vilaigre. On prépare avec de telles matières le noir d'Allemagne >our taille- douce. La fabrication de ce produit est toute de rouine.

Certains fabricants ont, en outre, des noirs spéciaux. C'est linsi que les noyaux de pêches, les enveloppes de marrons ou le châtaignes, etc., etc., sont des matières à noirs; mais ce sont ^ des préparations trop hmitées pour être l'objet d'un commerce Quelconque.

NOIR d'os, noir d'ivoire. — Le charbon animal destiné à la peinture provient tantôt des os, tantôt des rognures d'ivoire. On peut iire de ce produit comme du noir végétal que sa préparation t>our la peinture ne difiere pas de celle adoptée par les manufactures. Le plus souvent même on emploie comme noir des os calcinés choisis dans les usines. Le noir d'ivoire se fabrique en iraitant l'ivoire au feu comme nous avons dit qu'on faisait des îiatières à préparer le noir végétal; fon le connaît aussi sous le txom de noir de Cologne ; il est caractérisé pat son velouté.

Pour terminer cette liste, je citerai le noir de Prusse, produit de la calcination en vase clos du bleu de Prusse. Cette matière est àans importance.

noir de fijmêe. — C'est le noir d'une lampe qui file, qui donne une flamme fuligineuse; la fumée est composée, pour la ^l\s&

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grande partie, de charbon divisé, qu'on appelle pour cette raison noir de fumée, noir de lampe.

Dans la fabrication en grand on reproduit ces conditions de la lampe qui fume, c'est-à-dire l'insufiiaance d'air pour la quantité de matière à brûler. Le noir de fumée provient delà combostioD incomplète d'un corps gras ou résineux, d'un goudron.

On connaît dans le commerce deux noirs de fumée : le noir de résine, le noir de houille ou plutùt de goudi-on de houille. Quant au noir de lampe proprement dit, on n'en prépare plus. OnTobtenait en plaçant un fumivore au-dessus d'une lampe fumeuse, on même en faisant brûler avec fumée des lampes placées sous det regards qui enlevaient cette fumée et la portaient dans des chambres de repos. Les Chinois préparent le noir qui sert à la fabrication de l'encre de Chine soit au moyen d'huile, soit aTec du bois résineux.

Les goudrons ou autres matières sont placés dans la capsule

en fonte 0, laquelle est chauffée par le foyer F. Les produits fuligineux de la combustion incomplète se rendent dans la chambie

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