‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 84 sur 290 · V.— ÉTAMAGE ET ARGENTURE DES GLACES · texte numérisé non relu

V.— ÉTAMAGE ET ARGENTURE DES GLACES

Les métaux étant susceptibles d'un beau poli possèdent par mite la propriété de réfléchir la lumière ; ,mais les surfaces métaliques réfléchissantes, ou miroirs, ne peuvent être de grande limension ; c'est pour cela qu'on a cherché à donner au verre parfaitement plan les propriétés réfléchissantes du métal , en léposant un alliage métallique sur une de ses faces. L'amalgame l'étain est le plus ordinairement employé.

Étamage. — Pour effectuer Tétamage d'une glace, on commence }slt poser une feuille d'étain battue, un peu plus grande que la jlace à recouvrir, sur ime table en pierre, parfaitement dressée et Uobile sur une articulation à genou ; cette table est entourée d'un îadre en bois et mimie d'une rigole, sur son pourtour, pour ar- ■êter le mercure excédant. On étend avec une brosse douce la feuille l'étain et on verse sur sa surface 2 à 3 millim. de mercure, puis »n applique la glace sur l'amalgame formé, en chassant l'excès de Qercure devant elle. Lorsqu'elle est appliquée, on la charge de >locs de plâtre pour la maintenir eu contact et on la laisse en cet itat pendant trente-six heures ; c'est au bout de ce temps qu'on 'incline un peu pour faire écouler l'excès de mercure, opération [ui demande beaucoup de précaution, car on risque de faire ouler Tétain. L'opération d'étamage dure dix à quinze jours ►Dur être complète; lorsqu'elle est terminée, l'amalgame qui a recouvre contient 4 parties d'étain pour 1 partie de mercure.

Si l'opération a manqué dans un endroit , ou s'il arrive quel- [ue accident, on enlève la partie gâtée et on met une pièce. Cette ►pération est délicate.

Argenture. — A cause des dangers inhérents à l'emploi du merure, on a essayé d'argenter les glaces, et on y a parfaiteaent réussi dans ces dernières années. C'est à M. Liébig [u'on doit les premiers essais d'argenture sur verre. Le célèbre ;hîmiste avait observé qu'en faisant réagir l'aldéhyde sur une oliition ammoniacale d'azotate d'argent, ce métal se déposait )rillant sur le verre. M. Drayton tenta d'établir sur ces donlées une industrie. Il obtenait l'argenture en réduisant le sel l'argent par des solutions alcooliques d'essences. Pour opérer par jon procédé, on fait dissoudre 123 grammes d'azotate d'argent ians le double de son poids d'eau, on ajoute 16 grammes d'azotate l'ammoniaque, puis 6 grammes d'ammoniaque et 750 grammes

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(ralcool à 3&>. On agite la liqueur, on filtre et on vene iSpoorl^^ue

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100 de teinture de résine galbanum; il se forme un dépôt te qui se colore peu à peu en brun. On agite et on laisse repoier plusieurs jours. • '

Pour se servir de cette liqueur, on la chauffe à 75o; on et on ajoute dans la liqueur chaude 3 pour 100 d'ammoniapel 3 pour 100 d'esprit de girofle ; on la verse sur la glace, ou dâmb vase à argenter, et au bout de deux à trois heures lamétallisalia|îour c est terminée ; on décante et on fait sécher à l'étuve. toeur,

Oo procédé a donné lieu en France et en Angleterre à une a- Tçour ploitation; mais comme au bout d'un certain temps, destactatioii i so produisaient sur les glaces, que d'ailleurs la réussite paraisflilfcûTm" trôs-incertaine, on y a renoncé. ï^oile

Ou a essayé depuis de lui substituer la réduction duniêiDeri|s.]ji2 d'arpinit ammoniacal, soit par une solution de glucose et fcl^rp ce cliaux, soit par la solution du fulmicoton dans la potasse, iniii|ïiid sans plus de succès. yso^

Lo i)rocédô vraiment pratique, le seul en usage maintenant, et 1 (^ dcMit li\s résultats sont complètement entrés dans l'industrie, aétè L ^ inventé par M. Petitjoan en 1855. Voici conmient l'industrie éel^^ rarpMitiu*o lie glaces est mise en pratique, à Paris, par M. Brofr jj u sotto, le concessionnaire du brevet de M. Petitjean. 1

(hi propari^ deux solutions : la première se compose de lOOgr. j y (Vazotate d'argent et 60 grammes d'ammoniaque liquide, dissous 1;; c dans r>00 grammes d\\iu ilistillèe ; après filtration, cette Uqueuresli^^ étendue de 16 fois son volume d'eau distillée, et on y ajoute, Lj goutte à goutte, une dissolution de 7gTr,50 d'acide tartrique. 1

T.n seeonde est pivparee de la même manière , mais avec une I quantité double d'acide tartriijue. 1

Comme ces solutions se réduisent rapidement, il faut préparer I le matin les liqueurs à employer dans la journée. I

Avant de procéder à Targenture, on doit décaper parfaitement 1 la glaoe^ Pour y arriver, on la nettoie d'abord avec du blanc 1 irKsiugue et un linge tin , puis avec un tampon et un peu de I la prt^miért^ solutioîî; on la séohe ensuite en l'essuyant avec 1 une iHwu vie chamois; la glace, posée horizontalement sur une | tAble. s<>rîo do caisse eu fonte d'ime planimétiie paiCaite, est I ohauifvV à 4^'> coutigrades par un serpentin* à drcolation de va- 1 jVHir : o:i passe à sa surface \m nnJeaa en jcau>utchouc trempé | dai:s Teau disùlleo. de manière à préparer Fadhéience du liquide c: di^ la cîac<? , oî on couîe la preimcjw solution qpii se trouve

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