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MÉDICAMENTS PRÉPARÉS PAR DISSOLUTION. PHA

reau pour qu'on puisse les traiter par déplacement. Qwand on le peut, il est avantageux d'avoir recours à ce procédé, car il fournit des liqueurs concentrées dont Tévaporation ne demande que peu de temps.

L^alcool que Ton emploie à la préparation des extraits est presque toujours de ralcool à 21* Cartier (56* centésimaux). Plus aqueux, il dissout des matières gommeuses; plus concentré, des résines et des matières grasses qui s'ajouteraient inutilement à la masse de l'extrait. Les traitements par ce. liquide ne se font jamais par décoction ni par infusion, à cause de sa grande volatilité, qui en ferait perdre de trop grandes quantités. Mais on l'emploie par digestion en vase clos à une température inférieure à son point d'ébullition , et plus souvent par macération ou par déplacement. Ce dernier procédé s'emploie souvent avec l'alcool, parce qu'il gonfle peu les matières qu'il pénètre, et qu'on peut, en versant par-dessus les dernières portions d'alcool une couche d'eau qui les chasse devant elles, recueillir presque tout le dissolvant employé sans avoir recours à la presse.

Les traitements par l'éther se font presque toujours par lixiviatipn. On ne peut, en effet, exprimer le marc d'une teinture éthôrée sans jperdre par évaporation spontanée une grande partie du dissolvant, et l'éther se laisse déplacer par l'eau d'une manière parfaite.

La dissolution des matières extractives obtenue, il faut l'évaporer, et c'est la partie la plus délicate de la préparation d'im extrait. Les principes végétaux s'altèrent, en effet, très-facilement sous la double action d'une chaleur prolongée et de l'oxygène de l'air. Les perfectionnements que l'on a apportés depuis quelques années aux appareils d'évaporation ont eu principalement pour effet de diminuer l'influence de ces deux agents.

Les liqueurs éthérées doivent être distillées avec les précautions convenables pour condenser exactement les vapeurs et empêcher leur inflammation. On chauffe le bain-marie de l'alambic qui les contient au moyen d'eau à la température de 40® à 50**. n est nécessaire de Pèle ver à 100* sur la fin de la distillation, pour chasser les dernières traces d'éther.

Les liqueurs alcooliques se distillent aussi au bain-marie; mais il n'est pas besoin d'aussi grandes précautions, et comme l'alcool employé est toujours peu concentré, il laisse un résidu dont il faut achever Pévaporation par une des méthodes applicables à Tévaporation des liqueurs aqueuses.

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On évaporait autrefois celles-ci dans des bassines exposées directement à la flamme du foyer. Il fallait régler le feu avec précaution et agiter continuellement, et encore ne se mettait^n que difficilement à Tabri des causes d*altération que nous avons signalées. Aussi évapore-t-on les extraits dans des bassines chaufféesau bain-marie, sans employer d'autre moyen que l'agitation pour accélérer r opération. Dans les laboratoires montés sur une certaine échelle, c'est un moteur mécanique qui est chargé de faire tourner les agitateurs au sein du liquide. Dans les mêmes laboratoires on fait également usage d'appareils analogues à ceux qu'emploient les fabricants de sucre pour cuire dans le vide. On peut les comparer à de grands alambics , munis de leurs serpentins , le tout assez bien fermé pour que l'air ne puisse plus y rentrer quand il en a été chassé. Ceux que Ton a construits jusqu'ici peuvent se rapporter à deux types principaux. Les uns, d'une grande capacité, sont munis d'une pompe qui fait le vide au commencement de Topération , et le maintient ensuite en enlevant continuellement l'eau condensée et l'air qui peut s'y introduire en dépit du lut dont on garnit les jointures; dans les autres, de moindres dimensions^ et plus faciles à fermer hermétiquement, on a supprimé la pompe. Pour y faire le vide, on fait écouler l'eau qui entoure le serpentin, et on chasse l'air par un courant de vapeur. Lorsqu'il a été complètement entraîné, on introduit le hquide à évaporer par un robinet disposé convenablement pour cet usage, on met de nouvelle eau autour du serpentin , et on élève légèrement la température de la cucurbite. L'eau qui distille se rassemble dans lui réservoir placé à la partie inférieure du serpentin. Tous ces appareils donnent des extraits d'une belle apparence. D'après Soubeiran, ils ne seraient pas plus actifs que les extraits évaporés au bain-marie. C'est une question qui n'est pas encore résolue, malgré son importance. Il est probable que les extraits préparés au bain-marie par petites quantités sont très-bons; mais l'emploi des appareils à évaporer dans le vide me parait indispensable quand on opère en grand. Dans ces conditions, Tévaporation au bain-marie dure beaucoup trop longtemps, et de récentes expériences de M. Schœueffele ont mis en lumière les inconvénients de la longue durée des évaporations.

Le plus souvent, on laisse assez d'eau dansées extraits pour leur conserver une consistance molle. Il en est cependant que Ton dessèche complètement en les exposant en couches minces sur des assiettes à la chaleur de l'étuve.

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