PRÉPARATION ET CHARGE DES AMORCES
On appelle ainsi des alvéoles en cuivre qui renferment un mélange détonant (le fulminate de mercure mitigé par du salpêtre). Les alvéoles en cuivre affectent différentes formes ; il y a deux
formes prédominantes : celle qu'affecte Tamorce dite amorce de guerre, et celle qu'affecte Tamorce dite amorce de chasse^.
L*amorce de guerre est de forme tronc-conique avec rebord, emboutie de manière à présenter six fentes suivant les génératrices du tronc de cône, ces fentes s'étendant jusqu'aux deux tiers de la hauteur à partir de Touverture.
L amorce de chasse est de forme tronc-conique également, mais sans rebord, et n*est généralement fendue que suivant quatre génératrices. Ces fentes sont ménagées pour que Talvéole présente à la violence de Texplosion le moins de résistance possible. Dans le cas où Talvéole n'est pas fendue, il arrive fréquemment que le cuivre dont elle est formée se déchire, ce qui peut causer des accidents.
De petites machines-outils, spécialement destinées à la fabrication des capsules, permettent aujourd'hui de fabriquer en douze heures 100,000 capsules de chasse et 400,000 capsules de guerre, et cela avec deux machines seulement.
Quand les alvéoles sont fabriquées, on les porte à la charge, atelier séparé , où le travail consiste ày in troduire le mélange détonant.
Le mélange détonant, formé, de 800 grammes de fulminate de mercure, contenant encore 20 pour 1 00 d'eau et 400 grammes de salpêtre, a été fait d'avance sur une table de marbre, et avec ime molette en bois dur, puis séché et passé au tamis. Ce mélange est introduit dans une trémie en cuir qui porte à sa base, et en juxtaposition Tune sur l'autre, trois plaques de laiton percées chacune de cinquante-deux trous. La plaque intermédiaire est mobile, et son jeu permet Tintroduction dans chaque alvéole de la quantité convenable de poudre fulminante.
La poudre, pour se maintenir au fond des alvéoles, doit subir une pression qui ne s'élève pas à moins de 200 kilogr. par capsule. Pour opérer cette pression, on se sert d'une plaque métallique percée de cinquante- deux trous, dLsposés comme ceux de l'appai^eil précédent. Chacun de ces trous reçoit un poinçon en acier pouvant entrer dans chaque capsule. On introduit tous les poinçons dans les amorces, et on fait passer le tout sous la presse qui présente la forme d'une sorte de laminoir. On enlève ensuite les capsules de la main, on en introduit d'autres pour remplacer
ces dernières, et on recommence une nouvelle opération.
t Nous devons à l'obligeance de M. Gaupillat les détails que renferme ce paragraphe sur la fabrication des capsules.
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