COULEURS DU CUIVRE
Le cuivre donne les trois couleurs simples : le jaune, le rouge, 3 bleu. Il y a, en outre, des sels de cuivre blancs, d'autres ont noirs, il en est de verts, certains sont violets, d'autres Dnt orangés. De tous ces composés colorés, trois seulement sont mployés en peinture comme verts : les carbonates de cuivre, les 3us-acétates et les arsénites ; comme bletis, le carbonate ; comme juges, le protoxyde, spécialement pour la peinture vitrifiée.
Ve^^t de cuivre. — Le carbonate de cuivre, employé comme coumr verte, est la malachite, composé naturel que Ton rencontre ans les monts Durais, en Sibérie. On la prépare artificiellement, lais moins stable, en précipitant le sulfate de cuivre par le car- . onate de soude (deux de sulfate de cuivre, quatre de cristaux de oude). Il est convenable que la température de la dissolution soit .e 60 à 70 degrés ; le précipité, lavé abondamment à Teau chaude, si séché à Tair libre.
On peut obtenir un vert bleuâtre en remplaçant les cristaux Le soude par leur équivalent d'alcali caustique. Ce vert particulier .'appelle vert de Brème ; c'est une mauvaise couleur.
L'arsenic et le cuivre peuvent former trois verts différents par eur ton et par leur composition : le vert de Scheele, le vert de >chw^einfurt et le vert de Mittis. Le vert de Scheele porte le nom de ion illustre inventeur ; il s'obtient en précipitant le sulfate de suivre par l'arsénite de potasse.
cou COULEURS. ' 9(
Le vert de Schweinfurt tire son nom à\me ville de Bavière, o4 il fut fabriqué pour la première fois par des fabricants^ Rusz et Sattler ; l'analyse et le mode de préparation de cette couleur ont été donnés par M. de Liebig et par Braconnot. Les procédés te deux chimistes, très-différents en apparence, arrivent au mémi but, et les produits qu'on en obtient sont identiques; le vert de Schweinfurt peut être considéré comme une combinaison d'ac^ tate de cuivre avec le précédent.
Les teintes jaunes de ces couleurs m'ont toujours fait suppoeeT'i' que. leur formule rationnelle devait admettre à la fois de rarsémte ^ cuivrique et de l'arséniate cuivreux^ le jaune étant la couleur dii rhydrate de protoxyde de cuivre. Pour préparer le vert del Schweinfurt on fait réagir directement l'acide arsénieux surl'M cétate de cuivre, en présence d'un excès d'acide acétique. Lorsqia»^ le vert est formé, on le fait au besoin virer au jaune par Taddi*'^ tion du carbonate de potasse.
Voici une recette entre mille, celle de M. Wiegans; on peut dire qu'il y en a autant que de fabricants. Faites dissoudre 10 kilogrammes d'acide arsénieux dans 150 litres d'eau, ajoutai 10 kilogrammes d'acétate de cuivre, précipitez par 500 grammei ' de potasse, brassez le tout jusqu'à ce que le précipité soit Men homogène, laissez déposer, décantez sur une toile et séchez.
Le Vert de Mittis (indiqué par M. de Mittis, de Vienne) , est im arséniate de cuivre; on l'obtient directement en précipitant le sulfate de cuivre par l'arséniate de potasse. Le plus souvent cette précipitation est faite en présence de sulfate de baryte impalpable qui se teint en vert et donne ainsi un produit à bcm marché. Le vert de Paul Féronèse est également un arséniate de cuivre.
Quels que soient l'éclat et la fraîcheur de ces couleurs de cuivie, d'ailleurs vénéneuses par l'acide et par la base, il convient de lee ^ proscrire. Des faits nombreux, signalés dg-ns ces derniers temps, ont prouvé que l'emploi de papiers verts à l'arsenic était la cause de maladies dont on ne savait trouver l'origine et qui souvent avaient les suites les plus funestes.
Plusieurs combinaisons de l'acide acétique et de l'oxyde de cuivre sont employées dans la peinture ; le vert-de-gris est un acétate de cuivre tribasique. On l'obtient en exposant le cuivie à l'action simultanée de l'oxygène atmosphérique et de l'adde acétique. On demande ce dernier acide aui sources qui le donnent au moindre prix. A Montpellier, on emploie directement