CHAHTRE III. — NICKEL KT COBALT. MET
une bâche J remplie d^eau, dans laquelle on projette les résidus retirés des cylindres après chaque opération. Le four est muni d'un foyer F à chacune de ses extrémités, de telle sorte que les flammes s'échappant par le miUeu chauffent également tous les cylindres.
Le minerai concassé à la grosseur d'ime noisette est trié, apporté près du four, et jeté à la pelle dans les cylindres dont on a enlevé le disque d'arrière ; chacun d'eux peut recevoir environ 25 kilogr. de minerai ; la charge doit être disposée de telle sorte qu'elle ne remplisse que le quart de la capacité des cylindres; cette précaution est nécessaire pour permettre à Touvrier de brasser la masse au moyen d'un ringard introduit par Tarrière. L'appareil restant toujours en marche continue, le bismuth rencontre de suite une chaleur sufBsante pour entrer en fusion ; aussi, quelques minutes après Tintroduction de la charge, commence-t-il à couler à Tavant des cylindres et vient-il se rendre dans les bassins de réception. Lorsque l'opération est terminée, ce qui n'exige généralement pas plus d'une demi-heure; on enlève les résidus, on les fait tomber dans le canal J, et Ton introduit vivement une nouvelle charge. Le métal recueilU dans les bassins de réception est ensuite purifié par ime fonte, en présence d'une quantité de salpêtre proportionnée à celle des impuretés qui le souillent, puis, après ce rafilnage, coulé dans des bassines en fonte pour être livré au commerce, sous la forme de pains.
AIMÉ GIRARD