DORURE ÉLECTRO-CHIMIQUE
Dans les procédés que nous allons indiquer, nous nous attaherons principalement à décrire les moyens dont une longue iratique a consacré l'usage, laissant de côté bien des détails dont i description nous entraînerait trop loin.
Avant de procéder à la dorure d'une pièce quelconque, la prelière opération est le décapage; c'est la plus importante de )utes, car d'elle dépend le succès des opérations suivantes. Le ècapage est différent suivant la nature du métal sur lequel on père ; nous appellerons décapage chimique celui qui s'applique u bronze et au laiton, et décapage mécanique celui qui est écessité par le maillechort, l'argent, le fer et les alliages d'édn.
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//-éai/zo^^,— 'f>r ifffmicr 1/ain est composé d'eau-forte ayant *<frvî \ouitUnu\m a de précédentes opérations. Il suffît pour 1( uufUU^A' h nie»iire qu'il «'épuise d y ajouter un 20* de son vot iïmUUt tn^it : il e«t toujours en état de servir. Son but es Irafi^frinner Toxy^iation inégale des pièces en une teinte n» lUltut IfUm ijijjfonne après le rinçage, et d'empêcher une atta trop vive (latin le bain fiuivant, des parties où le cuivre est tfiin/i nu.
Ui mnunul ont aiijK.'lé blanchiment^ et se compose de :
Acide nitrique, 10 parties.
Aoide fiulfurique à 66% 10 parties.
Acide cblorbydrique, 1 partie.
On remplace quelquefois Tacide chlorhydrique par 1 parti* wel nmriu ot 1 partie do suie calcinée. (!i! Il(|ulilu attaque très- vivement le cuivre et ses alliages; a
%27 MÊOnm élegtro-ghduque. DÉP
ilait-on opérer trte-rapidement et laver à grande eau à la sortie -da 'bain. On sèche à la sciure de bois, lorsque l'on ne porte pas tout de suite les pièces à la dorure.
Décapage mécanique. — Il se fait, ainsi que nous Tavons dit, sur (nt, le maillechort, le fer, le zinc. L'action des acides est Lj^acée par le ponçage; cette opération s'exécute en frottant pièces sous un filet d*eau avec de la pierre ponce réduite en .dre fine, et une brosse en poil de sanglier montée sur un tour 1 600 révolutions par minute. Les pièces qui ne peuvent être 'ftdtes au tour , à cause de leur délicatesse ou de leur volume, le ^'•ont à la main, avec des brosses appropriées à leur forme. Pour l^argent, ce ponçage est précédé du blanchiment ; il se fait en ^ Recuisant les pièces au rouge et en les éteignant dans une eau seconde d'acide sulfurique à S» ; elles sortent de là d'un beau mat *tiès-blanc ; une teinte grise indiquerait que la température n'était *^tas assez élevée. Pour le maillechort, le fer et le zinc, le ponçage ■-* ^t précédé du décrassage dans im alcali, comme pour les objets ^'' ^ laiton.
î* Pour le fer, cependant, il est un procédé que nous employons, ^tqu^ est préférable au ponçage : c'est un décapage chimique; il * fîonsiste à tremper les pièces, au sortir de la lessive de potasse, dans un bain d'eau seconde d'acide sulfurique à 10° contenant 40 grammes de protochlorure d'étain par litre. Les pièces peuvent lester jusqu'à ime heure dans ce bain sans subir d'altération, et l'acier poli en sort, au bout de dix minutes, parfaitement décapé et conservant encore son brillant.
' Bains d'or. — La dorure peut se faire à chaud ou à froid ; dans les deux cas, la composition du bain egt la même. Seulement, la dorure obtenue à chaud est généralement plus riche de ton et peut quelquefois même se passer de mise en couleur, A froid, au contraire, cette dernière opération est toujours obligatoire; nécessitée par la dif&culté où Ton était de chauffer de grandes masses de liquide pour l'exécution de grandes pièces, la dorure à froid tend à disparaître maintenant des ateliers où Ton emploie la vapeur.
Les bains sont formés de cyanure double d'or et de potassium dissous dans un excès de cyanure de potassium. Pour l'obtenir, on fait dissoudre 50 granmaes d'or dans l'eau régale ; on évapore jusqu'à consistance sirupeuse; on reprend par l'eau tiède, et on ajoute peu à peu 1 kilogr. de cyanure qu'on a préalablement dissous dans l'eau. On forme ainsi 50 litres de bain. Il est utile de
ne remployer qu'après l'avoir fait bouillir pendant plusieun heures. La température la plus convenable pour opérer est 70o.
Dans le bain plonge une lame d'or mise en communication avec le pôle positif, et qui sert à l'alimenter continuellement. A mesure que le métal se dépose sur l'objet à dorer placé au pôle négatif, une quantité d'or, à peu près égale, se dissout au pôle positif et maintient le bain au même état de saturation.
Cette précieuse découverte, indiquée par M. Jacobi pour la précipitation du cuivre, a été appliquée à la dorure et à l'argenture par M. Elkington. Les bains marchant à froid acquièrent, par cette disposition , ime plus longue durée. On l'emploie aufiâ dans les bains où Ton opère à chaud ; mais ces derniers s'altèrent plus vite, le cyanure de potassium se détruisant par une ébuUition prolongée. Le courant électrique est fourni par une pile de Bunsen à charbon intérieur, dont les dimensions sont propo^ tionnées à la nature du vase qu'on emploie pour dorer.
Avant de porter les- pièces dans le bain, on les rince dans l'alcool pour dissoudre les corps gras qui pourraient les ternir, puis dans ime eau seconde faible, et dans im bain de nitrate acide de mercure à 4 pour 100, enfin elles sont rincées à grande eau; c'est dans cet état qu'on les plonge dans le bain d'or. Le temps de l'immersion varie suivantrépaisseur qu'on veut donner àla couche; il est, d'après les expériences faites par M. Dumas lors de son rapport à l'Académie des sciences, en proportion directe du poids déposé.
Pour se rendre compte de la quantité de métal déposé , il suffit de deux pesées ; la première se fait sur les pièces décapées et séchées, la seconde sur les pièces dorées et séchées.
Tous les métaux se dorent également bien dans le bain que nous venons d'indiquer; mais l'acier exige un bain plus concentré, ou mieux un cuivrage préalable dans un bain alcalin. L'aluminium ne peut non plus y être doré directement , il faut aussi le cuivrer. Dans ce cas, c'est un bain de cuivre acide qu'il convient d'employer.
Réserves. — On peut, au moyen de réserves ou épargnes, obtenir différents effets artistiques pour lesquels le goût est le seul guide. Le vernis le plus propre à ce genre de travail est composé de vernis copal, huile et chromate de plomb.
Ce vernis s'applique au pinceau sur toutes les parties où l'on veut que le métal ne se dépose pas. Lorsqu'on le laisse sécher convenablement, il n'est nullement attaqué i>ar les dissolutions