‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 40 sur 290 · BLANC DE ZINC · texte numérisé non relu

BLANC DE ZINC

C'est à Guy ton de Morveau , l'illustre auteur de lar nmnenclature chimique, et non à Atkinson, de Harrington, qu'il faut faire remonter la pensée d'employer l'oxyde de zinc dans la peinture. (Annales des arts et manufactures^ an IX, t. IV, p. 161.) Courtois, sous sa direction, a tenté une fabrication industrielle, mais alors les moyens de préparation manquaient et les moyens de publicité n'existaient pas, si bien que le produit, d'appuyant seulement sur des motifs d'humanité, ne put s'imposer à ime routine séculaire. On doit à M. Leclaire, peintre à PaTis, d^avoir recommencé la tâche de Guyton de Morveau. Placé dans des conditions meilleures, avec des procédés plus parfaits, un métal plus abondant, ayant à sa disposition une publicité considérable, encouragé par un corps éminent (l'Institut), soutenu par une société puissante (la Vieille-Montagne), M. Leclaire est allé bien plus loin que son devancier; aujourd'hui lïûdustrie du blanc de zinc est créée, elle prospère, et si ce n'était la faveur dont jouit le métal qui souvent en élève trop le prix, le blanc de zinc se substituerait partout à la céruse, comme il s'est déjà substituée elle pour les travaux des entrepreneurs soucieuse de la santé de leurs ouvriers et de la fraîcheur de leur peinture,

La fabrication du blanc de zinc est des plus simples ; on peut s'en faire une idée en chauffant du zinc dans im creuset ; si dès que le métal arrive à l'ébullition on enlève le couvercle, la vapeur métallique s'enflamme, le com-ant d'air emporte les produits de la combustion, c'est-à-dire l'oxyde de zinc, qui -n'est autre qye le blanc de zinc. Cet oxyde s'élève dans Tair, s'y refroidit et retombe bientôt sous forme de flocons ou de longs filaments d'une substance blanche lanugineuse à laquelle on a donné les noms de

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