FONTE AU FOURNEAU A MANCHE
Cette méthode e§t la plus ancienne, elle produit de Fétain trèspur, mais ne saurait être appliquée sans une grande perte dans le rendement; aussi, employée encore en Allemagne, est-elle à peu près abandonnée en Angleterre, où les méthodes de préparation mécanique ont atteint le plus haut degré de perfectionnement.
L'api>areil (fig. 441) se compose d'un demi-haut fourneau F, de 4 à 5 mètres de hauteur, construit en granit ou en porphyre à gros grains; la cuve intérieure est en briques réfractaires dans la partie supérieure, et en pierre de grès dans la partie infé^ rieure. Il porte deux ouvertures disposées près du fond incliné qui le ter* mine ; l'une, en S, sert à Tintroductioc d'une tuyère amenant le vent d'un soufilet; l'autre, placée en avant, établit la communication entre le fourneau et le creuset de réception G; celui-ci communique lui-même au moyen d'une rigole 0, fermée par de l'argile, avec un deuxième bassin disposé au niveau du sol.
La marche de ce fourneau est continue ; lorsqu^il est en plein fonctionnement, on jette par la partie supérieure des couches alternatives de minerai et de charbon de bois en gros morceaux, et l'on fait arriver le vent de la tuyère S. Sous l'influence de la haute température qui se produit ainsi, et en présence des gaz carbures, l'oxyde d'étain ne tarde pas à se réduire, le métal s'écoule et vient se réunir dans le creuset C, où il se trouve bientôt surmonté d'une couche épaisse de scories; celles-ci sont enlevées au fur et à mesure, mises de côté et fondues de nouveau dans un fourneau semblable, mais plus petit/
Fig. 441 . — Fourneau à manche pour ia fonte des minerais d'étain.
MET
MÉTAUX USUKLS.
Lorsque le creuset s'est rempli de métal, on délute la rigole 0 et on fait écouler Télain fondu dans le deuxième bassin, soit pour Ty recueillir au moyen de cuillers en fer, et le couler dans des lingodères, soit pour l'y soumettre directement au rafi&nage, par la méthode que nous indiquerons bientôt.